Laura nourrit quelques doutes sur la fidélité de son mari. Elle se confie à son père, extravagant playboy qui se met en tête de mener une enquête approfondie… On the Rocks est une comédie américaine écrite et réalisée par Sofia Coppola. Le film a été fait pour une sortie en streaming puis en DVD, sans sortie en salles. Sofia Coppola retrouve Bill Murray dix-sept ans après Lost in Translation pour un film très léger et amusant. Les dialogues sont enlevés et assez brillants. Tout l’humour repose sur Bill Murray et son jeu laconique, les autres acteurs paraissent bien ternes. Divertissant. Elle: Lui :
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Après un bref séjour en prison, l’escroc juif Harry Plotnick retrouve une situation qui a bien changé. Son petit, mais juteux, racket dans l’univers du jeu est menacé de toutes parts et il est surveillé de près par son officier de probation. Il tente de renouer avec sa famille qui ne le voit pas d’un bon œil… Harry Plotnick seul contre tous est une comédie américaine écrite et réalisée par Michael Roemer, son deuxième long métrage. Le film n’a pas connu de sortie commerciale en 1970 (une semaine dans un cinéma de quartier tout au plus) car personne ne le trouvait drôle. Vingt ans plus tard, le réalisateur désirait de mettre tous ses films sur bande à l’intention de ses enfants. Constatant que le technicien riait beaucoup en effectuant le transfert, Michael Roemer décide de faire deux copies en 35 mm et de les soumettre aux festivals du film de New York et de Toronto. Les deux festivals acceptent le film, qui est ensuite distribué dans le commerce, en 1989, avec succès. Cette « jewish comedy » est affectivement assez amusante par la nonchalance de son personnage principal qui engrange les déconvenues. Il est débordé, avec toujours un téléphone qui sonne même dans les endroits les plus incongrus. Sa famille, juive et très pratiquante, est haute en couleur, les fêtes juives sont pittoresques. La galerie de personnages donne au film tout son sel. Les acteurs sont des non professionnels. Le film mérite bien d’être découvert. Elle: – Lui :
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Les voisins d’une communauté tranquille de la banlieue américaine voient débarquer de nouveaux arrivants particulièrement mystérieux. Les résidents du quartier assouvissent leur curiosité en espionnant leurs nouveaux voisins qui sont rapidement perçus comme de dangereux individus… Les banlieusards (The ‘Burbs, abréviation de « suburbs ») est un film américain réalisé par Joe Dante, d’après un scénario écrit par Dana Olsen. Il s’agit d’une comédie, légèrement teinté de fantastique, qui dresse un portrait gentiment acide des banlieues pavillonnaires. Malgré une bonne mise en place, des personnages loufoques et quelques bonnes trouvailles de gag, l’ensemble déçoit légèrement : on attend en vain le décollage qui aurait donné une excellente comédie. Le film se montre assez divertissant mais n’est pas vraiment remarquable. Le film n’est pas sorti en salles en France. Elle: – Lui :
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Mis à la porte de leur université, trois « chercheurs en parapsychologie » décident de s’installer à leur compte : ils proposent leurs services pour traquer et capturer les fantômes. Ils vont avoir bien plus de travail qu’ils imaginaient… SOS Fantômes (Ghostbusters) est un film américain réalisé par Ivan Reitman. Le scénario est écrit par les compères du Saturday Night Live, Dan Aykroyd et Harold Ramis, qui interprètent deux des trois « chercheurs ». John Belushi devait également jouer dans le film mais il meurt en mars 1982. L’histoire est totalement farfelue et utilise habilement de coûteux effets spéciaux. Côté acteurs, c’est Bill Murray qui vole la vedette à ses camarades avec son comique teinté de nonchalance. De son côté, Sigourney Weaver est assez étonnante. L’ensemble est très amusant même s’il est en deçà d’un film comme Les Blues Brothers, auquel il semble logique de le comparer. Enorme succès. Elle: – Lui :
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Fascinée par Marie, l’héroïne du roman La Lectrice, à laquelle elle s’identifie, Constance décide à son tour de faire de la lecture à domicile à des gens esseulés. Après avoir passé une petite annonce, elle fait la connaissance d’Éric, un adolescent handicapé, et d’autres clients : une fillette espiègle, une veuve de général marxiste dans l’âme, un PDG névrosé qui se fait lire L’Amant de Marguerite Duras, ou encore un magistrat à la retraite, amateur des sulfureux écrits du Marquis de Sade… La Lectrice est un film français co-écrit et réalisé par Michel Deville d’après le roman de Raymond Jean. Il s’agit d’une comédie ayant pour toile de fond la lecture qui met en scène des interactions amusantes de la jeune lectrice avec ses clients et clientes. Rêves et réalité se rejoignent. L’ensemble est agrémenté d’une petite touche d’érotisme (mais le propos est tout de même plus subtil que l’affiche du film ne le laisserait supposer). Miou-Miou fait une belle prestation, enjouée et libre, très naturelle ; elle est de toutes les scènes. Un élégant divertissement. Elle: – Lui :
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Une bande d’amis se retrouve au début du mois d’août pour fêter les 50 ans d’un des leurs. Ils devaient aller en Grèce mais, le vol étant annulé, ils se retrouvent finalement en Bretagne. Enfermés dans les belles pierres granitiques du domaine du fait d’une météo capricieuse, les nerfs sont vite à vifs, laissant émerger secrets et révélations tempétueuses… Plancha est une comédie française co-écrite et réalisée par Éric Lavaine. Le film fait suite à Barbecue (2014), du même réalisateur qui mettait en scène les mêmes personnages. Le fait de n’avoir pas vu le premier film ne gêne en rien car les personnages sont très typés, et de façon bien classique. Les poncifs (sur la Bretagne, les hommes et les femmes) sont nombreux… mais on peut toujours dire qu’il s’agit d’une satire. Cela n’empêche pas de laisser poindre un bon humour, principalement grâce aux dialogues. L’ensemble déçoit néanmoins par son manque d’originalité mais cela se laisse regarder sans déplaisir. Un film de vacances. Elle: – Lui :
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Membres d’un orchestre municipal, Stanley et Oliver agissent toujours de façon décalée par rapport aux directives du capricieux chef d’orchestre. Renvoyés de leur travail, leur logeuse les met dehors. Ils se mettent alors « à leur compte » en jouant dans la rue… You’re Darn Tootin’ est un court métrage muet de deux bobines (20 minutes env.) réalisé par Edgar Kennedy (1) et produit par Hal Roach. Il se déroule dans trois lieux différents : le concert en plein air où ils sabotent la prestation de l’orchestre, la pension de famille où ils inaugurent le gag de la salière mal fermée et enfin la rue où une querelle entre les deux compères se termine en gigantesque bataille (avec un déculottage général assez mémorable). Soigneusement construite, cette bataille est assez sauvage ; Stanley, loin de subir, y est particulièrement vindicatif et prompt à rendre les coups. Cette bataille apparaît encore plus inventive que la fameuse bataille de tartes à la crème de Battle of the Century… Elle: – Lui :
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Voir les autres films de Edgar Kennedy chroniqués sur ce blog…
Remarque :
• Le titre original est une dérivation de l’expression « You’re darn right ! » (et « toot »= coup de trompe ou de cor). En Grande Bretagne, le film est sorti sous le titre The Music Blasters.
• Dans la première partie, celle du concert, l’absence de son synchrone se fait cruellement sentir. Cette séquence est intégrée dans le film de 1967 La rencontre de Laurel et Hardy (The Further Perils of Laurel and Hardy) de Robert Youngson avec un accompagnement musical plus adapté et très réussi qui met en valeur les effets comiques (d’après Roland Lacourbe dans son livre Laurel Hardy , personnellement, je n’ai pas vu ce film).
Wilson Benge, Stan Laurel et Oliver Hardy et dans Ton cor est à toi (You’re Darn Tootin’) de Edgar Kennedy.
Oliver Hardy et Stan Laurel dans Ton cor est à toi (You’re Darn Tootin’) de Edgar Kennedy.
(1) Habitué aux seconds rôles burlesques depuis ses débuts à la Keystone (IMDB le crédite de 451 films en tant qu’acteur entre 1911 et 1949), Edgar Kennedy a également été réalisateur de 25 courts métrages entre 1922 et 1932 dont deux Laurel & Hardy. En tant qu’acteur burlesques, il excellait dans les rôles de personnages furieux et en colère. Il a joué avec Mabel Normand, Charlie Chaplin, Roscoe ‘Fatty’ Arbuckle, Harold Lloyd, les Marx Brothers, Stan Laurel et Oliver Hardy, et il fut l’un des originaux Keystone Cops.
Argentine, 2006. Un groupe de cambrioleurs s’apprête à réaliser un des plus célèbres et des plus ingénieux braquages de l’histoire d’Argentine, celui de la banque Río… Le Braquage du siècle est un film argentin réalisé par Ariel Winograd. Il s’inspire de faits réels. Le cerveau de ce casse très célèbre en Argentine a même participé à l’écriture du scénario ! Le film est plutôt une comédie : le réalisateur ne cherche pas tant à créer un suspense qu’à louer l’ingéniosité dont ces malfrats amateurs ont fait preuve (le cerveau de l’opération est un artiste-plasticien, prof de judo et gros fumeur de cannabis). Le montage joue avec la préparation et la mise en pratique pour créer l’humour et l’inattendu, une construction qui n’est pas sans rappeler celle d’Ocean’s Eleven de Soderbergh. L’interprétation est parfaite, Guillermo Francella a une présence folle avec son regard très clair ; c’est une star du cinéma argentin. L’ensemble est plaisant et (selon la formule consacrée) joyeusement amoral. Elle: – Lui :
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Virginie Dumaillet s’échappe pour la troisième fois de la maison de redressement, elle est poursuivie par la police. La même nuit, une bijouterie de la place Vendôme est cambriolée. Jean, jeune inspecteur de police, recherche les cambrioleurs et rencontre Virginie qu’il prend pour une complice de la bande, elle-même le prenant pour un caïd du milieu… Sois belle et tais-toi est un film français coécrit et réalisé par Marc Allégret. Les plus beaux films de ce réalisateur sont plutôt ceux qu’il a fait dans les années 30 et 40. Ses films des deux décennies suivantes sont souvent bien anodins. C’est le cas de cette comédie policière qui n’offre rien de vraiment intéressant si ce n’est son interprétation. Darry Cowl est étonnant, Mylène Demongeot est très naturelle et la cerise sur le gâteau est la présence dans les seconds rôles d’Alain Delon (son deuxième long métrage) et de Jean-Paul Belmondo (son premier long métrage avec un rôle un tant soit peu important). Béatrice Altariba, la petite amie de Darry Cowl, montre une belle présence à l’écran. Henri Vidal est un peu fade mais s’en sort honorablement. En revanche, Roger Hanin est très mauvais ! Il y a du bon monde au générique technique : Alexandre Trauner pour les décors, Jean Wiener pour la musique, Armand Thirard à la photographie et le chef-opérateur est Louis Née. Impressionnant! Dommage que le résultat ne soit pas plus remarquable. Elle: – Lui :
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Remarque :
* Le titre Sois belle et tais-toi a été utilisé pour la première fois par la Série noire qui l’avait utilisé en 1954 pour la traduction de Walk the Dark Bridge, de William O’Farrell.
Henri Vidal, Darry Cowl et Mylène Demongeot dans Sois belle et tais-toi de Marc Allégret.
Mylène Demongeot, Béatrice Altariba et Alain Delon dans Sois belle et tais-toi de Marc Allégret.
Un tournage de film de zombies dans un bâtiment désaffecté. Entre techniciens blasés et acteurs pas vraiment concernés, seul le réalisateur semble investi de l’énergie nécessaire pour donner vie à un énième film d’horreur à petit budget. L’irruption d’authentiques morts-vivants vient perturber le tournage… Coupez ! est une comédie horrifique française écrite, produite et réalisée par Michel Hazanavicius. Il s’agit du remake du film japonais Ne coupez pas ! (2017) écrit, réalisé et monté par Shin’ichirō Ueda, un film à tout petit budget (25 000 dollars) tourné en huit jours par des étudiants d’une école d’art dramatique de Tokyo. A moins d’avoir lu certaines présentations qui dévoilent tout sans scrupule, la première demi-heure peut décevoir et paraître très mauvaise. J’ai moi-même failli abandonner. J’ai bien fait de persévérer car tout ce que nous avons vu prend une autre dimension par la suite. Le récit devient alors de plus en plus hilarant. La construction est originale, assez risquée aussi (il faut que les spectateurs tiennent la première demi-heure). Une fois le film fini, on a envie de revoir la première demi-heure ! Elle: – Lui :
Lecteurs : (2 note(s), moyenne : 2,50 sur 5, vous pouvez noter ce film)