5 août 2026

L’Œuf de l’ange (1985) de Mamoru Oshii

Titre original : « Tenshi no tamago »

L'Œuf de l'ange (Tenshi no tamago)Dans un univers lugubre et totalement déserté, une jeune fille vagabonde en tenant serré contre son ventre un énorme œuf. La fillette collecte aussi des petites bonbonnes en verre qu’elle remplit d’eau. Elle rencontre un jeune homme mystérieux qui est tout de suite intrigué par son œuf…
L’Œuf de l’ange est un film d’animation japonais écrit et réalisé par Mamoru Oshii. C’est son troisième long métrage. Le film est le fruit d’une collaboration entre l’artiste Yoshitaka Amano et Mamoru Oshii. L’esthétisme est sombre et gothique, l’univers est déshumanisé : seuls deux personnages sont réellement vivants, les autres sont statufiés ou réduits à des ombres chassant des ombres. Le rythme est très lent, il ne faut pas se concentrer sur l’histoire en elle-même car c’est surtout un film riche en expressions visuelles, avec des décors d’une indéniable créativité (et très très peu de dialogues). Les symboles et les allégories ne sont pas toujours très lumineuses : Mamoru Oshii est resté flou sur la signification du film et les interprétations sont nombreuses et fleurissent sur deux axes : le cycle de la vie et de la mort, et la perte de la foi religieuse. J’avoue avoir trouvé l’ensemble un peu long, un peu oppressant aussi, mais ce poème visuel mérite d’être vu.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs:
Voir la fiche du film et la filmographie de Mamoru Oshii sur le site IMDB.

Voir les autres films de Mamoru Oshii chroniqués sur ce blog…
Voir les livres sur Mamoru Oshii

L’Œuf de l’ange (Tenshi no tamago) de Mamoru Oshii.

23 avril 2024

Ghost in the Shell (1995) de Mamoru Oshii

Titre original : « Kôkaku kidôtai »

Ghost in the Shell (Kôkaku kidôtai)Dans le Japon de 2029, le major Motoko Kusunagi, une femme cyborg ultra-perfectionnée, a pour mission de démasquer un mystérieux hacker qui se fait appeler Puppet Master. Elle va chercher à pénétrer l’un des corps du hacker pour analyser son « ghost » (sa conscience, son âme) …
Ghost in the Shell est un film d’animation de Mamoru Oshii, adaptation cinématographique du manga homonyme de Masamune Shirow, paru en 1989. C’est l’un des films majeurs dans le courant de la science-fiction cyberpunk. Mêlant animation traditionnelle par celluloïd et images d’ordinateur, il a marqué les esprits à son époque, tant par son contenu que par sa forme. Hélas, vu aujourd’hui, la prouesse technique n’est plus remarquable, loin de là : le film ressemble plus à un comix animé. Mais il reste la richesse des dessins avec mêmes des scènes particulièrement belles. La mégapole futuriste évoque celle de Blade Runner avec des espaces de beauté. L’animation est rudimentaire et les ajouts en CGI manquent parfois de résolution. Le contenu, en revanche, garde toutes ses qualités aujourd’hui. L’intrigue est un peu complexe mais le propos a une profondeur inattendue et une indéniable portée philosophique. Les cogitations intérieures de l’héroïne renvoient en effet à la question de la définition de l’humanité, ce qui caractérise un être humain. Le film n’a pas connu un grand succès à sa sortie mais a acquis ensuite une solide réputation. Il a influencé de nombreux films ultérieurs, le premier qui vient à l’esprit est bien entendu Matrix.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs:
Voir la fiche du film et la filmographie de Mamoru Oshii sur le site IMDB.
Voir la fiche du film sur AlloCiné.

Voir les livres sur Mamoru Oshii

Remarque :
* La version doublée en anglais est épouvantable (la voix de l’héroïne est insupportable). En l’absence de la version japonaise, la version doublée en français m’a semblé préférable.

Ghost in the Shell (Kôkaku kidôtai) de Mamoru Oshii.
Ghost in the Shell (Kôkaku kidôtai) de Mamoru Oshii.

Remake :
Ghost in the Shell 2.0 (2008) de Mamoru Oshii, identique à l’original si ce n’est que l’animation traditionnelle a été numérisée pour pouvoir refaire certaines scènes en images de synthèse.

Suite (qui n’en est pas une) :
Ghost in the Shell 2 : Innocence (2004) de Mamoru Oshii

Autres adaptations du manga :
Ghost in the Shell: The New Movie de Kazuya Nomura (2015) film d’animation
Ghost in the Shell (2017) de l’américain Ruper Sanders avec Scarlett Johansson (en prises de vue réelles).

Ghost in the Shell (Kôkaku kidôtai) de Mamoru Oshii.
Ghost in the Shell (Kôkaku kidôtai) de Mamoru Oshii.

James Cameron l’a décrit comme « vrai premier film d’animation pour adulte à atteindre un niveau d’excellence littéraire et visuel ».