Un modeste psychiatre voit débarquer dans son cabinet un parrain de la mafia de New York. Celui-ci est en proie à des attaques de panique soudaines et n’arrive plus à assurer correctement sa charge de chef. Pour le psychiatre, il va rapidement devenir un patient encombrant… Mafia Blues (Analyze This) est un film américain réalisé par Harold Ramis. Il s’agit d’une comédie qui prend à revers l’image traditionnelle du mafioso, personnage si souvent idéalisé par le cinéma. Le fait que ce parrain soit interprété par De Niro lui donne encore plus d’envergure, car on ne doute jamais de sa position. Plusieurs passages sont de très bons niveaux avec des dialogues savoureux. Bien entendu, il ne faut pas demander à l’histoire d’être crédible, ce n’est pas le but du film qui est, avant tout, un agréable divertissement. Elle: Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Près de Belfast, dans une fête foraine, une jeune femme attire dans un coin isolé un soldat britannique en permission. Il est alors assommé et enlevé par des membres de l’IRA qui menacent de l’exécuter si un de leurs camarades n’est pas libéré… The Crying Game est un film britannique écrit et réalisé par l’irlandais Neil Jordan. Le scénario est basé sur la nouvelle A Guest of the Nation de l’écrivain irlandais Franck O’Connor. Le film débute comme un thriller politique mais évolue ensuite différemment. En fait, c’est la force du scénario de partir sur des voies inattendues et d’être émaillé de surprises (dont une très grosse, évitez de trop lire sur ce film avant de le voir). On pardonnera quelques invraisemblances vers la fin. Difficile d’en dire plus sans déflorer l’ensemble. Oscar du meilleur scénario original en 1994. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Depuis que la femme qu’il aimait l’a quitté, Ouyang Feng vit seul dans le désert de l’Ouest, engageant des tueurs à gages experts en arts martiaux pour exécuter des contrats. Ses rencontres vont lui permettre de surmonter sa solitude et son chagrin pour aller vers une nouvelle vie… Les Cendres du temps est un film hongkongais écrit et réalisé par Wong Kar-wai, librement adapté du roman La Légende du héros chasseur d’aigles de Jin Yong. Dans la filmographie du réalisateur, le film est très différent des autres, ne serait-ce que par son sujet. Wong Kar-wai revisite en effet le film d’arts martiaux en lui donnant beaucoup de style, un peu à la manière de ce que Sergio Leone a fait au western. Le film est déroutant : l’histoire devient très rapidement obscure, on est perdu dans ces échanges de rôles, de temporalité ; tout juste arrive-t-on à percevoir les motivations de chaque personnage et encore… En revanche, on se délecte de la forme : la photographie de ces décors désertiques est très belle, les gros plans sur les visages sont esthétiquement superbes et bien entendu les combats ne respectent pas les canons du genre avec de beaux flous et filés sur les mouvements. La production du film a demandé plus de deux ans. Le film dérouta le public et n’eut que peu de succès. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Remarques : • Une nouvelle version du film, intitulée Les Cendres du temps redux, remontée par le réalisateur avec une durée réduite de 100 à 93 minutes, est sortie en 2008. Cette version comporte des prises alternatives de certaines scènes et l’ordre des scènes a été revu. L’introduction des deux personnages principaux au début a été supprimée. Musicalement, des morceaux de violoncelle joués par Yo-Yo Ma ont été ajoutés.
• Durant la longue production du film, Wong Kar-wai a produit une parodie du même roman : La Légende de l’aigle chasseur de héros (1993) réalisé par Jeffrey Lau avec les mêmes acteurs. Durant le montage, il a aussi écrit et tourné Chungkin Express (1994) qui est donc sorti avant Les Cendres du temps.
Leslie Cheung et Tony Ka Fai Leung dans Les Cendres du temps (Dung che sai duk) de Wong Kar-Wai.Tony Leung Chiu-wai dans Les Cendres du temps (Dung che sai duk) de Wong Kar-Wai.
Quand il quitte l’orphelinat qui l’abritait depuis sa naissance, Bernie Noël est âgé de trente ans. Il n’a qu’un seul but : connaître ses origines. Commence alors un parcours semé d’embûches pour ce garçon névrosé et déconnecté du monde réel… Bernie est un film français réalisé par Albert Dupontel. C’est son premier long métrage. Il en co-écrit le scénario avec Gilles Laurent. Le moins que l’on puisse dire est que le film bouscule toutes les conventions et ne ressemble à nul autre. Albert Dupontel n’hésite pas à aller jusqu’à l’outrance et le mauvais goût, son personnage fait irruption dans la vie réelle comme un chien dans un jeu de quilles. C’est un massacre. Si certains moments peuvent déranger, le film offre des scènes assez mémorables et délirantes. Excellente interprétation. Un film vraiment déjanté. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Gomez et Morticia Addams engagent une nourrice nommée Debbie Jellinsky pour s’occuper de leur nouvel enfant. Ils ignorent que Debbie est une veuve noire psychopathe qui épouse de riches célibataires avant de les tuer. Quand Debbie séduit Oncle Fester, les soupçons des enfants grandissent mais Debbie réussit à les éloigner en faisant croire à Gomez et Morticia que leurs enfants veulent aller en colonie de vacances… Les Valeurs de la famille Addams est un film humoristique américain réalisé par Barry Sonnenfeld, suite de La Famille Addams du même réalisateur, sorti deux ans plus tôt. Les deux films ont été conçus d’après La Famille Addams, bande dessinée de Charles Addams, qui retournait tous les codes de la famille américaine. Cette suite exploite deux histoires : l’irruption d’une veuve noire décidée à s’emparer d’une partie du trésor familial en se mariant avec l’oncle, et les enfants dans leur colonie de vacances bon chic bon genre. Les gags sont toujours nombreux, tous différents, sans répétition entre les deux films. Même sans l’effet de surprise du premier film, on se délecte de cet humour macabre de belle facture. Elle: – Lui :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 3,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Voir les autres films de Barry Sonnenfeld chroniqués sur ce blog…
Anjelica Huston, Christina Ricci, Jimmy Workman, Carel Struycken et Raul Julia dans Les Valeurs de la famille Addams (Addams Family Values) de Barry Sonnenfeld.Christina Ricci et Jimmy Workman dans Les Valeurs de la famille Addams (Addams Family Values) de Barry Sonnenfeld.Christopher Lloyd et Joan Cusack dans Les Valeurs de la famille Addams (Addams Family Values) de Barry Sonnenfeld.
Un homme hagard (Gérard Depardieu) court à l’aveugle dans un forêt sous l’orage. Il est recueilli par une patrouille de policiers qui l’emmènent au chaud dans un commissariat spartiate. Un commissaire (Roman Polanski) vient l’interroger. Quand on lui demande son nom, il donne celui d’un écrivain célèbre que le commissaire admire. Mais l’homme ne se rappelle de rien… Une pure formalité est un film franco-italien réalisé par Giuseppe Tornatore (réalisateur de Cinema Paradiso). Il en a écrit le scénario avec l’écrivain Pascal Quignard (futur Prix Goncourt 2002). Il s’agit d’un huis clos qui se déroule entièrement dans l’unique pièce d’un commissariat plutôt délabré alors qu’un orage déverse des trombes d’eau qui suinte jusqu’à l’intérieur. C’est un face à face entre deux hommes, un interrogatoire car l’on comprend rapidement qu’un meurtre a été commis. Les dialogues sont très bien écrits, l’ensemble est assez littéraire. L’interprétation est remarquable : Depardieu montre toute la palette de son jeu et Roman Polanski est saisissant dans son personnage (1). La fin est surprenante, personnellement je n’avais rien vu venir (veillez à ne pas trop lire sur ce film avant de le regarder). Le film a fait partie des nominés à Cannes 1994 mais n’a pas fait une grande carrière, me semble-t-il du fait de critiques très mitigées. A découvrir. Elle: – Lui :
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Remarque : (1) Roman Polanski a demandé à porter en permanence un corset très inconfortable pour donner de la raideur à son personnage. Il est vrai qu’il m’a fait penser par moments à Erich von Stroheim.
Gérard Depardieu et Roman Polanski et Sergio Rubini dans Une pure formalité (Una pura formalità) de Giuseppe Tornatore.
Rejeté par la communauté des autres égyptologues en raison de ses théories sur les pyramides d’Égypte qui seraient selon lui des lieux d’atterrissage de vaisseaux spatiaux, le docteur Daniel Jackson est recruté pour travailler sur un projet secret de l’armée américaine… Stargate, la porte des étoiles est un film américain de science-fiction réalisé par Roland Emmerich. Le scénario résulte de la mise en commun de deux histoires, l’une de Romand Emmerich et l’autre du scénariste Dean Devlin. Basé sur l’idée de donner une explication ufologique à la présence des pyramides, le récit se révèle finalement plutôt décevant dans son développement car il est peu riche en évènements. En revanche, les clichés abondent. Les dialogues sont bien pauvres. Il y a cependant quelques bonnes trouvailles et l’ensemble forme un spectacle divertissant. Le film fut un succès et l’idée de base fut exploitée plus profondément (et plutôt mieux semble-t-il) dans une série Stargate SG-1. Plusieurs autres séries suivirent mais les suites au long métrage ne virent jamais le jour. Elle: – Lui :
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Le jeune Vincenzo mène une vie misérable et pleine de frustration, ne parvenant à obtenir un travail de professeur malgré ses diplômes. Son voisin septuagénaire est fatigué d’être à la merci de sa femme despotique, une ex-artiste de music-hall devenue obèse et alcoolique. Il propose à Vincenzo de tuer sa femme… Le Roman d’un jeune homme pauvre est un film italien réalisé par Ettore Scola. Il en a coécrit le scénario avec sa femme et Giacomo Scarpelli, le fils de Furio Scarpelli (Age et Scarpelli). Précisons tout de suite que le film n’a rien à voir avec le roman homonyme d’Octave Feuillet plusieurs fois adapté à l’écran (notamment par Abel Gance en 1935). Ici, la base de l’histoire évoque un suspense à la Hitchcock mais il n’en est rien. En fait, c’est le portrait d’un homme assez atypique : terne, il semble se contenter de la médiocrité et n’a que mépris pour la réussite sociale. Le récit montre ainsi une indéniable cruauté dans sa première partie. Face à lui, le personnage du septuagénaire (Alberto Sordi dans l’un de ses tous derniers rôles) est un geignard, hâbleur et rusé. On notera la présence inattendue d’André Dussollier, évidemment (mal) doublé et pas vraiment à sa place. L’ensemble a le mérite de l’originalité des personnages mais manque de force directrice et paraît assez long. Un film bien mineur et peu connu d’Ettore Scola, plutôt décevant. Elle: – Lui :
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La célébrité devient un cauchemar pour une vedette qui tout à coup, sans comprendre, reçoit gifles et coups de poing à la place de demandes d’autographes… Grosse Fatigue est un film français réalisé par Michel Blanc. Il en a coécrit le scénario sur une idée de base de Bertrand Blier. Pour Michel Blanc, c’était l’occasion de sortir de son personnage habituel de râleur et de loser, de nous surprendre avec une histoire inattendue. Il réussit effectivement et en jouant son propre rôle, comme tous les autres acteurs d’ailleurs (à noter toutefois qu’il n’a pas vécu cela mais l’histoire est librement inspirée d’une mésaventure arrivée à Gérard Jugnot). Il fait un tandem surprenant avec Carole Bouquet qui désirait elle aussi sortir de ses personnages habituels de femme glacée et inaccessible pour jouer un rôle comique. Le résultat est original, amusant et très surprenant. Prix du meilleur scénario à Cannes 1994. Elle: Lui :
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La pittoresque famille Addams est en émoi lorsque débarque l’oncle Fester disparu vingt-cinq ans plus tôt. Ne serait-il pas un usurpateur qui cherche à les tromper pour faire main basse sur leur trésor caché ?… La Famille Addams est un film humoristique américain réalisé par Barry Sonnenfeld. Il s’agit d’une adaptation cinématographique des personnages de bandes dessinées créés par Charles Addams et popularisés par la série télévisée du même nom de 1964. La famille Addams est une inversion satirique de la famille américaine idéale : un clan aristocratique riche et étrange qui se délecte du macabre et ne se soucie pas que les autres les trouvent bizarres ou effrayants. Ainsi, l’humour est constitué par l’inversion de scènes familières (par exemple, à table, la mère dit a sa fille « n’oublie pas de jouer avec la nourriture avant de la manger »). C’est le plus souvent de l’humour noir et même macabre. La mère, Morticia Addams (ici interprétée par Anjelica Houston), fut l’un des premiers personnages gothiques dans les années soixante. Le rythme est très enlevé, l’humour ne faiblit jamais, les personnages sont hauts en couleur. Le film n’a pas vieilli et nous amuse toujours autant. Elle: – Lui :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Voir les autres films de Barry Sonnenfeld chroniqués sur ce blog…
Raul Julia et Christopher Lloyd dans La Famille Addams (The Addams Family) de Barry Sonnenfeld.Christina Ricci et Anjelica Huston dans La Famille Addams (The Addams Family) de Barry Sonnenfeld.