24 mars 2026

Nausicaä de la vallée du vent (1984) de Hayao Miyazaki

Titre original : « Kaze no tani no Naushika »

Nausicaä de la vallée du vent (Kaze no tani no Naushika)Mille ans se sont écoulés depuis la chute de la civilisation industrielle lors d’une guerre planétaire d’une grande violence. L’humanité survit tant bien que mal au sein de quelques enclaves menacées par une gigantesque forêt dont les spores sont mortelles pour la majorité des êtres vivants. Seuls des insectes géants et mutants y survivent. La Vallée du Vent est un petit royaume agricole, protégé des spores et de la forêt par des vents marins…
Nausicaä de la vallée du vent est un film d’animation japonais écrit et réalisé par Hayao Miyazaki, son premier film vraiment personnel après plusieurs œuvres de commande. C’est l’adaptation du manga éponyme de Miyazaki (7 volumes publiés entre 1982 et 1994, seuls les deux premiers étaient sortis quand la production du film a débuté). On retrouve déjà dans ce conte post-apocalyptique tous les thèmes préférés du réalisateur : la protection de la nature, le refus de la folie guerrière, l’absence de manichéisme, un attrait pour les séquences aériennes. Le propos est assez sombre tout en étant enlevé et lumineux grâce à son héroïne. Le récit peut paraître enfantin mais il est très riche. Il nous captive entièrement. L’animation est très belle et le dessin inventif. Son grand succès au Japon a permis la création du studio Ghibli. Quarante ans après sa sortie, le film n’a pas pris une ride.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs:
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Nausicaä de la vallée du vent de Hayao Miyazaki.
Nausicaä de la vallée du vent de Hayao Miyazaki.
Nausicaä de la vallée du vent de Hayao Miyazaki.

Remarque :
* Le film a été exploité aux Etats-Unis dans une version amputée de 30 minutes sous le titre Warriors of the Wind (1985), brièvement distribuée en France sous le titre La Princesse des étoiles (1991). Cette version a été montée par Roger Corman qui a privilégié les scènes d’action et évacué tout le message écologiste. L’héroïne y était renommée Princesse Zandra. Le film ne sortira dans sa version complète qu’en 2005 aux Etats-Unis et en 2006 en France.

* On peut sentir dans les dessins l’influence de Moebius. Miyazaki a toujours déclaré avoir été influencé par les univers du français. L’estime est d’ailleurs réciproque puisque Moebius a appelé sa fille Nausicaa après avoir été enthousiasmé par le manga.

* Dans la mythologie grecque, Nausicaa est une princesse phéacienne. Elle apparaît pour la première fois dans l’Odyssée, où elle recueille Ulysse naufragé sur le rivage de la Phéacie (île qui ne correspond à aucune île connue) et l’emmène jusqu’au palais de ses parents, le roi Alcinoos et la reine Arété. Courageuse et généreuse, Nausicaa a inspiré de nombreux auteurs et artistes pendant et après l’Antiquité, jusqu’à nos jours. (Extrait de Wikipédia. Lire la suite… )



22 mars 2026

E.T., l’extra-terrestre (1982) de Steven Spielberg

Titre original : « E.T. the Extra-Terrestrial »

E.T., l'extra-terrestre (E.T. the Extra-Terrestrial)Un appareil extraterrestre vient d’atterrir en pleine nuit dans une forêt près de Los Angeles. Ses étranges petits occupants, botanistes envoyés sur Terre en mission d’exploration, recueillent des plantes. L’un d’eux s’éloigne du groupe et explore la forêt avant de découvrir, fasciné, les lumières de la ville au loin. Par peur d’être découvert, le vaisseau décolle en hâte, laissant l’imprudent sur place. Elliot, un garçon de dix ans, va le recueillir…
E.T., l’extra-terrestre est un film de science-fiction américain réalisé par Steven Spielberg. Le scénario a été écrit par Melissa Mathison (1). C’est un joli conte sur la rencontre de deux enfants seuls et abandonnés : l’un est un extraterrestre oublié sur Terre par ses congénères, l’autre est un petit garçon perturbé par le divorce de ses parents, comme Spielberg le fut dans son enfance. L’art du réalisateur est nous immerger dans l’univers de l’enfance pendant les deux heures de film et de nous faire ressentir des émotions simples mais assez intenses. Il nous émerveille mais on peut aussi y déceler des thèmes plus profonds, tels l’acceptation de la différence, la recherche de la communication (à l’instar de Rencontres du troisième type, de façon plus enfantine, certes, mais aussi plus spirituelle) et, bien entendu, le besoin d’attaches. Le film peut être perçu de multiples façons. La magie du cinéma opère dans plusieurs scènes, c’est le cas dans la fameuse course à vélo, magnifiée par la musique de John Williams. Le succès fut immédiat et planétaire. C’est l’un des films les plus célèbres du cinéma.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Henry Thomas, Drew Barrymore, Dee Wallace, Robert MacNaughton, Peter Coyote
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Henry Thomas, Drew Barrymore et Robert MacNaughton dans E.T., l’extra-terrestre (E.T. the Extra-Terrestrial) de Steven Spielberg.
E.T., l’extra-terrestre (E.T. the Extra-Terrestrial) de Steven Spielberg.
Henry Thomas dans E.T., l’extra-terrestre (E.T. the Extra-Terrestrial) de Steven Spielberg.


(1) Melissa Mathison a écrit le premier jet du scénario sur le plateau des Aventuriers de l’arche perdue. Elle était alors la compagne d’Harrison Ford qu’elle épousera peu après.

Henry Thomas et Melissa Mathison sur le tournage de E.T., l’extra-terrestre de Steven Spielberg.

20 mars 2026

Soleil rouge (1971) de Terence Young

Titre anglais : Red Sun

Soleil rougeEn 1871, un ambassadeur de l’Empereur japonais et ses deux gardes du corps traversent l’Ouest américain à bord d’un train qui les mènera à la rencontre du Président des Etats-Unis. L’ambassadeur a pour mission d’offrir à son hôte un objet d’une valeur inestimable : un sabre de samouraï. Malheureusement, le convoi qui transporte également de l’or est la cible de deux bandits sans foi ni loi. Ceux-ci parviennent à subtiliser la cargaison et dérobent par la même occasion le précieux cadeau…
Soleil rouge est un western franco-italo-espagnol réalisé par l’anglais Terence Young. Il fait partie de ces coproductions internationales qui ont fleuri au tournant des années soixante-dix. L’originalité de ce western européen est d’introduire un samouraï comme personnage de premier plan. Tout est en effet basé sur la cohabitation forcée entre ce guerrier japonais et un cow-boy certes gangster mais doté d’une certaine éthique. Il rassemble quatre grandes stars internationales. Alain Delon n’a pas le meilleur rôle, il est le méchant qui tue sans état d’âme. Le récit n’est pas des plus palpitants, l’ensemble semble trop long. Ce n’est pas un western spaghetti à proprement parler mais il en est proche. Le film a été tourné en Espagne. La photographie est signée par Henri Alekan qui rend les décors crédibles. En revanche, il est difficile de ne pas sourire quand les indiens (joués de toute évidence par des espagnols) apparaissent. Comme beaucoup de ces coproductions internationales, l’ensemble manque d’unité.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Charles Bronson, Ursula Andress, Toshirô Mifune, Alain Delon, Capucine
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Charles Bronson et Toshirô Mifune dans Soleil rouge de Terence Young.
Ursula Andress et Alain Delon dans Soleil rouge de Terence Young.

19 mars 2026

Mission: Impossible – The Final Reckoning (2025) de Christopher McQuarrie

Mission: Impossible - The Final ReckoningDeux mois après avoir échappé à une capture dans les Alpes autrichiennes, l’agent de la Force Mission Impossible Ethan Hunt reste caché alors que l’intelligence artificielle connue sous le nom de « L’Entité » se révèle au monde, menaçant de détruire l’humanité. La présidente des États-Unis appelle Hunt à rendre la clé cruciforme capable de déverrouiller le code source original de l’Entité stocké dans une chambre à l’intérieur du sous-marin russe coulé en 2012…
Mission: Impossible – The Final Reckoning est un film d’action américain coécrit et réalisé par Christopher McQuarrie. C’est la suite de Mission impossible : Dead Reckoning, partie 1 (2023) qui était très réussi. Hélas, ce volet final l’est beaucoup moins : le scénario est abracadabrant, tellement fumeux qu’on nous explique à l’avance les futures scènes, les situations sont moins différentes, les combats paraissent interminables… tout comme les scènes plus calmes. J’avoue avoir sauté des passages. La cascade la plus spectaculaire se déroule sur de vieux coucous volants mais, elle aussi, elle est bien trop longue.
Elle:
Lui : 1 étoile

Acteurs: Tom Cruise, Hayley Atwell, Ving Rhames, Simon Pegg, Esai Morales, Pom Klementieff, Henry Czerny, Angela Bassett, Shea Whigham
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L’inoxydable Tom Cruise dans Mission: Impossible – The Final Reckoning de Christopher McQuarrie

17 mars 2026

La Trilogie d’Oslo: Amour (2024) de Dag Johan Haugerud

Titre original : « Kjærlighet »

La Trilogie d'Oslo: Amour (Kjærlighet)Sur un ferry qui les ramène à Oslo, Marianne, médecin, retrouve Tor, infirmier dans l’hôpital où elle exerce. Il lui raconte qu’il passe souvent ses nuits à bord, à la recherche d’aventures sans lendemain avec des hommes croisés sur des sites de rencontre. Ces propos résonnent en Marianne, qui revient d’un blind date organisé par sa meilleure amie et s’interroge sur le sens d’une vie amoureuse sans engagement…
Amour (Kjærlighet) est un film norvégien écrit et réalisé par Dag Johan Haugerud. C’est le troisième volet (deuxième en France) de la Trilogie d’Oslo (Sex Drømmer Kjærlighet) après Désir (2024) et Rêves (2024). Le thème central est l’amour, en l’explorant sous deux formes peu conventionnelles (dans le sens « en dehors des conventions »), et la façon de percevoir l’amour ou plutôt de l’intégrer dans sa vie en ayant l’impression de le faire bien. Le personnage le plus fort est celui de l’infirmier Tor qui a une épaisseur que celui de la femme médecin peine à avoir. Le troisième personnage (une amie employée par la mairie) est là pour apporter une note d’humour et parfois un contrepoint. Avec ses longues discussions, l’ensemble n’est pas sans rappeler Rohmer mais l’ensemble paraît un peu long. La forme est plus conventionnelle que celle de Désir et n’a pas sa personnalité, mais on retrouve une certaine douceur et l’absence de scènes racoleuses. Le récit donne aussi une vision inattendue de la ville d’Oslo. Ce volet semble être le plus populaire des trois, c’est pourtant celui qui m’a le moins enthousiasmé, sans doute du fait d’une moindre profondeur (à mes yeux).
Elle: 3 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Andrea Bræin Hovig, Tayo Cittadella Jacobsen, Marte Engebrigtsen, Lars Jacob Holm, Thomas Gullestad, Marian Saastad Ottesen
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Andrea Bræin Hovig et Tayo Cittadella Jacobsen dans La Trilogie d’Oslo: Amour (Kjærlighet) de Dag Johan Haugerud.

15 mars 2026

La Trilogie d’Oslo: Rêves (2024) de Dag Johan Haugerud

Titre original : « Drømmer »

La Trilogie d'Oslo: Rêves (Drømmer)L’adolescente Johanne tombe amoureuse pour la première fois de sa vie. Elle est attirée par sa nouvelle professeure de langues. Elle n’a alors plus qu’un seul but : se rapprocher d’elle. Elle parvient à lui rendre visite dans son appartement. Plus tard, elle relate ses émotions dans un carnet…
Rêves est un film norvégien écrit et réalisé par Dag Johan Haugerud. Il s’agit du deuxième volet (premier volet en France) de sa Trilogie d’Oslo (Sex Drømmer Kjærlighet), après Désir (2024) et avant Amour (2024). Cette fois, le récit se concentre sur un seul personnage, une jeune fille qui vit un premier amour qui bouleverse tout. Il décrit avec délicatesse le torrent d’émotions et la difficulté pour l’adolescente à l’absorber. Il évolue ensuite avec la perception que vont en avoir la mère et la grand-mère de la jeune fille. Cette perception va modifier le regard qu’elles portent sur leur propre vie. Ce second volet est très différent du premier (Désir), plus classique dans sa forme mais il séduit néanmoins par son côté intimiste et sa petite connotation littéraire.
Elle: 3 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Ella Øverbye, Selome Emnetu, Ane Dahl Torp, Anne Marit Jacobsen
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Ella Øverbye et Selome Emnetu dans La Trilogie d’Oslo: Rêves (Drømmer) de Dag Johan Haugerud.

14 mars 2026

La Trilogie d’Oslo: Désir (2024) de Dag Johan Haugerud

Titre original : Sex

La Trilogie d'Oslo: DésirUn ramoneur, heureux père de famille, en couple avec son épouse depuis des années, a une aventure inattendue avec un client. Il ne la considère ni comme l’expression d’une homosexualité latente, ni comme une infidélité, juste comme une expérience enrichissante. Il s’en ouvre à son épouse, qui le prend mal, puis à son patron, marié comme lui, qui lui avoue faire toutes les nuits des rêves dans lesquels il est une femme objet du désir de David Bowie…
Désir est un film norvégien écrit et réalisé par Dag Johan Haugerud. Il s’agit du premier volet (troisième en France) de la Trilogie d’Oslo, avec Rêves (2024) et Amour (2024), trilogie qui a pour thème principal les structures sociales. Le film prend la forme de discussions entre principalement deux personnages. C’est la profondeur de ces discussions qui surprend agréablement, donnant au film une indéniable portée philosophique. Le cinéaste aborde les thèmes de la perception de la sexualité, de l’influence du regard des autres sur notre identité, du couple, de la liberté, de la vie en société et son approche de ces thèmes est aux antipodes de la manière démonstrative si répandue de nos jours. Il parvient même à glisser des notes d’humour dans son récit. L’ensemble peut évoquer Rohmer (en plus profond même), Kieslowski (le cinéaste dit s’être inspiré de sa trilogie Trois couleurs, mais on peut aussi penser au Décalogue). Dans sa forme, le film m’a fait penser à Ozu avec cette façon d’intercaler des plans fixes urbains entre les scènes. L’ensemble suscite la réflexion.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Thorbjørn Harr, Jan Gunnar Røise, Siri Forberg, Birgitte Larsen
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Thorbjørn Harr et Jan Gunnar Røise dans La Trilogie d’Oslo: Désir de Dag Johan Haugerud.
Thorbjørn Harr et Birgitte Larsen dans La Trilogie d’Oslo: Désir de Dag Johan Haugerud.

12 mars 2026

Borsalino (1970) de Jacques Deray

BorsalinoMarseille, début des années 1930. Roch Siffredi (Alain Delon) est un jeune voyou récemment libéré de prison. Il retrouve sa compagne Lola mais, pendant qu’il purgeait sa peine, celle-ci s’est entichée d’un certain François Capella (Jean-Paul Belmondo), truand lui aussi. Après une première rencontre orageuse, les deux hommes vont s’associer et chercher à prendre le contrôle de la pègre…
Borsalino est un film policier français réalisé par Jacques Deray. Le scénario est l’œuvre de Jean-Claude Carrière, Jean Cau, Jacques Deray et Claude Sautet, d’après le livre Bandits à Marseille d’Eugène Saccomano. Produit par Alain Delon, le film réunit pour la première fois en tête d’affiche les deux acteurs vedettes du cinéma français (1). Le tournage s’est bien déroulé, sans rivalité (2). Le nombre de scènes et de gros plans sont équitablement répartis. Aucun des deux acteurs ne cherchent à monopoliser l’écran. La reconstitution du milieu de la pègre marseillaise des années 1930 est très bien réalisée et la musique de Claude Bolling est restée célèbre. Plaisant.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Jean-Paul Belmondo, Alain Delon, Catherine Rouvel, Corinne Marchand, Nicole Calfan, Hélène Rémy, Mario David
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Remarques :
– Borsalino est une marque de chapeaux très populaires dans les années 20, 30 et 40. La compagnie a fourni les chapeaux des deux acteurs et aurait même financé en partie le film.
– Les personnages sont inspirés des truands Paul Carbone et François Spirito. Jacques Deray a reçu des menaces de mort avant le tournage parce qu’il voulait utiliser les vrais noms des gangsters.
– Le film n’est pas sorti en vidéo avant 2009 à cause d’une question de droits. Pour la même raison, il n’est passé que très tardivement à la télévision.

(1) Les deux acteurs avaient tourné plusieurs fois dans le même film auparavant mais sans partager le haut de l’affiche.
(2) La brouille entre les deux acteurs n’est apparue qu’à la sortie du film, Belmondo reprochant à Delon de ne pas l’avoir mis en premier sur l’affiche comme convenu par contrat. La Justice donna raison à Belmondo. Ils resteront brouillés et il faudra attendre 25 ans pour les retrouver dans un même film.

Jean-Paul Belmondo et Alain Delon dans Borsalino de Jacques Deray.

Suite :
Borsalino & Co (1974) de Jacques Deray avec Alain Delon mais sans Belmondo.

11 mars 2026

Le Rire et le couteau (2025) de Pedro Pinho

Le Rire et le couteauSergio, un ingénieur portugais, se rend en Guinée-Bissau pour expertiser l’impact écologique de la construction d’une route forestière. Bisexuel, il se lie à deux habitants de la ville, Diara, fêtarde et fauchée, et Gui, un brésilien androgyne, dans une relation intime mais déséquilibrée…
Le Rire et le couteau est un film portugais réalisé par Pedro Pinho. Le propos semble vouloir aborder plusieurs thèmes, la décolonisation, la solitude, la sexualité libre et queer, la mainmise des occidentaux sur les grands travaux africains et la corruption. Bien que libérée de tous les anciens clichés, la vision reste occidentale, celle d’une Afrique un peu fantasmée avec un soupçon de mauvaise conscience sous-jacente. Le film est très long (3h30), la construction est libre mais, le plus gênant, ce sont ces discussions qui semblent interminables et peu fournies en substance ; les dialogues paraissent avoir été improvisés pour la plupart (pourtant le générique aligne pas moins de dix scénaristes, c’est une oeuvre d’écriture collective). Les fêtes sont également interminables. J’avoue ne pas comprendre l’enthousiasme des critiques et du public.
Elle: 1 étoile
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Sérgio Coragem, Cleo Diára, Jonathan Guilherme
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Remarque :
Pour les plus enthousiastes, le film existe aussi en version director’s cut de 5h30.

Cleo Diára et Sérgio Coragem dans Le Rire et le couteau de Pedro Pinho.

8 mars 2026

F1 : Le film (2025) de Joseph Kosinski

Titre original : « F1 »

F1Une écurie de Formule 1 au bord de la faillite va chercher un ex-prodige des années 90 dont la carrière avait été brutalement interrompue par un terrible accident avant de devenir pilote indépendant. Le pilote cinquantenaire fait équipe avec un jeune pilote talentueux pour qui il est un rival encombrant…

F1 est un film américain réalisé par Joseph Kosinski. L’un des producteurs n’est autre que le pilote Lewis Hamilton, septuple champion du monde de Formule 1. Il n’y a pas de surprises côté scénario : c’est très américain avec un héros style « cow-boy viril et rebelle », l’histoire est prévisible et réduite. Comme on le sait, les américains n’aiment pas la Formule 1 (trop européenne à leurs yeux) et les règles sont ici ridiculisées : il faut tricher pour gagner. Le point fort du film est bien entendu son côté spectaculaire. Les scènes de course sont réelles (enfin presque, puisque ce sont des Formules 2 maquillées en Formule 1), plusieurs scènes ont été tournées lors des véritables grands prix avec le stand de l’équipe fictive Apex GP installé au milieu des vraies. Le film utilise largement les images de caméras embarquées ce qui permet une immersion totale. Brad Pitt est de toutes les scènes avec son charme légendaire et sa forte présence à l’écran. L’ensemble est beaucoup trop long (l’idéal aurait été de couper de moitié les scènes entre les courses). Très gros succès.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Brad Pitt, Damson Idris, Javier Bardem, Kerry Condon, Tobias Menzies
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F1 de Joseph Kosinski.