28 septembre 2005

Loin de la foule déchaînée (1967) de John Schlesinger

Titre original : « Far from the Madding Crowd »

Far from the Madding Crowd Elle :
Trois acteurs de premier plan Julie Christie, Terence Stamp et Alan Bates pour cette adaptation de plus de trois heures du roman de Thomas Hardy. Dans l’Irlande paysanne du 19ème siècle, Bathsheba Everdene, une femme trop libre pour cette société rigide s’éprend d’un sergent noceur au grand désarroi de son voisin, riche propriétaire terrien et d’un jeune berger qu’elle a embauché. Malgré certaines longueurs, on se laisse entraîner dans ces paysages gris et les désillusions de cette jeune femme.
Note : 3 étoiles

Lui :
Adaptation cinématographique d’un roman de Thomas Hardy, histoire ô combien romanesque située dans la campagne profonde de l’époque victorienne. Les personnages sont pittoresques à souhait, on sent dès le début que c’est le genre d’histoire qui va nous faire pleurer parce que tout ce petit monde va être très malheureux en amour et c’est exactement ce qui se passe. Les images sont belles et les acteurs à fond dans leurs personnages, mais c’est diablement lent et on a envie d’accélérer le mouvement…
Note : 1 étoiles

Acteurs: Julie Christie, Terence Stamp, Alan Bates
Voir la fiche du film et la filmographie de John Schlesinger sur le site IMDB.

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5 commentaires sur « Loin de la foule déchaînée (1967) de John Schlesinger »

  1. Cette adaptation du roman de Thomas Hardy est bien moins réussie que celles de « Tess » ou « Jude l’obscur ». Bien sur il y a la romantique Julie Christie, encore toute auréolée de son interprétation de Lara, l’héroïne hyper romantique du « Dr Jivago ».
    C’est là un des principaux intérêts du film, malheureusement, elle n’arrive pratiquement jamais à dégager le réel charisme qu’elle possédait dans l’adaptation du roman de Pasternak.

  2. je souhaiterais trouver la vidéo ou le dvd de loin de la foule déchainée. Pouvez-vous me renseigner ? merci

  3. Pas d’accord : ce film est plein d’amertume, la dernière séquence, zoom sur le jouet-soldat jouant à la trompette, cadeau laissé par le personnage du soldat joué par Th. Stamp à sa femme éplorée, ne laisse aucun doute : il n’y a d’amour heureux, ou plutôt de désir heureux, et que dire du personnage joué par Finch à ce sujet … Alan Bates, enfin marié à celle qu’il a toujours aimé, et on en applaudierait des deux mains, joue le personnage le plus équilibré, parce que le plus secourable, mais là encore la dernière séquence laisse entendre que leur union sera à périr d’ennui. Film magique parce que très attachant : musique, paysages, cette époque -1967- où les femmes revendiquaient leurs désirs, et quels acteurs …

  4. Il est regrettable que ce film ne soit pas encore disponible sur DVD en France. Je m’en suis procuré la version anglaise cet été et je ne le regrette pas. Film « magique et très attachant »…

  5. Merci à Patrick Brion d’avoir diffusé ce film pour le « Cinéma de minuit. « Film merveilleux, magnifiquement joué, et d’une durée demandée par le sujet même du film. Peter Finch y est intense, exceptionnel.
    Quant à ceux qui trouvent ce film lent et long, ce sont sans doute les mêmes qui doivent trouver Barry Lyndon interminable et Proust filandreux; pour eux, il y a Miami Vice, Cold Case ou « Take me by the little hole ». Il y aura toujours des cinéphiles de vidéoclips et des foutriquets pour croire que 5 plans par seconde, c’est plus vivant qu’un visage filmé en gros plan dans un film de Bergman; que la vie d’un dealer est plus riche que celle d’un écrivain et que l’intensité et la frénésie ne sont pas distinctes.

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