8 janvier 2026

Funny Girl (1968) de William Wyler

Funny GirlFanny Brice est engagée comme comédienne et chanteuse dans la revue Keeney’s Music Hall. Elle y fait la connaissance de Nick Arnstein, un gentleman, et de l’imprésario Florenz Ziegfeld. Ce dernier la choisit comme vedette de ses fameuses Ziegfeld’s Follies…
Funny Girl est un film musical américain de William Wyler, basé sur la comédie musicale du même nom d’Isobel Lennart, Bob Merrill et Jule Styne créée à Broadway en 1964. Il s’agit de la biographie romancée de la comédienne américaine Fanny Brice (1891-1951), actrice et chanteuse star comique à Broadway dont la carrière avait déjà inspiré un film en 1939, Rose of Washington Square de Gregory Ratoff, avec Alice Faye, Tyrone Power et Al Jolson. La relation houleuse de l’actrice avec l’entrepreneur et joueur Nicky Arnstein occupe une large place dans le récit. C’est en effet un mélodrame appuyé. Personnellement, je dois avouer avoir décroché assez vide et ne me suis guère intéressé à l’histoire. Barbra Streisand, qui interprétait le même rôle à Broadway, se démène beaucoup et bien entendu chante de sa voix puissante (il faut aimer, ce n’est, hélas, pas mon cas). William Wyler ne semble pas très à l’aise avec le genre du film musical, c’est d’ailleurs le seul de toute sa carrière. Le film fut un grand succès populaire avec un Oscar à la clef attribué à Barbra Streisand pour son premier rôle à l’écran (très rare, cela ne s’est pas reproduit depuis).
Elle:
Lui : 1 étoile

Acteurs: Barbra Streisand, Omar Sharif, Kay Medford, Anne Francis, Walter Pidgeon
Voir la fiche du film et la filmographie de William Wyler sur le site IMDB.

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Omar Sharif et Barbra Streisand dans Funny Girl de William Wyler.

Suite :
En 1975, une suite sortit en salles sous le titre Funny Lady avec Barbra Streisand et James Caan dans le rôle du second mari de Brice, l’impresario Billy Rose. Le film fut également un succès commercial.

6 janvier 2026

Finch (2021) de Miguel Sapochnik

FinchUne vague d’éruptions solaires a ravagé la Terre. Finch est l’un des rares survivants dans un monde brûlé par les UV du soleil. Cet ancien ingénieur s’est fabriqué un petit robot intelligent et met la dernière main à un androïde, capable de discuter et de raisonner. Menacée par des évènements atmosphériques dangereux, cette petite équipe entreprend un long voyage vers l’ouest…
Finch est un film américain post-apocalyptique réalisé par Miguel Sapochnik, d’après un script de Craig Luck et Ivor Powell. L’histoire ne montre rien d’original si ce n’est un anthropomorphisme très poussé. Le but est de toute évidence de toucher le spectateur et de l’émouvoir avec le développement de cette relation entre un homme et un androïde qui se comporte comme un enfant découvrant le monde. Il n’y a pas d’évènements majeurs au cours de leur voyage. L’ensemble est assez fade et surtout bien trop long : si le début peut nous intriguer, la suite est plutôt ennuyeuse et la fin presque ridicule. Certes il est bon de voir un film de science-fiction qui ne soit pas un film d’action, mais il faudrait un contenu moins convenu. En raison de la pandémie de Covid-19, le film n’est pas sorti en salles.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Tom Hanks, Caleb Landry Jones
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Caleb Landry Jones (en motion capture) et Tom Hanks dans Finch de Miguel Sapochnik.

4 janvier 2026

Le Procès du chien (2024) de Laetitia Dosch

Le Procès du chienAvril Lucciani est une avocate des causes désespérées, ce qui déplait à son patron qui la voit perdre tous ses procès. Un demi-marginal, Dariuch, lui demande de défendre son chien Cosmos, qui a mordu trois personnes et défiguré sa dernière victime. L’avocate accepte…
Le Procès du chien est un film de procès helvético-français réalisé et interprété par Lætitia Dosch. C’est un film comique qui joue avec l’image que nous avons des animaux. Que se passerait-il si, légalement, nous considérions les animaux comme des êtres vivants et non comme des choses. Avec sa coscénariste Anne-Sophie Bailly, l’actrice-réalisatrice a souhaité aller plus loin en questionnant la notion de modèle pour déboucher sur une note féminisme. L’idée de départ était bonne mais, hélas, l’humour ne fonctionne pas bien, le jeu des acteurs est bien trop forcé, les personnages crient beaucoup trop, les situations sont trop outrancières, les dialogues un peu trop vulgaires. L’ensemble est de plus très brouillon, partant dans plusieurs directions sans aboutir vraiment. Le film a été assez bien reçu par la critique.
Elle: 1 étoile
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Laetitia Dosch, François Damiens, Jean-Pascal Zadi, Anne Dorval, Mathieu Demy, Pierre Deladonchamps
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Laetitia Dosch dans Le Procès du chien de Laetitia Dosch.

2 janvier 2026

Opération jupons (1959) de Blake Edwards

Titre original : « Operation Petticoat »

Opération jupons (Operation Petticoat)En décembre 1941, dans une base des Philippines, le sous-marin USS Sea Tiger est coulé à quai avant même d’avoir pu combattre par un raid aérien japonais. Son commandant (Cary Grant) obtient de son chef d’escadrille l’autorisation de réparer le sous-marin. Mais on ne lui en donne pas les moyens. Il va recevoir l’aide précieuse d’un jeune enseigne de vaisseau (Tony Curtis) sans expérience mais particulièrement filou et débrouillard…
Opération jupons (traduction littérale de Operation Petticoat) est un film américain de Blake Edwards. L’histoire de cette comédie (partiellement inspirée de faits réels) rappelle quelque peu celle d’Operation Mad Ball (1957) de Richard Quine dont Blake Edwards était l’un des co-scénaristes. Ici, c’est la cohabitation forcée de cinq infirmières gradées avec l’équipage masculin d’un sous-marin qui constitue la base de l’humour. Le mauvais goût est évité mais l’on pourra toujours repérer ici et là quelques clichés sexistes des années cinquante. En revanche, Blake Edwards s’attaque franchement aux clichés masculinistes et, en réalité, c’est plutôt la relation entre Cary Grant et Tony Curtis qui donne au film sa substance la plus savoureuse. Le film connut un grand succès à sa sortie.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Cary Grant, Tony Curtis, Joan O’Brien, Dina Merrill, Gene Evans, Dick Sargent
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Cary Grant et Tony Curtis dans Opération jupons (Operation Petticoat) de Blake Edwards.

31 décembre 2025

Sommaire de décembre 2025

Creation of the Gods I: Kingdom of StormsEn fanfareHonni soit qui mal y penseLes montagnards sont làA l’âge de pierrePrenez garde au lionTrois amiesL’Étoile du Nord

Creation of the Gods I: Kingdom of Storms

(2023) de Wuershan

En fanfare

(2024) de Emmanuel Courcol

Honni soit qui mal y pense

(1947) de Henry Koster

Les montagnards sont là

(1938) de John G. Blystone

A l’âge de pierre

(1928) de Frank Butler

Prenez garde au lion

(1932) de James Parrott

Trois amies

(2024) de Emmanuel Mouret

L’Étoile du Nord

(1982) de Pierre Granier-Deferre

The ApprenticeLe Vieux FusilVie et morts de Max LinderEspion, lève-toiBetter ManL’Évadé d’AlcatrazSarah Bernhardt, la divineLe Bal des cinglés

The Apprentice

(2024) de Ali Abbasi

Le Vieux Fusil

(1975) de Robert Enrico

Vie et morts de Max Linder

(2024) de Edward Porembny

Espion, lève-toi

(1982) de Yves Boisset

Better Man

(2024) de Michael Gracey

L’Évadé d’Alcatraz

(1979) de Don Siegel

Sarah Bernhardt, la divine

(2024) de Guillaume Nicloux

Le Bal des cinglés

(1957) de Richard Quine

Mickey 17Les Arnaqueurs

Mickey 17

(2025) de Bong Joon-ho

Les Arnaqueurs

(1990) de Stephen Frears

Nombre de films présentés : 18

30 décembre 2025

Creation of the Gods I: Kingdom of Storms (2023) de Wuershan

Titre original : « Feng Shen 1: Zhaoge Feng Yun »

Creation of the Gods I: Kingdom of Storms (Feng Shen 1: Zhaoge Feng Yun)Chine, Xe siècle avant l’ère chrétienne, le seigneur Su Hu de Jizhou se rebelle contre la dynastie Shang. L’armée des Shang, dirigée par le prince Yin Shou, bat les rebelles. Yin Shou et son bataillon d’otages franchissent les défenses des rebelles et tuent Su. Mais le sang de Yin Shou libère accidentellement le sceau du renard démoniaque à neuf queues dans la tombe de Xuan Yuan. Le renard s’empare alors du corps de Su Daji, la fille de Su Hu…
Creation of the Gods I: Kingdom of Storms est un film fantastique chinois réalisé par Wu Ershan. Cette super-production est le premier volet d’une trilogie adaptée du roman L’Investiture des dieux, écrit au XVIe siècle pendant la dynastie Ming par Xu Zhonglin. Elle s’inspire également de récits plus anciens datant des époques Song et Yuan (XI-XIVe siècles). Le scénario utilise largement la mythologie chinoise tout en la modernisant. À noter que le personnage du tyran Yin Shou (alias Di Xin) a bien existé mais ce récit est bien entendu une version fictive et fantastique de son ascension. Les effets spéciaux tiennent une grande place dans la mise en scène ; ils auraient à eux-seuls monopolisé 1500 personnes. Les décors et les costumes sont soignés et même somptueux. L’histoire repose beaucoup sur les envoutements et les maléfices. L’ensemble donne l’impression d’avoir été pensé comme un Seigneur des Anneaux chinois mais l’histoire n’en a pas la richesse, loin de là. Cela se laisse regarder, mais sans déclencher l’enthousiasme. Les trois films de la trilogie ont été tournés à la suite. Elle est à ce jour considérée comme le plus grand projet de film épique et mythologique chinois. Gros succès, surtout en Chine bien entendu.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Huang Bo, Kris Phillips, Xuejian Li, Yu Xia, Kun Chen, Quan Yuan, Le Yang, Yosh Yu
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Creation of the Gods I: Kingdom of Storms (Feng Shen 1: Zhaoge Feng Yun) de Wuershan.

La Trilogie Creation of the Gods :
Creation of the Gods 1: Kingdom of Storms (2023)
Creation of the Gods 2: Demon Force (2025)
Creation of the Gods 3: Creation Under Heaven (2026?)

28 décembre 2025

En fanfare (2024) de Emmanuel Courcol

En fanfareThibaut est un chef d’orchestre de renommée internationale qui parcourt le monde. Lorsqu’il apprend qu’il a été́ adopté, il découvre l’existence d’un frère, Jimmy, employé́ de cantine scolaire et qui joue du trombone dans une fanfare du nord de la France. En apparence, tout les sépare, sauf l’amour de la musique…
En fanfare est un film français réalisé par Emmanuel Courcol, son troisième long métrage après Cessez-le-feu en 2016 et Un triomphe en 2020. Le scénario est signé Emmanuel Courcol et Irène Muscari. Le film est produit par Marc Bordure et Robert Guédiguian. C’est une comédie dont l’histoire est originale et très bien écrite. Elle montre une certaine intensité tout en restant légère : un parfait équilibre. Les interprétations de Benjamin Lavernhe et de Pierre Lottin sont remarquables de justesse et de richesse. De nombreux acteurs non-professionnels mais réellement musiciens sont à leurs côtés. En fanfare a connu un beau succès dans les salles et il le mérite.
Elle: 5 étoiles
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Benjamin Lavernhe, Pierre Lottin, Sarah Suco, Jacques Bonnaffé
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Pierre Lottin et Benjamin Lavernhe dans En fanfare de Emmanuel Courcol.

25 décembre 2025

Honni soit qui mal y pense (1947) de Henry Koster

Titre original : « The Bishop’s Wife »

Honni soit qui mal y pense (The Bishop's Wife)Préoccupé et même obsédé par son projet de construction d’une cathédrale, un évêque néglige sa famille. En réponse à l’une de ses prières, un ange vole à son secours…
Honni soit qui mal y pense est un film américain de Henry Koster. Le scénario est l’œuvre de Leonardo Bercovici et Robert E. Sherwood d’après un roman de Robert Nathan. Non crédités au générique, Charles Brackett et Billy Wilder ont réécrit quelques scènes. C’est un joli conte de Noël, sur le ton de la comédie, plaisant et charmant. La décennie 1940 a vu plusieurs films avec un ange en personnage principal. Même s’il n’a pas la profondeur du plus célèbre d’entre eux, It’s a Wonderful Life, celui-ci ne manque pas d’attraits, à commencer par la belle interprétation de Cary Grant qui compose un ange particulièrement charmeur. Le tandem qu’il forme avec Loretta Young fonctionne à merveille. Il faut aussi noter la belle, et parfois audacieuse, photographie de Gregg Toland qui décèdera l’année suivante. Le film ne connut qu’un succès modéré et reste aujourd’hui assez méconnu.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Cary Grant, Loretta Young, David Niven, Monty Woolley, James Gleason, Gladys Cooper, Elsa Lanchester
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Voir les autres films de Henry Koster chroniqués sur ce blog…

Cary Grant et Loretta Young dans Honni soit qui mal y pense (The Bishop’s Wife) de Henry Koster
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Cary Grant et David Niven dans Honni soit qui mal y pense (The Bishop’s Wife) de Henry Koster.
(photo publicitaire)

Remarque :
• Voir une liste des films (américains) avec des anges (Wikipedia anglais). J’aurais parié que la décennie 1940 venait en tête mais, en fait, il y en a beaucoup plus dans les décennies 1980 et suivantes…

Remake :
La Femme du pasteur (The Preacher’s Wife) de Penny Marshall (1996) avec Denzel Washington et Whitney Houston.

25 décembre 2025

Les montagnards sont là (1938) de John G. Blystone

Titre original : « Swiss Miss »

Les montagnards sont là (Swiss Miss)Parce qu’il y a beaucoup de fromage dans les Alpes suisses, Laurel et Hardy tentent d’y vendre des pièges à souris. Non loin de là, à l’hôtel des Alpes, le célèbre compositeur viennois Victor Albert est venu se ressourcer et travailler sur sa prochaine opérette tyrolienne, accompagné de son imprésario mais pas de son épouse, célèbre cantatrice…
Swiss Miss est un long métrage américain réalisé par John G. Blystone, sur un scénario de Jean Negulesco, Charley Rogers et James Parrott. C’est un film musical, un mélange risqué d’opérette et de burlesque, qui peut dérouter. Laurel et Hardy ne participent pas aux chansons. Le film donne parfois l’impression d’un assemblage de scènes mais le manque d’unité ne se fait pas trop sentir. L’enchaînement se fait plutôt bien et l’ensemble est vraiment réussi car il y de nombreuses scènes mémorables. La plus remarquable est incontestablement celle où Stan Laurel tente de s’emparer du petit tonneau de rhum accroché au cou d’un gros saint-bernard. Mais il y en a d’autres : le déménagement du piano, la sérénade au tuba, les bulles de l’orgue, la pose des pièges dans le plancher, le harcèlement du cuisinier… Les chansons apportent une certaine fraîcheur à l’ensemble.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Stan Laurel, Oliver Hardy, Grete Natzler, Walter Woolf King, Eric Blore, Charles Gemora
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Oliver Hardy, Grete Natzler et Stan Laurel dans Les montagnards sont là (Swiss Miss) de John G. Blystone.

25 décembre 2025

A l’âge de pierre (1928) de Frank Butler

Titre original : « Flying Elephants »
Autre titre français : « Les Débuts de Cupidon »

À l'âge de pierre (Flying Elephants)À l’âge préhistorique, le roi des Cavernes proclame que tous les mâles entre 13 et 99 ans doivent se trouver une compagne dans les 24 heures ou être bannis. Hardy prétend être capable de trouver cinq femmes en cinq minutes…
Laurel et Hardy à l’âge de pierre (Flying Elephants) est un film muet de deux bobines écrit et produit par Hal Roach, et réalisé par Frank Butler. Il fait partie des tous premiers films où Stan Laurel et Oliver Hardy jouent ensemble sans que le duo ne soit vraiment formé. Ils jouent chacun leur personnage, sans qu’il y ait complicité entre eux, et le nombre de scènes communes est finalement assez réduit. La vie préhistorique a été peu mise en scène dans les films burlesques slapstick : His Prehistoric Past de Chaplin pour la Keystone (1914) et surtout The Three Ages (1923) de Buster Keaton sont les principales tentatives. Nous sommes ici loin de la perfection du film de Keaton mais il y a quelques bons gags. On ne voit aucun éléphant… Le titre vient d’une phrase de Stan Laurel qui, pour lier connaissance avec une belle jeune fille, lui dit : « Il fait beau aujourd’hui, les éléphants volent vers le sud ».
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Stan Laurel, Oliver Hardy, Dorothy Coburn, James Finlayson, Edna Marion
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Oliver Hardy et Fay Lanphier dans À l’âge de pierre (Flying Elephants) de Frank Butler.