19 janvier 2012

Une femme disparaît (1938) de Alfred Hitchcock

Titre original : « The Lady Vanishes »

Une femme disparaîtDe façon plutôt inhabituelle pour Hitchcock, Une femme disparaît démarre comme une comédie : dans les Balkans, un train est bloqué par la neige et toute une troupe cosmopolite de voyageurs envahit le seul hôtel disponible. Cela crée des situations assez cocasses. L’humour laisse la place à l’intrigue lorsque le train repart le lendemain et qu’une jeune femme constate la disparition du train d’une vieille dame avec qui elle avait sympathisé. Tout le monde nie l’avoir vue… L’histoire a été adaptée par Sidney Gilliat et Frank Launder d’un roman d’Ethel Lina White. Par sa progression et la merveilleuse variété de ses personnages, l’histoire est particulièrement prenante, même après avoir vu le film plusieurs fois. Un déroulement de scénario quasi parfait. Une femme disparaît est aussi une prouesse technique : la très grande majorité du film a été tournée dans un studio de trente mètres de long. Hitchcock utilise merveilleusement les transparences, Une femme disparaît les projections pour recréer l’environnement du train. On note aussi quelques belles utilisations de maquettes, à commencer par le tout premier plan du film. Une femme disparaît est l’avant-dernier film de la période anglaise d’Hitchcock. Ce fut un énorme succès. Bien entendu, on peut reprocher au film son manque de vraisemblance… mais, à ce niveau, cela n’a aucune importance !
Elle: 5 étoiles
Lui : 5 étoiles

Acteurs: Margaret Lockwood, Michael Redgrave, Paul Lukas, Dame May Whitty, Naunton Wayne, Basil Radford
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Voir les autres films de Alfred Hitchcock chroniqués sur ce blog…

Remarques :
* L’apparition d’Hitchcock dans ce film est située vers la fin, sur le quai de Victoria Station à Londres.
* Le couple des deux anglais amateurs de cricket (joués par Basil Radford et Naunton Wayne) fut si populaire qu’il réapparût dans d’autres films comme Train de nuit pour Munich de Carol Reed (1940) ou Ceux de chez nous (Millions like us) de Frank Launder et Sidney Gilliat (1943).

Remake :
The Lady Vanishes d’Antony Page (1979) avec Elliott Gould et Cybill Shepherd, remake bien fade, hélas.

9 janvier 2012

Docteur Folamour (1964) de Stanley Kubrick

Titre original : « Dr. Strangelove or: How I learned to stop worrying and love the bomb »

Docteur FolamourAtteint de paranoïa aigue, un général américain lance une flotte de bombardiers porteurs de bombes nucléaires sur l’U.R.S.S. Il coupe toute communication pour empêcher de les rappeler. Son but est de forcer son pays à entrer en guerre générale… Avec Docteur Folamour, Stanley Kubrick choisit l’humour pour souligner les dangers de l’escalade de l’armement nucléaire (1). La force de cette histoire est de reposer sur des bases assez réalistes, presque documentaires par certains aspects, et d’avoir des personnages particulièrement haut en couleur. Dépeindre les dirigeants politico-militaires comme des fous qui ne contrôlent rien est hautement subversif. Côté acteurs, le plus remarquable est bien entendu Peter Sellers qui interprète trois rôles différents (2), dont le fameux Docteur Folamour, transfuge allemand qui ne peut s’empêcher de faire le salut nazi quand il s’enthousiasme un peu trop… Tout aussi savoureuse est la performance de George C. Scott qui réussit à ne jamais trop surjouer son personnage caricatural de général belliciste (3). Slim Pickens est également assez mémorable en pilote texan à l’accent à couper au couteau. Il est difficile de ne pas noter les nombreuses allusions sexuelles, à commencer par le générique (le ravitaillement en vol d’un bombardier sur une chanson d’amour), le nom des personnages (4), la petite amie du général (scène mémorable du coup de téléphone pendant qu’il est aux toilettes), etc. Comme l’ont fait remarquer certains historiens, cette façon de faire la collusion entre sexe et politique rapproche Kubrick de Buñuel. Le film eut beaucoup de succès et reste toujours aussi drôle aujourd’hui. Docteur Folamour est un petit chef d’œuvre d’humour noir.
Elle: 5 étoiles
Lui : 5 étoiles (9/01/2012)5 étoiles (26/01/2026)

Acteurs: Peter Sellers, George C. Scott, Sterling Hayden, Slim Pickens, Peter Bull, James Earl Jones, Tracy Reed
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Remarques :
(1) L’humour n’était pas l’intention première de Kubrick. Le roman dont l’histoire est tirée est un livre très sérieux : « Red Alert » (ou « Two hours to doom ») de l’anglais Peter George (alias Peter Bryant, un ex-militaire). Mais après le choix de Peter Sellers comme acteur principal et une première approche du scénario, Kubrick engagea Terry Southern, le roi de la comédie satirique, pour réécrire le tout dans une optique plus loufoque.
(2) C’est la Columbia qui a insisté pour que Peter Sellers joue plusieurs rôles. Il l’avait déjà fait avec grand succès dans La souris qui rugissait de Jack Arnold (1959). Il était même prévu qu’il joue aussi le pilote de l’avion mais l’acteur refusa.
(3) George C. Scott et Kubrick n’étaient pas pleinement d’accord sur l’orientation à donner au personnage. Pour avoir ce qu’il voulait, Kubrick aurait demandé à Scott d’exagérer son personnage dans les premières prises comme entrainement, en promettant de ne pas utiliser ces prises. Bien entendu, il les utilisa. Quand le film fut terminé, George C. Scott aurait juré de ne plus jamais travailler pour Kubrick. Il faut noter également que George C. Scott n’est pas exactement un antimilitariste…
(4) Le général s’appelle Buck Turgidson (Buck = mâle, Turgid = enflé) alors que sa partie de jambes en l’air est toujours remise. Le président se nomme Merkin Muffley (Merkin = faux poils pubiens, Muff= grosse bourde mais aussi, toujours en argot, le sexe féminin) et il est chauve ! (Merkin est aussi un terme péjoratif utilisé par les anglais pour désigner un américain.) On peut aussi noter que Mandrake = mandragore qui est un aphrodisiaque, que le nom de l’ambassadeur russe, De Sadeski, est évidemment une référence à Sade, etc.

A voir aussi, sorti la même année,  le même sujet traité de façon très différente :
Point Limite le très beau film de Sidney Lumet (1964) avec Henri Fonda

13 décembre 2011

Tillie and Gus (1933) de Francis Martin

Tillie and GusA la mort de son père, une jeune femme naïve est escroquée par un chargé d’affaires véreux qui lui annonce qu’elle n’hérite que d’un bateau à roue à aubes en mauvais état. Une lettre a tout de même été envoyée à Tillie, la sœur du défunt, et à Gus, son mari, tous deux censés être missionnaires. Ils vont réussir à contrecarrer les plans de l’escroc… Tillie and Gus est un film assez court (58 minutes) et globalement assez inégal. Ce n’est pas un des meilleurs de W.C.Fields mais il recèle de beaux moments. Au grand désespoir du réalisateur, W.C.Fields a écrit la plus grande partie de ses dialogues ce qui nous vaut de belles réparties (Tillie : « Tu aimes les enfants, Gus ? » Gus : « Seulement quand ils sont bien cuits ! ») Pour la seconde fois, il fait tandem avec Alison Skipworth, actrice anglaise qui est un peu son pendant féminin.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: W.C. Fields, Alison Skipworth, Julie Bishop, Phillip Trent
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9 décembre 2011

La jeune fille au carton à chapeau (1927) de Boris Barnet

Titre original : « Devushka s korobkoy » (« Девушка с коробкой »)

La jeune fille au carton à chapeau (Film muet de 61 mn) Natasha est une jeune fille pétillante qui vit à la campagne avec son grand-père. Ils fabriquent des chapeaux qu’elle va vendre à Moscou. Dans la capitale, elle tombe sur un étudiant sans le sou et décide de lui venir en aide… A 25 ans, Boris Barnet reçoit une commande du gouvernement soviétique pour promouvoir la vente de bons d’un emprunt d’état assortie d’une loterie. La jeune fille au carton à chapeau est ainsi son premier long métrage. C’est une comédie légère qui met habilement en relief certains travers de la nature humaine et qui glorifie la jeunesse.Anna Sten Anna Sten est vraiment adorable, éclatante de vie, parfois mutine mais toujours pleine de générosité et de sincérité. Elle a une présence folle à l’écran et illumine toutes les scènes où elle est présente. L’actrice a failli ensuite faire une grande carrière (1). La jeune fille au carton à chapeau est un film très amusant, avec un ton et une légèreté que l’on n’associe pas forcément avec le cinéma soviétique.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Anna Sten, Vladimir Fogel, Ivan Koval-Samborsky
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Remarques :
(1) Anna Sten se fera remarquer quatre ans plus tard dans Les Frères Karamasoff des allemands Erich Engels et Fyodor Otsep. En voyant le film, Samuel Goldwyn s’empressera de lui faire signer un contrat, espérant avoir découvert une nouvelle Greta Garbo ou une nouvelle Marlene Dietrich. Son agent lui retournera le contrat signé sans préciser qu’elle ne parle pas un mot d’anglais. A grands renforts de publicité, Goldwyn lui fera prendre des cours de diction et tourner trois films… qui seront trois flops. L’affaire devenant la risée d’Hollywood, il se séparera d’elle et l’actrice restera ensuite cantonnée à des rôles mineurs.

8 décembre 2011

Tire-au-flanc 62 (1961) de Claude de Givray et François Truffaut

Tire-au-flanc 62Jean Lerat de la Grignotière, aristocrate de bonne famille, arrive à la caserne pour faire son service militaire. A son grand dam, il est mis au même rang que les autres appelés et va goûter aux joies de la vie militaire… Tire-au-flanc est un classique du comique troupier, une pièce écrite en 1904 par André Mouézy-Éon et André Sylvane qui a déjà été adaptée plusieurs fois au cinéma notamment par Renoir. François Truffaut a coécrit l’adaptation et a supervisé la réalisation du jeune Claude de Givray. C’est un film sans prétention, issue d’une équipe en pleine entente. C’est en réalité un enchainement de gags sans continuité narrative. Le film est très bien rythmé. Les gags sont assez classiques mais il y a de belles trouvailles dans le traitement ; le ton léger, sans méchanceté et respirant la bonne humeur, rend l’ensemble amusant. Il y aussi quelques envolées poétiques charmantes. Les réalisateurs ont parsemé le film de petits clins d’œil cinématographiques, depuis Jean Renoir et Jean Vigo jusqu’à leurs amis de la Nouvelle Vague. Tire-au-flanc 62 bénéficie d’une belle et joyeuse troupe d’acteurs dans laquelle on remarquera Bernadette Laffont, Pierre Fabre, Jacques Balutin, Cabu avec des apparitions de Jean-Claude Brialy, Pierre Etaix et même Truffaut lui-même. La photographie est de Raoul Coutard.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Christian de Tillière, Ricet Barrier, Jacques Balutin, Pierre Fabre
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Remarques :
C’est le seul film tourné par le chanteur Ricet Barrier. Il a en outre tourné un peu pour la télévision et prêté sa voix à Saturnin (oui, *le* Saturnin de notre enfance…)

Autres adaptations :
Tire au flanc (1912) de ?? avec Jeanne Bérangère et Coquet
Tire au flanc (1928) de Jean Renoir avec Michel Simon et Félix Oudart
Tire au flanc (1933) de Henry Wulschleger avec Félix Oudart et Simone Simon
Tire au flanc (1950) de Fernand Rivers avec Francis Blanche

16 octobre 2011

Yoyo (1965) de Pierre Étaix

Yoyo1925 : un milliardaire s’ennuie dans une immense demeure, entouré d’une armée de domestiques. Un cirque passe. Il reconnaît en l’écuyère la seule femme qu’il ait jamais aimée… Ce n’est que le point de départ de Yoyo qui se déroule sur près de quarante ans. Toute la première partie se déroulant avant le cinéma parlant, elle est donc muette (!) (avec toutefois des effets sonores) et la vitesse est très légèrement accélérée. C’est un véritable florilège de gags, de détournement d’objets, une véritable merveille qui force l’admiration. C’est un hommage aux films muets, on pense en premier à Buster Keaton bien entendu du fait de son personnage placide et sans expression, mais aussi à Max Linder. Le film devient ensuite parlant quand l’histoire passe le cap de 1928 et le film évoque alors plus les films de Chaplin, avec une belle poésie bucolique et toujours de nombreux gags qui s’enchaînent parfois très rapidement. Yoyo Car il y a beaucoup de rythme dans Yoyo. Les transitions sont toutefois quelquefois brutales. Les gags ne donnent pas dans le spectaculaire, ils sont au contraire fins, délicats, parfois très discrets ; ils créent une atmosphère amusante et chaleureuse qui donne une belle personnalité au film. C’est un vrai bonheur de pouvoir enfin voir (et revoir à loisir) les films de Pierre Etaix, longtemps bloqués par un imbroglio juridique. Yoyo est son deuxième long métrage, sans doute son meilleur. C’est une merveille, un petit bijou.
Elle: 5 étoiles
Lui : 5 étoiles

Acteurs: Pierre Étaix, Claudine Auger, Philippe Dionnet, Luce Klein
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Remarques :
* Pierre Etaix venait de voir 8 ½ de Fellini, un film qui l’avait fortement impressionné. A noter ce clin d’œil sur l’affiche d’une représentation de cirque ambulant : l’heure du spectacle est marquée « 8 ½ h ». On remarque ainsi tout au long du film de petits clins d’œil.

* Après des années et des années de blocage, les films de Pierre Etaix sont enfin distribués à nouveau, notamment dans un beau coffret DVD.

17 août 2011

Frigo l’esquimau (1922) de Buster Keaton et Edward F. Cline

Titre original : « The Frozen North »

Frigo l'esquimauDans le Grand Nord, un homme sans scrupule tente de cambrioler un saloon et se comporte avec les femmes avec une certaine brutalité… Dans Frigo l’esquimau (The Frozen North), Buster Keaton se moque de William S. Hart, acteur célèbre de l’époque qui interprétait dans tous ses films un cowboy jouant au dur (1). Il y a beaucoup de belles trouvailles de gags, de nombreux détournements d’objets. L’ensemble est très inventif. Quelques éléments ont probablement inspiré Chaplin pour sa Ruée vers l’Or. L’enchainement des scènes est parfois surprenant mais nous en avons l’explication à la toute fin. On remarquera les petits clins d’œil à Theda Bara et à Erich von Stroheim (Folies de femmes venait de sortir).
(Court métrage de 17 minutes.)
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Buster Keaton, Joe Roberts, Sybil Seely
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(1) William S. Hart avait publiquement condamné Fatty Arbuckle, ancien partenaire et ami de Buster Keaton, dans l’affaire qui mit fin à sa carrière (une jeune fille avait été retrouvée morte chez Fatty dans une de ses soirées débridées). Keaton avait donc de bonnes raisons de vouloir se moquer de lui.

Remarque :
Il est probable que la version de 17 minutes qui est parvenue jusqu’à nous soit une version incomplète. Il manquerait 3 minutes.

22 juillet 2011

Now or Never (1921) de Hal Roach et Fred C. Newmeyer

Titre français : « Harold bonne d’enfant »

Harold bonne d'enfantLui :
L’histoire de Now or Never est assez difficile à raconter. Déjà en retard pour aller à son rendez-vous, Harold Lloyd est délesté de son argent par un vagabond. Il le poursuit et voyage avec lui clandestinement sous un train. Ayant rejoint sa bien-aimée, il poursuit son voyage avec elle et une fillette dont elle a la garde… Ce court métrage de trois bobines se déroule pour sa plus grande partie dans un train, ou plutôt dans, sur et sous un train. Il y a beaucoup de bons gags, il est évident que l’inspiration ne manquait pas. Beaucoup d’acrobaties également et de situations très dangereuses : on le voit par exemple courir sur le toit d’un train en sens inverse de la marche pour éviter un tunnel qui est à moins d’un mètre dans son dos. L’autre ressort du comique est l’embarras d’Harold face à la fillette qu’il doit coucher (c’est un train de nuit) et habiller le lendemain matin. Harold Lloyd était alors dans une période faste et Now or Never témoigne de sa vitalité créative. (Muet, 35 minutes)
Note : 4 étoiles

Acteurs: Harold Lloyd, Mildred Davis
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18 juillet 2011

Monty Python, le sens de la vie (1983) de Terry Jones et Terry Gilliam

Titre original : « The meaning of life »

Monty Python, le sens de la vieLui :
Pour leur troisième (et dernier) long métrage, les Monty Python reviennent à leur format de prédilection : le sketch. Monty Python, le sens de la vie est ainsi un ensemble de sketches avec le fil directeur le plus vague qu’ils aient pu trouver… Le plus long sketch est celui qui ouvre le film ; très spectaculaire et original, il a été écrit et réalisé par Terry Gilliam et placé en préambule comme s’il s’agissait d’une première partie (1). Les sketches sont tous très réussis, très peu paraissent plus faibles. Nos six compères se moquent de tout, surtout de toutes les formes d’autorité : médecine, religion, argent, éducation, armée… même la mort. Ils n’hésitent pas à dépasser les bornes, ils refusent toute limite. Dans la grande tradition Monty-pythonienne, certains sketches s’arrêtent brutalement, sans chute. On notera plusieurs satires de films (2). Inusable, insensible au temps, Monty Python, le sens de la vie est toujours aussi hilarant.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Graham Chapman, John Cleese, Terry Gilliam, Eric Idle, Terry Jones, Michael Palin
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Remarques :
(1) Initialement, le sketch de la Crimson Permanent Assurance ne devait durer que 5 minutes. Terry Gilliam s’excuse, non sans humour, d’avoir dépassé les limites de temps (et de budget) en disant que « personne ne lui a dit d’arrêter »…!
(2) Les satires de films les plus visibles sont celles de Zoulou (1964) de Cy Enfield, d’Oliver (1968) de Carol Reed (scène des enfants), du Septième Sceau (1957) d’Ingmar Bergman (la mort). Sans être une satire, les scènes du pensionnat et du match de rugby font vraiment penser à If (1968) de Lindsay Anderson.

Les trois long métrages des Monty Python :
Monty Python sacré Graal (1975)
La vie de Brian (1979)
Le sens de la vie (1983)

7 juillet 2011

Heureux anniversaire (1962) de Jean-Claude Carrière et Pierre Étaix

Heureux anniversaireLui :
Un mari est attendu par sa femme pour fêter l’anniversaire de leur mariage. Il doit passer chez la fleuriste, seulement voilà : nous sommes à Paris et les inconvénients de la ville vont entraver la progression de ce mari attentionné… Heureux anniversaire est la deuxième co-réalisation de Pierre Etaix avec Jean-Claude Carrière après Rupture. Le court métrage est plus ambitieux et plus riche, filmé en grande partie dans les rues (encombrées) de Paris. Nos deux compères utilisent remarquablement les tracas de la circulation automobile pour créer des situations saugrenues et drolatiques. Pierre Etaix joue le mari dans un style proche de Buster Keaton par le fait qu’il semble rester imperturbable face aux obstacles qui se succèdent et par l’ingéniosité dont il fait preuve pour se sortir des situations délicates. Il évoque aussi le Tati de Mon Oncle ou du futur Play Time. Heureux anniversaire est un vrai petit plaisir. (Court métrage de 14 minutes).
Note : 4 étoiles

Acteurs: Pierre Étaix, Laurence Lignières
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