7 octobre 2016

Ocean’s 13 (2007) de Steven Soderbergh

Titre original : « Ocean’s Thirteen »

Ocean's 13Pour venger leur ami cruellement grugé par un propriétaire de casino sans scrupule, Danny Ocean et ses comparses mettent sur pied le sabotage en règle de l’inauguration de son dernier casino pour le ruiner… Ocean 11 était un film plaisant et élégant ; Ocean 12 sentait déjà un peu le réchauffé ; Ocean’s 13 use la recette jusqu’à la corde. Il réunit toujours un casting (masculin) « de rêve » mais si George Clooney et Brad Pitt regorgent de charme et de coolitude, ils n’ont ici aucune présence. En fait, les personnages les plus remarquables sont des seconds ou troisièmes rôles. Pour ce nouvel opus, les scénaristes ont joué la surenchère sur les évènements et les moyens mis en oeuvre par les casseurs de charme : l’enchainement de toutes ces péripéties finit par embrouiller l’esprit sans que l’on ait le temps de s’intéresser à une situation ou à un personnage et, finalement, Ocean’s 13 nous apparaît comme étant uniquement une entreprise commerciale.
Elle:
Lui : 1 étoile

Acteurs: George Clooney, Brad Pitt, Matt Damon, Elliott Gould, Al Pacino, Don Cheadle, Casey Affleck, Vincent Cassel

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Ocean's 13
Préparer le casse du siècle n’empêche pas d’être cool… Brad Pitt, Matt Damon et George Clooney dans Ocean’s 13 de Steven Soderbergh.

5 octobre 2016

Abattoir 5 (1972) de George Roy Hill

Titre original : « Slaughterhouse-Five »

Abattoir 5Ancien soldat, Billy Pilgrim revit par courtes séquences des périodes de son passé et même de son avenir sans qu’il puisse le contrôler… Abattoir 5 est tiré du roman homonyme de Kurt Vonnegut Jr. qui fut lui-même prisonnier de guerre à Dresde et qui, comme son personnage, est resté marqué à vie par le bombardement de la ville en 1945 par les américains. Abattoir 5 est à la fois un témoignage historique et un récit de science-fiction, mélange qui le rend assez unique en son genre. Le livre est très difficile à adapter au cinéma et George Roy Hill s’en tire fort bien. La structure est en effet des plus surprenantes puisque les périodes s’entremêlent, les passages de l’une à l’autre étant incessants, parfois très rapides pour quelques secondes seulement. Une certaine philosophie de vie émane de l’ensemble : la vie est composée de moments juxtaposés par le hasard et c’est à nous de les ordonner et de leur donner ou non de l’importance afin de contrôler et orienter notre existence.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Michael Sacks, Ron Leibman, Eugene Roche, Valerie Perrine
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Remarque :
* Le film cite le chiffre de 130 000 morts lors du bombardement de Dresde. Ce chiffre très élevé était issu d’un livre de l’écrivain anglais David Irving qui s’est révélé plus tard être un négationniste. Aujourd’hui, le bilan généralement admis est de 25 000 morts, ce qui est déjà suffisamment terrifiant.

abattoir5-large1
Ekkehardt Belle, Michael Sacks et Eugene Roche dans Abattoir 5 de George Roy Hill.

Abattoir 5
Valerie Perrine et Michael Sacks dans Abattoir 5 de George Roy Hill.

3 octobre 2016

C’est pas une vie, Jerry! (1954) de Norman Taurog

Titre original : « Living It Up »

C'est pas une vie, Jerry!Dans une petite ville du Nouveau Mexique, un garçon un peu simplet (Jerry Lewis) a, semble-t-il, été exposé brièvement à un champ radioactif. L’incompétent médecin local (Dean Martin) le déclare condamné et ne lui donne que quelques mois à vivre. Un journal à sensation newyorkais flaire la bonne affaire et décide de satisfaire son ultime désir : visiter New-York… Living It Up est un remake de Nothing Sacred (La Joyeuse Suicidée) de William Wellman (1937), une satire du monde de la publicité qui a perdu ici un peu de vigueur de propos. Living It Up est surtout une comédie burlesque. Le tandem Jerry Lewis / Dean Martin est alors une machine bien huilée, à défaut de surprendre. Les gags s’enchainent un peu mollement mais constamment ; l’ensemble ne déçoit pas vraiment mais est loin d’être remarquable. Une scène sort nettement du lot, celle où Jerry Lewis prend la place de trois docteurs de nationalités différentes tout en s’arrangeant pour ne faire face qu’à un seul à la fois. Là, c’est du grand art. Janet Leigh apporte la petite touche de charme réglementaire, sa présence dans cette comédie surprend quelque peu.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Dean Martin, Jerry Lewis, Janet Leigh, Edward Arnold, Fred Clark, Sheree North
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Remarque :
* Lorsque Dean Martin chante la sérénade à la photo d’une jeune femme dans un cadre, on reconnait bien Audrey Hepburn. La photo semble être tirée de Sabrina dont le tournage était simultané et qui sortira deux mois après le film de Taurog (tous deux pour Paramount). L’actrice était déjà connue puisqu’elle venait tout juste d’être oscarisée pour Vacances romaines de William Wyler.

Living it up
Fred Clark, Janet Leigh, Jerry Lewis et Dean Martin dans C’est pas une vie, Jerry! de Norman Taurog.

28 septembre 2016

Magic in the Moonlight (2014) de Woody Allen

Magic in the Moonlight1928. L’anglais Stanley Crawford est un magicien de renom sous les traits de Wei Ling Soo, son personnage de scène. Il s’est fait une spécialité de démasquer les médiums et autres charlatans. L’un de ses amis de longue date, également magicien, vient lui proposer de se rendre sur la Côte d’Azur pour tenter de confondre une jeune femme médium qui a séduit une riche famille… Comme on le sait, Woody Allen est depuis toujours attiré par la magie qu’il a beaucoup pratiquée dès son adolescence. Il le montre nettement dans Magic in the Moonlight où il est question de duperie et d’illusion. Mais pas seulement, son personnage principal passe son temps à distiller sa philosophie de vie. Woody Allen réussit le tour de force de ne pas rendre antipathique ce snob prétentieux, extraordinairement imbu de lui-même. Bien au contraire, son pessimisme chronique nous amuse et le rend finalement attachant. Il donne à cette histoire tout son sel. Woody Allen nous montre là ses talents de conteur. Il montre aussi ses talents de cinéastes car ses plans sont très travaillés, esthétiquement recherchés, et il utilise largement la beauté des décors naturels de la Riviera. Magic in the Moonlight n’est sans doute pas extraordinaire mais c’est un film très plaisant.
Elle: 4 étoiles
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Colin Firth, Emma Stone, Simon McBurney, Eileen Atkins
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Remarque :
* Wei Ling Soo fait indubitablement fait référence à Chung Ling Soo, personnage de scène du magicien anglais William Ellsworth Robinson (1861-1918). Très célèbre en son temps, il s’était donné pour tâche de démasquer les médiums et spirites. Il est mort sur scène dans un dangereux tour de magie qui a mal tourné.

magic in the moonlight
Emma Stone et Colin Firth dans Magic in the Moonlight de Woody Allen.

Magic in the moonlight
Colin Firth et Emma Stone dans Magic in the Moonlight de Woody Allen.

25 septembre 2016

Le Géant de fer (1999) de Brad Bird

Titre original : « The Iron Giant »

Le Géant de fer1957. Un géant de métal venu de l’espace échoue sur Terre pour une raison inconnue. C’est un petit garçon qui le découvre en premier et, convaincu qu’il est amical, va tout faire pour ne pas qu’il ne soit pas découvert… Premier film de Brad Bird, The Iron Giant est librement adapté d’un livre pour enfants du poète anglais Ted Hughes. Il en a gardé l’esprit, c’est-à-dire une fable anti-guerre prônant les vertus de l’autodétermination. Il a été réalisé avec les techniques traditionnelles de dessin animé auxquelles est venu se greffer un personnage généré par ordinateur en 3D (le géant de métal). Le résultat est vraiment convaincant. Par rapport aux autres films d’animation, The Iron Giant a l’avantage d’être moins formaté, il a une fraîcheur et une maturité qui lui sont propres. L’humour est constant mais assez subtil, intelligent aurait-on envie d’ajouter. C’est une belle fable dotée de plusieurs niveaux de lecture et donc destinée aussi bien aux adultes qu’aux enfants. Bien qu’il reçût de bonnes critiques à sa sortie, le film fut un échec commercial, en grande partie à cause d’une erreur de marketing de la part de Warner Bros. La réputation du film a grandi après des passages répétés sur la télévision américaine. Le film est ressorti sur les écrans américains fin 2015. Pour la France, ce sera fin 2016.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Jennifer Aniston, Vin Diesel
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Voir un livre sur L’art du Géant de fer….

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Le Géant de fer
Le Géant de fer de Brad Bird.

Le géant de fer

Le Géant de fer

Le Géant de fer

Remarques :
* Pete Townshend (des Who) est producteur exécutif. Au départ, il avait le projet d’un opéra-rock dans la lignée de Tommy. Pete Townshend a d’ailleurs sorti un album intitulé « The Iron Man: The Musical » (1989) qui fut monté sur scène à Londres quatre ans plus tard.

* Le nom de l’enfant, Hogarth Hughes, est à la fois un clin d’oeil à l’auteur du livre et aussi à Howard Hughes (et le père du garçonnet était aviateur…)

* Le film fait des clins d’oeil à plusieurs films de science-fiction des années cinquante : Le jour où la Terre s’arrêta (1951) de Robert Wise (le rayon qui fait disparaître les tanks), La Guerres des mondes (1953) de Byron Haskin (les trois vrilles qui sortent de la tête du géant en mode combat) et un beau poster de Planète interdite (1956) dans la chambre de l’enfant.

* La Signature Edition, récemment éditée aux Etats-Unis, ne comporte que deux minutes en plus, principalement une scène de rêve du robot qui fut storyboardée mais non réalisée à l’époque.

21 septembre 2016

Mickey One (1965) de Arthur Penn

Mickey OneUn jeune comique de scène s’attire les foudres de la Mafia après avoir profité de ses largesses. Se sachant ni pourquoi ni combien il doit rembourser, il préfère fuir Detroit, change d’identité et se réfugie à Chicago sans un sou. Il a toujours la crainte que la Mafia le retrouve… Troisième long métrage d’Arthur Penn, Mickey One est assez méconnu et même plutôt mal aimé. C’est un film très déroutant si l’on accorde de l’importance au déroulement narratif qui apparaît confus, frustrant même par son manque d’explications. Mais si l’on met cet aspect de côté, le film ne manque pas d’attrait : c’est l’exploration d’une paranoïa (on peut y voir une allégorie de la paranoïa anticommuniste américaine) qui met en relief la complexité de l’âme humaine. Réalisant son film en marge des grands studios, sans grands moyens mais en totale liberté, Arthur Penn paraît très influencé par la Nouvelle Vague française et, dans une moindre mesure, par le cinéma italien. Il n’hésite pas à prendre des libertés avec la construction, non sans maladresse certes, mais en gardant une certaine force dans ses personnages. Mickey One est un film qui mérite d’être (re)découvert.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Warren Beatty, Alexandra Stewart, Hurd Hatfield, Franchot Tone
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Mickey One
Warren Beatty dans Mickey One de Arthur Penn.

Micvkey One
Alexandra Stewart dans Mickey One de Arthur Penn.

11 septembre 2016

Possédée (1947) de Curtis Bernhardt

Titre original : « Possessed »

PossédéeUne femme erre dans les rues de Los Angeles à la recherche d’un certain David. Emmenée dans un hôpital psychiatrique, elle raconte peu à peu son passé aux docteurs qui la soignent. Tout a commencé par un amour très fort pour un jeune ingénieur… Tourné aux Etats Unis par le réalisateur d’origine allemande Curtis Bernhardt, Possessed s’inscrit pleinement dans la vogue des films psychiatriques de la seconde moitié des années quarante. Joan Crawford s’est longuement préparé pour le rôle, visitant des hôpitaux psychiatriques, observant les pensionnaires et parlant du script avec les docteurs ; le résultat est une interprétation très forte où sa schizophrénie est palpable, elle paraît même presque possédée, ce qui justifie le titre. Submergée par l’intensité de ses sentiments, son personnage en vient à ne plus distinguer le réel de son imaginaire. C’est dans ce type de rôle que l’on se rend compte à quel point Joan Crawford est bien à classer parmi les plus grandes actrices. Le film, lui, est souvent classé dans les films noirs, du fait de son atmosphère et de son apparence. Curtis Bernhardt travaille beaucoup ses éclairages, dans un esprit proche de l’expressionnisme aurait-on envie de dire pour évoquer ses origines allemandes. Le résultat est assez puissant. La mise en scène est maitrisée de bout en bout. Possessed est un film assez remarquable.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Joan Crawford, Van Heflin, Raymond Massey, Geraldine Brooks, Stanley Ridges
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Remarques :
* Joan Crawford (déjà oscarisée pour Mildred Pierce en 1946) a manqué de peu de recevoir un second Oscar pour ce rôle.

Homonyme :
Joan Crawford a joué dans deux films ayant pour titre Possessed, le premier étant :
Fascination (Possessed) de Clarence Brown (1931) avec Joan Crawford et Clark Gable, un drame romantique.

Possessed
Joan Crawford dans Possédée de Curtis Bernhardt (à l’arrière-plan : Raymond Massey et Van Heflin).

7 septembre 2016

Furie (1978) de Brian De Palma

Titre original : « The Fury »

FurieDans une station balnéaire au Moyen-Orient, un agent de la CIA sur le point de prendre sa retraite voit son fils se faire enlever par son collègue et meilleur ami. Il comprend que ce sont les pouvoirs paranormaux de son fils qui intéressent son ex-ami… Après Carrie (1976), Brian De Palma reste dans le domaine du parapsychologique en portant ce roman de John Farris à l’écran. Il y a un peu de tout dans Furie : un soupçon de film d’espionnage, une bonne pincée d’action et une bonne dose d’extrasensoriel… Le scénario, en outre guère crédible, laisse une impression d’être une sorte de fourre-tout. Toutefois, la qualité de la réalisation, très bien maîtrisée, parvient tout de même à nous tenir en haleine. Le rythme est tout d’abord très enlevé puis ralentit nettement en milieu de film avant d’offrir une fin mouvementée et même spectaculaire. Furie se regarde sans déplaisir mais sans convaincre pour autant.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Kirk Douglas, John Cassavetes, Carrie Snodgress, Charles Durning, Amy Irving
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Remarques :
* La musique de John Williams a été composée dans le style de Bernard Herrmann, qui a composé la musique de neuf des films d’Alfred Hitchcock, le « maître » de Brian De Palma.
* Kirk Douglas (qui sera centenaire à la fin de cette année 2016),  avait 61 ans sur le tournage de Fury.

* Homonyme :
Furie (Fury) de Fritz Lang (1936) avec Spencer Tracy et Sylvia Sidney

Fury
Kirk Douglas et Amy Irving dans Furie de Brian De Palma.

30 août 2016

The Player (1992) de Robert Altman

The PlayerEn tant que directeur de production à Hollywood, Griffin Mill reçoit de très nombreux auteurs qui viennent lui exposer une idée de scénario de film. Il craint pour son poste car un transfuge de la concurrence est embauché à ses côtés. De plus, il reçoit des cartes postales anonymes de menaces qui semblent émaner d’un auteur éconduit… The Player en 1992 et Short Cuts, l’année suivante, ont permis à Robert Altman de faire un retour assez spectaculaire au premier plan de la scène hollywoodienne après une décennie difficile. Basé sur un roman de Michael Tolkin, The Player nous plonge au cœur de la machine de production hollywoodienne, un monde décrit comme sans éthique, où règnent le cynisme et l’arrivisme. C’est donc un portrait sans complaisance qu’il nous dresse. Suspense, rires, violence, espoir, du coeur, nudité, sexe et un happy-end, voilà les éléments indispensables, selon le producteur, à un film à succès. Altman s’amuse à mettre ces ingrédients dans son propre film (1), parfois assaisonnés d’une bonne dose de dérision comme c’est le cas pour le happy end : il est, au fond, assez terrifiant. Altman fait preuve d’une maitrise exceptionnelle dans sa réalisation. De façon amusante, le film est émaillé de multiples caméos d’acteurs. The Player connut un grand succès.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Tim Robbins, Greta Scacchi, Fred Ward, Whoopi Goldberg, Peter Gallagher, Brion James, Cynthia Stevenson, Vincent D’Onofrio, Dean Stockwell, Sydney Pollack, Lyle Lovett
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The Player
Tim Robbins dans The Player de Robert Altman.

Remarques :
* Le mot « player » en anglais peut signifier un « acteur » ou un « joueur ».
* Le film débute par un plan-séquence de 7 min 47 sec.

* Liste des quelque 70 personnalités du cinéma qui font une petite apparition dans leur propre rôle :
Steve Allen, Richard Anderson, Rene Auberjonois, Harry Belafonte, Shari Belafonte, Karen Black, Michael Bowen, Gary Busey, Robert Carradine, Charles Champlin, Cher, James Coburn, Cathy Lee Crosby, John Cusack, Brad Davis, Paul Dooley, Thereza Ellis, Peter Falk, Felicia Farr, Katarzyna Figura, Louise Fletcher, Dennis Franz, Teri Garr, Leeza Gibbons, Scott Glenn, Jeff Goldblum, Elliott Gould, Joel Grey, David Alan Grier, Buck Henry, Anjelica Huston, Kathy Ireland, Steve James, Maxine John-James, Sally Kellerman, Sally Kirkland, Jack Lemmon, Marlee Matlin, Andie MacDowell, Malcolm McDowell, Jayne Meadows, Martin Mull, Jennifer Nash, Nick Nolte, Alexandra Powers, Bert Remsen, Guy Remsen, Patricia Resnick, Burt Reynolds, Jack Riley, Julia Roberts, Mimi Rogers, Annie Ross, Alan Rudolph, Jill St. John, Susan Sarandon, Adam Simon, Rod Steiger, Joan Tewkesbury, Brian Tochi, Lily Tomlin, Robert Wagner, Ray Walston, Bruce Willis, Marvin Young.
Ce ne sont pas tous des acteurs : par exemple Buck Henry est le co-scénariste du Lauréat (il est celui qui essaie de vendre Le Lauréat 2 au producteur). Aucun de ces caméos n’était prévu dans le script. La plupart ont fait cette apparition gracieusement.

(1) Ceci dit, le twist final permet de comprendre pourquoi tous ces ingrédients sont bien présents dans le film…

28 août 2016

Tiens bon la barre matelot! (1959) de Norman Taurog

Titre original : « Don’t Give Up the Ship »

Tiens bon la barre matelot!John Paul Steckler, septième du nom, est lieutenant de la Marine des Etats-Unis. Le jour-même de son mariage, il est convoqué : on le somme de restituer un navire de combat dont il a été brièvement responsable et dont on ne trouve plus aucune trace. Sinon, il devra payer plusieurs millions de dollars… La base de départ du scénario de Don’t Give Up the Ship est si farfelue et si improbable que l’on se réjouit d’avance d’en voir le développement. Hélas, il n’est pas vraiment à la hauteur des attentes, enchainant des gags très classiques de façon presque routinière, sans pousser vraiment le nonsense. Toutefois de bonnes répliques, issues le plus souvent de quiproquos, viennent relever l’ensemble. Don’t Give Up the Ship fait partie des films tournés par Jerry Lewis peu après sa rupture avec Dean Martin, avant qu’il ne commence à en réaliser lui-même. A cette époque, l’acteur avait signé un avantageux contrat avec la Paramount qui voulait avoir chaque année un Jerry Lewis pour l’été et un pour Noël. Celui-ci est celui de l’été 1959.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Jerry Lewis, Dina Merrill, Diana Spencer, Mickey Shaughnessy, Robert Middleton
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Remarque :
Aux Etats-Unis, Don’t Give Up the Ship est une phrase célèbre pour avoir été les derniers mots prononcés par un officier américain en 1813, le capitaine James Lawrence, juste avant de mourir dans une bataille contre un navire anglais. Depuis, cette phrase est devenue un cri de guerre ou un slogan mis sur des drapeaux. Le titre français, quant à lui, montre que la cible visée par les distributeurs français était plutôt jeune.

Don't give up the ship
Diana Spencer, Jerry Lewis et Robert Middleton dans Tiens bon la barre matelot! de Norman Taurog.

Don't give up the ship
Mabel Albertson, Jerry Lewis, Diana Spencer et Dina Merrill dans Tiens bon la barre matelot! de Norman Taurog.