1 mars 2025

L’Étang du démon (1979) de Masahiro Shinoda

Titre original : « Yashagaike »

L'Étang du démon (Yashagaike)Japon, province d’Echizen, été 1913. Profitant de ses vacances pour faire un voyage d’études, le professeur Yamasawa arrive dans un village frappé par la sécheresse, perdu au milieu des montagnes. À proximité se trouve l’étang du Démon, objet de superstitions de la part des habitants : si la cloche du village s’arrêtait de sonner quotidiennement, le dragon retenu au fond de l’eau serait libéré et provoquerait un déluge mortel…
L’Étang du démon est un film japonais réalisé par Masahiro Shinoda inspiré de l’œuvre du romancier Kyōka Izumi. Il s’agit d’un conte fantastique, assez particulier dans son histoire et dans sa forme (du moins pour nous, occidentaux). Dans sa partie centrale, il comporte des scènes très proches du kabuki, cette forme traditionnelle du théâtre épique japonais. Les deux personnages principaux féminins sont d’ailleurs tenus par Bandō Tamasaburō V, acteur masculin onnagata (acteur homme qui interprète un rôle de femme), un des acteurs de kabuki les plus connus au Japon. L’histoire est assez envoutante. Les scènes finales sont très spectaculaires. Pour Masahiro Shinoda, qui s’est fait connaitre au sein de la Nouvelle Vague japonaise dans les années soixante, c’est l’occasion de montrer ses préoccupations face à la dégradation de la nature. En France, pour des « raisons juridiques », le film n’est visible que depuis peu : il a été présenté au festival de Cannes 2021 en version restaurée avant de sortir en salles.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Tamasaburô Bandô, Gô Katô, Tsutomu Yamazaki, Kôji Nanbara
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Tsutomu Yamazaki dans L’Étang du démon (Yashagaike) de Masahiro Shinoda.
Tamasaburô Bandô V dans L’Étang du démon (Yashagaike) de Masahiro Shinoda.

5 décembre 2024

Sans mobile apparent (1971) de Philippe Labro

Sans mobile apparentNice, 1971. Un homme d’affaires, en pleine discussion avec trois personnes, est abattu d’un tir de carabine à grande distance. Deux autres meurtres suivent, avec toujours le même mode opératoire sans pour autant qu’aucun mobile évident n’apparaisse. L’enquête de l’inspecteur Carella (Jean-Louis Trintignant) s’annonce difficile…
Sans mobile apparent est un film français réalisé par Philippe Labro. Il s’agit de l’adaptation du roman Dix plus un de l’écrivain américain Salvatore Lombino, publié en 1963 sous le pseudonyme Ed McBain. Philippe Labro a transposé l’histoire de New York à la Côte d’Azur. La progression de la tension et le suspense sont bien maitrisés avec une atmosphère particulière, très marquée années soixante-dix. Le point fort du film est là. En revanche, le dénouement est un peu décevant, le réalisateur semble d’ailleurs vouloir glisser rapidement dessus comme pour s’en excuser. Cinématographiquement, le film n’est pas franchement remarquable avec beaucoup de ces effets de caméra typiques des années soixante dix, qui nous font sourire aujourd’hui. La musique d’Ennio Morricone est très présente, sans doute trop. L’ensemble est plaisant mais sans plus.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Jean-Louis Trintignant, Dominique Sanda, Sacha Distel, Carla Gravina, Paul Crauchet, Laura Antonelli, Jean-Pierre Marielle, Stéphane Audran
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Dominique Sanda et Jean-Louis Trintignant dans Sans mobile apparent de Philippe Labro.

29 novembre 2024

Le Chat et la souris (1975) de Claude Lelouch

Le Chat et la sourisUn homme d’affaires (Jean-Pierre Aumont) est retrouvé mort à son domicile alors qu’il y était seul. Meurtre ou suicide ? L’inspecteur Lechat (Serge Reggiani) et son adjoint Chemin (Philippe Léotard), un duo d’enquêteurs peu conventionnels, portent leurs soupçons sur la femme du riche promoteur (Michèle Morgan)…
Le Chat et la souris est un film policier français écrit et réalisé par Claude Lelouch. On peut parler de comédie policière tant le réalisateur semble n’avoir rien pris au sérieux. L’atmosphère est décontractée. L’humour est centré sur les caractères excentriques des deux enquêteurs. Lelouch se fait un petit plaisir en filmant deux rides ébouriffants en caméra subjective (un en voiture, suivi du même à moto) à grande vitesse dans un Paris passablement encombré. Tout cela resterait néanmoins très oubliable sans la présence de Michèle Morgan pour sa dernière apparition à l’écran (1). L’actrice semble bien s’amuser. Les dialogues semblent être improvisés et restent très pauvres. Plusieurs petits rôles sont vraiment très mal tenus. A noter que l’un d’eux (l’amant) est tenu par le réalisateur et journaliste Philippe Labro.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Michèle Morgan, Serge Reggiani, Philippe Léotard, Jean-Pierre Aumont, Valérie Lagrange
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(1) Michèle Morgan avait alors 55 ans. L’actrice fera quelques apparitions à l’écran après cela, mais aucun rôle important. Michèle Morgan est décédée en 2016 à l’âge de 96 ans.

Michèle Morgan et Serge Reggiani dans Le Chat et la souris de Claude Lelouch.

25 novembre 2024

Galactica: La bataille de l’espace (1978) de Richard A. Colla et Alan J. Levi

Titre original : « Battlestar Galactica »

Galactica: La bataille de l'espace (Battlestar Galactica)Dans un système lointain, douze colonies humaines sont en guerre depuis plus de mille ans contre une race de robots, les Cylons. Alors que la paix est sur le point d’être signée, les Cylons attaquent la flotte et détruisent le vaisseau amiral où les dirigeants humains s’étaient réunis. Ils détruisent ensuite les douze colonies. Seul un petit groupe de vaisseaux parvient à s’échapper, dirigé par le Galactica dont les occupants doivent maintenant trouver une destination…
Battlestar Galactica (alias Saga of a Star World) est un film américain de space-opéra écrit et produit par Glen A. Larson. Créé au départ pour la télévision, il a bénéficié d’une sortie en salles avant de servir de pilote pour une série TV. L’objectif de Universal était bien évidemment de copier Star Wars (1977, 20th Century Fox) et le studio n’a hésité à donner un budget assez conséquent : 8 millions de dollars (à comparer aux 11 millions de Star Wars). Battlestar Galactica est loin d’avoir toutes les qualités de son modèle, le scénario est bien plus pauvre, les dialogues sont souvent désespérants et, si la réalisation est assez soignée avec des effets spéciaux plutôt réussis (pour l’époque), le génie créateur d’un Georges Lucas manque à l’appel. De ce fait, le film a aujourd’hui bien mal vieilli. Le succès à l’époque fut important, suffisamment pour qu’Universal décide de le prolonger avec une série TV qui, bien qu’inégale, est assez réussie grâce au flegme de ses deux personnages principaux : Apollo et Starbuck.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Richard Hatch, Dirk Benedict, Lorne Greene, Herbert Jefferson Jr., Maren Jensen
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Versions :
Battlestar Galactica, version de 2h21 sortie en salles en 1978.
Battlestar Galactica – Saga of a Star World, version TV très légèrement remaniée de 2h15, qui a servi de pilote à la série TV Battlestar Galactica (1978-79, 24 épisodes) et qui est également sortie en salles en 1979.
Remake :
Battlestar Galactica (2003)

Jane Seymour, Dirk Benedict (Starbuck) et Richard Hatch (Apollo)
dans Galactica: La bataille de l’espace (Battlestar Galactica)
Galactica: La bataille de l’espace (Battlestar Galactica)
Maren Jensen, Lorne Greene et Richard Hatch
photo promotionnelle pour Battlestar Galactica.

3 novembre 2024

French Connection (1971) de William Friedkin

Titre original : « The French Connection »

French Connection (The French Connection)À New York, deux policiers du service des stupéfiants, Jimmy « Popeye » Doyle (Gene Hackman) et Buddy « Cloudy » Russo (Roy Scheider), mènent une enquête sous couverture à Brooklyn. Ils apprennent qu’une grosse quantité d’héroïne doit arriver prochainement…
French Connection est un film américain réalisé par William Friedkin. Le scénario s’inspire d’un livre de Robin Moore, paru en 1969, qui retrace l’enquête de policiers sur un trafic de drogue qui se révèlera être en provenance de Marseille. Cette longue traque est filmée de façon presque documentaire, montrant les longues heures de filature et d’attente sur de bien maigres indices. Friedkin a affirmé avoir été influencé par Z de Costa-Gavras pour se situer ainsi au bord du documentaire. Le film fut réalisé avec un petit budget qui empêcha le réalisateur d’engager des acteurs de premier plan mais il eut la main heureuse avec Gene Hackman qui se montre très crédible en policier pugnace aux méthodes brusques. La scène la plus célèbre est celle de la poursuite automobile d’un métro aérien hors de contrôle, l’une des courses-poursuites les plus célèbres du cinéma. L’ensemble est très prenant. Le succès commercial fut très important. Après un demi-siècle, le film n’a rien perdu de sa force.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Gene Hackman, Fernando Rey, Roy Scheider, Tony Lo Bianco, Marcel Bozzuffi
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Remarque :
• Le personnage de l’acteur français qui fait passer la Lincoln Continental chargée de drogue est basé sur Jacques Angelvin, acteur et présentateur de télévision, dont l’arrestation en 1962 a fait grand bruit à l’époque. Sa mésaventure a également inspiré Gérard Oury pour son film Le Corniaud (1965).

Roy Scheider (à l’extrême gauche) et Gene Hackman dans French Connection de William Friedkin.

3 octobre 2024

L’aventure, c’est l’aventure (1972) de Claude Lelouch

L'aventure, c'est l'aventureAprès 1968, confronté à un monde en plein changement, trois truands (Lino Ventura, Jacques Brel et Charles Denner) et leurs deux sous-fifres (Aldo Maccione et Charles Gérard) abandonnent leurs méthodes traditionnelles de gangsters et décident de jouer la carte politique pour leurs méfaits : enlèvements, détournements d’avions, mercenaires pour des révolutionnaires d’Amérique du Sud…
L’aventure c’est l’aventure est un film français co-écrit et réalisé par Claude Lelouch. Il s’agit d’une comédie loufoque qui, à sa sortie, prenait à rebrousse-poil l’esprit de 68 (1). Son côté « politiquement incorrect », qui a si fortement déplu à la critique d’alors, s’est émoussé aujourd’hui et il nous reste une farce qui enchaîne des gags satiriques plus ou moins réussis. Si certaines scènes sont savoureuses avec des dialogues aux petits oignons, le récit est souvent assez poussif et laborieux ; certains passages sont aussi lourds que les personnages. Malgré un accueil critique calamiteux, le film connut un grand succès et reste encore très apprécié aujourd’hui.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Lino Ventura, Jacques Brel, Charles Denner, Johnny Hallyday, Charles Gérard, Aldo Maccione, Nicole Courcel
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(1) En 1971, Claude Lelouch est invité à dîner chez son ami le réalisateur Pierre Kast, où sont également conviés des journalistes des Cahiers du cinéma. En fin de soirée, Kast demande à Lelouch s’il a passé un bon moment, ce dernier lui répond qu’il n’a rien compris à ce qu’il a entendu. Le lendemain, Lelouch revoit son hôte et le remercie car il a l’idée « de faire un film sur la confusion, pour montrer à quel point les intellos mélangent tout » et qu’ils « sont séduits par n’importe quel discours si l’orateur a du charisme », tout en voulant « faire intervenir des voyous qui n’ont rien à cirer de rien, mais qui se servent de la politique pour faire de l’argent ». (source Wikipédia)

Lino Ventura, Jacques Brel, Charles Gérard, Charles Denner et Aldo Maccione
dans L’aventure, c’est l’aventure de Claude Lelouch.
Nicole Courcel et Lino Ventura dans L’aventure, c’est l’aventure de Claude Lelouch.

16 septembre 2024

Les Seins de glace (1974) de Georges Lautner

Les Seins de glaceEn plein hiver, un écrivain (Claude Brasseur) cherche l’inspiration sur une plage de la Côte d’Azur. Il y rencontre une jeune femme mystérieuse (Mireille Darc) qui lui fait penser à l’héroïne de son roman. Il entreprend la conquête de cette jeune femme étrange qui semble protégée par un puissant avocat (Alain Delon)…
Les Seins de glace est un film français réalisé par Georges Lautner, directement inspiré du roman de Richard Matheson Someone Is Bleeding, paru en 1953 (ce fût le premier roman publié de l’auteur de Je suis une légende). Il s’agit d’un suspense policier, genre inhabituel pour le cinéaste. L’intrigue repose surtout sur le personnage impénétrable interprété par Mireille Darc, qui s’écartait ainsi des rôles légers auxquels elle était habituée. Alain Delon, ici également producteur, désirait apporter une nouvelle dimension à l’actrice. Claude Brasseur a le rôle principal masculin, il est de presque toutes les scènes alors que le personnage interprété par Alain Delon est au second plan mais rendu assez fort par un jeu très sobre. L’histoire est troublante sans n’être jamais ni angoissante ni magnétique. Le déroulement du scénario n’est pas parfait, nous dévoilant des indices beaucoup trop tôt. Le film manque de puissance mais se laisse regarder sans déplaisir.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Alain Delon, Mireille Darc, Claude Brasseur, Emilio Messina, André Falcon
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Mireille Darc, Claude Brasseur et Alain Delon dans Les Seins de glace de Georges Lautner.
Alain Delon et Mireille Darc dans Les Seins de glace de Georges Lautner.

13 septembre 2024

France société anonyme (1974) de Alain Corneau

France société anonymeEn 2222, un ancien trafiquant de drogue est sorti quelques instants de sa cryogénisation pour qu’il raconte son histoire. Il était dans les années 1970 le plus gros pourvoyeur d’héroïne jusqu’à ce qu’une multinationale américaine arrive pour faire légaliser les drogues en France et mettre la main sur un marché juteux…
France société anonyme est le premier long métrage d’Alain Corneau qui avait alors trente ans. Il en a écrit le scénario avec Jean-Claude Carrière. Il s’agit d’un pamphlet politique qui apparaît aujourd’hui très marqué années 70. C’est une critique débridée du capitalisme et de l’impérialisme américain qui avance l’idée que le gouvernement français pourrait légaliser toutes les drogues afin d’abêtir la population et mieux la contrôler, tout ce complot étant ourdi par le capitalisme américain. L’idée est pour le moins originale et aurait pu être intéressante en pure politique fiction mais hélas le développement ne dépasse pas le niveau le plus simple. Filmé avec visiblement peu de moyens, dans deux ou trois décors (vides) style quartiers sordides, avec quelques scènes provocantes de nudité et un discours assez primaire. Rien n’est crédible, à commencer par le pauvre Michel Bouquet en grand trafiquant… puis en leader du « Front des Toxicomanes révolutionnaires » (mouvement qui refuse la légalisation et réclame la « défonce libre »). A sa sortie, certains critiques avaient louangé le film, surtout pour son propos anti-impérialiste. Alain Corneau a fait heureusement beaucoup mieux dès son deuxième film Police Python 357, deux ans plus tard.
Elle:
Lui : 1 étoile

Acteurs: Michel Bouquet, Allyn Ann McLerie, Roland Dubillard, Michel Vitold, Yves Afonso, Ann Zacharias, Daniel Ceccaldi
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Michel Bouquet dans France société anonyme de Alain Corneau.

8 septembre 2024

La Gueule de l’autre (1979) de Pierre Tchernia

La Gueule de l'autreLors de sa campagne électorale, un homme politique (Michel Serrault) prend peur à l’annonce d’un tueur évadé qui avait promis, dix ans auparavant, de se venger de ceux qui l’ont abandonné et laissé condamner. Son fidèle conseiller (Jean Poiret) engage un sosie, un acteur raté, pour prendre sa place…
La Gueule de l’autre est un film français écrit par Jean Poiret et réalisé par Pierre Tchernia. Il s’agit d’une comédie qui parodie les hommes politiques. La satire n’est jamais très mordante et le ton reste bon enfant. Il y a quelques scènes savoureuses : le débat politique télévisé, le meeting en play-back, le repas mondain. En dehors de ces scènes, qui auraient pu être des sketches, l’histoire traîne en longueurs et en lourdeurs, malgré la présence de bons seconds rôles (Bernadette Lafond, Michel Blanc) hélas sous-employés.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Jean Poiret, Michel Serrault, Curd Jürgens, Georges Géret, Roger Carel, Michel Blanc, Dominique Lavanant, Bernadette Lafont
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Roger Carel et Michel Serrault et Curd Jürgens dans La Gueule de l’autre de Pierre Tchernia.

27 juillet 2024

On l’appelait Milady (1974) de Richard Lester

Titre original : « The Four Musketeers »

On l'appelait Milady (The Four Musketeers)Après l’affaire des Ferrets de la reine, Milady de Winter est décidée à prendre sa revanche en faisant enlever Constance Bonacieux dont D’Artagnan est amoureux. Soutenue par le comte de Rochefort, qui part porter secours aux assiégés de La Rochelle, elle s’engage à participer à l’assassinat du duc de Buckingham…
On l’appelait Milady est un film américain réalisé par Richard Lester, suite directe du film Les Trois Mousquetaires du même réalisateur sorti l’année précédente. Les deux parties ont été tournées simultanément puisque l’idée de départ était de ne faire qu’un seul film. L’esprit reste donc le même : le ton est à la comédie et au burlesque. Le prestigieux casting est bien entendu aussi le même, avec une mise en valeur de Faye Dunaway dans le rôle de Milady, aussi charmante qu’impitoyable. Le fait que le tournage se soit déroulé en Espagne est plus visible car les scènes d’extérieur sont plus nombreuses et cela ne ressemble en rien à la France. Rien n’est très crédible mais l’ensemble est divertissant.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Oliver Reed, Faye Dunaway, Raquel Welch, Richard Chamberlain, Michael York, Frank Finlay, Christopher Lee, Geraldine Chaplin, Jean-Pierre Cassel, Roy Kinnear, Michael Gothard, Nicole Calfan, Simon Ward, Charlton Heston
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Faye Dunaway et Simon Ward dans On l’appelait Milady (The Four Musketeers) de Richard Lester.

Versions chroniquées sur ce blog :
1921: The Three Musketeers de Fred Niblo (USA, 119 mn) avec Douglas Fairbanks
1921: Les Trois Mousquetaires de Henri Diamant-Berger (France, 720 mn) avec Aimé Simon-Girard
1922: L’Étroit Mousquetaire de Max Linder (USA, 58 mn) avec Max Linder (parodie)
1948: The Three Musketeers de George Sidney (USA) avec Lana Turner et Gene Kelly
1961: Les Trois Mousquetaires de Bernard Borderie (France) avec Gérard Barray et Mylène Demongeot (2 films)
1973: Les Trois Mousquetaires de Richard Lester (USA) avec Michael York et Raquel Welch (3 films)
1993: Les Trois Mousquetaires de Stephen Herek (USA) avec Chris O’Donnell
2023: Les Trois Mousquetaires: D’Artagnan de Martin Bourboulon (France) avec François Civil (2 films)