21 août 2026

A Star is Born (2018) de Bradley Cooper

A Star is BornA court d’alcool, le chanteur célèbre Jackson Maine s’arrête dans un bar après un concert. Il est impressionné par le talent d’une chanteuse, Ally Campana, et lui propose d’écrire des chansons avec lui…
A Star is Born est un film américain coécrit, coproduit, joué et réalisé par Bradley Cooper. Il s’agit du quatrième remake du film Une étoile est née de William A. Wellman, sorti en 1937. L’histoire est transposée dans le milieu de la musique. C’est la première réalisation de l’acteur Bradley Cooper. S’il parvient bien à mettre en place l’histoire, et à créer l’émotion dans la scène du premier concert d’Ally (mais on pourra rétorquer que c’est une scène facile), il a plus de mal avec la suite qui s’étire dans des scènes anodines et assez fades. Outre ses talents de chanteuse, Lady Gaga fait une prestation plutôt convaincante en tant qu’actrice. Très gros succès en salles.
Elle: –
Lui : 2 étoiles

Lecteurs : (5 note(s), moyenne : 3,20 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Lady Gaga, Bradley Cooper, Sam Elliott, Rafi Gavron, Anthony Ramos
Voir la fiche du film et la filmographie de Bradley Cooper sur le site IMDB.
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Bradley Cooper et Lady Gaga dans A Star is Born de Bradley Cooper.

Les versions :
1. Une étoile est née (A Star is Born) de William A. Wellman (1937) avec Janet Gaynor et Fredric March. Le scénario était basé sur une histoire de Wellman, elle-même basée sur le film What price Hollywood (1932) de George Cukor !
2. Une étoile est née (A Star is Born) de George Cukor (1954) avec Judy Garland et James Mason
3. Une étoile est née (A Star is Born) de Frank Pierson (1976) avec Barbra Streisand et Kris Kristofferson.
4. Aashiqui 2, film indien de Mohit Suri (2013)
5. A Star is Born de Bradley Cooper (2018) avec Lady Gaga et Bradley Cooper.

19 mars 2025

CODA (2021) de Sian Heder

CODADans une ville de pêcheurs du Massachusetts. Ruby, dix-sept ans, est l’unique membre de sa famille à ne pas être atteint de surdité. Sa vie se résume à servir d’interprète pour ses parents et, chaque jour, à aider son père et son frère sur le bateau de pêche familial avant de se rendre à l’école. Mais Ruby a une passion, le chant. Elle s’inscrit par un cours de chant de son lycée…
CODA (qui, outre être un terme de musique, est aussi l’acronyme de « Child Of Deaf Adults », enfant de parents sourds) est un film franco-américain écrit et réalisé par l’américaine Sian Heder. Il s’agit du remake du film franco-belge La Famille Bélier d’Éric Lartigau (2014) qui a connu un beau succès en France (mais je n’ai pas vu). Contrairement à son modèle, le film est interprété par des acteurs sourds et la langue visuo-gestuelle qu’ils utilisent avec grande vivacité est bien la langue des signes américaine. Ce fut un choix audacieux, mais au final payant car ces trois acteurs apportent une forte authenticité et sont l’un des attraits du film. Tout l’humour vient de ces trois personnages. Malgré les conventions, l’histoire est originale et la famille est vraiment attachante. Les acteurs font une très belle prestation et la jeune Emilia Jones (18 ans) chante réellement. Il est rare de voir des remakes américains si bien faits. Le film a remporté de nombreux prix, notamment aux Oscars et à Sundance. (Streaming uniquement, pas de sortie en salles).
Elle: –
Lui : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Emilia Jones, Marlee Matlin, Troy Kotsur, Daniel Durant, Eugenio Derbez, Ferdia Walsh-Peelo
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Emilia Jones dans CODA de Sian Heder.
Daniel Durant, Marlee Matlin et Troy Kotsur (tous trois, acteurs sourds) dans CODA de Sian Heder.

17 novembre 2024

New York Melody (2013) de John Carney

Titre original : « Begin Again »

New York Melody (Begin Again)A New York, un producteur au chômage et porté sur la boisson prend sous son aile une jeune chanteuse anglaise, abandonnée par son petit ami, future pop star…
New York Melody est une comédie américaine écrite et réalisée par l’irlandais John Carney. L’histoire se déroule dans le milieu de la musique. John Carney a été lui-même musicien avant d’être cinéaste ; il a écrit la plupart des chansons du film. Il s’agit d’une gentille histoire, agréablement positive, plaisante bien que très formatée et prévisible. Keira Knightley montre d’étonnantes qualités de chanteuse et Adam Levine (qui joue l’ex-petit ami), chanteur du groupe Maroon 5 dans la vraie vie, montre d’étonnantes qualités d’acteur. Mark Ruffalo, quant à lui, fait une excellente prestation. La musique est plutôt bonne. Tout cela est bien sympathique.
Elle: –
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Keira Knightley, Mark Ruffalo, Hailee Steinfeld, Yasiin Bey, Adam Levine
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Voir les autres films de John Carney chroniqués sur ce blog…

Mark Ruffalo et Keira Knightley dans New York Melody (Begin Again) de John Carney.

5 mars 2023

Arrêt d’autobus (1956) de Joshua Logan

Titre original : « Bus Stop »

Arrêt d'autobus (Bus Stop)Un jeune cow-boy du Montana, sans expérience de la vie autre que les vaches et les chevaux, se rend à Phoenix (Arizona) pour participer à un rodéo. Il y rencontre une chanteuse de cabaret et décide qu’elle sera sa femme…
Bus Stop (le sens étant ici « auberge routière » plutôt que « arrêt d’autobus ») est un film américain réalisé par Joshua Logan d’après la pièce People in the Wind de William Inge adaptée par George Axelrod. Le film montre un bel équilibre entre comédie (par le personnage de l’exubérant cow-boy) et la tragédie (par le personnage très fragile de la chanteuse). Joshua Logan est un grand adepte de la Méthode (qu’il est allé étudier à Moscou vers 1930 auprès de Constantin Stanislavski, son créateur) ce qui s’adapte bien au jeu de Marilyn Monroe dont le sentiment d’insécurité face à une caméra est ici très perceptible : il vient enrichir son personnage. Tout à l’opposé, le jeu de Don Murray peut sembler excessif mais équilibre joliment l’ensemble. L’histoire est simple (celui qui voulait dompter sera finalement dompté) mais montre une certaine force.
Elle: –
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Marilyn Monroe, Don Murray, Arthur O’Connell, Betty Field, Hope Lange
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Remarque :
• Il semble que ce soit Marilyn Monroe qui ait opté pour un maquillage qui rend son visage très blanc, afin d’exprimer que son personnage vivait surtout la nuit. Il est vraiment très blanc…

Arrêt d'autobus (Bus Stop)Marilyn Monroe et Don Murray dans Arrêt d’autobus (Bus Stop) de Joshua Logan.

15 janvier 2022

Diva (1981) de Jean-Jacques Beineix

DivaJules, un jeune postier, est fasciné par Cynthia Hawkins, une célèbre Diva qui n’a jamais consenti à faire enregistrer sa voix. Lors d’un concert parisien au théâtre des Bouffes-du-Nord, Jules enregistre clandestinement son récital, discrètement observé par deux Taïwanais. Sans le savoir, Jules entre également en possession d’un autre enregistrement le lendemain, la confession d’une prostituée menacée de mort qui a déposé une cassette dans la sacoche de son vélomoteur…
Diva est un film français coécrit et réalisé par Jean-Jacques Beineix, son premier long métrage. Il s’agit d’une histoire policière qui prend des allures très esthétisées. Les décors intérieurs sont originaux, ses personnages vivent dans d’immenses lofts pratiquement vides ou au contraire encore emplis de matériels désaffectés (1). Les couleurs sont vives et la décoration s’inspire du pop art. Les plans sont travaillés aussi par le cadrage et d’amples mouvements de camera. Tout est là pour séduire l’œil et aussi les oreilles puisque le rôle de la diva est tenu par Wilhelmenia Fernandez, chanteuse lyrique américaine. Le film est séduisant mais pas racoleur. L’intrigue est un peu secondaire mais, là aussi, certains personnages ont beaucoup de style, tel ce truand taciturne composé par Dominique Pinon ou encore le couple esthète formé par Richard Bohringer et Thuy An Luu. A l’époque de sa sortie, la critique s’est déchaînée contre le film qui fustigeait ce « cinéma du look » (2). Ce n’est qu’après son succès aux Etats-Unis et ses Césars l’année suivante que les entrées exploseront. Rétrospectivement, on considère que Diva est le premier film de ce courant cinématographique français parfois appelé « cinéma du look » dont Beineix, Carax et Besson seront les premiers représentants.
Elle: –
Lui : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Frédéric Andréi, Richard Bohringer, Thuy An Luu, Wilhelmenia Fernandez, Jacques Fabbri, Gérard Darmon, Dominique Pinon
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Voir les livres sur Jean-Jacques Beineix…

Remarques :
* Le morceau d’opéra est Ebben? Ne andrò lontana, l’un des principaux arias de l’opéra La Wally créé en 1892 par le compositeur italien Alfredo Catalani. Il est chanté par Wilhelmenia Fernandez.
* Le phare est le phare de Gatteville, en haut de la péninsule du Cotentin.

(1) Précisons qu’en 1981, les lofts ne faisaient pas encore fureur en France. En revanche, l’engouement pour les lofts existait aux Etats-Unis depuis les années 1970.
(2) Beaucoup de critiques voyaient là un certain dévoiement du cinéma. Le célèbre critique Serge Daney s’insurgeait contre « une esthétique publicitaire ».

 DivaThuy An Luu et Richard Bohringer dans Diva de Jean-Jacques Beineix.

11 décembre 2019

Cold War (2018) de Pawel Pawlikowski

Titre original : « Zimna wojna »

Cold War (Zimna wojna)Dans les années 50, Wiktor, pianiste, parcourt la campagne polonaise à la recherche de voix et de chansons authentiques pour former un groupe folklorique. Il tombe amoureux de Zula, jeune femme au caractère affirmé et ils jurent de ne plus se quitter…
Cinq ans après le remarqué Ida, Pawel Pawlikowski revient avec cette histoire très forte d’amour impossible, en partie inspirée de la relation chaotique de ses propres parents et de l’histoire du groupe folklorique polonais Mazowsze (Chœur Ballet et Orchestre National de chants et danses populaires de Pologne). Il mêle subtilement à son histoire des éléments qui évoquent l’omniprésence de la surveillance et la pesanteur du joug soviétique. Outre le récit qui s’étale sur une quinzaine d’années, le film séduit aussi par sa forme : la photographie en noir et blanc format 4:3 est très belle, avec des compositions vraiment remarquables et la musique très présente est superbe. Enorme succès en Pologne, le film a été très remarqué à l’international. Prix de la mise en scène à Cannes 2018.
Elle: 4 étoiles
Lui : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Joanna Kulig, Tomasz Kot, Borys Szyc, Agata Kulesza, Cédric Kahn, Jeanne Balibar
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Remarques :
* Lorsque Wiktor travaille sur la musique d’un film à Paris, le film montré est Les Vampires (I Vampiri, 1957) de Riccardo Freda avec Gian Maria Canale.
* Le titre original signifie bien « Guerre froide ». A noter que le film a été distribué dans toute l’Europe sous le titre en anglais.

Cold War (Zimna wojna)Joanna Kulig dans Cold War (Zimna wojna) de Pawel Pawlikowski.

Cold War (Zimna wojna)Tomasz Kot dans Cold War (Zimna wojna) de Pawel Pawlikowski.

3 mars 2019

Le Come back (2007) de Marc Lawrence

Titre original : « Music and Lyrics »

Le Come backUn ex-chanteur à succès a l’occasion de faire son retour lorsqu’une jeune star du moment lui demande de composer une chanson pour elle. Le seul problème est qu’il n’a composé depuis dix ans que les paroles n’ont jamais été son fort. Heureusement, il découvre que la jeune femme qui s’occupe de ses plantes a des talents cachés…
Ecrit et réalisé par le new-yorkais Marc Lawrence, Music and Lyrics est une gentille comédie sentimentale. Le scénario n’offre pas vraiment de surprises, ce n’est pas son intention, mais génère d’agréables moments et parvient même à créer l’émotion. Cela ne se passe pas sans passages à vide toutefois, on a parfois l’impression que l’ensemble a été quelque peu étiré. Hugh Grant est charmant avec son humour toujours très subtil, Drew Barrymore est charmante, personne n’est méchant. Bien entendu, il ne faut pas trop en attendre mais, dans son genre, c’est un film bien fait et divertissant. Gros succès.
Elle: 2 étoiles
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Hugh Grant, Drew Barrymore, Brad Garrett, Haley Bennett
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Remarques :
* C’est le groupe Wham! (le groupe de George Michael) qui a servi de modèle pour le groupe Pop! Le personnage de la chanteuse Cora est inspiré de Britney Spears.
* C’est Bob Fry (du groupe ABC) qui double Hugh Grant pour les chansons. En revanche, c’est réellement l’actrice Haley Bennett (Cora) qui chante.

Music and lyrics
Drew Barrymore et Hugh Grant dans Le Come back de Marc Lawrence.

18 juin 2017

Tutti dentro (1984) de Alberto Sordi

Tutti dentroLe juge Annibale Salvemini est entièrement dévoué à sa tâche de lutte contre la corruption. Promu à la suite du départ en retraite de son supérieur, il émet rapidement une centaine de mandats d’arrêts et se concentre sur une affaire de détournement de pots de vin qui met en cause un de ses anciens amis… Acteur bien connu des meilleures comédies italiennes, Alberto Sordi a également réalisé une quinzaine de long métrages dont cet assez rare Tutti dentro (= Tout le monde au trou). Il en a écrit le scénario avec son vieux compère Rodolfo Sonego (qui a beaucoup écrit pour lui depuis 1954 dont le fameux L’Argent de la vieille de Comencini). L’histoire prophétise l’opération Mains propres du début des années quatre vingt-dix : une série d’enquêtes judiciaires visant des personnalités qui mirent au jour tout un système de corruption. Alberto Sordi mêle habilement sérieux et comédie, tout l’humour étant apporté par son propre personnage : le juge est un original aux cheveux longs qui emploie des ruses assez personnelles pour parvenir à ses fins. De façon inattendue, c’est l’acteur cher à Scorsese, Joe Pesci, qui lui fait face (doublé en italien bien entendu).
Elle: 3 étoiles
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Alberto Sordi, Joe Pesci, Dalila Di Lazzaro, Giorgia Moll
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Tutti Dentro
Alberto Sordi et Joe Pesci dans Tutti dentro de Alberto Sordi.

25 avril 2017

The Girl from Mexico (1939) de Leslie Goodwins

The Girl from MexicoUn jeune publicitaire engage une fougueuse chanteuse mexicaine et la fait venir à New York pour un contrat… The Girl from Mexico est une comédie tournée rapidement qui exploite le tempérament volcanique de l’actrice Lupe Velez. Tout repose sur son exubérance, c’est une explosion permanente. D’un rythme soutenu, le film est heureusement assez court : plus long, il serait certainement assez fatiguant. L’histoire en elle-même est classique et sans surprises. Donald Woods est particulièrement fade.  Le meilleur de l’ensemble est dans le second rôle tenu par Leon Errol, l’oncle bon vivant, qui apporte beaucoup d’humour et même un peu de finesse (qui fait cruellement défaut). Le film connut un tel succès que la RKO décida de faire toute une série de suites, toutes nommées Mexican Spitfire (spitfire, littéralement « cracheur de feu », désigne en argot une sauvageonne). Les critiques s’accordent pour dire que ce premier film est le meilleur de la série.
Elle: –
Lui : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Lupe Velez, Donald Woods, Leon Errol, Linda Hayes
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Remarques :
La vie sentimentale de Lupe Velez a défrayé la chronique : elle prit la place de Garbo auprès de John Gilbert à la fin des années vingt puis eut des relations avec Gary Cooper et Johnny Weissmuller qu’elle épousa (et dont elle divorcera, comme il se doit, un peu plus tard). Elle se donnera la mort en 1944. A noter que le récit répugnant que Kenneth Anger fait de son suicide dans son livre de commérages, Hollywood Babylon, (version que l’on retrouve dans le film d’Andy Warhol Lupe en 1966) s’est trouvé démenti lorsqu’une photographie a refait surface en 2013.

The Girl from Mexico
Lupe Velez et Donald Woods dans The Girl from Mexico de Leslie Goodwins.

The Girl from Mexico
Leon Errol et Lupe Velez dans The Girl from Mexico de Leslie Goodwins.

Série des Mexican Spitfire, tous dirigés par Leslie Goodwins :
Girl from Mexico (1939)
Mexican Spitfire (1940)
Mexican Spitfire Out West (1940)
The Mexican Spitfire’s Baby (1941)
Mexican Spitfire at Sea (1942)
Mexican Spitfire Sees a Ghost (1942)
Mexican Spitfire’s Elephant (1942)
Mexican Spitfire’s Blessed Event (1943)

21 juillet 2016

Susie et les Baker Boys (1989) de Steve Kloves

Titre original : « The Fabulous Baker Boys »

Susie et les Baker BoysLes frères Baker se produisent dans les bars et les hôtels en jouant à deux pianos des grands standards du jazz. Les contrats ayant tendance à se raréfier, ils ont l’idée d’engager une chanteuse… Ecrit et réalisé par Steve Kloves, Susie et les Baker Boys doit sa notoriété à une scène : Michelle Pfeiffer toute de rouge vêtue, chantant lascivement Makin’ Whoopee allongée sur le piano de Jeff Bridges. C’est d’autant plus remarquable que l’actrice démontre des qualités de chanteuse puisqu’elle n’est à aucun moment doublée. Pour le reste, l’histoire n’offre que peu d’intérêt, basée sur l’opposition classique de deux personnalités contraires : l’un des deux frères est terne, marié, pragmatique et sans talent, tandis que l’autre est un solitaire, irresponsable mais talentueux. Les trois personnages principaux n’ont que peu de profondeur, seul le caractère taiseux du personnage interprété par Jeff Bridges laisse supposer quelque chose de plus… mais nous ne l’aurons pas. Steve Kloves reste au niveau des clichés. Malgré la caméra fluide, notamment dans les environnements urbains et nocturne de Seattle, malgré une belle interprétation, Susie et les Baker Boys est plutôt ennuyeux.
Elle: –
Lui : 2 étoiles

Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 3,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jeff Bridges, Michelle Pfeiffer, Beau Bridges
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Susie et les Baker Boys
Michelle Pfeiffer et Jeff Bridges dans Susie et les Baker Boys de Steve Kloves.

Remarques :
* Susie et les Baker Boys (1989) et Flesh and Bone (1993) sont les deux seules réalisations de Steve Kloves qui sera ensuite scénariste sur la série des Harry Potter.

* Makin’ Whoopee est un standard du jazz écrit en 1928 aux multiples interprétations. Si l’expression argotique signifie littéralement « faire la fête », le sens est ici plutôt sexuel puisque le propos est de mettre en garde les hommes contre le mariage : s’ils vont pouvoir faire whoopee avec leur femme au début, bébés et responsabilités arriveront vite derrière et, là, finis les whoopees… Inutile de dire que, même si elle a été interprétée par des femmes (et non des moindres : Ella Fitzgerald, Dinah Washington, etc.), la chanson a été écrite par un homme…

* Si Michelle Pfeiffer chante réellement, les frères Bridges sont bien évidemment doublés. C’est le pianiste Dave Grusin qui joue. Les deux acteurs ont toutefois beaucoup travaillés pour rendre leur jeu de mains réaliste, ce qui est le cas.