9 avril 2007

Du rififi chez les hommes (1955) de Jules Dassin

Du rififi chez les hommesElle :
Beau film noir français qui se passe dans le Paris des années 50. Le scénario est classique mais bien construit. Le braquage d’une bijouterie de luxe par une bande de caïds se met en place magistralement. Les acteurs et surtout Jean Servais sont vraiment remarquables.
Note : 5 étoiles

Lui :
Pas de grosse tête d’affiche pour ce film noir français réalisé avec un petit budget. Mis sur la liste noire à Hollywood, le réalisateur américain Jules Dassin s’était alors réfugié en France. Dans ce film, il met l’accent sur la psychologie de ses personnages, des petits truands sans brillance. La scène du cambriolage, presque une demi-heure sans dialogues et sans musique, est un modèle d’intensité et de réalisme.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Jean Servais, Carl Möhner, Robert Manuel, Janine Darcey,Robert Hossein
Voir la fiche du film et la filmographie de Jules Dassin sur le site imdb.com.

Voir les autres films de Jules Dassin chroniqués sur ce blog…

9 réflexions sur « Du rififi chez les hommes (1955) de Jules Dassin »

  1. C’est un film qui a laissé un bon souvenir,aussi bien par le jeu des acteurs que par la scène du cambriolage.Je l’avais vu 2 fois en 1956

  2. On ne voit jamais la belle Marie Sabouret, c’est dommage, on pourrait rendre hommage à cette bonne actrice, si tôt disparue

  3. Je viens de chroniquer ce film, moi aussi. Vous m’autorisez à mettre le lien à chaque fois, maintenant, comme vous l’avez fait la dernière fois ? 😉

    J’ai beaucoup aimé et la scène dont vous parlez est effectivement remarquable, saisissante, je dirais. Une grande et belle idée de cinéma, et qui a le mérite de tenir la route sur la distance !

    Je note donc Jules Dassin comme une référence intéressante et pour moi nouvelle.

    Une question « rien à voir »: vous avez changé quelque chose à votre site ? Le module de recherche me paraît un peu plus austère quand il affiche ses résultats, désormais. Plus de petites images, notamment.

    Bonne journée (et éventuelle projection).

  4. Oui, en tant que commentateur régulier, vous pouvez mettre un lien direct quand vous avez fait un billet sur votre blog… 😉 Le commantaire sera soumis à approbation (comme tous les commentaires qui contiennent au moins un lien) mais je les validerai…

    Sinon, oui, quelque chose a changé :
    le système de gestion de la colonne latérale des blogs du Monde est cassé et les informaticiens ont visiblement un peu de mal à le réparer…. (vu les délais annoncés, je suppose qu’ils sont en vacances)
    Je me retrouve avec une espèce colonne par défaut qui fait dans le genre monacal…
    Mon système (délicatement sophistiqué) de petites affiches n’est plus là, les derniers commentaires non plus d’ailleurs.

    Pour aller à mon index, le lien est tout en bas de la colonne (c’est pratique…). Je vais essayer de le remettre sous la bannière.

  5. Merci d’accepter mes liens. La question subsidiaire, c’est: comment fait-on ? Suffit-il de taper le lien pour qu’il apparaisse en « cliquable » ?

    Je comprends mieux les changements ici, s’il y a quelque chose de cassé chez Le Monde. Heureusement, la recherche marche toujours, mais, effectivement, la manière dont les résultats sont présentés est moins attrayante. J’espère pour vous que ce ne sera que provisoire…

    En tout cas, merci encore et toutes mes félicitations pour ce blog, qui est toujours pour moi (et pour le mien !) une référence.

  6. Oui, il suffit de mettre l’adresse du lien pour qu’il soit automatiquement cliquable.
    Merci pour les commentaires… plutôt flatteurs! 🙂

  7. LE COUP DU PARAPLUIE
    Auguste le Breton (pseudo) – qui s’y connaissait en la matière car il avait plutôt mal tourné avant d’écrire – crée les personnages de Tony le Stéfanois, César le Milanais, Jo le Suèdois et encore un dernier pour former un quatuor de gangsters parisiens pour le film de Jules Dassin (qui interprète aussi un des quatre) tourné en France lors de son exil
    L’année précédente Jacques Becker avait tourné « Touchez pas au grisbi » qui avait remis en selle Jean Gabin nouvelle manière et truand rangé des voitures. Ce rappel « historique » a son importance car il a marqué face aux grands succès respectifs des deux livres – mais surtout des deux films – le point de départ d’un filon, le film de truands à la française et son petit monde clos autour de Pigalle à la jactance argot (qui sera exploité jusqu’à la corde, jusqu’à ce que Melville le porte à son point de perfection, de dépouillement et d’incandescence)
    Ainsi du rififi (c’est aussi le nom du chat de Nestor Burma) comme le chante Magali Noêl dans la boite de nuit
    « Vous avez l’air d’entraver qu’dalle
    à mon histoire quand je vous parle
    du rififi… (et trompette bouchée)
    Ca n’est pas un mot ordinaire
    Vous l’trouverez pas dans l’dictionnaire
    le rififi… (et trompette bouchée)… »
    Au terme de cinq ans de placard, le Stéfanois fait son come-back via les tripots de poker clandestins dans les arrière-salles de bistrots. c’est Jean Servais, excellent et idéal, voix caverneuse, yeux cernés, profil fatigué, fiévreux de la caisse, on parierait pas trop sur ce cheval. Sa p’tite pépée l’a remplacé, ce qui vaut à la belle de recevoir une rouste appliquée à la ceinture une fois tombée la fourrure et les bijoux. Ca rigole pas chez les macs avec l’honneur, faut qu’ça cogne. Dassin a l’intelligence de ne pas cadrer la scène tout en la filmant, ça vaut le détour
    Voilà notre quatuor embarqué dans un coup de haut vol, celui du coffre d’une bijouterie de la place Vendôme – pas la même faune que Pigalle – qu’ils repèrent et surveillent minutieusement. L’affaire est exécutée en nocturne, et ça prend toute la nuit, par l’appartement du dessus, ce qui nous vaut la grande et longue séquence du casse au milieu du film via le coup du parapluie. Si vous ne connaissez pas, on vous laisse deviner. Sachez que ça réussi. Le moment où ils se retrouvent autour de leur butin est savoureux. Mais il reste encore un tiers de film où le destin – forcément tragique – s’en mêle. On songe à Quand la ville dort de Huston ou L’ultime razzia de Kubrick, ou plus tard Le cercle rouge de Melville
    Le film a finalement peu vieilli et c’est très intéressant de voir ce Paris du mitan des années 50 très bien filmé noir et blanc, ses rues, cafés, logements, vêtements, immeubles, et même sa banlieue
    Nerveux, efficace, avec des moments drôles et émouvants, le film de Dassin – prix de la mise en scènes à Cannes – est un suspense maîtrisé autant qu’échevelé qui fait vivre tout un monde aux codes et au parler d’avant comme sorti d’une pochette surprise, ce qui pourrait presque l’assimiler à une série B « de luxe », et c’est devenu quasi un classique
    * Dans un des nombreux seconds rôles de ce film sans vedettes on remarque le jeune et typé Robert Hossein, assassin au rasoir, bien camé

  8. Signalons aussi que l’élégant César le Milanais est joué par Jules Dassin lui-même sous le pseudo de Perlo Vita ( j’adore la scène où le plaisir de la découverte du butin le fait spontanément danser avec son compatriote Mario ) .
    Sinon le film a bien tenu le coup : le fric-frac de la bijouterie autant scientifique qu’astucieux ( le coup du parapluie ! ) où pas un mot n’est échangé et tout passe par les regards, l’ambiance arrière-salle de bistrots de Pigalle ( le poker du début ), le langage de l’époque , la dégaine désabusée de Jean Servais et les nombreux décors naturels de Paris et banlieue méconnaissables …Tout çà est bien entendu terriblement daté mais arrive à capter notre intérêt . Un authentique classique du polar des années 50′.

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