29 avril 2026

Le Rock du bagne (1957) de Richard Thorpe

Titre original : « Jailhouse Rock »

Le Rock du bagne (Jailhouse Rock)Condamné au bagne pour avoir involontairement tué un homme lors d’une bagarre dans un bar, le jeune Vince Everett se lie en prison avec Hank, un ancien chanteur de country qui lui enseigne la guitare…
Le Rock du bagne (Jailhouse Rock) est un film américain réalisé par Richard Thorpe. C’est le troisième film avec Elvis Presley qui en a tourné trente et un entre 1956 et 1969. L’histoire est bien entendu taillée sur mesure pour lui, montrant l’ascension vertigineuse d’un jeune chanteur en se concentrant sur ses relations avec les gens qui l’ont aidé. Le personnage ne semble ému que par l’argent et a des comportements assez durs avec ses proches. C’est plutôt un anti-héros ce qui provoqua des réactions scandalisées à la sortie du film. Plusieurs épisodes sont proches de la vie d’Elvis Presley, c’est son rôle le plus proche d’un rôle autobiographique de toute sa carrière d’acteur. Presley se montre convaincant en tant qu’acteur. Les intermèdes musicaux donnent au film tout son sel, le morceau-titre étant la scène la plus célèbre, considérée comme la meilleure scène musicale de tous ses films, certains la présentant même comme le prototype des clips actuels. Très gros succès.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Elvis Presley, Judy Tyler, Mickey Shaughnessy
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Remarque :
* L’actrice Judy Tyler trouvera la mort avec son mari peu après la fin du tournage dans un accident de la route. Elle avait 24 ans. Très ami avec la jeune actrice et bouleversé par sa disparition, Elvis Presley refusera jusqu’à la fin de sa vie de revoir Jailhouse Rock.

Judy Tyler et Elvis Presley dans Le Rock du bagne (Jailhouse Rock) de Richard Thorpe.
Judy Tyler et Elvis Presley dans Le Rock du bagne (Jailhouse Rock) de Richard Thorpe.
« Let’s rock / Everybody let’s rock / Everybody in the whole cell block / Was dancing to the Jailhouse Rock. »
Le Rock du bagne (Jailhouse Rock) de Richard Thorpe.

21 avril 2026

Après moi le déluge (1959) de John Boulting

Titre original : « I’m All Right Jack »

Après moi le déluge (I'm All Right Jack)Le naïf Stanley Windrush, issu de la classe aisée, revient de la guerre avec une seule ambition : réussir dans les affaires. Cependant, à sa grande consternation, il s’aperçoit bien vite qu’il lui faut démarrer au bas de l’échelle et gravir les échelons un par un pour arriver à ses fins, et qu’aussi bien la direction que les syndicats se servent de lui dans leur lutte pour le pouvoir…
Après moi le déluge est un film britannique réalisé par John Boulting. Il s’agit de la suite du film Ce sacré z’héros (Private’s Progress, 1956) également réalisé par John Boulting, qui se déroulait pendant la guerre avec plusieurs acteurs qui reprennent ici leurs rôles. Cette comédie joue avec les oppositions de classe dans le monde du travail en les caricaturant : les ouvriers font tout pour en faire le moins possible, les patrons sont cupides et magouilleurs. Le délégué syndical est joué par Peter Sellers, qui assure l’essentiel d’un humour très british : on ne rit pas aux éclats mais on sourit souvent. La satire est assez poussée sur les syndicats mais c’est finalement assez bon enfant, sans intention malicieuse. Le film a connu un très grand succès en Angleterre à sa sortie mais est resté totalement méconnu en France.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Ian Carmichael, Terry-Thomas, Peter Sellers, Richard Attenborough, Dennis Price, Margaret Rutherford
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Remarque :
I’m alright, Jack est une expression anglaise négative employée face à une personne égoïste qui ne se soucie que de son propre intérêt et qui ne lèverait pas le petit doigt pour aider les autres (pour une fois, la traduction en français du titre respecte bien l’esprit du titre original).

Peter Sellers et Ian Carmichael dans Après moi le déluge (I’m All Right Jack) de John Boulting.

6 avril 2026

L’Enfer des tropiques (1957) de Robert Parrish

Titre original : « Fire Down Below »

L'enfer des tropiques (Fire Down Below)Felix Bowers et Tony Finn sont associés, ils font du cabotage à bord d’un vieux bateau dans la mer des Caraïbes et transportent souvent des marchandises en contrebande. Contre une forte somme d’argent, ils acceptent d’amener clandestinement une femme sans papiers, Irena, sur l’île de Santa Nada…
L’enfer des tropiques (Fire Down Below) est un film américain réalisé par Robert Parrish. Le scénario est signé Irvin Shaw d’après un roman de Max Catto. Le film bénéficie d’un beau trio d’acteurs de premier plan mais se révèle décevant. La faute est certainement à rechercher du côté du triturage fait par les producteurs qui remontèrent l’histoire dans l’ordre chronologique, au grand dam du réalisateur. Le scénario initial partait d’un homme coincé dans un navire en flammes qui racontait son histoire en flashbacks. Ce triturage crée d’invraisemblables plans de coupe (la formule est de Tavernier et Coursodon, elle est appropriée!) et forme un ensemble bancal en deux parties : si la première est intéressante par les tensions du ménage à trois, la seconde se montre plus faible, sans force dramatique. Le film remporta un succès modéré à sa sortie, les spectateurs étant toutefois heureux de retrouver Rita Hayworth après une absence de quatre ans.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Rita Hayworth, Robert Mitchum, Jack Lemmon, Herbert Lom, Bonar Colleano, Bernard Lee
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Jack Lemmon, Robert Mitchum et Edric Connor dans L’enfer des tropiques (Fire Down Below) de Robert Parrish.

2 janvier 2026

Opération jupons (1959) de Blake Edwards

Titre original : « Operation Petticoat »

Opération jupons (Operation Petticoat)En décembre 1941, dans une base des Philippines, le sous-marin USS Sea Tiger est coulé à quai avant même d’avoir pu combattre par un raid aérien japonais. Son commandant (Cary Grant) obtient de son chef d’escadrille l’autorisation de réparer le sous-marin. Mais on ne lui en donne pas les moyens. Il va recevoir l’aide précieuse d’un jeune enseigne de vaisseau (Tony Curtis) sans expérience mais particulièrement filou et débrouillard…
Opération jupons (traduction littérale de Operation Petticoat) est un film américain de Blake Edwards. L’histoire de cette comédie (partiellement inspirée de faits réels) rappelle quelque peu celle d’Operation Mad Ball (1957) de Richard Quine dont Blake Edwards était l’un des co-scénaristes. Ici, c’est la cohabitation forcée de cinq infirmières gradées avec l’équipage masculin d’un sous-marin qui constitue la base de l’humour. Le mauvais goût est évité mais l’on pourra toujours repérer ici et là quelques clichés sexistes des années cinquante. En revanche, Blake Edwards s’attaque franchement aux clichés masculinistes et, en réalité, c’est plutôt la relation entre Cary Grant et Tony Curtis qui donne au film sa substance la plus savoureuse. Le film connut un grand succès à sa sortie.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Cary Grant, Tony Curtis, Joan O’Brien, Dina Merrill, Gene Evans, Dick Sargent
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Cary Grant et Tony Curtis dans Opération jupons (Operation Petticoat) de Blake Edwards.

5 décembre 2025

Le Bal des cinglés (1957) de Richard Quine

Titre original : « Operation Mad Ball »

Le Bal des cinglés (Operation Mad Ball)En 1945, alors que la guerre vient de se terminer, dans un hôpital militaire de campagne américain en Normandie, le soldat Hogan s’est entiché d’une jeune infirmière plus gradée que lui. Malin et débrouillard, il va tenter d’organiser en secret un bal dans un hôtel des environs dans l’espoir qu’elle acceptera de l’y accompagner. Hélas, il a pour rival le capitaine Locke qui rêve de le traîner en cour martiale…
Le Bal des cinglés est une comédie de Richard Quine. C’est l’adaptation d’une pièce d’Arthur Clarke qui a signé le scénario avec Jed Harris (ex-metteur en scène à Broadway) et surtout Blake Edwards. C’est une comédie militaire parfaitement loufoque. L’affiche originale ci-dessus est passablement vulgaire mais ce n’est pas du tout le cas du film. L’humour repose sur les ruses et les combines déployées par le personnage principal pour arriver à ses fins. Il est vraiment plein de ressources! Jack Lemmon est très à l’aise dans ce rôle qui semble taillé pour lui. C’est son premier film en tête d’affiche. Mickey Rooney est assez délirant dans une apparition plutôt brève. L’invraisemblance de l’ensemble n’est pas un obstacle à l’humour, au contraire elle vient l’alimenter, tout comme le personnage du capitaine persécuteur, typé à l’extrême. Divertissant.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Jack Lemmon, Ernie Kovacs, Kathryn Grant, Arthur O’Connell, Mickey Rooney, Dick York
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Jack Lemmon et Ernie Kovacs et Kathryn Grant dans Le Bal des cinglés (Operation Mad Ball) de Richard Quine.
Dick York, Mickey Rooney et Jack Lemmon
dans Le Bal des cinglés (Operation Mad Ball) de Richard Quine.

9 novembre 2025

Suivez cet homme (1953) de Georges Lampin

Suivez cet hommeA l’occasion de ses cinquante ans, un commissaire se rappelle deux affaires qui l’ont marqué, deux affaires d’assassinat…
Suivez cet homme est un film français réalisé par Georges Lampin. Le scénario est écrit par Jacques Rémy, de son vrai nom Raymond Assayas (c’est le père d’Olivier Assayas) et les dialogues sont signés Alexandre Breffort (futur auteur de la pièce Irma la Douce). Il s’agit d’un film policier avec deux sketches. La première affaire (la plus courte) se déroule presque en huis-clos et manque d’intensité. Le plus surprenant est de voir le commissaire utiliser un détecteur de mensonges improvisé (1). La seconde affaire est plus complexe et mieux construite. Elle nous replonge dans l’atmosphère des années qui suivent la Libération. Elle bénéficie d’une certaine tension et d’une poursuite finale. Bernard Blier est bien entendu au centre du film et fait une bonne prestation.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Bernard Blier, Suzy Prim, René Blancard, Guy Decomble, Paul Frankeur, Yves Robert, Daniel Cauchy
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(1) Mesurer la tension pour savoir si un homme ment ou dit la vérité a été étudié pour la première fois par le professeur de médecine italien Cesare Lombroso en 1885. Mais c’est après la Seconde Guerre mondiale que les américains ont perfectionné le processus et l’ont utilisé très largement. Ce n’est qu’en 1998 qu’un arrêt de la Cour suprême a rendu les résultats obtenus au détecteur de mensonges non admissibles devant les tribunaux fédéraux. En France, le détecteur de mensonges n’a jamais eu valeur de preuve auprès des tribunaux et donc n’a été utilisé que rarement.

Bernard Blier et Andrée Clément dans Suivez cet homme de Georges Lampin.

19 septembre 2025

125 rue Montmartre (1959) de Gilles Grangier

125 rue MontmartrePascal, un crieur de journaux parisien au tempérament bourru et candide, sauve un homme de la noyade. Celui-ci raconte qu’il est victime d’un complot ourdi par sa femme qui cherche à s’emparer de ses biens en le faisant passer pour fou…
125 rue Montmartre est un film policier français réalisé par Gilles Grangier. Le scénario est l’adaptation du roman d’André Gillois (1), prix du Quai des Orfèvres 1958. Le film est peu connu mais il mérite le détour : une bonne intrigue, une excellente interprétation relevée de Lino Ventura qui personnifie à merveille l’homme simple très « brave garçon » et des dialogues de Michel Audiard avec de belles réparties. Tout est vu à travers les yeux du personnage principal et nous sommes aussi perdu que lui. Gilles Granger a su inclure de nombreuses scènes de vie qui sonnent très authentiques. Un film à découvrir.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Lino Ventura, Andréa Parisy, Robert Hirsch, Dora Doll, Alfred Adam, Jean Desailly
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Lino Ventura dans 125 rue Montmartre de Gilles Grangier.

(1) André Gillois était le pseudonyme de Maurice Diamant-Berger, le frère du réalisateur Henri Diamant-Berger.

16 septembre 2025

Ouvert contre X… (1952) de Richard Pottier

Ouvert contre X...Paul Dorgères, un riche industriel qui s’est fait beaucoup d’ennemis, est retrouvé assassiné. L’inspecteur principal Bonnardel, efficacement secondé par les inspecteurs Richard et Sylvestre, mène l’enquête. Sa maitresse du moment est rapidement suspectée…
Ouvert contre X… est un film français réalisé par Richard Pottier. Le film est surprenant car il est d’excellente facture malgré l’absence de noms de premier plan. Le scénario est signé par l’un des grands avocats français : René Floriot. Il ne montre des faiblesses que dans son dénouement, un peu trop rapide. Les dialogues sont l’œuvre de Marc-Gilbert Sauvajon. Ils distillent un humour discret mais bien présent, avec de belles réparties dans la bouche des policiers. La qualité de l’interprétation est indéniable même si les acteurs sont de second plan. Le film se regarde comme un Maigret, sans déplaisir.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Yves Deniaud, Elina Labourdette, Yves Vincent, Jean Debucourt, Robert Dalban
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Anecdote:
« Il ne faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages » dit en substance l’un des personnages, preuve que l’expression, que beaucoup pensent avoir été inventée par Michel Audiard pour son film daté de 1968, existait bien avant cela… En réalité, l’expression a été rendue populaire par Antoine Blondin avec son roman Les Enfants du Bon Dieu paru en 1952 (mais il n’est pas certain que l’écrivain soit le créateur de l’expression).

Yves Vincent et Yves Deniaud dans Ouvert contre X… de Richard Pottier.

28 août 2025

La Porte du diable (1950) de Anthony Mann

Titre original : « Devil’s Doorway »

La Porte du diable (Devil's Doorway)A la fin de la Guerre de Sécession, un sergent-major médaillé est de retour dans son village natal, dans le Wyoming. D’origine indienne, il découvre que le sort de son peuple s’est détérioré mais reste persuadé que les hommes blancs et les indiens peuvent vivre ensemble en paix. Hélas, la réalité va le décevoir…
La Porte du diable est un western américain écrit par Guy Trosper et réalisé par Anthony Mann. C’est l’un des tous premiers (voire le premier) westerns montrant le point de vue des amérindiens. Il aurait été tourné avant La Flèche brisée (1950) de Delmer Daves mais, frileuse, la MGM ne l’a sorti que quelques mois après. Les deux films ne sont pas franchement du même niveau : pas de star pour le rôle principal, une actrice plutôt débutante et, surtout, un récit avec moins de subtilité, plus manichéen. Il montre toutefois clairement comment les colons se sont appuyés sur des lois faites pour eux pour spolier les amérindiens. La photographie en noir et blanc de John Alton est très belle. Le succès fut moindre que celui du film de Delmer Daves mais fut honorable.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Robert Taylor, Louis Calhern, Paula Raymond, Marshall Thompson
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Robert Taylor et Paula Raymond dans La Porte du diable (Devil’s Doorway) de Anthony Mann
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22 juin 2025

Un si noble tueur (1952) de Basil Dearden

Titre original : « The Gentle Gunman »

Un si noble tueur (The Gentle Gunman)En 1941, un commando de l’IRA est chargé de placer des bombes dans des stations de métro à Londres. Leur chef Terence déserte car il ne croit plus à la violence comme moyen d’action. Son frère Matt arrive d’Irlande pour le remplacer. Après l’arrestation de deux membres du commando, Matt croit que son frère les a trahis. Il rentre en Irlande pour voir le chef local de l’IRA…
Un si noble tueur (The Gentle Gunman) est un film britannique réalisé par Basil Dearden et produit par Ealing Studios. Adaptation d’une pièce de Roger MacDougall, il s’agit d’un film noir qui fustige la lutte armée des activistes de l’IRA et le jusqu’au-boutisme d’hommes prêts à tout pour ce qu’ils considèrent une « cause noble ». Le récit montre aussi la difficulté de sortir du fanatisme et de la spirale de la violence. Le sujet était encore peu traité au cinéma à cette époque, le film le plus notable étant The Informer (1935) de John Ford. Sans atteindre une telle perfection, Basil Dearden met en scène avec un indéniable talent. Il parvient à établir une tension qui culmine lors de scènes d’action parfaitement réglées. Il sait en outre donner de la force à son propos. Les éclairages sont travaillés. L’ensemble est vraiment convainquant. On se demande pourquoi le film fut mal reçu à sa sortie et reste aujourd’hui si peu connu.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: John Mills, Dirk Bogarde, Robert Beatty, Elizabeth Sellars, Joseph Tomelty
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Robert Beatty, Dirk Bogarde et John Mills dans Un si noble tueur (The Gentle Gunman) de Basil Dearden.