Le rêve de Po s’est réalisé. Il est devenu le Guerrier Dragon, il protège la Vallée de la Paix avec ses amis les Cinq Cyclones : Tigresse, Grue, Mante, Vipère et Singe. Mais cette vie idéale est menacée par un nouvel ennemi, décidé à conquérir la Chine et anéantir le kung-fu à l’aide d’une arme secrète et indestructible. Comment Po pourra-t-il triompher d’une arme plus forte que le kung-fu ? Il devra se tourner vers son passé et découvrir le secret de ses mystérieuses origines. Alors seulement, il pourra libérer la force nécessaire pour vaincre… Kung Fu Panda 2 est un film d’animation américain réalisé par Jennifer Yuh Nelson et produit par Dreamworks Animation. Il se situe dans la droite ligne de son prédécesseur Kung Fu Panda, tout en évitant les répétitions. L’ensemble est toujours aussi original et l’humour de qualité. Le film est amusant et spectaculaire, un divertissement de qualité. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
A Gotham City, Batman aide le lieutenant de police Jim Gordon et le nouveau procureur Harvey Dent à lutter contre le crime organisé. L’association s’avère efficace mais le trio se heurte bientôt à un nouveau génie du crime qui répand la terreur et le chaos dans Gotham : le Joker… The Dark Knight, Le Chevalier Noir est un film américain réalisé par Christopher Nolan, qui en a écrit le scénario avec son frère Jonathan Nolan. Fondé sur le personnage de fiction Batman, il se situe dans la trilogie The Dark Knight entre Batman Begins (2005) et The Dark Knight Rises (2012), tous deux également réalisés par Christopher Nolan. Il est souvent considéré comme étant le meilleur des trois. Il a son lot de scènes spectaculaires, très bien réalisées, et il acquiert une certaine profondeur par ses personnages (notamment celui du Joker, bien plus complexe qu’un simple psychopathe) et par les dilemmes qui leur sont infligés : ils soulèvent des questions sur la vie en société. Le jeune acteur australien Heath Ledger (décédé avant la fin du tournage) fait une belle prestation, à ranger parmi les plus beaux « grands méchants » du cinéma. Un peu long tout de même. Grosse promotion et gros succès. Elle: – Lui :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Dans un futur proche, l’Amérique n’est plus qu’une terre désolée dont les villes sont des ruines et les routes autant de pièges infestés de bandes criminelles. Depuis des années, Eli voyage seul, marchant vers l’ouest. Il a une quête à accomplir. Il arrive dans une petite ville, dominée par le redoutable Carnegie qui envoie ses hommes de mains à la recherche d’un livre… Le Livre d’Eli est un film américain réalisé par les frères Hughes, co-produit et interprété par Denzel Washington. Les qualités du film sont du côté de l’esthétisme et de l’atmosphère. Le style visuel évoque celui d’une bande dessinée avec des images tournées en extérieur au Nouveau-Mexique et retravaillées numériquement pour effacer toute trace de végétation. Les couleurs sont désaturées au point de donner une impression de monochrome et d’amplifier le sentiment de désolation. L’atmosphère, assez forte, évoque aussi bien Mad Max que les films de super héros ou encore les westerns spaghettis. En revanche, le scénario, aussi sérieux qu’improbable, lourdement chargé de mysticisme et de religion, évoque celui d’une mauvaise série B. Il est bien peu original. La fin fait sourire. Succès commercial. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Titre original : « Dawn of the Planet of the Apes »
Dix ans après qu’un virus foudroyant ait exterminé la race humaine, des singes évolués vivent en Californie juste au nord de l’ancienne San Francisco. Un jour, ils se retrouvent nez à nez avec un petit groupe d’humains et découvrent ainsi l’existence d’une colonie humaine à l’emplacement de l’ancienne ville. Pour la plupart, les singes n’ont pas oublié les sévices subis et les expériences menées par les humains mais ils obéissent à leur libérateur, le sage César… La Planète des singes: L’affrontement fait directement suite à La planète des singes: Les origines (2011). Nous sommes donc toujours bien avant le récit original de La Planète de singes imaginé par Pierre Boulle et porté à l’écran par Franklin J. Schaffner en 1968 (1). Comme le titre français le dévoile sans subtilité, l’histoire se résume à un affrontement entre les singes et les humains. Les personnages sont typés de façon très classique avec dans chaque camp des gentils et des méchants, il y a ceux qui réfléchissent avant d’agir et des têtes-brûlées va-t-en-guerre. Le fond du propos repose sur de grandes valeurs humanistes : la compassion, le respect de l’autre même s’il est différent, la transmission des valeurs nobles. Certes, le scénario n’est guère inventif mais la qualité de la réalisation rend le film assez plaisant avec notamment une belle utilisation de la motion-capture (les singes principaux sont joués par des humains bardés de capteurs qui ont été ensuite « habillés » par ordinateur). La fin laisse ouverte la possibilité d’une suite qui est prévue pour 2017. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
(1) Le récit se déroule dans un futur proche, 2030 environ. Celui du film original de Schaffner se déroule en 3978 (la fusée était partie de Cap Canaveral en 1972 et ils avaient voyagé 2000 ans à une vitesse proche de la lumière ce qui donnait pour l’équipage 18 mois de temps relatif).
Jason Clarke et Andy Serkis (sur le cheval) dans La Planète des singes: L’affrontement de Matt Reeves.
1973, en pleine guerre froide, le chef des services secrets britanniques est mis sur la touche à la suite de l’échec d’une mission en Hongrie. Son plus proche adjoint, lui aussi congédié, est rappelé peu après par le ministère pour enquêter sur la présence d’une taupe, un agent double, au plus haut niveau du MI6… La Taupe est l’adaptation d’un roman de John Le Carré paru en 1974, le premier d’une trilogie consacrée à l’espion George Smiley interprété ici par Gary Oldman. Le film est une production anglo-franco-allemande réalisée par le suédois Tomas Alfredson. Par son style, il est très différent des films actuels qui misent tout sur l’action. La taupe renoue brillamment avec les grands films d’espionnage, reposant sur une intrigue solide et montrant une belle profondeur en insistant sur les rapports humains. Ici, l’important n’est pas tant de savoir qui est la taupe (nous savons dès le début qu’il s’agit de l’un des quatre chefs du MI6 et finalement peu importe que ce soit l’un ou l’autre) mais de savoir comment Smiley va pouvoir l’amener à se démasquer. Car l’écheveau est rendu difficile à démêler par les mises en scène du KGB, les agents doubles et les agents retournés. Gary Oldman compose un personnage très fort, vraiment étonnant, d’un flegme qui frise l’impassibilité, d’une froideur perçante (1). Tout aussi remarquable est l’atmosphère régnant dans l’enceinte du MI6 (surnommé « le Cirque ») : des bureaux vieillots et marqués par une envahissante bureaucratie. Nous sommes loin de l’univers de James Bond ! A l’image de son personnage principal, le rythme du film est très posé ce qui nous permet de bien suivre son cheminement. A l’opposé des films agités et tapageurs, La Taupe est un film remarquable. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Remarque :
John Le Carré fait une apparition en tant que figurant dans la scène de la fête de Noël.
(1) Gary Oldman dit avoir basé son jeu sur l’une des phrases du livre où Ann, la femme de George, dit de lui : « George est comme un reptile qui baisse sa température pour qu’elle soit la même que celle la pièce dans laquelle il se trouve. » Effectivement, le personnage tel qu’il est joué par Gary Oldman évoque un reptile par certains aspects, extrêmement économe.