Titre original : « The Man from U.N.C.L.E. »
Durant la guerre froide, l’agent américain Napoleon Solo est contraint de collaborer avec l’agent du KGB Illya Kouriakine pour lutter contre une organisation criminelle internationale. Ces deux agents, au style très opposé, n’ont qu’une seule piste : la fille d’un scientifique allemand kidnappé par l’organisation criminelle… Agents très spéciaux: Code U.N.C.L.E. reprend les personnages de la série des années soixante Des agents très spéciaux. Il s’agit d’une préquelle puisqu’il met en scène la rencontre entre les deux agents et leur première mission ensemble. Un troisième personnage féminin a été ajouté. Le réalisateur anglais Guy Ritchie a parfaitement su créer une atmosphère retro, et trouver un équilibre parfait entre action et humour. Il se démarque ainsi assez nettement des productions équivalentes récentes, plus axées sur l’action violente. Guy Ritchie respecte parfaitement l’esprit de la série qui était destinée au grand public. Sur ce sujet, on pourra noter que les scénaristes ont trouvé une solution élégante pour bien expliquer au spectateur les passages où un détail est très important. La photographie est très belle. Le film constitue un excellent divertissement. Une réussite.
Elle: –
Lui : ![]()
Acteurs: Henry Cavill, Armie Hammer, Alicia Vikander, Elizabeth Debicki, Hugh Grant
Voir la fiche du film et la filmographie de Guy Ritchie sur le site IMDB.

Alicia Vikander, Armie Hammer (Illya Kouriakine) et Henry Cavill (Napoleon Solo) dans Agents très spéciaux: Code U.N.C.L.E. de Guy Ritchie (notez l’effet « miniatures » dû à la faible profondeur de champ).

C’est Hugh Grant qui tient le rôle du débonnaire Waverly dans Agents très spéciaux: Code U.N.C.L.E. de Guy Ritchie.

Affiche de la série originale : David McCallum, Robert Vaughn et Leo G. Carroll. La série américaine Des agents très spéciaux (The Man from UNCLE) a totalisé 105 épisodes de 49 minutes chacun, dont 29 en noir et blanc. En France, la première diffusion de la série s’est faite à partir du 14 janvier 1967 sur la deuxième chaîne de l’ORTF.
Détail amusant :
Je ne pense pas être le seul à avoir vu cette série très jeune sans réaliser vraiment que les deux agents étaient de bords opposés. C’est en visionnant le film que je me suis dit « ah oui, tiens c’est vrai, Kouriakine était russe! ». Personnellement, j’étais trop fasciné par les gadgets techniques pour prêter attention à leur nationalité…
Comme vous, j’ai beaucoup aime le film qui restera unique car, n’ayant pas rencontre le succes espere, n’aura pas de suite.
Je ne me souviens que tres vaguement de la serie televisee. Cependant, il faut noter que Leo G. Carroll, qui y jouait le chef de l’agence U.N.C.L.E, y avait ete choisi grace a sa prestation dans un role similaire dans « La mort aux trousses » d’Hitchcock
C’est dommage que le film n’ait pas bien marché. Une suite aurait été bienvenue…
J’ignorais ce détail sur Leo G. Carroll.
C’est d’ailleurs un habitué des films d’Hitchcock (La mort aux trousses, l’inconnu du Nord Express, le Procès Paradine, La maison du Dr Edwardes, Soupçons, Rebecca)
Il me semble que le film a été plombé par des critiques plutôt négatives. Les critiques professionnels préfèrent le cinéma d’action style bien bourrin plutôt que des variations plus subtiles comme c’est le cas ici. Ils soufflent toujours dans le sens du vent !!
Pour en conclure avec Leo G. Carroll, c’est l’acteur qui a le plus joue dans les films d’Hitchcock, les 6 que vous avez mentionnes. Je ne tiens evidemment pas compte des apparitions du metteur en scene qui sont hors concours.
Même plaisir devant ce film sympathique, même déception de savoir qu’il n’a pas eu de suite à cause des critiques trop négatives (qui ont plombé d’avance sa diffusion en salles).
C’est en effet un film très bien mené, bien rythmé, avec d’ailleurs beaucoup de scènes d’action très bien ficelées !, et des personnages un peu décalés et élégants. Comme vous, je le trouve bien plus réussi que la plupart des productions d’action actuelles. J’ajoute qu’Henry Cavill s’y révèle parfait en agent secret désabusé, ironique, charmeur et élégant — une sorte de James Bond, sans les outrances machistes ! Il aurait pu être un excellent James Bond.
Oui, c’est vraiment dommage que la « série de films » qui aurait dû suivre n’ait jamais vu le jour, car ça aurait pu donner une très belle franchise.
[Seul limite notable du film et d’une éventuelle franchise : les ressorts scénaristiques qui étaient au cœur des James Bond ou de la série U.N.C.L.E originelle ne marchent plus très bien quand ils sont remis en situation a-posteriori. Dans les années 1960, ces ressorts fonctionnaient au premier degré. Repris aujourd’hui dans un récit qui se déroule dans les années 1960, il faut arriver à les prendre au second degré et ça reste un peu frustrant, ça peut tourner à l’exercice de style.]