Lui :
Dévastée après une rupture soudaine, une jeune femme est recueillie par son beau-père. Pour la convaincre que cette rupture est probablement une bonne chose pour elle, il commence à lui raconter sa propre histoire… Adapté d’un roman d’Anna Gavalda, Je l’aimais est le troisième long métrage de Zabou Breitman qui avait montré beaucoup de sensibilité dans ses deux premiers. C’est à nouveau le cas dans cette histoire d’amour-passion. Le début du film peut paraître assez rebutant, car très centré sur le profond désarroi de la jeune femme, mais le film bascule dans un tout autre registre lorsque le beau-père commence à se livrer et à raconter. C’est son histoire que nous voyons se dérouler, une histoire aussi forte que terrible par son inaboutissement. Daniel Auteuil et Marie-Josée Croze font une belle interprétation, riche et complexe, puissante et nuancée. Le couple ainsi formé est assez étonnant par ses contrastes tout en formant un ensemble. Zabou Breitman montre une belle maitrise du déroulement du récit, maniant habilement flashbacks et retours au présent. Je l’aimais est un beau film empreint de force et de sensibilité.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Lui :
Au lendemain de l’intervention américaine en Irak, un officier a pour mission d’aller inspecter les sites censés cacher des armes de destruction massive. Intrigué de ne jamais rien trouver, il doute de la validité des informations fournies. Outrepassant les ordres de sa hiérarchie, il mène sa propre enquête… Green Zone est adapté du livre d’un journaliste envoyé spécial sur le terrain à cette époque. Il n’est donc pas étonnant que le film de Paul Greengrass dresse un portrait qui semble assez authentique de la confusion qui a suivi l’intervention militaire à Bagdad. Même si les faits sont largement connus aujourd’hui, le film a le mérite de montrer du doigt la manipulation des informations faite par les américains pour justifier la guerre. La fin est plutôt idyllique toutefois, très américaine. Green Zone est à la fois un thriller et un film de guerre que Paul Greengrass mène à un rythme d’enfer avec, comme toujours chez ce cinéaste anglais, un usage immodéré de la caméra à l’épaule.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Voir les autres films de Paul Greengrass chroniqués sur ce blog…
Remarques :
* Le livre « Dans la zone verte : les américains à Bagdad » (« Imperial life in the Emerald city: Inside Iraq’s green zone ») est signé par Rajiv Chandrasekaran, journaliste américain d’origine indienne. Il a été l’envoyé spécial à Bagdad pour son journal le Washington Post en 2003 et 2004.
* La Green zone (zone verte) correspondait à une zone sécurisée par l’armée américaine au centre de Bagdad. Le reste de la ville était désignée par le terme de Red zone (zone rouge).
Lui :
Invité par la Paramount aux Etats Unis fin 1929, Eisenstein ne parvient pas à faire accepter un projet par les financiers du studio. Chaplin le met en relation avec l’écrivain Upton Sinclair qui accepte de le soutenir. Eisenstein choisit de faire un film sur le Mexique qu’il sillonne avec son chef-opérateur Edouard Tissé et son assistant Grigori Alexandrov. Hélas, le projet n’ira pas à son terme, Upton Sinclair ayant décidé de se retirer tout en conservant les parties déjà tournées. Eisenstein ayant perdu la propriété de ses rushes, ce n’est qu’en 1979 qu’Alexandrov réalisera une version « la plus proche possible de ce que voulait Eisenstein ». Ainsi monté, ¡Que Viva México! apparaît comme un mélange subtil de fiction et de documentaire qui replace le Mexique d’aujourd’hui dans la force de son Histoire. On peut supposer que les parties rituelles, un peu longues, auraient certainement été montées plus courtes si le film avait été complètement tourné. Ces parties opposent la vie et la mort, mort qui revient sous différentes formes dans les rites et les coutumes. Les images sont superbes. Mais c’est l’épisode « Maguey » qui est le plus remarquable, une histoire assez simple mais remarquablement mis en images. Il y a, dans cet épisode, une puissance et une force qui évoquent les plus grands films d’Eisenstein. Il ne fait nul doute que ¡Que Viva México! aurait été un très grand film s’il avait été achevé et monté par Eisenstein.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Remarques :
Montage d’Alexandrov de 1979 en 4 parties :
* Prologue : relie le Mexique d’aujourd’hui à son histoire, notamment la civilisation Maya. Eisenstein met en parallèle les têtes sculptées de divinités et des visages de mexicains vivants.
1. Sanduga : montre les rites actuels du mariage à Tehuantepec.
2. Fiesta : rites de célébration de la Vierge de Guadalupe suivi d’une corrida. Etude de la transcription du christianisme au Mexique.
3. Maguey : met en scène une histoire tragique se déroulant dans une hacienda sous la dictature de Porfirio Díaz. Le maitre des lieux viole et séquestre la fiancée d’un jeune péon qui organise sa vengeance.
4. Soldadera (non tourné) devait mettre en scène le soulèvement de 1910, prélude à la Révolution mexicaine, avec une mise en avant des femmes et plus généralement du peuple, tentant ainsi de faire un rapprochement avec la Révolution soviétique.
* Epilogue : montre la célébration du Jour des morts, légèrement satirique.
Utilisation des rushes de ¡Que Viva México! :
– Thunder over Mexico (1933, 72 mn) montage produit par les américains Sol Lesser et Upton Sinclair, il s’agit essentiellement de l’épisode Maguey.
– Kermesse funèbre (1933, 20 mn) montage produit par l’américain Sol Lesser, il s’agit des autres parties, montées comme un documentaire avec un commentaire.
– Time in the sun (1939, 55 mn) montage respectueux fait par Marie Seton, journaliste britannique qui a rencontré Eisenstein et écrit sur lui.
– Eisenstein’s mexican project (1954, 320mn) montage par Jay Leyda, ancien élève d’Eisenstein : mise bout à bout des rushes.
– ¡Que Viva México! (1979, 90 mn) montage fait par Grigori Alexandrov.
Pour en savoir plus :
– un bonne analyse sur Kinoglaz.fr,
– un article de Chris Meir (en anglais) replaçant le film dans sa dimension ethnographique faisant un rapprochement avec le Tabu de Murnau,
– et aussi un (long) article de Gabrielle Murray (en anglais) sur le symbolisme du film et l’utilisation des icones.
Lui :
Ce film à grand spectacle retrace le parcours de Florenz Ziegfeld Jr., producteur de shows fastueux à Broadway au début du siècle et mort quatre ans auparavant. Charmeur et généreux avec les femmes, il était alors un personnage très populaire. The Great Ziegfeld nous relate toute sa carrière, depuis ses débuts dans les attractions foraines jusqu’à sa mort, met en scène sa vie amoureuse et reconstitue certains de ses shows. Ce sont ces aperçus de spectacles qui constituent tout l’attrait du film aujourd’hui, car il faut bien reconnaitre que le reste est un peu long (3 heures). Le faste des décors et l’extravagance des costumes rendent ces scènes assez uniques. Le numéro le plus célèbre est « A Pretty Girl is Like a Melody » (d’Irving Berlin), une scène de huit minutes où tout est dans la magnificence et la démesure. Un grand spectacle pour les yeux. Ne serait-ce que pour cette scène, le film vaut la peine d’être vu. Le succès du film fut immense.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Remarques : * The Great Ziegfeld a été le plus grand succès au cinéma des années trente. Le film coûta la somme faramineuse de 2 millions de dollars mais il en aurait rapporté 40.
* Luise Rainer est assez mémorable dans la scène du téléphone où elle félicite son ex-mari pour son mariage. Elle se serait inspirée de la pièce de Jean Cocteau « La voix humaine » (pièce qui ne met en scène qu’un seul personnage, une femme au téléphone, pour une rupture amoureuse). A noter que, dans la réalité, Florenz Ziegfeld et Anna Held n’étaient pas mariés ; les scénaristes les ont mariés pour éviter les foudres de la censure.
* Le film existe apparemment dans une version courte de 125 mn, diffusée à la télévision.
Ne pas confondre avec… Ziegfeld Girl de Robert Z. Leonard et Busby Berkeley (1941) avec James Stewart, Judy Garland, Hedy Lamarr et Lana Turner Ziegfeld Follies de Vicente Minnelli (1946) avec Fred Astaire et Lucille Ball, où William Powell joue à nouveau le rôle de Florenz Ziegfeld Jr.
Lui :
Un film étonnant qui mêle burlesque, rêverie et surréalisme. Avec sa femme et son beau-père, un paysan russe très pauvre observe son riche voisin, un koulak (paysan indépendant) s’empiffrer alors qu’ils n’ont rien à manger. Sa femme le met dehors en le disant de ne revenir que lorsqu’il aura trouvé le bonheur… Medvedkin connait particulièrement le monde rural pour avoir dirigé le Ciné-Train en 1932 : avec une petite équipe, il a sillonné le pays, filmant ici et là et organisant des séances de projection. L’optique était d’aider la population rurale à surmonter les difficultés et à vanter les mérites des kolkhozes. Deux ans plus tard, il réalise Le bonheur, film atypique, qui mêle burlesque, rêverie et surréalisme, un film qui évoque aussi bien Luis Buñuel que l’humour slapstick des premiers Chaplin ou Keaton. Montrant beaucoup d’inventivité, il crée des situations totalement inattendues, surprenantes, hilarantes. On y voit par exemple un cheval blanc à pois qui se met en grève ou une petite grange pleine de farine qui se déplace toute seule (portée par des voleurs). C’est surtout la cupidité des hommes qui est fustigée, c’est elle qui crée les situations les plus aberrantes. L’individualisme, la paresse sont également ridiculisés. On peut aussi y voir une critique des institutions, l’église, l’armée et bien entendu le tsar. Personne n’est épargné. Le bonheur est un film qui foisonne de thèmes, d’idées et d’images, un peu brouillon parfois ; c’est un film assez unique en son genre. La censure soviétique, ne parvenant pas bien à cerner le propos, préféra retirer le film de la circulation. Il a été redécouvert par Chris Marker dans les années soixante-dix. (Film muet de 64 mn)
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Lui :
Signe des temps, le Robin des Bois version 2010 est plus sombre, plus violent, plus triste. Comme le laisse supposer l’affiche du film, nous ne sommes pas là pour rire. Russell Crowe, qui semble échappé de Gladiator, campe un Robin des Bois viril, qui parle peu mais cogne fort. Le sourire enjôleur et le charme délicat d’un Errol Flynn est dépassé, il faut aujourd’hui de l’authentique et un héros dur… Le scénario imagine les évènements qui auraient entrainé le bannissement de Robin Longstride au retour des Croisades, avant qu’il ne devienne Robin des Bois donc. Ridley Scott, que l’on sait amoureux du Moyen-âge, déploie de gros moyens pour donner du sérieux à ses reconstitutions qui effectivement nous apparaissent très réalistes, notamment dans les batailles. Il oublie en revanche de soigner ses personnages, de leur donner de la force (autre que physique…) C’est surtout très net pour les seconds rôles qui sont inexistants. Finalement, son film est assez froid et pas aussi enthousiasmant que ne l’est la légende.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Voir les autres films de Ridley Scott chroniqués sur ce blog…
Principales adaptations de la légende de Robin des Bois : Robin Hood (1912) d’Étienne Arnaud et Herbert Blaché (mari d’Alice Guy) Robin des Bois (Robin Hood) d’Allan Dwan (1922) avec Douglas Fairbanks Les aventures de Robin des Bois (The Adventures of Robin Hood) de Michael Curtiz (1938) avec Errol Flynn Robin des Bois et ses joyeux compagnons (The Story of Robin Hood and His Merrie Men) de Ken Annakin (1952) avec Richard Todd Robin des Bois (Robin Hood) film d’animation Disney (1973) La rose et la flèche (Robin and Marian) de Richard Lester (1976) avec Sean Connery et Audrey Hepburn (variation de type « 20 ans après ») Robin des Bois: prince des voleurs (Robin Hood: Prince of Thieves) de Kevin Reynolds (1991) avec Kevin Costner Sacré Robin des bois (Robin Hood: Men in Tights) de Mel Brooks (1993), film satirique Robin des Bois (Robin Hood) de Ridley Scott (2010) avec Russell Crowe
Lui :
Deuxième grande adaptation de la légende au cinéma, Les aventures de Robin des Bois est l’un des plus beaux fleurons du cinéma d’aventures hollywoodien. Le film est plus l’œuvre d’un studio que d’un réalisateur, c’était à l’époque le film le plus coûteux mis en œuvre par Warner Brothers. Ce grand divertissment est assez différent de son modèle, la version muette de Douglas Fairbanks de 1922, non seulement par le déroulement de l’histoire, qui commence ici directement avec Robin des Bois dans la forêt de Sherwood, mais aussi par l’incarnation du héro mythique : Errol Flynn accomplit moins de prouesses physiques que Fairbanks mais, en revanche, développe un charme qui décuple son côté chevaleresque. Ce Robin des Bois a du style… Le nouveau procédé Technicolor est ici largement utilisé, notamment dans les rouges et les verts (l’herbe californienne fut même peinte en vert pour paraître plus anglaise…) Ce Technicolor participe grandement à la magie du film. Le scénario se déroule en sept ou huit grandes étapes, sans qu’il y ait toujours un lien très travaillé pour relier ces grandes scènes entre elles. Cette construction n’en reste pas moins très solide grâce à la richesse des situations. Les aventures de Robin des Bois marqua la carrière d’Errol Flynn en l’associant durablement au personnage. Il faut souligner aussi les excellents seconds rôles, Basil Rathbone, Claude Rains et Olivia de Havilland en tête, qui donnent de l’épaisseur à l’ensemble. Le succès fut considérable et le film reste encore aujourd’hui l’un des plus aimés de l’histoire du cinéma.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Remarques :
* Warner a d’abord confié la réalisation à William Keighley. A mi-parcours, après deux mois de tournage, les studios trouvèrent que les scènes d’action manquaient de vigueur et d’éclat. Ils firent appel à Michael Curtiz qui avait brillamment dirigé Errol Flynn dans Capitaine Blood (où apparaissaient également Olivia de Havilland et Basil Rathbone…) Michael Curtiz termina le film en un mois et demi. En pratique, de nombreuses scènes d’extérieurs ont été tournées par William Keighley et les scènes d’intérieur par Michael Curtiz. Ce dernier tourna également des compléments aux scènes en extérieurs, notamment lors des attaques.
* Errol Flynn a réalisé lui-même la majorité des ses cascades. Les tirs à l’arc sont l’œuvre d’un archer professionnel, Howard Hill, que l’on voit à l’écran lors de la compétition des archers (c’est celui qui est en finale avec Robin des Bois). Le tir qui fend la flèche en deux est réalisé sans trucage. Howard Hill a également aidé à la création du son si caractéristique des flèches. Ce son aurait servi de base à certains bruitages de Star Wars.
* Le film aurait mobilisé toutes les caméras en Technicolor 3 couleurs disponibles à l’époque, c’est-à-dire 11.
Principales adaptations de la légende de Robin des Bois : Robin Hood (1912) d’Étienne Arnaud et Herbert Blaché (mari d’Alice Guy) Robin des Bois (Robin Hood) d’Allan Dwan (1922) avec Douglas Fairbanks Les aventures de Robin des Bois (The Adventures of Robin Hood) de Michael Curtiz (1938) avec Errol Flynn Robin des Bois et ses joyeux compagnons (The Story of Robin Hood and His Merrie Men) de Ken Annakin (1952) avec Richard Todd Robin des Bois (Robin Hood) film d’animation Disney (1973) La rose et la flèche (Robin and Marian) de Richard Lester (1976) avec Sean Connery et Audrey Hepburn (variation de type « 20 ans après ») Robin des Bois: prince des voleurs (Robin Hood: Prince of Thieves) de Kevin Reynolds (1991) avec Kevin Costner Sacré Robin des bois (Robin Hood: Men in Tights) de Mel Brooks (1993), film satirique Robin des Bois (Robin Hood) de Ridley Scott (2010) avec Russell Crowe
Lui :
Alors que Richard Cœur de Lion est parti en Croisade, son frère le Prince Jean gouverne l’Angleterre, accablant les paysans d’impôts et s’accaparant toutes les richesses. Caché dans la forêt de Sherwood, un homme se dresse contre cette tyrannie, Robin des Bois… La version d’Allan Dwan est la première grande adaptation cinématographique de cette légende très ancienne. Le rôle semble taillé sur mesure pour Douglas Fairbanks, alors au somment de sa popularité et de sa forme physique ; il a d’ailleurs financé en grande partie lui-même cette coûteuse production (1). Le film comporte un prologue assez original et assez long, une bonne moitié des 2h10 que dure le film, où Robin des Bois est en réalité le comte de Huntingdon, ami de Richard Cœur de Lion (2). Mais c’est bien entendu quand Robin des Bois apparaît que le film prend une autre tournure : le rythme s’accélère nettement. Il faut dire que Douglas Fairbanks fait un Robin des Bois joyeux, sautillant, bondissant, virevoltant, il n’est jamais au repos (3). Il réalise de véritables prouesses acrobatiques dont une descente de plus de 10 mètres le long d’une tenture et l’escalade d’un pont-levis en train de se fermer jusqu’en haut des murs. Allan Dwan montre une grande maîtrise dans les scènes de foules, impressionnantes et extrêmement crédibles. On ne s’ennuie pas une seconde avec cette version de Robin des Bois. Le succès fut immense à l’époque. (Film muet)
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Remarques :
Ce film est le premier à avoir eu une soirée de première. L’idée vient de Sid Grauman qui venait d’inaugurer sa salle de cinéma à Hollywood (l’Egyptian Theater et non le Chinese Theater qui n’ouvrira qu’en 1927).
(1) Le budget a même dépassé celui de Folies de femmes de Stroheim. Dans un nouveau studio sur Santa Monica Boulevard, il a fallu 500 ouvriers pour construire un gigantesque château du XIIe siècle, avec des murs de 27 mètres de haut ! Et pour le faire paraître encore plus grand, une partie supérieure a été peinte sur verre et placée juste devant l’objectif de la caméra.
(2) Ce long prologue a sans doute été conçu pour donner une explication plausible au fait que Robin des Bois n’était pas aux côtés de Richard Cœur de Lion pendant la Croisade tout en ancrant fortement le côté chevaleresque et noble du personnage.
(3) La critique la plus courante sur ce film est de dire que Douglas Fairbanks se comporte comme un gamin de 10 ans. Ce n’est pas faux mais c’est justement ce type d’attitude, à demi enfantine, à demi chevaleresque, qui fait tout le charme de Douglas Fairbanks et qui lui a assuré sa très grande popularité.
Principales adaptations de la légende de Robin des Bois : Robin Hood (1912) d’Étienne Arnaud et Herbert Blaché (mari d’Alice Guy) Robin des Bois (Robin Hood) d’Allan Dwan (1922) avec Douglas Fairbanks Les aventures de Robin des Bois (The Adventures of Robin Hood) de Michael Curtiz (1938) avec Errol Flynn Robin des Bois et ses joyeux compagnons (The Story of Robin Hood and His Merrie Men) de Ken Annakin (1952) avec Richard Todd Robin des Bois (Robin Hood) film d’animation Disney (1973) La rose et la flèche (Robin and Marian) de Richard Lester (1976) avec Sean Connery et Audrey Hepburn (variation de type « 20 ans après ») Robin des bois: Prince des voleurs (Robin Hood: Prince of Thieves) de Kevin Reynolds (1991) avec Kevin Costner Sacré Robin des bois (Robin Hood: Men in Tights) de Mel Brooks (1993), film satirique Robin des Bois (Robin Hood) de Ridley Scott (2010) avec Russell Crowe
Titre original : « Prince of Persia: the sands of time »
Lui :
Aux confins du vaste empire de Perse, la ville d’Alamut garde secrètement une dague qui possède des pouvoirs de contrôle sur le temps. Dastan, prince adopté, va tout faire pour la protéger. Il est aidé par belle princesse Tamina… Prince of Persia – Les sables du temps est adapté d’un jeu vidéo dont la première version (sur Apple II) a été créée en 1989 (la grande époque). Grosse et coûteuse production, le film des Studios Disney parvient bien à restituer toute la magie visuelle de l’univers oriental ; les décors sont superbes, ce qui nous donne de belles images, que ce soit dans les cités ou même dans le désert. Certaines situations sont inattendues. De quoi nous faire rêver, comme savent le faire les meilleurs films d’aventures. Hélas, on peut regretter que toute cette énergie ne soit au service que des scènes d’action : de belles acrobaties mais la rapidité du montage génère souvent une certaine confusion et on ne peut échapper à une impression de répétition dans les combats.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)