30 septembre 2006

Sommaire de septembre 2006

The Yards

(2000) de James Gray

Les poupées russes

(2005) de Cédric Klapisch

Le choix d’une vie

(1999) de Tony Goldwyn

Les espions

(1928) de Fritz Lang

Capitaines d’Avril

(2000) de Maria de Medeiros

Romuald et Juliette

(1989) de Coline Serreau

Capitaine Sky et le monde de demain

(2004) de Kerry Conran

Liberté-Oléron

(2000) de Bruno Podalydès

Volavérunt

(1999) de J.J. Bigas Luna

Le Pont des Arts

(2004) d’ Eugène Green

Mémoire effacée

(2004) de Joseph Ruben

Le voyage de Félicia

(1999) d’ Atom Egoyan

Sin City

(2005) de Robert Rodriguez

Le tableau noir

(2000) de Samira Makhmalbaf

Virilité

(2000) de Ronan Girre

Tigre et Dragon

(2000) de Ang Lee

Chez les heureux du monde

(2000) de Terence Davies

La veuve joyeuse

(1925) d’ Erich von Stroheim

Lisa

(2001) de Pierre Grimblat

Au nom d’Anna

(2000) d’ Edward Norton

Locataires

(2004) de Kim Ki-duk

La neige tombait sur les cèdres

(1999) de Scott Hicks

Hotel Rwanda

(2004) de Terry George

Selon Matthieu

(2001) de Xavier Beauvois

Séquences et conséquences

(2000) de David Mamet

La séparation

(1994) de Christian Vincent

Les complexés

(1965) de Dino Risi et Franco Rossi

Les maris, les femmes, les amants

(1989) de Pascal Thomas

Bread and Roses

(2000) de Ken Loach

Les voleurs

(1996) d’ André Téchiné

Avant qu’il ne soit trop tard

(2005) de Laurent Dussaux

Le deuxième souffle

(1966) de Jean-Pierre Melville

Cecil B. DeMented

(2000) de John Waters

L’enfer

(1994) de Claude Chabrol

Kingdom of Heaven

(2005) de Ridley Scott

Maria, pleine de grâce

(2004) de Joshua Marston

Les désastreuses aventures
des orphelins Baudelaire

(2003) de Brad Silberling

Le vieux qui lisait des romans d’amour

(2001) de Rolf de Heer

Babette s’en va-t-en guerre

(1959) de Christian-Jaque

Le testament du Dr Mabuse

(1933) de Fritz Lang

35 heures, c’est déjà trop

(1999) de Mike Judge

O’Gengis

(2005) d’ Alan Simon

Nombre de billets : 42

30 septembre 2006

« The Yards » (2000) de James Gray

The YardsElle :
Ce film mélodramatique de ce jeune auteur est novateur par sa forme. Esthétisme des cadrages et de la lumière très contrastée, atmosphère pesante et étouffante, rythme qui use les nerfs, bref un style très personnel. Toutefois, le sujet qui traite de la recherche de la rédemption d’un jeune délinquant qui évolue dans le milieu de la mafia me parait plus faible. Certes, le réalisateur cherche à montrer la corruption qui sévit parmi les politiciens et la police mais le rythme de l’histoire est trop lent et les effets de style un peu exagérés. De plus, je n’accroche pas beaucoup aux sujets qui traitent de la mafia car les scénarios sont un peu répétitifs.
Note : 3 étoiles

Lui :
Le problème essentiel de ce film est que l’on a un mal fou à s’intéresser à cette histoire de petite mafia new-yorkaise. Le film est pourtant très original, et même réussi, sur sa forme. S’écartant du schéma traditionnel du film de mafia, Gray filme cela d’une façon très intimiste : la majorité des dialogues sont chuchotés, les scènes sont sombres, les lieux sont petits, le déroulement est très (trop) lent.
Note : 2 étoiles

Acteurs: Mark Wahlberg, Joaquin Phoenix, Charlize Theron, James Caan, Ellen Burstyn, Faye Dunaway
Voir la fiche du film et la filmographie de James Gray sur le site imdb.com.

30 septembre 2006

« Les poupées russes » (2005) de Cédric Klapisch

Poupees russesElle :
Je ne suis toujours pas convaincue par ce deuxième volet de l’Auberge espagnole. Cette comédie très gentillette sur les déboires et questionnements de ce trentenaire n’apporte pas grand-chose et s’éternise sur plus de deux heures, ce qui finit par lasser.
Note : 2 étoiles

Lui :
Situé 5 ans après « L’auberge espagnole », ce film permet à Cédric Klapisch de rejouer la carte « jeune et cosmopolite ». Nous passons donc aux trentenaires qui se cherchent… Une fois encore, ses personnages manquent d’épaisseur : à part être totalement déboussolés, ils ne s’intéressent à rien et restent des grands adolescents. Le film est à leur image, un peu brouillon et déstructuré, sans but, avec trop de personnages et beaucoup de scènes et de paroles inutiles. Quelques images racoleuses ou effets techniques (souvent réussis ceci dit) viennent remplir un peu pour soutenir l’attention. C’est gentillet mais c’est beaucoup beaucoup trop long.
Note : 2 étoiles

Acteurs: Romain Duris, Kelly Reilly, Audrey Tautou, Cécile De France, Kevin Bishop
Voir la fiche du film et la filmographie de Cédric Klapisch sur le site imdb.com.

Voir les autres films de Cédric Klapisch chroniqués sur ce blog…

29 septembre 2006

« Le choix d’une vie » (1999) de Tony Goldwyn

Titre original : « A walk on the moon »

Le choix d’une vieElle :
C’est avec délectation que l’on se replonge dans l’atmosphère des années 70 avec le phénomène hippie, la musique rock et le festival de Woodstock, voyage sur la lune, tout cela sur fond de remise en cause du couple traditionnel avec mari et enfants. Diane Lane interprète cette jeune femme mariée trop jeune qui rêve de s’émanciper et de braver les interdiits avec un vendeur de chemises ambulant. Le réalisateur a choisi un genre de village vacances à l’américaine pour camper des personnages attachants et se moquer de la société de consommation. Bref, c’est un cocktail de drôlerie, d’émotions, de tendresse très revivifiant.
Note : 5 étoiles

Lui :
Cette histoire d’aventures extra-conjugales est loin d’être banale. D’une part parce que le scénario la place sur deux événements historiques, l’homme marchant sur la lune et Woodstock, d’autre part parce qu’elle est intelligemment filmée avec beaucoup de délicatesse et les acteurs sont remarquables. Au final, cette histoire est vraiment touchante, émouvante et assez forte.
Note : 5 étoiles

Acteurs: Diane Lane, Viggo Mortensen, Liev Schreiber, Anna Paquin
Voir la fiche du film et la filmographie de Tony Goldwyn sur le site imdb.com.

29 septembre 2006

« Les espions » (1928) de Fritz Lang

Titre original : « Spione »

Les espions Elle :
(pas vu)

Lui :
(Film muet) Tourné par Fritz Lang juste après MetropolisLes espions est souvent présenté comme le film qui a établit tous les codes du film d’espionnage. Globalement le fond du scénario, entièrement écrit par Thea von Harbou, sa femme, n’est pas sans rappeler Mabuse et cette sensation est accentuée Les espions par le fait que l’acteur incarnant le grand méchant est le même. Calculateur et manipulateur, il est néanmoins plus charismatique. Fritz Lang fait intervenir de nombreux personnages et met plus que jamais en avant le rôle de la femme fatale, thème qui sera si souvent repris par la suite. Si le déroulement du scénario comporte quelques temps morts dans sa première moitié, le rythme du film s’accélère ensuite pour finir de façon assez haletante. Globalement, le budget de Les Espions fut moins important que celui des films précédents et cela peut expliquer cette mise en scène plus dépouillée mais qui n’en reste pas moins remarquable.
Note : 4 étoiles

Les espions

Acteurs: Rudolf Klein-Rogge, Gerda Maurus, Willy Fritsch
Voir la fiche du film et la filmographie de Fritz Lang sur le site imdb.com.
Le film était vu ici dans sa version allemande de 2h30. Il existe aussi une version américaine de 90 minutes.

Voir les autres films de Fritz Lang chroniqués sur ce blog…

Homonyme :
Les espions d’Henri-Georges Clouzot (1957)

28 septembre 2006

« Capitaines d’Avril » (2000) de Maria de Medeiros

Titre original : « Capitães de Abril »

Capitaines d'AvrilElle :
Ce film, bien que confus parfois, m’a particulièrement intéressée. Maria de Meideros donne une vision assez idéaliste et émouvante de cette prise du pouvoir par l’armée et le peuple sans effusion de sang. Toutefois, le doublage français des acteurs portugais est assez désagréable.
Note : 4 étoiles

Lui :
Le film est assez maladroit, confus et offre une vision qui semble naïve, presqu’enfantine, de la révolution des oeillets au Portugal. De plus, les 2/3 des acteurs sont doublés (production multi-nationale oblige). Ces défauts limitent la portée du film, c’est dommage.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Stefano Accorsi, Maria de Medeiros, Joaquim de Almeida
Voir la fiche du film et la filmographie de Maria de Medeiros sur le site imdb.com.

27 septembre 2006

« Romuald et Juliette » (1989) de Coline Serreau

Romuald_julietteElle :
Une bonne comédie française pleine de charme et d’humour. A partir d’une histoire peu plausible puisqu’il s’agit de Daniel Auteuil en PDG qui se fait escroquer par ses employés et d’une femme de ménage noire avec cinq enfants dont il tombe amoureux et qui lui règle ses problèmes professionnels, Coline Serreau parvient à créer des personnages attachants et un scénario bien rythmé et généreux. C’est si rare les bonnes comédies françaises…
Note : 5 étoiles

Lui :
Coline Serreau réussit parfaitement à faire passer cette histoire abracadabrante d’un PDG, victime de manoeuvres et de tromperies, qui s’éprend d’une femme de ménage (noire). Bien sûr, il y a beaucoup de situations caricaturales mais l’ensemble est très bon enfant et très amusant. Excellente mise en scène, vivante et riche, et excellente interprétation.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Daniel Auteuil, Firmine Richard
Voir la fiche du film et la filmographie de Coline Serreau sur le site imdb.com.

26 septembre 2006

Capitaine Sky et le monde de demain (2004) de Kerry Conran

Titre original : « Sky Captain and the World of Tomorrow »

Capitaine Sky et le monde de demain Elle :
(pas vu)

Lui :
Ce film est certes assez étonnant dans sa forme : il s’agit d’une tentative de recréer l’univers de l’anticipation des années 30, celui de H.G. Wells ou celui de bandes dessinées comme Flash Gordon. Pour cela, les acteurs ont joué en grande partie sur fond bleu pour être ensuite incrusté dans un décor un petit peu stylisé genre BD. Le résultat est moyennement heureux sur le plan photographique ; de plus, les images sont souvent très sombres et l’animation parfois saccadée. Le scénario est de la famille « un savant fou veut détruire le monde » avec robots et autres machines infernales. Le film de Kerry Conran est littéralement bourré de références et les emprunts sont nombreux. De « La guerre des mondes » à « Star wars » en passant par « Indiana Jones », tout y passe, c’est un véritable catalogue, et on en vient à se demander ce que le film apporte vraiment de lui-même. La bande sonore est souvent littéralement insupportable avec une musique grandiloquente et tonitruante qui semble ne jamais devoir s’arrêter. Malgré sa forme très originale, le film manque franchement de personnalité.
Note : 2 étoiles

Acteurs: Jude Law, Gwyneth Paltrow, Angelina Jolie, Giovanni Ribisi
Voir la fiche du film et la filmographie de Kerry Conran sur le site imdb.com.

26 septembre 2006

« Liberté-Oléron » (2000) de Bruno Podalydès

Liberté-OléronElle :
Cette comédie joyeuse qui nage dans le bonheur béat des français moyens en vacances vire au cauchemar en transformant son héros, un père de famille bonnasse, en despote brutal vis-à-vis des membres de sa famille. Les rituelles vacances à Oléron lui donnent l’occasion d’acheter un voilier qu’il ne sait absolument pas manoeuvrer et l’obligent à donner de la voix, à utiliser un vocabulaire abscons qu’il ne maîtrise pas, à se transformer en beauf. Cette caricature qui force bien évidemment le trait sur le comportement du père ne se cantonne pas dans l’humour facile mais prend toute sa force quand tout ce petit monde apparemment équilibré éclate dans toute son horreur.
Note : 5 étoiles

Lui :
Denis Podalydès donne ici dans la satire sociale, d’une famille moyenne, mais force trop le trait à mes yeux : son personnage apparaît ainsi trop "beauf" et bête (voire dangereux…) pour que l’on s’attendrisse devant ses péripéties. La mise en scène semble un peu imprécise et les textes sont difficiles à comprendre. Néanmoins, il y a de bonnes scènes, notamment celles avec le "réparateur" de bateau, scènes qui sont des clins d’oeil à Tati.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Denis Podalydès, Guilaine Londez, Patrick Pineau
Voir la fiche du film et la filmographie de Bruno Podalydès sur le site imdb.com.

25 septembre 2006

« Volavérunt » (1999) de J.J. Bigas Luna

VolaveruntElle :
Reconstitution historique espagnole à l’époque de Goya et de la cour d’Espagne. Ce qui aurait pu être une intéressante fresque n’est qu’un récit ennuyeux sur la mort inexpliquée de la duchesse d’Alba qui fut la maîtresse de Goya et du premier ministre Godoy, lui-même amant de la Reine et de bien d’autres femmes. Scénario et mise en place des personnages sont confus. Ni les décors somptueux, ni les beaux paysages panoramiques ne suffisent à rompre la lassitude qui s’installe.
Note : 2 étoiles

Lui :
On a beaucoup de mal à s’intéresser à ces intrigues amoureuses. Le film est assez lourd et plutôt confus. Le seul mérite de ce film est de nous éclairer un peu sur une (petite) scène de la vie de Goya.
Note : 2 étoiles

Acteurs: Aitana Sánchez-Gijón, Penélope Cruz, Jordi Mollà
Voir la fiche du film et la filmographie de José Juan Bigas Luna sur le site imdb.com.