Lui :
Je dois bien avouer que j’avais quelques craintes en abordant ce film, mais j’ai été agréablement surpris. C’est une bonne comédie française, sans lourdeur de scénario et surtout des dialogues bien enlevés. Ces dialogues permettent un bon jeu d’acteur de la part d’Edouard Baer (qui, il faut bien l’avouer, n’a pas tourné que des petites merveilles…) et d’un excellent Clovis Cornillac en joueur de foot amateur de Baudelaire. Tout n’est pas parfait, il y a quelques scènes ratées mais l’ensemble est plaisant, bien équilibré, on rit souvent et franchement. Sans se prendre au sérieux, le film nous fait passer un bon moment.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Titre original : « The importance of being earnest »
Elle :
Comédie adaptée de la pièce de théâtre d’Oscar Wilde. John s’invente un personnage Constant pour pouvoir faire la fête à Londres librement et Algy choisit le nom de Burbury pour pouvoir fuir les mondanités londoniennes. Ces deux inventions donnent lieux à toutes sortes de quiproquos et notamment avec deux jeunes femmes qui s’éprennent d’eux. Tout ceci se passe dans le milieu très sélect de la grande bourgeoisie anglaise. Les dialogues sont enlevés et l’humour anglais est de rigueur. Ces coups de griffe contre les rigidités de cette caste sont assez jouissifs. Toutefois, j’ai l’impression que le film n’est pas fidèle à la pièce originale et que le cinéma a pris des libertés un peu excessives et ridicules.
Note :
Lui :
Voilà une vision assez mordante, et surtout pleine d’humour, de l’aristocratie anglaise et de ses codes de conduite qui, avec le recul du temps, nous paraissent si désuets et parfois charmants. L’importance d’être constant est particulièrement réussi car il a su trouver le ton juste, son scénario étant mis en valeur par un humour tout en délicatesse. Les dialogues sont particulièrement brillants et les acteurs tout à fait dans leur rôle. L’ensemble nous fait passer un moment délicieux…
Note :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Philip Noyce dénonce la politique eugéniste de l’Australie qui a sévi des années trente jusqu’en 1970. Elle consistait à enlever des enfants métis aborigènes à leurs familles pour les éduquer à l’anglo-saxonne dans des centres spécifiques fermés. Les enfants étaient triés selon la couleur de leur peau ; une peau claire autorisait l’accès à l’éducation, une peau foncée menait droit au travail. Le réalisateur nous raconte l’authentique et incroyable épopée de trois fillettes enlevées à leur mère et qui parviennent à s’échapper du centre. Elles parcourent plus de deux mille kilomètres à pied pour regagner leur foyer et bravent les souffrances, la faim et la traque d’un pisteur. Philip Noyce parvient à faire un film fascinant, palpitant et poignant. Les images sont très belles et la musique de Peter Gabriel est envoûtante. A voir absolument.
Note :
Lui : Le chemin de la liberté est une histoire étonnante et plutôt terrifiante en soi car elle révèle un aspect mal connu de la politique du gouvernement australien envers les aborigènes. Cette épopée de trois jeunes filles qui vont faire plus de 2000 Kms pour revenir chez elles est particulièrement bien mise en scène, assez palpitante bien que somme toute il ne se passe pas grand chose. Les trois fillettes jouent particulièrement bien, avec beaucoup de spontanéité mais aussi beaucoup de force et Kenneth Brannagh trouve le ton juste pour son personnage de fonctionnaire étriqué, persuadé du bien-fondé et de la justesse de la politique assez horrible qu’il met en oeuvre. Très belles images aussi, même si les couleurs surprennent un peu au début, et très belle musique de Peter Gabriel.
Note :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 5,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Trois acteurs de premier plan Julie Christie, Terence Stamp et Alan Bates pour cette adaptation de plus de trois heures du roman de Thomas Hardy. Dans l’Irlande paysanne du 19ème siècle, Bathsheba Everdene, une femme trop libre pour cette société rigide s’éprend d’un sergent noceur au grand désarroi de son voisin, riche propriétaire terrien et d’un jeune berger qu’elle a embauché. Malgré certaines longueurs, on se laisse entraîner dans ces paysages gris et les désillusions de cette jeune femme.
Note :
Lui :
Adaptation cinématographique d’un roman de Thomas Hardy, histoire ô combien romanesque située dans la campagne profonde de l’époque victorienne. Les personnages sont pittoresques à souhait, on sent dès le début que c’est le genre d’histoire qui va nous faire pleurer parce que tout ce petit monde va être très malheureux en amour et c’est exactement ce qui se passe. Les images sont belles et les acteurs à fond dans leurs personnages, mais c’est diablement lent et on a envie d’accélérer le mouvement…
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Yvan Attal s’est fait plaisir à filmer sa compagne Charlotte Gainsbourg. Cela aurait presque pu rester un film strictement familial car le résultat est franchement ennuyeux pour les autres… Il n’y a quasiment pas de scénario ; Yvan Attal reste béat devant sa Charlotte. L’ensemble est ponctué d’effets visuels tape à l’œil, de clichés à tour de bras sur les hommes et les femmes. Je me demande ce qui a bien pu attirer ces centaines de milliers de spectateurs dans les salles.
Note :
Lui :
Il est un peu difficile de parler de ce film car il n’y a pas beaucoup de matière, le scénario reprenant le sempiternel « un homme qui ne sait pas s’il doit préférer sa femme à sa maîtresse », mais sans prendre la peine de nous brosser les personnages, les dialogues restant au niveau du quotidien. Du coup, on multiplie les mouvements de caméra inutiles (caméra à l’épaule) et certains effets visuels pas toujours très heureux. Le film précédent d’Yvan Attal m’avait semblé plus réussi, même s’il pêchait aussi beaucoup côté scénario.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Lui :
Ce premier film de la série La Panthère Rose est celui qui construit le personnage de l’inspecteur Clouseau avec sa légendaire maladresse qui se retourne toujours en sa faveur. En fait, Clouseau et le personnage du Fantôme, joué par David Niven, occupent une part égale dans ce premier volet mais les scènes les plus croustillantes sont bien celles qui mettent en scène l’inspecteur Clouseau. Le film reste plus retenu, moins explosif que les suivants.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Lui :
Blake Edwards, récupérant l’adaptation cinématographique d’un roman de Marcel Achard, a quelque peu transformé le scénario pour donner la place centrale au personnage qu’il venait de créer dans La Panthère Rose : l’inspecteur Clouseau. C’est le seul point commun avec le film précédent toutefois, mais on retrouve avec joie ce personnage flegmatique, qui est une vraie catastrophe ambulante. On n’est pas loin du dessin animé, avec des gags simples mais qui fonctionnent bien.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Titre original : « The return of the Pink Panther »
Lui :
Pour ce retour, le personnage de l’inspecteur Clouseau est mieux mis en place, gaffeur, maladroit et terriblement chanceux. C’est son interaction avec les objets qui donne les scènes les plus réussies, comme par exemple celle où il passe l’aspirateur, ou cette autre où il veut répondre au téléphone dans sa baignoire… Ces scènes sont un vrai délice. Toutes les scènes annexes (où il ne figure pas en fait) ne présentent hélas que peu d’intérêt et le fond du scénario est inexistant, mais au final, Le retour de la Panthère Rose est tout de même assez réussi.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)