Elle :
En bref (*) : Film doté d’une construction très originale. Les allers et retours désordonnés dans la vie de Claude Rich font que l’on se prend au jeu de la reconstruction de sa vie.
Note :
Lui :
En bref (*) : Surprenant et intéressant : l’environnement science-fiction n’est qu’un prétexte pour nous offrir un découpage très original et le spectateur se retrouve avec un puzzle de la vie de Claude Rich.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Claude Rich, Bernard Fresson, Olga Georges-Picot, Anouk Ferjac
Voir la fiche du film et la filmographie de Alain Resnais sur le site imdb.com.
Voir les autres films de Alain Resnais chroniqués sur ce blog…
(*) Les commentaires de la rubrique “en bref” datent des tout premiers mois où nous avons commencé à noter nos impressions sur les films que nous regardions : ils étaient effectivement très brefs.
Elle :
Voilà une comédie américaine aux fortes odeurs de guimauve, de clichés et de mièvrerie comme les américains savent les faire et dont on ne retire absolument rien si ce n’est un profond ennui.
Note :
Lui :
Cet Esprit de Famille est loin d’être un film marquant mais il est assez amusant et se laisse regarder sans déplaisir. Une famille, genre libérale décoincée, se retrouve pour fêter Noël. Le moteur de l’humour est ici le décalage total avec une future belle fille qui est rigide et passablement gaffeuse. Comme on s’en doute, cela permet de créer tout un ensemble de situations amusantes sur fond de tolérance de bon ton et avec une petite pointe de tragique pour pimenter. C’est la sempiternelle recette hollywoodienne mais Thomas Bezucha sait trouver le ton juste, sans trop forcer le trait, avec suffisamment d’humour pour nous faire passer un bon moment.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Diane Keaton, Sarah Jessica Parker, Claire Danes, Rachel McAdams, Dermot Mulroney, Luke Wilson
Voir la fiche du film et la filmographie de Thomas Bezucha sur le site imdb.com.
Elle :
Le long parcours historique de ce mythique violon rouge est passionnant et fascinant. Il nous fait traverser divers pays (Angleterre, Allemagne, Chine, Italie…) et plusieurs époques. Ces différentes périodes sont très bien retracées et l’utilisation de la langue originale de chaque pays est un choix judicieux. Le montage du film est également original puisqu’il permet au film de s’articuler autour des acheteurs étrangers de ce violon dans une vente aux enchères et par conséquent des pays dans lesquels cet instrument a séjourné. Le violon nous devient familier et prend une importante valeur affective. Sa couleur rouge est le témoin de la douleur de son créateur.
Note :
Lui :
Ce film me paraît être une grande réussite. Tout d’abord, l’histoire est riche, mouvementée et fascinante ; elle met en scène des personnages très variés, très contrastés. La musique originale de John Corigliano est magnifique ; elle prend une part importante et constitue le ciment de la structure du film. L’utilisation des différentes langues (selon le lieu du récit) est un modèle du genre : une intégration parfaite. Enfin, la structure du récit est remarquable : plusieurs épisodes, à des dates et lieux différents, s’articulent autour de deux grands pivots qui bornent l’histoire, la salle des ventes en 1998 et la diseuse de bonne aventure 350 ans plus tôt. Seule la fin est un peu confuse, mais laisse supposer que la vie tourmentée de ce violon rouge n’est pas terminée. Magnifique.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Greta Scacchi, Samuel L. Jackson, Jean-Luc Bideau, Anita Laurenzi, Sandra Oh, Colm Feore
Voir la fiche du film et la filmographie de François Girard sur le site imdb.com.
Elle :
Film assez sombre sur l’abandon et les désillusions de la jeunesse d’une ville du Nord. Chômage, ennui, désoeuvrement et désamour rythment ce film réaliste et sociologique. L’école qui devrait être à la fois un tremplin et un ciment social est impuissante face cette noirceur ambiante des années 70. C’est ethnologiquement intéressant mais un peu glauque tout de même.
Note :
Lui :
Pialat filme un groupe d’adolescents à la veille de passer leur bac. Il les filme sans fard, à la limite du style documentaire, dans une de ces banlieues ouvrières du Nord de la France. Il parvient à nous faire partager leurs hésitations, leurs angoisses, leurs recherches. Un témoignage fort de cette époque.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Sabine Haudepin, Philippe Marlaud
Voir la fiche du film et la filmographie de Maurice Pialat sur le site imdb.com.
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Elle :
L’acharnement de cette famille londonnienne conservatrice à vouloir retrouver son honneur perdu était en soi un point de départ original et amusant car le long procès qui s’en est ensuivi était dû à des raisons ridicules et bénignes. Cet univers est superbement filmé et les acteurs sont excellents. Toutefois, le scénario de par son manque d’épaisseur s’essoufle assez vite et finit par tourner en rond.
Note :
Lui :
Vu en ce début de 3e millénaire, ce film, basé sur une histoire vraie, nous permet de porter un regard amusé sur la société anglaise du début de XXe siècle. Hélas, David Mamet ayant choisi de rester collé à ce fait divers sans élargir la vision sur la société, le film reste un peu anecdotique. Ce film est le remake américain de The Winslow boy réalisé en 1948 par l’anglais Anthony Asquith avec Robert Donat.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Matthew Pidgeon, Rebecca Pidgeon, Gemma Jones, Nigel Hawthorne
Voir la fiche du film et la filmographie de David Mamet sur le site imdb.com.
Voir la fiche de la version de 1948.
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Elle :
Revu avec du recul, ce film me déçoit plutôt ; aurait-il vieilli? Brialy en citadin sauveur des âmes qui débarque à la campagne et découvre les maux quotidiens des ruraux rongés par l’alcool, l’ennui et la frustration, n’est-ce pas une vision un peu trop parisienne et manichéenne des pauvres provinciaux que nous sommes. Brialy, Blain et Laffont sont convaincants mais font un peu pièces rapportées au milieu des villageois qui patoisent.
Note :
Lui :
Chabrol nous dresse un portrait de la province très profonde, celle où l’on sombre dans l’alcool pour supporter le désoeuvrement et l’absence de buts. Le propos est assez misérabiliste et reste superficiel : on aimerait connaître le parcours du fameux Serge, les raisons de sa déchéance. Jean-Claude Brialy, en citadin qui veut sauver son prochain, et également Gérard Blain font de très bonnes compositions de leurs personnages. Si à l’époque, ce film du tout début de la Nouvelle Vague apportait un ton nouveau, il paraît moins séduisant aujourd’hui. Il garde toutefois un intérêt historique… Claude Chabrol montre une indéniable maîtrise de la mise en scène dès son premier film.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Gérard Blain, Jean-Claude Brialy , Michèle Méritz, Bernadette Lafont
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Lui :
Quand il tourne ce film, Yash Chopra a déjà plusieurs dizaines de films à son actif dont plusieurs ont connu un énorme succès en Inde. Il n’est donc pas étonnant qu’il fasse preuve de tant de maîtrise en mettant en scène cette histoire d’amour impossible entre le beau Veer et la belle Zaara : superbes travellings, magnifique utilisation de la couleur et chorégraphies complexes avec une forte dose de modernité. Si toutes les occasions sont bonnes pour chanter et danser, le réalisateur sait conserver une certaine gravité à cette histoire poignante et pathétique et parvient à créer l’émotion. L’histoire d’amour occupe bien entendu le premier plan mais les allusions à l’émancipation des femmes ou à la réunification Inde-Pakistan sont assez nombreuses et fortes. Avec ses grandes scènes contemplatives, Veer-Zaara reste un très beau spectacle, souvent un vrai délice pour les yeux. Dommage que ce soit si long : 3h10, une durée normale pour un film à Bollywood.
Note :
Lecteurs : (1 notes, moyenne : 5,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Shahrukh Khan, Preity Zinta
Voir la fiche du film et la filmographie de Yash Chopra sur le site imdb.com.
Elle :
Malgré ses cadrages intéressants, le film n’a su me retenir. Le scénario est confus et très lent à se mettre en place. L’accent canadien est très marqué et handicape quelque peu la compréhension. (Abandon)
Note :
Lui :
L’idée de base était prometteuse : un scénario qui se déroule pendant le tournage du film « I confess » d’Hitchcock et dont l’histoire principale présente des similarités avec le dit-film. Hélas, il n’y a en fait que fort peu d’imbrications et le film se révèle assez tape-à-l’oeil : Robert Lepage n’en finit plus de faire des plans originaux, des images spectaculaires, des transitions étonnantes, au point que l’on se détache de l’histoire. De plus, il se complaît à créer une ambiance assez angoissante qui semble finalement assez gratuite. Les dialogues en québécois sont parfois difficiles à comprendre.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Lothaire Bluteau, Kristin Scott Thomas
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Elle :
Quatre enfants livrés à eux même et abandonnés peu à peu dans un appartement par leur mère. Le scénario est d’une grande simplicité. Le réalisateur filme le quotidien de cette lente descente aux enfers avec retenue, tendresse et douceur ce qui intensifie la douleur de cette tragédie familiale inéluctable. Peu de dialogues, quelques notes de piano égrenées tristement, de très beaux portraits d’enfants qui grandissent tout seuls et prennent peu à peu conscience de la fragilité de la vie. Le film est pathétique et ses jeunes interprètes sont bouleversants de par leur innocence et leur beauté intérieure. A ne pas manquer.
Note :
Lui :
Prenant pour assise un fait divers qui défraya la chronique en 1988 au Japon, Kore-Eda Hirokazu met en lumière le cas d’enfants qui se retrouvent abandonnés par leurs parents, livrés à eux-mêmes. Il nous le fait vivre non pas de façon classique en plaçant à l’extérieur et en s’apitoyant sur le sort terrible des ces enfants, mais plutôt de l’intérieur en nous faisant partager leur vie assez sereine, sans problème majeur apparent. Il se dégage une grande douceur de sa façon de filmer et beaucoup de délicatesse, le tout étant rehaussé par la force du personnage de l’aîné, joué par un acteur de 14 ans qui a une présence vraiment étonnante. Yagira Yuya a d’ailleurs eu un prix d’interprétation à Cannes en 2004 pour ce rôle. C’est donc dans une grande sérénité que l’on va accompagner la lente glissade de ces quatre enfants, abandonnés et isolés dans leur appartement, et dont le sort devient de plus en plus tragique. Le film est un peu long mais Kore-Eda Hirokazu parvient tout de même à maintenir notre intérêt intact ce qui est assez remarquable car il n’utilise pour cela aucun artifice.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Yagira Yûya, Kitaura Ayu, You
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