Titre original : « Lemony Snicket’s A series of unfortunate events »
Lui :
Cette adaptation des 3 premiers opus de la série de livres pour enfants (écrits sous le pseudonyme Daniel Handler) est surtout remarquable par la richesse et l’inventivité de ses décors et le travail sur les personnages. Le scénario à la base est assez simple, trois orphelins en prise avec un oncle machiavélique qui veut les tuer pour s’approprier leur héritage, mais nous évoluons dans un univers franchement fantastique qui fait penser à Poe, Dickens ou encore aux films de Tim Burton. Les lieux sont assez stupéfiants par l’imaginaire qu’ils développent, très enfantins dans leur vision du monde, allant de pièces riches en inventions évoquant un Jules Verne aux rivages dépouillés d’une mer lugubre et sombre. Côté personnages, Jim Carrey s’en donne à cœur joie pour interpréter son ou plutôt ses personnages avec un maquillage assez colossal. Si le film manque un peu d’âme, évoquant un peu trop une superproduction, il se regarde avec grand plaisir et un émerveillement certain.
Note : ![]()
Acteurs: Jim Carrey, Liam Aiken, Emily Browning, Meryl Streep
Voir la fiche du film et la filmographie de Brad Silberling sur le site imdb.com.
Ce film est plaisant et ravira petits et grands. Il est cependant triste et comique.
oui ses cools mais il ya mieux
Les décors sont en effet remarquables, et Jim Carey a dû bien s’amuser.
Au-delà, ce film manque cruellement d’âme et d’épaisseur. Que l’histoire soit incohérente, que le « mystère » promis au début se révèle minable (franchement, tout ça pour ça ? tout un groupe qui enquête, se cache, dont les membres survivants refusent de dire aux enfants de quoi il est question… alors que leur « enquête » et leur « mystère » à « ne surtout révéler à personne même pas aux enfants survivants de deux des membres » est simplement qu’un sale type déclenche des incendies criminels), toutes ces faiblesses pourraient être sans importance si le récit était tendu, si les personnages avaient un peu d’épaisseur. Au diable la légereté voire l’incohérence profonde d’un scénario, du moment que la magie est là, que le récit est prenant, que les personnages sont attachants. Hélas, je n’ai pas réussi à me rattraper à l’un de ces trois éléments. En ce qui me concerne, « l’émerveillement » m’a raté (je le regrette car je peux comprendre que ce film puisse faire passer un bon moment à celleux qui ont accroché).
Par exemple, le choix d’interprétations sobres et désincarnées de la part des enfants est intéressant pour jouer l’effet de décalage (dans la même dynamique que le récitatif cynique), il aurait pu être brillant, mais il ne marche pas vraiment sans un vrai dispositif solide derrière. Intéressant, parfois amusant, mais rien d’enthousiasmant.
Restent de très belles images sépia, notamment de beaux archétypes de vieilles demeures de bourgeois érudits, quelques excellentes idées (le bébé avec son langage propre et ses dents redoutables), quelques moments réjouissants d’humour noir décalé… et un superbe générique de fin.
J’insiste sur le générique de fin, vraiment magnifique. Cela vaut la peine d’arriver jusque-là.