25 octobre 2021

BlacKkKlansman – J’ai infiltré le Ku Klux Klan (2018) de Spike Lee

Titre original : « BlacKkKlansman »

BlacKkKlansman1978. Dans la ville de Colorado Springs, le jeune Ron Stallworth, premier policier afro-américain de la police locale, répond à une annonce de recrutement pour le Ku Klux Klan. Il va réussir a être intégré, conversant beaucoup par téléphone, un autre policier blanc prenant sa place lorsqu’une présence physique est nécessaire…
Aussi incroyable qu’elle puisse paraître, l’histoire de BlacKkKlansman est inspirée d’une histoire vraie. Spike Lee l’a pimentée quelque peu en ajoutant une partie romance (le personnage de la jeune étudiante noire est fictif). Son film est intelligemment équilibré, même s’il semble appuyer un peu trop fort parfois et paraît alors un peu maladroit. Ses suprématistes blancs sont très typés, leur stupidité fait souvent sourire nous faisant osciller entre rire et consternation. Le rire n’est toutefois plus là en fin de film, lorsque le réalisateur relie son récit à l’actualité récente.
Elle: 4 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: John David Washington, Adam Driver, Laura Harrier, Alec Baldwin
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Remarques :
* Dans la réalité, l’opération a duré neuf mois. Elle est ensuite restée secrète. Ron Stallworth ne l’a dévoilée qu’après avoir pris sa retraite en 2005. Il a révélé que l’enquête avait démontré que plusieurs membres du Klan étaient des membres des forces armées américaines en activité, y compris deux membres du NORAD, organisation qui contrôlait le déclenchement des armes nucléaires.
* Dans la réalité, le policier blanc n’a pas eu besoin d’apprendre à calquer sa voix sur celle de Ron Stallworth. Celui-ci raconte en effet que les membres du Klan n’ont jamais remarqué la différence de timbre entre la voix au téléphone et la voix entendue lors des présences physiques de l’alter ego.
* Le film commence par un extrait de Autant en emporte le vent, montrant les ravages de la guerre de Sécession durant le siège d’Atlanta. L’exposé des théories racistes qui suit est sur un fond d’images de Naissance d’une Nation de D.W. Griffith (1915), le même film que regardent plus tard les membres du KKK lors de leur réunion.

BlacKkKlansmanAdam Driver et John David Washington dans BlacKkKlansman de Spike Lee.

29 septembre 2021

La Daronne (2020) de Jean-Paul Salomé

La DaronneCinquantenaire, Patience Portefeux travaille comme traductrice arabe-français indépendante, spécialisée dans la transcription d’écoutes pour la Brigade des Stups à Paris. Elle entretient également une relation amoureuse avec Philippe, le commandant du service pour lequel elle travaille. Un jour, elle découvre que l’aide-soignante qui s’occupe avec dévouement de sa mère en EHPAD est la mère d’un trafiquant dont elle traduit régulièrement les propos pour la police…
La Daronne est une comédie dramatique policière française réalisée par Jean-Paul Salomé. Le scénario du film est inspiré du roman homonyme de la romancière française Hannelore Cayre, un roman récompensé en 2017 par le prix du polar européen et le grand prix de littérature policière. L’histoire est assez surprenante, certainement fantaisiste mais assurément inattendue. Elle est l’occasion pour Isabelle Huppert de nous gratifier d’un beau numéro, se déguisant et parlant arabe avec fluidité. L’actrice est le pivot du film. Le récit s’amuse avec les stéréotypes. En filigrane, c’est aussi le portrait d’une femme qui accomplit une mue intérieure. C’est un film plaisant qui a le mérite de l’originalité.
Elle: 3 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Isabelle Huppert, Hippolyte Girardot, Farida Ouchani, Liliane Rovère, Iris Bry
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La DaronneIsabelle Huppert dans La Daronne de Jean-Paul Salomé.

5 août 2021

Au pays de la peur (1952) de Andrew Marton

Titre original : « The Wild North »

Au pays de la peur (The Wild North)Dans les montagnes enneigées du nord-ouest du Canada, Jules Vincent est un solide trappeur qui sait affronter seul les dangers du Grand-Nord et qui tient à sa liberté. Après avoir malencontreusement tué un homme, il est traqué par le constable Pedley qui le retrouve mais le plus dur est de la ramener à la ville car l’hiver est là…
The Wild North (on peut oublier le titre français un peu idiot qui induit le spectateur en erreur…) est réalisé par Andrew Marton, réalisateur qui s’est souvent fait remarquer comme réalisateur de seconde équipe (second unit director) pour les scènes d’action. Le scénario est signé par un certain Frank Fenton. L’histoire s’inspire d’un périple effectué par l’officier Albert Pedley de la Canadian North West Mounted Police en 1904. Malgré une certaine lourdeur, le récit parvient à être assez prenant. Les scènes de neige sont plutôt convaincantes même si certaines respirent le studio. Stewart Granger a adopté un épouvantable accent français. Son jeu, bien trop appuyé, contribue à rendre son personnage antipathique ; il est en effet assez cruel. Cyd Charisse, en amérindienne, n’a qu’un petit rôle mais il est plutôt étonnant. Le film utilise un nouveau procédé de couleurs : l’Anscocolor, mis au point par la société Ansco, filiale d’Agfa avant la guerre. Son principal avantage était de pouvoir être utilisé dans les caméras noir et blanc classiques. Le procédé sera utilisé pendant la décennie des années cinquante, principalement par la MGM.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Stewart Granger, Wendell Corey, Cyd Charisse
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Au pays de la peur (The Wild North)Stewart Granger dans Au pays de la peur (The Wild North) de Andrew Marton.

Au pays de la peur (The Wild North)Wendell Corey et Cyd Charisse dans Au pays de la peur (The Wild North) de Andrew Marton.

30 juillet 2021

Roubaix, une lumière (2019) de Arnaud Desplechin

Roubaix, une lumièreLe commissariat central de Roubaix est dirigé par Daoud, homme au tempérament calme. D’origine nord-africaine, Daoud a grandi dans cette ville qu’il connaît parfaitement mais il a perdu tout contact avec ses proches. Les affaires courantes se succèdent jusqu’à un incendie volontaire qui va révéler plus important que prévu…
Roubaix, une lumière est un film très atypique dans la filmographie d’Arnaud Desplechin. Oubliant pour une fois les intellectuels en crise, il s’inspire ici d’un fait divers survenu à Roubaix en mai 2002 : l’assassinat d’une dame âgée dans une courée. Ce fait divers avait été l’objet d’un documentaire de Mosco Boucault en 2008, Roubaix, commissariat central, affaires courantes. C’est ce documentaire qui avait impressionné durablement Arnaud Desplechin, lui-même originaire de Roubaix. En s’en inspirant, le cinéaste parvient à dresser un très beau quadruple portrait avec une histoire puissante, fortement ancrée dans la réalité mais sans aucun misérabilisme. Roschdy Zem fait une superbe prestation, donnant une force et une profondeur peu communes à son personnage de commissaire. Il faut aussi saluer les interprétations de Léa Seydoux et de Sara Forestier, très justes. Roubaix, une lumière est un film doté d’une belle personnalité.
Elle: 5 étoiles
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Roschdy Zem, Léa Seydoux, Sara Forestier, Antoine Reinartz
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Roubaix, une lumièreLéa Seydoux et Roschdy Zem dans Roubaix, une lumière de Arnaud Desplechin.

8 juillet 2021

Hana-bi – feux d’artifice (1997) de Takeshi Kitano

Titre original : « Hana-bi »

Hana-bi - feux d'artifice (Hana-bi)À la suite d’une fusillade qui a rendu paraplégique son partenaire et la mort d’un jeune policier tué lors d’une arrestation sanglante, Yoshitaka Nishi, un inspecteur de police taciturne parfois violent, quitte la police pour se consacrer à son épouse, Miyuki, atteinte d’une leucémie incurable…
Plus encore que Sonatine (1993), Hana-bi (littéralement « la Fleur de feu ») est le film qui nous a vraiment fait découvrir Takeshi Kitano, en occident mais aussi au Japon où, selon ses propres dires, il n’était pas encore reconnu comme un réalisateur sérieux. C’est un film étonnant, original et d’une indéniable beauté formelle. Le réalisateur tient le rôle principal et son personnage presque muet, sujet à de brèves explosions de violence, donne au film son étrange singularité. Il est impénétrable et l’on peut lui attribuer de nombreux sentiments, parfois contradictoires. Les thèmes évoqués par le récit sont variés et ambitieux : l’emprise de la mort, l’amour, la violence, la vengeance, … mais surtout la vie, comment surmonter l’adversité. L’ensemble est empreint d’une grande mélancolie.  La forme est tout aussi singulière, de par sa structure qui introduit progressivement les éléments-clés du récit, et par sa photographie avec de nombreux plans fixes. Hana-bi fait partie de ces films profondément marqués par leur auteur.
Elle: 3 étoiles
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Takeshi Kitano, Kayoko Kishimoto, Ren Ôsugi, Susumu Terajima, Tetsu Watanabe
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Remarques :
* Les différentes peintures que l’on peut voir à plusieurs reprises tout au long du film, sont l’œuvre de Kitano, peu après l’accident de moto qui a failli lui coûter la vie en août 1994.
* La fillette de l’épilogue sur la plage est jouée par la propre fille de Kitano.

 Hana-bi - feux d'artifice (Hana-bi)Takeshi Kitano dans Hana-bi – feux d’artifice (Hana-bi) de Takeshi Kitano.

 Hana-bi - feux d'artifice (Hana-bi)Kayoko Kishimoto dans Hana-bi – feux d’artifice (Hana-bi) de Takeshi Kitano.

 Hana-bi - feux d'artifice (Hana-bi)Takeshi Kitano dans Hana-bi – feux d’artifice (Hana-bi) de Takeshi Kitano.

23 mai 2021

Gas-oil (1955) de Gilles Grangier

Gas-oilAlors qu’il fait nuit noire et qu’il pleut à verse, le camion de Jean Chappe roule sur un corps étendu sur la chaussée, à côté de sa voiture. Cet homme avait participé quelques heures auparavant à un braquage sanglant. Ses complices retrouvent Jean et tentent de l’intimider, pensant qu’il a récupéré le butin du braquage lors de l’accident…
Réalisé par Gilles Grangier, Gas-oil est un film basé sur un roman de George Bayle paru dans la Série noire, Du raisin dans le gaz-oil. L’adaptation est signée par Michel Audiard et Jacques Marcerou. Précisons tout de suite que l’on ne retrouve pas ici la verve qui sera plus tard la marque de fabrique d’Audiard. Le scénario ne brille pas par son originalité sur le plan de l’intrigue policière, en outre assez simplette et presque caricaturale dans les personnages des gangsters. En fait, l’histoire semble surtout être un prétexte pour nous faire pénétrer le monde des camionneurs dont nous entrevoyons le quotidien et le fonctionnement de leurs « courses ». Le film a été patronné par une organisation professionnelle de routiers. Donc les routiers sont sympas ! La grande partie du récit se déroule en zone rurale, dans le Puy-de-Dôme. Jean Gabin a un jeu sobre et retenu. Face à lui, on retrouve Jeanne Moreau, dont la carrière débutait alors brillamment, et Ginette Leclerc, actrice sous-estimée qui fut hélas toujours cantonnée dans les rôles de garce (et c’est encore le cas ici).
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Jean Gabin, Jeanne Moreau, Ginette Leclerc, Marcel Bozzuffi, Roger Hanin
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Gas-oilJean Gabin dans Gas-oil de Gilles Grangier.

8 mai 2021

Mad Dog and Glory (1993) de John McNaughton

Mad Dog and GloryWayne Dobie, surnommé par dérision Mad Dog (« flingueur ») alors qu’il n’a jamais tiré avec son arme, est un photographe de la police de Chicago. Présent lors d’un hold-up, il sauve la vie d’un parrain du crime, Frank Milo. En signe de gratitude, celui-ci veut montrer son amitié à Wayne en lui offrant Glory, l’une de ses « employées », avec pour mission de ne pas revenir trop vite ce qui serait signe d’échec de cette offre…
Produit par Martin Scorsese, Mad Dog and Glory est un film américain écrit par Richard Price et réalisé par John McNaughton. Il est plutôt à classer parmi les comédies sans toutefois que le ton général soit particulièrement léger. L’histoire n’est pas bien passionnante et les touches de dérision semées ici et là ne sauvent pas la mise. Avec un peu de bonne volonté, on peut y voir un polar humaniste abordant la notion de bonheur forcé et de la confiance. Mais le plus notable est probablement de voir Robert De Niro et Bill Murray utilisés à contre-emploi, leurs personnages étant à l’exact opposé de leurs rôles habituels. Cela a le mérite de prendre le spectateur à contre-pied mais aurait demandé une histoire un peu plus forte.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Robert De Niro, Uma Thurman, Bill Murray, David Caruso, Mike Starr
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 Mad Dog and GloryUma Thurman et Robert De Niro dans Mad Dog and Glory de John McNaughton.

17 mars 2021

Qui a tué Lady Winsley? (2019) de Hiner Saleem

Titre original : « Lady Winsley »

Qui a tué Lady Winsley? (Lady Winsley)Sur une petite île de Turquie, une romancière américaine est assassinée. L’inspecteur Fergan arrive d’Istanbul pour mener l’enquête…
Qui a tué Lady Winsley? est une comédie policière franco-belgo-turque réalisée par Hiner Saleem, réalisateur irakien d’origine kurde réfugié en France depuis quarante ans. Sous les couverts d’une enquête dans le style d’Agatha Christie, le film est surtout une peinture sociale de ce coin de Turquie, avec le poids des familles, la pesanteur de la respectabilité, le conservatisme et aussi la haine envers les Kurdes. L’art du cinéaste est de présenter tout cela avec humour, les habitants se donnent surtout des postures qui permettent de garder la face et la bêtise fait le reste. Il n’est pas certain que la réalité soit aussi accommodante toutefois. L’intrigue policière en elle-même est simple mais réserve quelques surprises. Un film intelligemment fait.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Mehmet Kurtulus, Ezgi Mola, Ergun Kuyucu
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Qui a tué Lady Winsley? (Lady Winsley)Senay Gürler et Mehmet Kurtulus dans Qui a tué Lady Winsley? (Lady Winsley) de Hiner Saleem.

11 mars 2021

Le Cas Richard Jewell (2019) de Clint Eastwood

Titre original : « Richard Jewell »

Le Cas Richard Jewell (Richard Jewell)En 1996, Richard Jewell fait partie de l’équipe chargée de la sécurité des Jeux d’Atlanta. Il est l’un des premiers à alerter de la présence d’une bombe, sauvant ainsi  de nombreuses vies. Son statut de héros ne dure cependant que trois jours car le FBI estime qu’il a le profil d’un poseur de bombe et l’information fuite dans les médias…
Le Cas Richard Jewell s’inspire de l’histoire de l’agent de sécurité Richard Jewell qui a réussi à limiter une attaque terroriste durant les Jeux olympiques d’été de 1996 avant d’en être suspecté. Le scénario a respecté scrupuleusement les faits sur certains points tout en brodant sur d’autres. Le FBI n’est guère montré à son avantage mais la charge la plus sévère est à l’encontre des médias, capables de détruire la vie de personnes. Comme souvent, Clint Eastwood ne donne pas dans la nuance, les gentils et les méchants sont faciles à identifier. Le film a suscité une petite polémique outre-Atlantique par la façon dont la journaliste Kathy Scruggs (aujourd’hui décédée) fait parler un agent du FBI en échange de rapports sexuels. L’ensemble est un peu trop long mais reste prenant grâce à l’interprétation très humaine de Paul Walter Hauser.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Paul Walter Hauser, Sam Rockwell, Olivia Wilde, Jon Hamm, Kathy Bates
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Le Cas Richard Jewell (Richard Jewell)Sam Rockwell, Kathy Bates et Paul Walter Hauser dans Le Cas Richard Jewell (Richard Jewell) de Clint Eastwood.

10 janvier 2021

Les Siffleurs (2019) de Corneliu Porumboiu

Titre original : « La Gomera »

Les siffleurs (La Gomera)Cristi, un inspecteur de police de Bucarest corrompu par des trafiquants de drogue, est soupçonné par ses supérieurs et mis sur écoute. Embarqué malgré lui par la sulfureuse Gilda sur l’île de La Gomera (Canaries), il doit apprendre vite le Silbo, une langue sifflée ancestrale. Grâce à ce langage secret, il pourra faire évader de prison en Roumanie un mafieux et récupérer les millions cachés…
Le film turc Sibel (2018) nous avait fait découvrir le langage sifflé. Ce film roumain, écrit et réalisé par Corneliu Porumboiu, l’utilise de façon bien différente. Les Siffleurs est en effet un polar qui offre une belle symbiose de plusieurs genres cinématographiques : film noir bien entendu avec l’inévitable femme fatale (prénommée Gilda!), mais aussi espionnage, policier et même western dans certaines scènes. Le cinéaste en reprend les codes de façon délicatement satirique avec un humour discret. Loin de tous clichés, les personnages sont plutôt atypiques. Le résultat est un ensemble assez moderne, intelligent et très plaisant. Seule la fin se révèle un peu faible.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Vlad Ivanov, Catrinel Marlon, Rodica Lazar, Agustí Villaronga, Sabin Tambrea
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Les siffleurs (La Gomera)Catrinel Marlon dans Les siffleurs (La Gomera) de Corneliu Porumboiu.

Les siffleurs (La Gomera)Rodica Lazar et Vlad Ivanov dans Les siffleurs (La Gomera) de Corneliu Porumboiu.