15 septembre 2017

Outdoor Pajamas (1924) de Leo McCarey

Outdoor PajamasLe jour de son mariage, Jimmie Jump est en retard. Au saut du lit, il va dans la rue sauver une jeune femme dont la voiture à cheval s’est emballée. Il se retrouve au beau milieu de la ville en pyjama et il doit se cacher d’un policier qui le poursuit pour exhibitionnisme… Réalisé par Leo McCarey, Outdoor Pajamas comporte de belles trouvailles : Charley Chase est en pyjama blanc et il va donc chercher tous les endroits où passer inaperçu (comme par exemple au milieu de peintres en bâtiment), le tout entrecoupé de très bons gags (comme celui des menottes). Cette poursuite est le meilleur passage de ce court métrage mais il y a aussi, dans la maison où il se réfugie, un bon enchainement de situations qui viennent s’imbriquer les unes dans les autres. Le rythme est très enlevé. (Muet, 1 bobine, 9′ env.)
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Charley Chase, Martha Sleeper
Voir la fiche du film et la filmographie de Leo McCarey sur le site IMDB.

Voir les autres films de Leo McCarey chroniqués sur ce blog…

Remarque :
* Charley Chase, que l’on nomme parfois « le quatrième comique du muet » (derrière Chaplin, Keaton et Harold LLoyd), a tourné ses meilleurs courts-métrages aux alentours de 1924-1925 sous la direction de Leo McCarey.

Outdoor Pajamas
Charley Chase ne passe pas vraiment inaperçu dans Outdoor Pajamas de Leo McCarey.

14 septembre 2017

Too Many Mammas (1924) de Leo McCarey

Too Many MammasLe patron de Jimmy Jump a rendez-vous dans un café avec sa maitresse. Il lui demande de se joindre à lui pour avoir un alibi au cas où il rencontrerait quelqu’un de connu… La situation de départ de Too Many Mammas est assez simple mais le développement est assez remarquable car il est bourré de gags reposant sur les fausses apparences. Le clou du film est une scène où les couples se font et se défont en fonction de qui regarde : le gag est pratiquement inracontable, très visuel, très enlevé. Tout se déroule pratiquement en un seul lieu et pourtant l’ensemble paraît très riche. A noter : l’utilisation d’un visiophone. (Muet, 1 bobine, 9′ env.)
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Charley Chase, Martha Sleeper, Olive Borden, Noah Young
Voir la fiche du film et la filmographie de Leo McCarey sur le site IMDB.

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Remarque :
* Charley Chase, que l’on nomme parfois « le quatrième comique du muet » (derrière Chaplin, Keaton et Harold LLoyd), a tourné ses meilleurs courts-métrages aux alentours de 1924-1925 sous la direction de Leo McCarey.

Too Many Mammas
La femme du patron a relevé la tête… Too Many Mammas de Leo McCarey.

Too Many Mammas
La petite amie de Jimmy a relevé la tête… Too Many Mammas de Leo McCarey.
(Beth Darlington, Charley Chase, Olive Borden, John T. Prince et ?)

Too Many Mammas
Charley Chase et Olive Borden dans Too Many Mammas de Leo McCarey. Le visiophone est réalisé avec une incrustation d’image dans l’image (double-exposition? ou sans doute par projection, vu le fort vignetage sur l’image).

16 août 2017

Les Bêtises (2015) de Rose Philippon et Alice Philippon

Les bêtisesFrançois, la trentaine, lunaire et maladroit, est un enfant adopté. Pour rencontrer sa mère biologique, il s’introduit dans une fête organisée chez elle, se faisant passer pour un serveur… Pour leur premier long métrage, Rose Philippon et sa sœur Alice se sont livrés à un exercice difficile : tenter de renouer avec la tradition de la comédie poétique. C’est un exercice difficile car il nécessite de doser parfaitement les différents ingrédients, notamment le burlesque. Elles n’y sont pas vraiment parvenues. Il y a toutefois quelques bons moments dans ce premier essai mais l’ensemble manque d’unité, les éléments qui le composent paraissant plus juxtaposés que fondus. Jérémie Elkaïm, très bien dans son personnage, et Sara Giraudeau font de belles prestations. Les Bêtises reste un premier long métrage prometteur.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Jérémie Elkaïm, Sara Giraudeau, Jonathan Lambert, Anne Alvaro, Alexandre Steiger, Jacques Weber
Voir la fiche du film et la filmographie de Rose Philippon et Alice Philippon sur le site IMDB.
Voir la fiche du film sur AlloCiné.

Les Bêtises
Jérémie Elkaïm et Sara Giraudeau dans Les bêtises de Alice Philippon et Rose Philippon.

6 août 2017

Married to Order (1918) de Charley Chase

Married to Order(Court-métrage de 2 bobines, 16 mn env.) Un jeune prétendant se heurte à l’opposition du père de sa bien-aimée : dès qu’il franchit le seuil de sa maison, il n’a de cesse de le mettre dehors sans ménagement. Heureusement, ce père est très myope… Charley Chase a tourné ses meilleurs courts-métrages à partir de 1925, souvent sous la direction de Leo McCarey. Mais celui que l’on nomme parfois « le quatrième comique » (loin derrière Chaplin, Keaton et Lloyd), a débuté dès 1914 et il a beaucoup dirigé. Si ses premiers films à la Keystone, où il interprète souvent des personnages aux intentions douteuses, n’ont rien de remarquable, ce Married to Order paraît bien plus intéressant. On y retrouve également Oliver Hardy (sous le nom Babe Hardy) qui, malgré ses 28 ans, est tout à fait crédible en quadragénaire irascible. L’histoire et les gags sont très classiques mais bien amenés, on peut déceler les prémices du futur style de Charley Chase. Le comédien (sans sa moustache, qui viendra plus tard) est ici beaucoup plus élégant que dans ses films pour la Keystone.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Charley Chase, Oliver Hardy
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Remarques :
* Charley Chase utilise toujours son vrai nom pour signer la réalisation : Charles Parrott.
* Le film a été tourné en juillet 1918.
* Ce film est visible dans le coffret américain (zone 0) de 4 DVD Becoming Charley Chase qui contient plus de 40 courts-métrages.

Charley Chase
Charley Chase dans Married to Order de Charley Chase.

Married to Order - Oliver Hardy
Oliver Hardy et Rosemary Theby dans Married to Order de Charley Chase.

1 août 2017

Gunga Din (1939) de George Stevens

Gunga DinA la frontière nord de l’Inde, aux alentours de 1880, l’armée britannique est harcelée par les Thugs qui sabotent leurs installations et pillent les villages. Trois sergents, bagarreurs et amis de longue date, sont chargés d’aller les attaquer avec un petit détachement au sein duquel figure un porteur d’eau indien appelé Gunga Din… Avec l’intention de reproduire l’énorme succès des Trois Lanciers du Bengale (Paramount, 1935), la RKO acquiert dès 1936 les droits sur le poème de Kipling, Gunga Din. L’histoire de base a été écrite par Ben Hecht et Charles MacArthur. Le film est empreint de ce colonialisme primaire caractéristique des années trente mais ce n’est pas pour cette raison qu’il déçoit. Tout d’abord, le mélange de genres paraît bien mal dosé : de l’aventure, des batailles et un humour sans finesse. Les acteurs, visiblement en roue libre, cabotinent et sont hilares y compris dans les situations les plus dramatiques, ce qui leur enlève toute intensité. Ensuite, Georges Stevens n’est indéniablement pas très l’aise dans le film de guerre (ce sera sa seule incursion dans le genre) et l’ensemble manque de rythme et de caractère épique. Enfin faire passer Cary Grant pour un anglais semble possible (après tout, il l’est… ou, au moins, l’était) mais pour Victor McLaglen, c’est franchement « mission impossible » (et pourtant il l’est aussi!) et le film n’essaie même pas : tous ces « britanniques » font très américains. Le mauvais goût culmine avec l’apparition de Kipling dans l’épilogue (la famille de l’écrivain a obtenu que la scène soit retirée dans certaines versions). Le succès fut très important et, bizarrement, le film continue d’être tenu en assez haute estime aujourd’hui.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Cary Grant, Victor McLaglen, Douglas Fairbanks Jr., Sam Jaffe, Eduardo Ciannelli, Joan Fontaine
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Voir les autres films de George Stevens chroniqués sur ce blog…

Gunga Din
Cary Grant, Victor McLaglen et Douglas Fairbanks Jr. dans Gunga Din de George Stevens.

Gunga Din
Cary Grant et Sam Jaffe dans Gunga Din de George Stevens.

Remarques :
* Le projet fut d’abord confié à Howard Hawks mais la RKO mais, après le fiasco de Bringing Up Baby, il sera écarté au profit de Georges Stevens. Hawks était également jugé trop lent (donc couteux) mais, au final, Stevens fut encore plus lent que Hawks et Gunga Din fut alors la production la plus coûteuse pour la RKO.
* William Faulkner aurait travaillé sur le scénario.
* Blake Edwards parodie Gunga Din dans la scène d’ouverture de La Party (1969) avec Peter Sellers grimé en indien comme l’est ici Sam Jaffe.
* Remake :
Les 3 Sergents (Sergeants 3) de John Sturges (1962) avec Frank Sinatra, Dean Martin et Sammy Davis Jr., la même histoire transposée dans l’Ouest américain.

1 mars 2017

The Big Broadcast of 1938 (1938) de Mitchell Leisen

The Big Broadcast of 1938Deux paquebots futuristes, le Colossal et le Gigantic, font la course pour traverser l’Atlantique. Le propriétaire du Gigantic (W.C. Fields) envoie son frère maladroit (W.C. Fields aussi) sur le Colossal pour y semer la pagaille mais celui-ci atterrit sur le Gigantic… Inédit en France, The Big Broadcast of 1938 est le quatrième d’une série de films de la Paramount sur le même modèle : une comédie entrecoupée de numéros musicaux avec un plateau varié d’acteurs et de chanteurs, le tout étant censé être une retransmission de radio (d’où le titre). W.C. Fields apparaît dans celui-ci mais ses scènes sont hélas trop peu nombreuses. On remarquera particulièrement une variation (très différente) de son sketch sur le golf et une partie de billard qui n’est pas sa meilleure (1) mais où il utilise sa célèbre queue courbée. Le film marque la première apparition de Bob Hope dans un long métrage, il chante son « Thanks for the Memory » qui deviendra sa chanson fétiche. Le film sera oscarisé pour cette chanson. Le reste offre beaucoup moins d’intérêt, l’humour est marqué par son époque et l’ensemble forme un galimatias musical quelque peu insupportable.
Elle:
Lui : 1 étoile

Acteurs: W.C. Fields, Martha Raye, Dorothy Lamour, Shirley Ross, Lynne Overman, Bob Hope
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Remarques :
* Il s’agit du dernier film de W.C. Fields pour la Paramount qui tournera ensuite pour Universal.

* Série des Big Broadcast de la Paramount :
The Big Broadcast (1932) de Frank Tuttle avec Bing Crosby
The Big Broadcast of 1936 (Symphonie burlesque) de Norman Taurog avec Jack Oakie
The Big Broadcast of 1937 de Mitchell Leisen avec Jack Benny et George Burns
The Big Broadcast of 1938 de Mitchell Leisen avec W.C. Fields et Bob Hope

Big Broadcast of 1938
Shirley Ross et Bob Hope chantent « Thanks for the Memory » dans The Big Broadcast of 1938 de Mitchell Leisen.

The Big Broadcast of 1938
W.C. Field dans The Big Broadcast of 1938 de Mitchell Leisen.

(1) Pour voir une belle version de son sketch sur le billard : Youtube.

2 janvier 2017

Fatty à la clinique (1918) de Roscoe Arbuckle

Titre original : « Good Night, Nurse! »

Fatty à la clinique(2 bobines, 26 mn) A un coin de rue, Fatty, passablement alcoolisé, tente d’allumer sa cigarette sous une pluie battante. Il rentre chez lui et sa femme l’envoie de force dans une clinique où le chirurgien Buster prétend guérir les alcooliques… Good Night, Nurse! fait partie des courts métrages de Fatty Arbuckle avec Buster Keaton. Il se déroule en trois lieux principaux (dans la rue sous la pluie, chez lui, à la clinique) et c’est la dernière partie (celle où Buster Keaton apparaît) qui est la plus inventive. La scène la plus remarquée est celle où Fatty, déguisée en nurse, flirte avec Keaton. Quelques bons gags mais aussi quelques longueurs.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Roscoe ‘Fatty’ Arbuckle, Buster Keaton, Al St. John
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Good night Nurse
Buster Keaton et Fatty Arbuckle déguisée en nurse flirtent dans Fatty à la clinique de Roscoe ‘Fatty’ Arbuckle.

2 janvier 2017

Dynamite Doggie (1925) de Roscoe Arbuckle

Dynamite Doggie(2 bobines, 18 mn) Un jeune homme rend visite à sa bien-aimée alors que son père est de sortie. Plus que le père, c’est le chien qu’il redoute… Après que sa carrière d’acteur eut été (injustement) ruinée par un scandale en 1921, Roscoe Fatty Arbuckle a réalisé des petits films comiques sous le pseudonyme William Goodrich (Buster Keaton lui avait suggéré de prendre le nom de Will B. Good, c’est-à-dire phonétiquement « je vais bien me tenir »). A défaut de pouvoir jouer lui-même, il a ainsi dirigé ses anciens acolytes et quelques autres. Si l’histoire de Dynamite Doggie est classique (elle est d’ailleurs proche de celle de Love dont on retrouve certains gags), l’originalité vient de l’utilisation du chien pour créer l’humour, chien qui joue remarquablement bien ! Pete The Dog (c’est son nom) est ici dans un de ses premiers films : il jouera dans près de cent films entre 1924 et 1935 ! Côté humain, c’est le neveu de Fatty, Al St. John, qui tient la vedette. Il a un jeu assez acrobatique, il montre notamment ses talents d’acrobate cycliste qui remontent à son début de carrière. Assez amusant à défaut d’être franchement remarquable, Dynamite Doggie a été redécouvert très récemment.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Al St. John
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dynamite-doggie-large
Al St. John et Pete the Dog dans  Dynamite Doggie de Roscoe Arbuckle.

14 avril 2016

International House (1933) de A. Edward Sutherland

International HouseA l’hôtel International House de la ville chinoise de Wu-Hu, des représentants des grandes puissances arrivent pour tenter d’acquérir l’invention du Professeur Wong : un procédé pour transmettre les images par la voie des airs… L’histoire de cette comédie loufoque et débridée n’est qu’un prétexte pour avoir des personnages très différents. Nous sommes là dans un genre proche des Marx Brothers avec des jeux de mots qui fusent et situations totalement farfelues. Face à un W.C. Fields en pleine forme (il n’apparaît qu’assez tardivement), le premier rôle féminin est tenu par Peggy Hopkins Joyce, une ex-danseuse des Ziegfeld Follies qui faisait alors régulièrement la une des journaux pour ses mariages à répétition avec des millionnaires. Elle joue son propre rôle, jouant avec son image scandaleuse et avec sa mauvaise réputation. On trouve aussi George Burns et Gracie Allen, un duo comique, ici franchement hilarant en docteur affublée d’une assistante un peu dérangée. On remarquera aussi la présence de Bela Lugosi, en agent russe et ex-mari jaloux, l’un de ses rares rôles comiques. Les démonstrations de l’invention du professeur (en fait, c’est ni plus ni moins qu’un mode primitif de télévision) sont l’occasion de petites scènes avec des vedettes de radio de l’époque mais aussi avec le crooner Rudy Vallee ou encore un morceau débridé de Cab Calloway.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Peggy Hopkins Joyce, W.C. Fields, Rudy Vallee, Stuart Erwin, George Burns, Gracie Allen, Bela Lugosi, Franklin Pangborn
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Remarques :
* Dans une scène, Peggy Hopkins Joyce se demande sur quoi elle est assise et W.C.Fields, découvrant qu’il s’agit d’un chat, s’exclame « Oh, it’s just a pussy ». Cette réplique aurait particulièrement irrité le Hays Office dont le code de censure se généralisera l’année suivante. Il faut avouer qu’ils avaient d’autres raisons d’être scandalisés par ce film qui est, de toute évidence, à classer parmi les films « pre-Code ». A noter que la chanson de Cab Calloway « Reefer Man » a été souvent censurée lors des diffusions par les télévisions américaines car il y est fortement question de drogue.

* Peggy Hopkins Joyce a fait l’objet d’un livre : Gold Digger: The Outrageous Life of Peggy Hopkins Joyce de Constance Rosenblum (Metropolitan Books/Henry Holt & Company, 2000). Elle a collectionné les maris millionnaires et les diamants. Chaplin, qui a été l’un de ses amants, se serait inspiré de ses récits pour certaines scènes de A Woman of Paris.

International House
Edmund Breese, Peggy Hopkins Joyce et W.C. Fields dans International House d’Edward Sutherland.

15 février 2016

Malec forgeron (1922) de Buster Keaton et Malcolm St. Clair

Titre original : The Blacksmith

Malec forgeronBuster est employé chez un forgeron acariâtre. Il intervient aussi bien sur les chevaux que sur les autos… The Blacksmith fait partie des derniers courts métrages de Buster Keaton. Des versions différentes en ont récemment été découvertes, comportant de nouvelles scènes et d’autres tournées différemment. Buster Keaton fait preuve de beaucoup d’inventivité dans les gags, qui sont nombreux et toujours excellents. Les gags avec l’huile sale ne sont pas sans rappeler l’un des derniers courts métrages qu’il a tournés avec Fatty : The Garage (1920). La rutilante automobile qu’un homme lui demande de réparer est une coûteuse Pierce-Arrow (que Buster Keaton avait reçue en cadeau de ses beaux-parents lors de son mariage mais leurs relations s’étaient quelque peu envenimées entre deux). Sa destruction méthodique fut certainement très choquante pour le public de l’époque alors que la plupart n’avait pas les moyens de s’acheter un simple Model T. Et accessoirement, toute cette scène nous donne une confirmation que Buster Keaton utilisait bien le plus souvent la première prise car il est évident qu’il n’aurait pu les refaire… Avec tous ses excellents gags, The Blacksmith est bien à ranger parmi les meilleurs courts de Buster Keaton. (Court métrage muet, 21 mn)
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Buster Keaton, Virginia Fox, Joe Roberts
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Malec forgeron
Buster Keaton dans Malec forgeron de Buster Keaton et Malcolm St. Clair