Titre original : « Tokkan kozô »
Autre titre français : « Le galopin »
(Muet, 14 minutes) Un kidnappeur attire un enfant en l’amusant avec des grimaces et en lui achetant des jouets. Il le ramène à son boss. L’enfant se révèle vite être intenable et joue des mauvais tours au chef des kidnappeurs qui décide de s’en débarrasser. Mais il n’est pas sûr que ce soit si facile que cela… Un garçon honnête est un film burlesque qui n’est visible aujourd’hui que dans une version incomplète mais qui forme toutefois un ensemble cohérent. Ozu montre ici une certaine influence du cinéma burlesque américain tout en y apportant une touche japonaise, notamment dans les postures et le jeu des acteurs. Ozu montre également ses talents à faire jouer les enfants, talents dont il fera preuve à nouveau dans plusieurs de ses films ultérieurs. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Titre français parfois utilisé : « Le petit frère »
(Film muet) Chez les Hickory, Harold est le petit dernier. Son père est le shérif du village, un force de la nature tout comme ses deux grands frères. Dans ce monde rural, le frêle Harold est bien peu considéré et on ne lui donne à faire que des tâches ménagères. L’arrivée d’un spectacle ambulant et de la belle Mary va peut-être changer les choses… The Kid Brother est un film bien peu connu aujourd’hui. Pourtant c’est très certainement le film le plus réussi d’Harold Lloyd. Bien plus que Safety Last! qui, avec sa scène de l’horloge, est son film le plus connu de nos jours, The Kid Brother est incontestablement au niveau des meilleurs Chaplin et Keaton. Les gags foisonnent, tous très bons, Harold Lloyd fait preuve ici d’une inventivité étonnante, une inventivité qui semble intarissable. Son personnage a d’incroyables ressources pour se sortir de toutes les situations (et de manière élégante) et à chaque fois qu’on le croit tiré d’affaire, tout s’écroule et il doit à nouveau redoubler d’ingéniosité. Il n’y a pas que les gags qui sont novateurs, certains plans sont inédits, telle cette ascension dans un arbre où il a fallu construire un ascenseur spécial pour placer la caméra. On remarquera aussi la belle utilisation des animaux, ceux de la ferme mais aussi d’un petit singe dans un gag admirable. Comme toujours, Harold Lloyd ne se ménage pas dans les scènes d’action, ni dans son combat avec le vilain de l’histoire, joué par Constantine Romanoff un ex-lutteur professionnel. The Kid Brothers connut un grand succès à l’époque mais c’est une grande injustice qu’il soit presque oublié aujourd’hui. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Remarque :
L’histoire est assez proche de celle de Tol’able David d’Henry King (1921) avec Richard Barthelmess, à ceci près que le traitement est bien entendu ici humoristique. Harold Lloyd aimait beaucoup ce beau film d’Henry King. Il a même été jusqu’à embaucher un acteur qui y avait joué : Ralph Yearsley.
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(muet, 20 minutes) La série des Hairbreadth Harry compte une douzaine de courts métrages comiques produits par les Weiss Brothers, entre 1926 et 1928. Danger Ahead est le deuxième d’entre eux. C’est une simple histoire de course poursuite (Hairbreadth Harry protège la jeune Belinda qui est poursuivie par le vilain Relentless Rudolph et sa bande) mais le résultat est beaucoup moins banal qu’on pourrait le croire. Les gags sont très inventifs (formidable effet où la bande *et* leur voiture se cachent derrière un simple poteau télégraphique), l’humour est particulièrement loufoque, le rythme est très enlevé, les cascades sont audacieuses, il y a beaucoup de jeux de mots dans les textes. Le vilain, interprété par Jack Cooper, est très réussi : rire sardonique, longues moustaches et une expression qui revient quand il rate son coup : « Curses! » (Malédiction!). Assez peu connu, Danger Ahead vaut la peine d’être découvert. Il déborde d’humour. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Remarque :
La série des Hairbreadth Harry est basée une bande dessinée (un comic strip paraissant dans un journal) de C.W. Kahles qui a débuté en 1906 et qui a continué jusqu’en 1939 (soit 8 ans après la mort de son créateur).
(Film muet) Une pension de famille héberge des artistes de show business et des acteurs qui ont bien du mal à trouver des contrats. L’un d’entre eux a une occasion de rêve : aller jouer Hamlet à Londres… Alors qu’il était considéré comme définitivement perdu, Upstream a été retrouvé en 2009 en Nouvelle Zélande et restauré. C’est en soi un petit évènement. Upstream est un film plutôt inhabituel pour John Ford. C’est une comédie qui fustige la vanité. John Ford décrit de près cette petite communauté disparate et haute en couleur, il nous immerge dans cette pension de famille où l’essentiel du film se déroule ; il montre une tendresse certaine pour ses personnages. Certes, Upstream n’est pas un film majeur de John Ford mais c’est une comédie plaisante avec une belle caractérisation des personnages. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Voir les autres films de John Ford chroniqués sur ce blog…
Remarque :
Le titre Upstream peut paraître étrange, même si Mandare dit à Brashingham : “Go upstream to your success!” avec le mot upstream mis en italique dans l’intertitre pour bien qu’on le remarque. L’expression est bien étrange… En réalité, la Fox avait prévu de sortir un film avec Dolores Del Rio appelé Upstream et avait déjà commencé à annoncer sa sortie aux distributeurs et au public. Or le projet fut abandonné. Quand le film de John Ford fut terminé, la Fox décida de changer son titre initialement prévu The Public Idol en Upstream et l’intertitre fut alors rajouté !
Titre allemand : « Cagliostro – Liebe und Leben eines großen Abenteurers »
(Film muet) L’aventurier italien Cagliostro s’introduit au sein de la noblesse française et même à la Cour du roi Louis XIV grâce à ses tours de magie. Disgracié, il met sur pied l’escroquerie du collier de la reine pour se venger… Cagliostro est un film perdu qui a été partiellement reconstitué récemment par la Cinémathèque Française. Des 2 heures initiales, il ne reste que 58 minutes reconstruites à partir d’une version Pathé Baby amputée pour projections familiales et de chutes (passages censurés pour leur nudité). Le film que nous pouvons voir est donc très déséquilibré, aucun personnage n’est correctement développé. Les scènes à la Cour de Versailles ont certes une belle ampleur mais l’ensemble apparaît plutôt mineur comparé aux autres films de son époque. Cagliostro est l’une des dernières productions Albatros. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Remarque :
Les jeunes Jean Dréville et Marcel Carné sont assistants.
>> Lire un compte-rendu intéressant écrit par Carné lui-même sur le site Marcel Carné… Le futur réalisateur mentionne trois scènes fortes à ses yeux : la Cour de Versailles, l’arrestation de Cagliostro (qui a effectivement un rythme très curieux mais dont le résultat n’est hélas guère convainquant) et enfin la fête au village (scène hélas perdue, le « clou » du film d’après lui).
(Film muet) A la veille de la Révolution russe de 1917, le jeune Grand Duc Eugene est envoyé par le tsar dans la campagne russe pour tenter de comprendre pourquoi la population écoute les agitateurs. Il y fait la rencontre d’une jeune femme, fille d’une institutrice assassinée par les Cosaques et dont le père est injustement emprisonné… The Red Dance est un film très rare de Raoul Walsh, c’est l’un de ses tout derniers films muets. Le scénario est plutôt faible, l’histoire est totalement improbable et s’inspire vraiment très librement de faits historiques (comme ce moine noir intriguant qui évoque Raspoutine). Toutefois, le propos politique est plutôt absent ce qui permet au moins d’éviter tout manichéisme, dans un sens ou dans l’autre. L’ensemble manque nettement de force. On appréciera toutefois quelques beaux plans de Dolores del Rio et un très beau second rôle d’Ivan Linow en géant rustre qui révèle une certaine humanité. On peine à discerner la patte de Raoul Walsh dans The Red Dance qui paraît tout de même assez commun. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Voir les autres films de Raoul Walsh chroniqués sur ce blog…
Remarques :
* The Red Dance a été diffusé à la télévision française au Cinéma De Minuit de Patrick Brion en juin 2012.
* Raoul Walsh réutilisera certains plans dans son film parlant Yellow Ticket de 1931.
(Film muet) Jeanne d’Arc face à ses juges, sa condamnation et sa mort sur le bûcher… La passion de Jeanne d’Arc de Carl Dreyer connait un très grand succès d’estime et on ne compte plus les fois où il a été placé dans la liste des « plus grands films de l’histoire du cinéma » ni les fois où il a été cité comme étant le « plus grand film muet ». Plus qu’un film muet, c’est plutôt un film sans paroles : Dreyer aurait voulu pouvoir enregistrer les dialogues mais n’a pu le faire car les studios français n’avait le matériel adéquat. Les intertitres, que Dreyer place souvent au milieu des phrases, cassent les plans, les meurtrissent, ils ne s’insèrent pas naturellement.
L’esthétisme des images est aussi très différent de beaucoup de films muets : l’image est très claire, avec peu d’ombres. Dreyer cherche à donner une dimension spirituelle à ses images (notamment dans les plans sur Jeanne) tout en gardant un haut niveau de réalisme (surtout dans les plans sur les juges). L’éclairage adopté par Dreyer s’inscrit dans cette double démarche (on peut voir très souvent, dans les pupilles de Jeanne, le reflet du grand et unique réflecteur utilisé).
Mais le plus spectaculaire est bien entendu la généralisation des plans rapprochés et ces gros plans où l’on voit tous les pores de la peau. Plus surprenante encore est la très large utilisation des contre-plongées. Pratiquement tous les plans des juges sont en contre-plongée ce qui leur donne un caractère de caméra subjective : nous sommes à la place de Jeanne. Vers la fin du film, on remarquera des plans audacieux, qui sont toutefois plus expérimentaux que vraiment signifiants.
Les acteurs surjouent et roulent des yeux ce qui, dans le cas des juges, pousse la caricature au-delà du raisonnable. Le film peut paraître assez long mais, dans le derniers tiers, Dreyer montre tout son talent et crée l’émotion avec intensité. La passion de Jeanne d’Arc est un film très austère. Ce n’est pas un film que je conseillerais à une personne que je cherche à convaincre de l’intérêt du cinéma muet ! Je ne suis d’ailleurs pas certain de le classer parmi les meilleurs films muets. C’est plutôt un film marquant et à nul autre pareil. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Autres films sur Jeanne d’Arc : Jeanne d’Arc de George Méliès (1900) La vie de Jeanne d’Arc d’Albert Capellani (1909) Jeanne d’Arc (Joan the woman) de Cecil B. DeMille (1916) avec Geraldine Farrar La merveilleuse vie de Jeanne d’Arc de Marco de Gastyne (1929) avec Simone Genevois Das Mädchen Johanna de Gustav Ucicky (1935) avec Angela Salloker Jeanne d’Arc (Joan of Arc) de Victor Fleming (1948) avec Ingrid Bergman Destinées de Jean Delannoy (1954, film à sketches) avec Michèle Morgan Jeanne au bûcher (Giovanna d’Arco al rogo) de Roberto Rossellini (1954) avec Ingrid Bergman The story of mankind de Irwin Allen (1957) avec Hedy Lamarr Sainte Jeanne (Saint Joan) de Otto Preminger (1957) avec Jean Seberg Le procès de Jeanne d’Arc de Robert Bresson (1962) avec Florence Delay Le début (Nachalo) de Gleb Panfilov (1970) avec Inna Churikova Jeanne la Pucelle de Jacques Rivette (1994) avec Sandrine Bonnaire Jeanne d’Arc de Luc Besson (1999) avec Milla Jovovich Jeanne captive de Philippe Ramos (2011) avec Clémence Poésy
+ de très nombreuses versions pour la télévision.
(Court métrage de 22 minutes) Charley n’est pas un homme à qui tout sourit : sa femme lui impose la présence de son frère qui a un poil dans la main et il ne peut partir en vacances comme le font ses voisins. A un concours de vente de stylos en porte à porte, il gagne une croisière pour toute la famille. La chance va-t-il enfin lui sourire? … Isn’t Life Terrible?(1) apparaît plutôt décousu, un assemblage hétéroclite de scènes. Les gags sont assez inégaux, parfois beaucoup trop longs comme celui du stylo éclabousseur. Chase et McCarey parviennent néanmoins à construire, à partir de peu de choses, une comédie jouant sur le nonsense. Le beau-frère paresseux est interprété par Babe Hardy, alias Oliver Hardy (le tandem Laurel et Hardy sera formé peu après, en 1926) qui ne fait pas grand-chose ici. On remarquera aussi la présence de Fay Wray en cliente potentielle des stylos. Isn’t Life Terrible? n’est certainement pas le premier film à regarder pour découvrir cet excellent comique du muet qu’est Charley Chase. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Voir les autres films de Leo McCarey chroniqués sur ce blog…
(1) Le titre est un clin d’œil au long métrage de D.W. Griffith sorti l’année précédente : Isn’t Life Wonderful (1925) avec Neil Hamilton. Les sujets n’ont toutefois rien en commun.
En 1905, dans la Russie tsariste, une mère qui vient de perdre son mari est emplie de crainte de voir son fils prendre une part active dans le soulèvement qui se prépare. Le fils est arrêté…
Tout comme Le Cuirassé Potemkine, La mère est une commande du gouvernement soviétique pour célébrer le vingtième anniversaire de la révolution avortée de 1905. Si l’on peut trouver une certaine similitude dans le déroulement global du récit (soulèvement qui se termine par une répression sanglante), le cinéma de Poudovkine est très différent de celui d’Eisenstein. Elève de Koulechov, Poudovkine accorde une grande importance au montage qu’il considère comme un langage à part entière. Par un découpage rigoureux, il obtient un montage très riche où les rythmes varient, souvent rapides, frénétiques parfois, et aboutit à un final lyrique. Poudovkine détermine la durée de chaque plan dès l’écriture du scénario, allant jusqu’à utiliser des formules mathématiques. Autre différence majeure avec Eisenstein, il bâtit son récit autour de quelques personnages principaux (le spectateur peut ainsi s’identifier à un personnage) et utilise des acteurs professionnels pour atteindre une plus grande intensité. Sur le plan de l’histoire en elle-même, on retrouve bien entendu le thème récurrent de la prise de conscience politique face à la sauvagerie et à l’injustice ; mais le récit est épuré, réduit à l’essentiel et cette simplicité, couplée à la force des images générée par le montage, a donné à son film toute sa puissance et son impact auprès du public. La mère fut un très grand succès populaire. Elle: – Lui :
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Remarques :
* Le scénario est librement adapté du roman de Maxime Gorki.
* « Alors qu’un film d’Eisenstein est un cri, les films de Poudovkine sont des chants modulés et prenants. » Cette citation célèbre de Léon Moussinac décrit parfaitement la différence entre les deux cinéastes. Léon Moussinac est un historien et critique du cinéma dont le premier livre sur le cinéma soviétique a paru en 1928.
Léon Moussinac a également écrit à propos de La mère :
« Les « types » de Poudovkine sont simples et complets parce qu’ils figurent non pas un « moment » de l’humanité mais la nature même de l’humanité, dans ce qu’elle a d’éternel et de fatal. Ces types sont aussi inoubliables parce qu’ils sont intimement et puissamment liés au thème général abordant les grands faits sociaux auxquels les hommes, avec ou contre leur gré, participent sans cesse. »
* La scène de la fonte des glaces sur le fleuve de La mère a été, sans aucun doute, inspirée de celle de Way down East de D.W. Griffith (1921). Poudovkine en fait une puissante métaphore du peuple en colère qui va se heurter aux troupes à cheval.
Autres adaptations du roman de Gorki : La Mère (Mat) du soviétique Mark Donskoy (1956), adaptation plus fidèle au roman. La Mère (Mat) du soviétique Gleb Panfilov (1993).
A la suite d’un accident, un jeune garçon est inutilement amputé des deux jambes à cause de la précipitation d’un docteur. Des années plus tard, nous le retrouvons à la tête de la pègre et bien décidé à se venger… The Penalty est le film qui a fait éclater au grand jour le talent de Lon Chaney (1). C’est l’un de ses plus grands rôles. Il joue ici avec ses deux jambes repliées, mollet contre cuisse. Il ne pouvait ainsi jouer que quelques minutes à la fois, avant que la douleur ne soit intolérable. Les muscles de ses jambes ne s’en remettront jamais tout à fait. Et pourtant, il semble se déplacer avec grande aisance. Mais Lon Chaney, ce n’est pas qu’une performance physique, c’est aussi un visage qu’il peut modeler de mille et une façons pour créer autant d’expressions. The Penalty est globalement assez terrifiant, avec un climat assez lourd qui nous met mal a l’aise mais le plus remarquable réside dans la palette de sentiments que nous inspire le personnage joué par Lon Chaney : tantôt il nous fait frémir, tantôt il nous fait pitié, tantôt on le comprend, tantôt on le hait. Il montre un subtil mélange de cruauté et d’humanité. Les seconds rôles sont très bien tenus. La fin gentillette est (hélas) en contraste total avec le reste du film. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Remarques :
* Un plan montrant Lon Chaney descendant un escalier sur ses deux jambes (entières) fut inséré à la fin du film pour prouver au public que l’acteur n’était pas lui-même amputé. Il fut enlevé lors d’une ressortie en 1926 et il est depuis perdu.
* On notera quelques touches assez ostensibles d’anticommunisme. Cela peut étonner pour 1920 mais il faut se rappeler que le Parti Communiste américain a été créé en 1919 et que ses premières années furent assez agitées.
* L’auteur du livre, Gouverneur Morris (1876-1953), est l’arrière petit fils de Gouverneur Morris (1752-1816), homme politique, père fondateur des Etats-Unis d’Amérique. Cet illustre aïeul avait d’ailleurs perdu une jambe à l’âge de 28 ans, dans un accident disait-on (en réalité, il semble qu’il ait sauté par une fenêtre pour échapper à un mari trompé). Serait-ce cette infirmité qui a inspiré l’arrière petit-fils pour son roman ?
(1) Bien que Lon Chaney ait tourné dans de très nombreux films à partir de 1913, il a été principalement remarqué dans un film de 1919, The Miracle Man, (film dont seules quelques minutes sont parvenues jusqu’à nous). The Penalty a ensuite vraiment démontré qu’il était un acteur totalement unique.
Homonyme (sans autre lien que le nom) : The Penalty de Harold S. Bucquet (1941) avec Lionel Barrymore