Justine reçoit de son patron Franck Pauilhac la demande de lui organiser un petit séjour original et discret afin de séduire une femme sur laquelle il a jeté son dévolu. Budget : 14 000 euros, en espèces. Ça tombe bien car le mari de Justine, Albin, et sa bande d’amis fantasques, sont plutôt à court d’argent… La Petite vadrouille est un film français écrit et réalisé par Bruno Podalydès. Avec le style qui lui est propre, il signe de nouveau une amusante fantaisie poétique. L’humour, gentiment décalé, est délicatement saupoudré tout au long du récit. Les situations saugrenues se succèdent, il y a de belles trouvailles. Comme souvent, le réalisateur a un peu du mal à tenir la longueur mais l’ensemble est vraiment amusant et frais. Bruno Podalydès a repris ses acteurs préférés avec en plus Daniel Auteuil, qui trouve le ton juste pour s’insérer dans la petite troupe. Elle: Lui :
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Dans la région parisienne, Catherine et Oracio sont conseillers immobiliers et enchaînent les visites de deux biens : une grande maison bourgeoise et un petit appartement neuf. Malgré des visites souvent agitées, ils ne perdent pas de vue leur objectif : provoquer le coup de cœur chez les potentiels acheteurs qui leur fera dire « wahou ! »… Wahou! est un film français écrit et réalisé par Bruno Podalydès. L’histoire est un prétexte pour faire intervenir des personnages assez farfelus qui viennent visiter. Si le film démarre plutôt bien, il s’essouffle hélas ensuite ; le scénario aurait eu besoin d’être un peu plus étoffé. L’ensemble est toutefois amusant et léger. La formule permet de faire jouer bon nombre d’acteurs connus qui apparaissent le plus souvent assez brièvement. Elle: Lui :
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Depuis son enfance, Michel est passionné par les pionniers de l’Aéropostale et les avions mais n’a jamais osé franchir le pas. Par un pur hasard, alors qu’il cherche un exemple de palindrome sur Internet, il découvre que la forme d’un kayak ressemble à celle du fuselage d’un avion. C’est me début d’une nouvelle passion… Comme un avion est un film français écrit et réalisé par Bruno Podalydès. C’est un film qui procure beaucoup de plaisir à regarder, sans effets ni esbroufe. Il est doté d’un humour subtil, d’une forme de détachement délicat du réel qui devient poétique. Beaucoup de fraîcheur aussi et même d’innocence. Cette fois Bruno Podalydès s’octroie le premier rôle, un personnage lunaire qu’il interprète avec beaucoup de naturel. Sa relation avec les objets évoque des cinéastes comme Jacques Tati. Les seconds rôles sont variés et bien utilisés, très bien interprétés. Tout cela est très drôle, on s’amuse vraiment. Elle: Lui :
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Alexandre, chômeur déclassé, a deux mois pour prouver à sa femme qu’il peut s’occuper de ses deux jeunes enfants et être autonome financièrement. Problème: The Box, la start-up très friendly qui veut l’embaucher à l’essai a pour dogme : « No Child ! » et Séverine, sa future supérieure, est une « tueuse » au caractère éruptif… Les 2 Alfred est un film français écrit et réalisé par Bruno Podalydès. C’est une comédie tendre sur notre monde moderne qui s’amuse avec les fausses libertés des start-ups, l’ubérisation tous azimuts ou encore les machines autonomes. Cette satire se fait sur le mode de la fantaisie farfelue avec parfois une touche de poésie et surtout beaucoup de belles trouvailles. L’humour est omniprésent, sans lourdeur. Le propos n’est jamais trop appuyé. Une belle réussite. Elle: Lui :
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Isabelle est peintre à Paris. Divorcée, elle cherche un amour pour que sa vie affective prenne un nouveau départ. Elle a des aventures mais elle aspire à un amour véritable… Un beau soleil intérieur a été écrit par Claire Denis avec l’aide de Christine Angot. La cinéaste se penche sur les relations humaines. Le regard qu’elle porte sur le milieu intellectuel parisien est assez acide mais empreint de beaucoup d’humour. Malgré le sujet, il y a beaucoup de légèreté dans le récit de cette succession de rencontres insatisfaisantes. Les dialogues sont abondants du fait de la propension de certains personnages à tout verbaliser ou à conceptualiser leurs relations avec les autres. Claire Denis aborde plusieurs thèmes, notamment celui du désir, le désir que l’on projette et celui que l’on ressent. La réalisatrice est fascinée par les corps et, cette fois, c’est implicitement le corps de Juliette Binoche qui est le pivot central de cette histoire. L’actrice est admirable mais tous les seconds rôles sont très bien tenus. Claire Denis a su réunir un beau plateau d’acteurs, et même plus puisqu’on peut aussi voir Philippe Katerine et le philosophe Charles Pépin dans des petits rôles. Un beau soleil intérieur est un film étonnant car il peut se définir autant comme un drame que comme une comédie. Elle: Lui :
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Bécassine est née dans une ferme bretonne très pauvre, un jour où des bécasses survolaient le village. Devenue adulte, sa naïveté d’enfant reste intacte. Elle rêve de rejoindre Paris mais sa rencontre avec Loulotte, un petit bébé adopté par la marquise de Grand-Air, va bouleverser ses plans… Bécassine est un personnage de bande dessinée, créé en 1905 par Jacqueline Rivière et le dessinateur J.P. Pinchon ; le scénariste Caumery continuera à faire vivre le personnage à partir de 1913 jusqu’à sa mort en 1941 et donnera au personnage toute sa coloration bretonnante. Avant cette adaptation, Bécassine avait été porté par deux fois au grand écran, sans grande réussite. Bruno Podalydès, qui connaissait assez peu les albums auparavant, a choisi d’extraire parmi la trentaine d’albums existants des personnages et des scènes, pour se concentrer sur l’esprit général. Sa Bécassine n’est pas stupide, loin de là, elle est inventive et très enthousiaste. Les personnages secondaires sont assez réussis et tous les acteurs sont parfaitement dans le ton. Hélas, l’ensemble ressemble trop à un patchwork, il manque le liant qu’un scénario plus étoffé aurait pu apporter. L’humour est bien là mais seulement par petites touches soudaines et le film n’a pas non plus la dimension poétique que pourrait engendrer son personnage. Elle: – Lui :
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Précédente adaptations : Bécassine de Pierre Caron (1940) avec Paulette Dubost Bécassine, le trésor viking dessin animé de Philippe Vidal (2001) avec la voix de Muriel Robin.
Dans son très petit appartement versaillais, Arnaud s’apprête à recevoir Claire pour une soirée en tête à tête. Il prépare tout minutieusement mais, lorsque l’invitée sonne, il se trouve aux toilettes tout près de la porte d’entrée. Il n’est pas question de lui infliger un bruit de chasse d’eau comme marque de bienvenue… Ecrit par les frères Podalydès, Versailles Rive-Gauche est un moyen métrage de 45 minutes, la première réalisation de Bruno Podalydès et le premier volet d’une trilogie autour des trois gares de Versailles. Il est, assez logiquement, beaucoup moins abouti que les films suivants du réalisateur. Son frère Denis y campe un personnage timide, sans doute un peu maniaque mais attentionné. Dans son souci, ou même son obsession, de bien faire, il n’apporte que des solutions compliquées aux problèmes simples ce qui augmente et multiplie les obstacles au lieu de les faire disparaître. Bien entendu, tout cela paraît un peu exagéré au premier abord mais finalement la fable est plutôt édifiante. Bruno Podalydès sait bien utiliser l’espace réduit. Bien servi par un bon plateau d’acteurs que l’on retrouvera dans les opus suivants, le film fut récompensé en 1993 par le César du meilleur court-métrage. Elle: Lui :
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Armand apprend la mort de sa grand-mère Berthe qu’il n’avait pas vue depuis longtemps. Il doit organiser les funérailles alors qu’il n’a guère la tête à cela car il envisage de se séparer de sa femme Hélène pour vivre avec son amante Alix… Avec Adieu Berthe, les frères Podalydès ont créé une comédie qui mêle l’humour avec une certaine mélancolie. Ils réussissent bien dans les dialogues et dans la création de situations totalement saugrenues, mais ils ont tendance à grossir souvent le trait. Ils amplifient et poussent la caricature un peu trop loin et l’humour tombe alors à plat. Elle: Lui :
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Voir les autres films de Bruno Podalydès chroniqués sur ce blog…
Remarque : Adieu Berthe des frères Podalydès n’a, hormis le titre, aucun point commun avec la pièce Adieu Berthe diffusée à la télévision française en 1970 dans le cadre de l’émission Au théâtre ce soir. Cette pièce est restée célèbre pour les improvisations de Francis Blanche.
Face à un immeuble de bureaux, un homme a mis sa fenêtre une large banderole : « Homme seul »… Tel est le point de départ de Bancs publics (Versailles rive droite), le troisième et ultime film de la trilogie de Bruno Podalydès dite des « gares de Versailles ». Cette fois, il est totalement sur le registre de l’humour, le film étant une succession de saynètes à peine reliées par un fil conducteur. L’humour s’installe doucement, lors de la première partie dans les bureaux, et s’intensifie au fur et à mesure que le film avance. Dans le square, nous avons une succession de situations jouant sur les rapports humains et la dernière partie, dans le magasin de bricolage, est une suite ininterrompue de mini-scènes utilisant beaucoup nos rapports aux objets (et aux outils !) D’une manière générale, la quantité de gags est impressionnante, c’est un humour qui semble jouer avec l’absurde mais en réalité toutes les situations sont plausibles, on peut les rencontrer dans la vie réelle. Le film nous donne un recul énorme et c’est alors qu’elles nous paraissent absurdes voire anachroniques. Le type d’humour est assez proche de celui du regretté Raymond Devos. L’humour très fin, parfois par petites touches, le jeu avec les objets, la petite dose de poésie, tout cela nous fait aussi inévitablement penser à Jacques Tati. La liste des acteurs qui ont participé est impressionnante, chacun apportant son jeu personnel ce qui donne au film une grande richesse. Bancs publics (Versailles rive droite) n’a pas eu le succès qu’il méritait, c’est dommage car c’est une petite merveille d’humour. Elle: – Lui :
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Liste des acteurs les plus connus ayant participé :
Mathieu Amalric, Pierre Arditi, Michel Aumont, Josiane Balasko, Didier Bourdon, Bernard Campan, Micheline Dax, Catherine Deneuve, Julie Depardieu, Emmanuelle Devos, Vincent Elbaz, Nicole Garcia, Hippolyte Girardot, Chantal Lauby, Pascal Légitimus, Thierry Lhermitte, Michael Lonsdale, Chiara Mastroianni, Benoît Poelvoorde, Catherine Rich, Claude Rich, Elie Semoun, Bruno Solo