24 septembre 2005

Gangs of New York (2002) de Martin Scorsese

Gangs of New York Elle :
Martin Scorcese se lance dans une fresque foisonnante et intéressante sur la naissance chaotique de New-York où les émigrés irlandais déferlaient et avaient du mal à s’intégrer. En marge de la bonne société, vivaient dans des quartiers malfamés, les exclus regroupés en clans rivaux, les « Natifs » et les Irlandais. Toujours fasciné par la violence et le sang, Scorcese nous immerge dans des combats de rue un peu trop sanguinolents à mon goût. Les scènes sont assez intemporelles et font penser à des décors de science-fiction. Leonardo Dicaprio interprète un fils irlandais qui veut venger son père tué par le chef cruel du gang des Natifs (Daniel Day-Lewis). Le film s’articule autour de cette vengeance pendant trois heures. Il y a quelques belles scènes de rue très impressionnantes mais dans l’ensemble, j’ai trouvé le film assez ennuyeux car trop long. Le scénario est assez mince et la romance avec Cameron Diaz un peu fleur bleue.
Note : 3 étoiles

Lui :
Le film est étonnant et complet dans sa mise en scène, particulièrement riche et pleine, opulente dans ses détails. Par contre, on est loin de retrouver la même maîtrise côté scénario, Scorcese s’enfermant encore dans sa fascination pour la violence et réduisant une période historique assez mouvementée à une lutte sanglante de pouvoir dans les bas quartiers. C’est terriblement long car on ne s’intéresse pas vraiment, on regarde, c’est tout.
Note : 1 étoiles

Acteurs: Leonardo DiCaprio, Daniel Day-Lewis, Cameron Diaz, Jim Broadbent
Voir la fiche du film et la filmographie de Martin Scorsese sur le site IMDB.

Voir les autres films de Martin Scorsese chroniqués sur ce blog…

5 réflexions sur « Gangs of New York (2002) de Martin Scorsese »

  1. Le meilleur film de scorsese et de loin !
    On a beau dire que l’amérique n’a pas d’histoire, ce film nous prouve le contraire. Et une histoire semblable à la nôtre, les luttes épiques, la corruption, l’insécurité, le racisme, l’immigration, les thèmes fondateurs de l’amérique ramène aux heures sanglantes d’une révolution qu’on célèbre aujourd’hui encore le 14 juillet, oubliant qu’il s’agissait d’une guerre civile.
    Bravo à Scorsese d’avoir pu nous donner sur l’amérique un regard inédit. Les émeutes de 1863 furent bien plus sanglantes que celles de Los Angeles aujourd’hui, et pourtant personne n’en avait jamais parlé.
    Autre chose, à la première vision j’ai été emballé par ce film, mais quelques détails me gênaient : leonardo aussi expressif qu’une carotte, l’idylle légèrement hors-sujet, et surtout l’impression que le personnage principal ne se décide pas à passer à l’action : il veut venger son père oui ou non ?
    A la deuxième vision, tous ces petits détails m’ont paru sans importance à côté de l’immense beauté de cette fresque historique.
    A voir absolument, même si vous n’aimez pas, à voir ne serait-ce que pour se cultiver un peu.
    « réduisant une période historique assez mouvementée à une lutte sanglante de pouvoir dans les bas quartiers. »
    Réduisant ???
    Le titre c’est gangs of new-york, il ne s’agit pas de la guerre de sécession mais de la ville coeur de l’amérique, celle des immigrés et donc de ceux qui construiront l’amérique entière. Enfin, je me demande si vous connaissez quoi que ce soit à cette période de toute façon, si vous en savez plus que scorsese, faites donc un film là-dessus.

  2. Merci pour ces commentaires intéressants.

    En les lisant, je me disais « ah voilà enfin quelqu’un qui est capable de donner un vrai avis contraire sur un film, sans pour autant être agressif »…
    … et paf! La remarque finale bien sentie.

  3. Je suis un grand admirateur de Martin Scorsese.Par contre,c’est loin d’être mon préféré pour ma part.J’ai trouvé un peu pénible « la romance avec Cameron Diaz un peu fleur bleue » moi aussi.
    Mais reste que j’ai bien aimé quand même.

  4. Un film creux.
    On ne s’intéresse pas vraiment à l’histoire, on n’y arrive pas vraiment.
    Par ailleurs, Scorsese semble avoir été frappé à son tour par la maladie du surdécoupage, ce qui rend le film particulièrement pénible à suivre.
    Un exemple de mauvais cinéma commercial contemporain.
    Quel gâchis !
    Quant à C. Diaz… A quoi sert-elle ? Mystère…

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