27 février 2026

Qui tire le premier ? (1969) de Budd Boetticher

Titre original : « A Time for Dying »

Qui tire le premier (A Time for Dying)Cass Bunning est un jeune fermier de vingt ans. Son père lui a appris à être un tireur très rapide. Il quitte pour la première fois la ferme familiale pour Silver City, un refuge de hors-la-loi, où il sauve une jeune fille destinée au bordel de la ville. Les deux jeunes gens apprennent à se connaître et décident de tenter leur chance ensemble…
Qui tire le premier ? (A Time for Dying) est un film américain de Budd Boetticher. C’est le dernier western du réalisateur, il ne tournera ensuite qu’un documentaire sur un toréador mexicain. C’est un film assez étrange puisque Boetticher s’écarte franchement de son habitude d’avoir un héros fort et d’âge mûr pour mettre en scène un jeune garçon sans expérience, plein de naïveté et bien peu assuré. Le titre original nous donne le ton, assez pessimiste. Si le héros apparaît bien fade, le réalisateur se rattrape avec un ou deux personnages secondaires dont un vieux juge alcoolique et édenté particulièrement haut en couleur. Assez court, le film est produit par Audie Murphy, le soldat le plus décoré de seconde Guerre mondiale devenu ensuite acteur ; il y interprète un petit rôle, celui de Jesse James (1). Audie Murphy décèdera accidentellement peu après la première, ce qui compliquera la gestion des droits ; le film ne pourra être distribué largement qu’en 1982. La photographie est assez belle et la fin est assez surprenante.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Richard Lapp, Anne Randall, Robert Random, Victor Jory, Audie Murphy
Voir la fiche du film et la filmographie de Budd Boetticher sur le site IMDB.

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(1) Budd Boetticher aurait accepté de tourner ce film pour rendre service à son ami Audie Murphy qui avait de grosses dettes de jeux. En outre, le réalisateur a plusieurs fois laissé entendre que l’accident d’avion qui coûta la vie à Audie Murphie en 1971 aurait été mis en scène par la Mafia.

Richard Lapp et Anne Randall dans Qui tire le premier ? (A Time for Dying) de Budd Boetticher.

26 février 2026

The Life of Chuck (2024) de Mike Flanagan

Life of Chuck (The Life of Chuck)Marty Anderson, un professeur de collège, observe plusieurs événements inhabituels dans le monde : des catastrophes naturelles, un délabrement progressif et la perte d’Internet à l’échelle mondiale. Alors que les villes sont bloquées par d’immenses embouteillages, de mystérieuses publicités apparaissent un peu partout, montrant la photo d’un comptable avec ces mots : « Merci Chuck Krantz pour ces 39 merveilleuses années ». Personne ne sait qui est Chuck Krantz…
Life of Chuck est un film américain écrit et réalisé par Mike Flanagan. Il est adapté d’une nouvelle de Stephen King, parue en 2020. L’histoire est difficile à résumer sans tout déflorer mais l’idée de base est excellente et assez belle, inspirée à l’auteur par quelques vers de Walt Whitman. La vie de Chuck est divisée en trois chapitres mais ils sont racontés à rebours (3, 2 puis 1). Chaque chapitre explore une période différente de sa vie, avec une esthétique, un ton et même un format d’image spécifique (2.39:1, 2.0:1, 1.85:1). Il faut éviter de trop lire sur ce film avant de le voir. Il faut juste savoir que c’est une histoire assez lumineuse, où la danse tient une bonne place, qu’il y a une petite dose de fantastique (mais pas de notes horrifiques). Mike Flanagan filme cette histoire simplement, sans effets inutiles et avec une belle photographie.
Elle:
Lui : 5 étoiles

Acteurs: Tom Hiddleston, Benjamin Pajak, Chiwetel Ejiofor, Karen Gillan, Mark Hamill
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Remarque :
Le poème de Walt Whitman est le fameux « Song of Myself », écrit en 1855, un long poème en vers libre universellement considéré comme son meilleur. L’interprétation du vers 1326 est donnée par l’institutrice au chapitre 1 du film, qui donne ainsi la clef du récit. (Pour lire le poème en anglais, mais ne lisez pas le vers 1326 avant d’avoir vu le film car vous pourriez deviner…)

Tom Hiddleston et Karen Gillan dans The Life of Chuck de Mike Flanagan.

16 février 2026

Barabbas (1961) de Richard Fleischer

BarabbasPonce-Pilate lui ayant donné le choix de gracier Jésus ou Barabbas, le peuple de Jérusalem a choisi le brigand. L’ombre de celui qui a péri à sa place hante l’esprit de Barabbas qui va avoir toutefois une longue vie mouvementée…
Barabbas est un film italo-américain réalisé par Richard Fleischer. C’est la seconde adaptation du roman du suédois Pär Lagerkvist (paru en 1950), après la version réalisée par Alf Sjöberg en 1953. L’écrivain, nobelisé l’année suivante, avait donné une vie fictive à ce personnage dont l’unique trace est d’être cité par les Évangiles dans le célèbre passage avec Ponce-Pilate. Le film prend la forme d’un péplum à grand spectacle. Même s’il ne peut se comparer aux plus grands du genre, il se montre de très belle facture. Il comporte de nombreuses scènes d’une très grande vigueur. Les scènes de foule et les jeux dans l’arène sont assez remarquables. La reconstitution du travail dans les mines de soufre en Sicile l’est tout autant. Le récit donne une bonne place à l’introspection du personnage principal et à sa progressive prise de conscience. L’interprétation d’Anthony Quinn est l’une des plus puissantes de sa carrière. C’est au final un film assez complet. Il n’eut cependant pas le succès espéré.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Anthony Quinn, Vittorio Gassman, Silvana Mangano, Arthur Kennedy, Katy Jurado, Harry Andrews, Valentina Cortese, Jack Palance, Ernest Borgnine, Arnoldo Foà, Douglas Fowley, Carlo Giustini
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Remarque :
La scène de l’éclipse durant la crucifixion a été filmée à Roccastrada en Toscane pendant l’éclipse solaire du 15 février 1961.

Anthony Quinn est Barabbas dans le film du même nom de Richard Fleischer.
Anthony Quinn et Vittorio Gassman dans Barabbas de Richard Fleischer.
Ernest Borgnine et Vittorio Gassman dans Barabbas de Richard Fleischer.

5 février 2026

Le Retour du Jedi (1983) de Richard Marquand

Titre original : « Star Wars: Episode VI – Return of the Jedi »

Le Retour du Jedi (Star Wars: Episode VI - Return of the Jedi)Luke Skywalker revient sur sa planète natale Tatooine avec la princesse Leia pour tenter de délivrer son ami Han Solo retenu prisonnier par le puissant trafiquant Jabba le Hutt. L’évasion va être mouvementée avant qu’ils ne doivent affronter un ennemi bien plus redoutable…
Le Retour du Jedi est un film américain de science-fiction écrit par George Lucas et Lawrence Kasdan et réalisé par Richard Marquand. C’est le troisième et dernier volet de la trilogie originale Star Wars mais le sixième selon l’ordre chronologique de l’histoire pensée par George Lucas. L’histoire se situe un an après celle de L’Empire contre-attaque (1980) et s’inscrit parfaitement dans la lignée : une histoire accessible même pour les enfants, beaucoup d’inventivité dans les lieux et les personnages, des prouesses de tournage (sans images de synthèse, rappelons-le). Il est doté d’une morale simple car c’est un conte, un joli conte galactique. Le récit dénoue entièrement le conflit père-fils entre Dark Vador et Luke, l’histoire est close en beauté. Cet épisode est presque un concentré de la première trilogie, on y retrouve tous les personnages, y compris ces Ewoks, petites créatures semblables à des peluches, qui apportent de la légèreté et un certain optimisme à l’ensemble.
Elle:
Lui : 5 étoiles

Acteurs: Mark Hamill, Harrison Ford, Carrie Fisher, Billy Dee Williams, Sebastian Shaw, Ian McDiarmid, Alec Guinness
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Anthony Daniels, Carrie Fisher, Harrison Ford et Peter Mayhew dans Le Retour du Jedi (Star Wars: Episode VI – Return of the Jedi) de Richard Marquand.
Le Retour du Jedi (Star Wars: Episode VI – Return of the Jedi) de Richard Marquand.
Carrie Fisher dans Le Retour du Jedi (Star Wars: Episode VI – Return of the Jedi) de Richard Marquand.
La moto-jet vue dans Le Retour du Jedi (Star Wars: Episode VI – Return of the Jedi) de Richard Marquand.

La saga Star Wars remis dans l’ordre chronologique de l’histoire:
(longs métrages uniquement)
Star Wars, épisode I : La Menace fantôme (1999) de George Lucas
Star Wars, épisode II : L’Attaque des clones (2002) de George Lucas
Star Wars: The Clone Wars (2008) de Dave Filoni (animation)
Star Wars, épisode III : La Revanche des Sith (2005) de George Lucas
Solo: A Star Wars Story (2018) de Ron Howard
Rogue One: A Star Wars Story (2016) de Gareth Edwards
Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir (1977) de George Lucas
Star Wars, épisode V : L’Empire contre-attaque (1980) d’Irvin Kershner
Star Wars, épisode VI : Le Retour du Jedi (1983) de Richard Marquand
Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force (2015) de J. J. Abrams
Star Wars, épisode VIII : Les Derniers Jedi (2017) de Rian Johnson
Star Wars, épisode IX : L’Ascension de Skywalker (2019) de J. J. Abrams

28 janvier 2026

Dragons (2025) de Dean DeBlois

DragonsSur l’île accidentée de Berk, où les Vikings et les dragons sont des ennemis acharnés depuis des générations, Harold, le fils inventif mais maltraité de son père le chef Stoïk La Brute, défie des siècles de pratique traditionnelle de combat lorsqu’il se lie d’amitié avec le dragon Krokmou, une Furie Nocturne. Leur lien improbable révèle la véritable nature des dragons, remettant en question les fondements mêmes de la société viking…
Dragons est un film fantastique américain écrit, co-produit et réalisé par Dean DeBlois. Il s’agit d’un remake en prise de vues réelles du film d’animation Dragons (2010) de DreamWorks Animation, lui-même adapté des romans Harold et les Dragons de Cressida Cowell. Les studios hollywoodiens ont toujours eu une certaine propension à réutiliser les recettes qui ont bien fonctionné par le passé. La vogue actuelle des remakes en images réelles n’en est que la énième manifestation. Le spectacle est là, c’est indéniable, les images sont spectaculaires. En revanche, l’histoire est très pauvre, destinée plutôt aux jeunes enfants. Le remake du second film de la trilogie Dragons est déjà en chantier…
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Mason Thames, Nico Parker, Gerard Butler, Nick Frost
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Mason Thames dans Dragons de Dean DeBlois.

La trilogie originelle :
Dragons (How to Train your Dragon)(2010) de Dean DeBlois
Dragons 2 (How to Train your Dragon 2)(2014) de Dean DeBlois
Dragons 3 : Le Monde caché (How to Train your Dragon: The Hidden World)(2019) de Dean DeBlois

25 janvier 2026

The Town (2010) de Ben Affleck

The TownPlus de 300 braquages de banques ont lieu chaque année à Boston. La plupart des braqueurs habitent un quartier de la ville appelé Charlestown. Doug MacRay en fait partie ; il a pris la tête d’un gang de braqueurs qui se targue de réussir chaque coup sans répandre le sang. Sans attaches particulières, Doug ne craint pas la perte d’un être cher. Mais tout va changer le jour où ils prennent en otage une jeune directrice de banque…
The Town est un film américain réalisé par Ben Affleck, le deuxième long métrage réalisé par cet acteur (aujourd’hui il en a cinq à son actif). C’est l’adaptation du roman Le Prince des braqueurs (Prince of Thieves) de Chuck Hogan paru en 2004. Ben Affleck est originaire de Boston (mais pas du quartier susnommé), une ville à laquelle il est attaché comme en témoigne le titre (« The » Town). Le thème est celui de la difficulté à échapper à son milieu avec une histoire d’amour impossible à la clef. Le film est solidement réalisé et les scènes de braquage viennent ponctuer le récit à plusieurs reprises. L’ensemble est bien équilibré même s’il n’a pas une grande intensité. Le film fut bien accueilli par la critique et le public.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Ben Affleck, Rebecca Hall, Jon Hamm, Jeremy Renner, Blake Lively, Pete Postlethwaite, Chris Cooper
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George Carroll, Ben Affleck, Jeremy Renner et Owen Burke dans The Town de Ben Affleck.

10 janvier 2026

Invincible (2014) de Angelina Jolie

Titre original : « Unbroken »

Invincible (Unbroken)Le film raconte l’incroyable destin du coureur olympique et héros de la Seconde Guerre mondiale Louis « Louie » Zamperini dont l’avion s’est écrasé en mer en 1942, tuant huit membres de l’équipage, ne laissant que trois rescapés sur un canot de sauvetage. Deux d’entre eux survécurent 47 jours durant avant d’être capturés par la marine japonaise et envoyés dans un camp de prisonniers de guerre…
Invincible est un film biographique américain produit et réalisé par Angelina Jolie. Le scénario est basé sur un livre de Laura Hillenbrand et l’adaptation est l’œuvre de Richard LaGravenese et William Nicholson avant d’être réécrite par Joel et Ethan Coen. Il s’agit d’une histoire vraie. Le parcours de ce héros est assez exceptionnel et a de quoi susciter notre admiration. On ne peut en dire autant du film qui reste très classique, trop long et reposant sur des effets. Le propos est assez insistant sur les leçons de vie avancées, « N’abandonnez jamais ! Ne perdez jamais espoir ! », que l’image très christique du héro alourdit encore. Si la réalisation n’a rien de remarquable, le film a le mérite de rendre hommage à cet homme qui a juste eu le temps de voir le film fini avant de décéder à l’âge de 97 ans.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Jack O’Connell, Miyavi, Domhnall Gleeson, Garrett Hedlund, Finn Wittrock, Jai Courtney
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Suite :
Invincible: Le chemin de la rédemption (Unbroken: Path to Redemption) de Harold Cronk (2018) avec Samuel Hunt

Miyavi et Jack O’Connell dans Invincible (Unbroken) de Angelina Jolie.
(Miyavi est un chanteur et guitariste japonais)

Homonymes (sans lien avec cette histoire) :
Invincible, film de Yuri Boretski sorti en 1983 ;
Invincible, film de Werner Herzog sorti en 2001 ;
Invincible, film d’Ericson Core sorti en 2006.

8 janvier 2026

Funny Girl (1968) de William Wyler

Funny GirlFanny Brice est engagée comme comédienne et chanteuse dans la revue Keeney’s Music Hall. Elle y fait la connaissance de Nick Arnstein, un gentleman, et de l’imprésario Florenz Ziegfeld. Ce dernier la choisit comme vedette de ses fameuses Ziegfeld’s Follies…
Funny Girl est un film musical américain de William Wyler, basé sur la comédie musicale du même nom d’Isobel Lennart, Bob Merrill et Jule Styne créée à Broadway en 1964. Il s’agit de la biographie romancée de la comédienne américaine Fanny Brice (1891-1951), actrice et chanteuse star comique à Broadway dont la carrière avait déjà inspiré un film en 1939, Rose of Washington Square de Gregory Ratoff, avec Alice Faye, Tyrone Power et Al Jolson. La relation houleuse de l’actrice avec l’entrepreneur et joueur Nicky Arnstein occupe une large place dans le récit. C’est en effet un mélodrame appuyé. Personnellement, je dois avouer avoir décroché assez vide et ne me suis guère intéressé à l’histoire. Barbra Streisand, qui interprétait le même rôle à Broadway, se démène beaucoup et bien entendu chante de sa voix puissante (il faut aimer, ce n’est, hélas, pas mon cas). William Wyler ne semble pas très à l’aise avec le genre du film musical, c’est d’ailleurs le seul de toute sa carrière. Le film fut un grand succès populaire avec un Oscar à la clef attribué à Barbra Streisand pour son premier rôle à l’écran (très rare, cela ne s’est pas reproduit depuis).
Elle:
Lui : 1 étoile

Acteurs: Barbra Streisand, Omar Sharif, Kay Medford, Anne Francis, Walter Pidgeon
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Omar Sharif et Barbra Streisand dans Funny Girl de William Wyler.

Suite :
En 1975, une suite sortit en salles sous le titre Funny Lady avec Barbra Streisand et James Caan dans le rôle du second mari de Brice, l’impresario Billy Rose. Le film fut également un succès commercial.

6 janvier 2026

Finch (2021) de Miguel Sapochnik

FinchUne vague d’éruptions solaires a ravagé la Terre. Finch est l’un des rares survivants dans un monde brûlé par les UV du soleil. Cet ancien ingénieur s’est fabriqué un petit robot intelligent et met la dernière main à un androïde, capable de discuter et de raisonner. Menacée par des évènements atmosphériques dangereux, cette petite équipe entreprend un long voyage vers l’ouest…
Finch est un film américain post-apocalyptique réalisé par Miguel Sapochnik, d’après un script de Craig Luck et Ivor Powell. L’histoire ne montre rien d’original si ce n’est un anthropomorphisme très poussé. Le but est de toute évidence de toucher le spectateur et de l’émouvoir avec le développement de cette relation entre un homme et un androïde qui se comporte comme un enfant découvrant le monde. Il n’y a pas d’évènements majeurs au cours de leur voyage. L’ensemble est assez fade et surtout bien trop long : si le début peut nous intriguer, la suite est plutôt ennuyeuse et la fin presque ridicule. Certes il est bon de voir un film de science-fiction qui ne soit pas un film d’action, mais il faudrait un contenu moins convenu. En raison de la pandémie de Covid-19, le film n’est pas sorti en salles.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Tom Hanks, Caleb Landry Jones
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Caleb Landry Jones (en motion capture) et Tom Hanks dans Finch de Miguel Sapochnik.

2 janvier 2026

Opération jupons (1959) de Blake Edwards

Titre original : « Operation Petticoat »

Opération jupons (Operation Petticoat)En décembre 1941, dans une base des Philippines, le sous-marin USS Sea Tiger est coulé à quai avant même d’avoir pu combattre par un raid aérien japonais. Son commandant (Cary Grant) obtient de son chef d’escadrille l’autorisation de réparer le sous-marin. Mais on ne lui en donne pas les moyens. Il va recevoir l’aide précieuse d’un jeune enseigne de vaisseau (Tony Curtis) sans expérience mais particulièrement filou et débrouillard…
Opération jupons (traduction littérale de Operation Petticoat) est un film américain de Blake Edwards. L’histoire de cette comédie (partiellement inspirée de faits réels) rappelle quelque peu celle d’Operation Mad Ball (1957) de Richard Quine dont Blake Edwards était l’un des co-scénaristes. Ici, c’est la cohabitation forcée de cinq infirmières gradées avec l’équipage masculin d’un sous-marin qui constitue la base de l’humour. Le mauvais goût est évité mais l’on pourra toujours repérer ici et là quelques clichés sexistes des années cinquante. En revanche, Blake Edwards s’attaque franchement aux clichés masculinistes et, en réalité, c’est plutôt la relation entre Cary Grant et Tony Curtis qui donne au film sa substance la plus savoureuse. Le film connut un grand succès à sa sortie.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Cary Grant, Tony Curtis, Joan O’Brien, Dina Merrill, Gene Evans, Dick Sargent
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Cary Grant et Tony Curtis dans Opération jupons (Operation Petticoat) de Blake Edwards.