Larry est un employé un peu simplet qui travaille dans une boulangerie tenue par chef tyrannique où il lui arrive diverses mésaventures… Zigoto boulanger (The Bakery) est un court métrage burlesque muet américain réalisé par Larry Semon et Norman Taurog. Larry Semon est un acteur burlesque qui fut très célèbre entre 1918 et 1925. Seul Chaplin était alors plus célèbre que lui. En France, il fut connu sous le nom de Zigoto (1). Malgré une abondante filmographie de plus 100 courts métrages, il est aujourd’hui totalement oublié. Lorsque son nom est cité, c’est souvent pour avoir eu comme partenaire Stan Laurel (3 films en 1918) et plus tard, et plus longuement, Oliver Hardy, bien avant que naisse le tandem Laurel et Hardy. C’est le cas ici : Oliver Hardy est un chef détestable qui tyrannise ses employés tout en étant obséquieux avec les clients. Mais Larry Semon se montrera le plus malin. Sur le plan des cascades, The Bakery n’est pas aussi spectaculaire que les autres films de Larry Semon, en revanche il exploite bien tout le potentiel du lieu pour créer des situations hilarantes. Certains gags demandent une grande précision et Larry Semon était un perfectionniste. Elle: – Lui :
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(1) Zigoto était auparavant le nom de scène d’un acteur français comique des années 1910 : Lucien Bataille (1877-1953). Le mot est un dérivé de « zigue », altération de « gigue »,(1835).
Larry Semon et Oliver Hardy dans Zigoto boulanger (The Bakery) de Larry Semon & Norman Taurog.
Sunkist (Stan Laurel) enchaîne les bêtises et empêche toute une exploitation ouvrière de cueillette de citrons et d’oranges de travailler simplement… Oranges et citrons est un court métrage burlesque réalisé par George Jeske et produit par Hal Roach. L’humour est assez classique dans le genre slapstick, trop classique à nos yeux d’aujourd’hui. Il y a pourtant un ou deux gags vraiment excellents, le meilleur étant à mes yeux le gag des portes battantes (quand Stan Laurel poursuivi par son patron furieux entre à l’intérieur du bâtiment) : un véritable ballet qui demande une synchronisation parfaite. Les autres gags sont hélas moins remarquables. A noter que, comme dans beaucoup de ses films de cette période de sa carrière, Stan Laurel est assez agressif et très physique (contrairement à ce qu’il fera plus tard avec Oliver Hardy). Récemment restauré par Lobster. Elle: – Lui :
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Voir les autres films de George Jeske chroniqués sur ce blog…
Stan Laurel dans Oranges et citrons (Oranges and Lemons) de George Jeske.
(image de mauvaise qualité, la restauration de Lobster est meilleure que cela)
Un jeune homme, qui connait mal la ville mais doit changer de tramway, se fait dire de suivre une jeune femme qui va au même endroit que lui. Il commence à la suivre dans la ville… A Man About Town est un court métrage d’une bobine (12 minutes) produit par Hal Roach avec Stan Laurel dans le rôle principal. Il a été tourné quatre ans avant la formation de son duo avec Oliver Hardy et témoigne de la création de son comique. L’ensemble est excellent, d’abord par l’idée de base qui exploite bien les effets de la mode (beaucoup de femmes s’habillant de façon identique, il ne suit pas toujours la même, passant de l’une à l’autre sans s’en apercevoir) et aussi par son personnage. Face à James Finlayson qui le poursuit de façon obsessionnelle, Stan Laurel est déjà d’une naïveté touchante et attachante. La plupart des gags sont inventifs et réussis. La scène chez le barbier est étonnante, typique de ce procédé de « course-poursuite en surplace » que l’on retrouve dans plusieurs films de Stan Laurel. Elle: – Lui :
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Un père a bien du mal à élever seul son fils de 12 ans. Il doit le forcer à aller à l’école mais découvre que l’instituteur démissionne face à sa classe difficile. Il prend sa place…
Les apparitions de James Finlayson en homme irascible dans les films de Laurel & Hardy et d’Harold Lloyd sont toujours savoureuses. Il est donc tentant de regarder ce qu’il a fait en solo, comme par exemple dans cet In the Grease produit par Hal Roach. Hélas, l’acteur est bien moins convaincant en « homme normal ». Ses colères sont bien moins marquées et il lui manque un opposant notable. Les gags ne fonctionnent en outre pas très bien. (Court métrage d’1 bobine) Elle: – Lui :
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(Court métrage, muet, 2 bobines) Jimmie Jump revient d’un long voyage en Europe. Ses parents l’attendent sur le quai avec Sally, sa petite amie qu’il doit épouser mais qu’il n’a pas vue depuis des années. Ils vont se tromper sur l’idendité l’un de l’autre… Looking for Sally est un court métrage réalisé pour Hal Roach par Leo McCarey avec le comique Charley Chase. Looking for Sally est le dernier film de la série des « Jimmie Jump » où il a peaufiné son jeu et son personnage d’américain ordinaire. C’est l’époque où il délaisse le format d’1 bobine pour des histoires plus élaborées. Il y a ici d’excellentes trouvailles de gag, des situations totalement incongrues et variées, le tout soutenu par un excellent rythme. Un excellent Charley Chase. Elle: – Lui :
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Julien Villandrit est propriétaire d’une usine de textile dont le gérant, Henri Corradin, est son ami d’enfance. Tous les deux aiment la même femme, Régine de Bettigny, qui accorde sa main à Villandrit. Fou de jalousie, Corradin va user de tous les moyens pour briser le couple… La Maison du mystère fait partie des toutes premières productions d’Albatros, société française de production audiovisuelle créée en 1922 par les russes émigrés Joseph Ermolieff et Alexandre Kamenka (1). Elle adopte le format du serial : 10 épisodes pour une durée totale de plus de 6 heures. Son succès contribuera à lancer la compagnie. Il est basé sur un roman de Jules Mary qui avait déjà connu un grand succès lors de sa parution en épisodes dans Le Petit Parisien. L’histoire contient tous les éléments pour constituer un grand récit haletant : amour, meurtre, trahison, injustice, grands périls, rebondissements… A nos yeux d’aujourd’hui, les situations paraissent bien entendu stéréotypées et les invraisemblances sont innombrables mais le récit parvient toujours à nous tenir en haleine grâce à l’inventivité de Volkoff et à la qualité de la réalisation. Son audace la plus spectaculaire a été de filmer toute une scène de mariage en ombres chinoises (2), mais le film contient bien d’autres scènes étonnantes. L’émotion aussi est bien présente comme dans la scène des retrouvailles entre le père et la fille. Ivan Mosjoukine, formé à la méthode Stanislavski (qui donnera l’Actors Studio), est un acteur hors-pair, il interprète les multiples facettes de son personnage avec aisance et naturel, tour à tour puissant et émouvant. Charles Vanel, lui aussi, campe solidement son personnage : il est parfaitement odieux et haïssable. Elle: – Lui :
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(1) Véritable plaque tournante de l’avant-garde française, la société Albatros a produit de nombreux films remarquables dans la décennie des années 20, signés Viktor Tourjansky, Jean Epstein, Jacques Feyder, René Clair et Marcel L’Herbier.
(2) Cette séquence évoque les films de Lotte Reiniger, pionnière à partir du début des années 1920 des films d’animation de silhouettes en Allemagne. (Lire plus sur Wikipédia)
Ivan Mozzhukhin et Hélène Darly (photo de gauche) / Hélène Darly et Charles Vanel (photo de droite)
dans La Maison du mystère de Alexandre Volkoff.
Serial en 10 épisodes :
Épisode 1 : L’ami félon (52’36)
Épisode 2 : Le Secret de l’étang (29’53)
Épisode 3 : L’Ambition au service de la haine (35’13)
Épisode 4 : L’Implacable verdict (41’19)
Épisode 5 : Le Pont vivant (33’38)
Épisode 6 : La Voix du sang (25’35)
Épisode 7 : Les Caprices du destin (46’48)
Épisode 8 : Champ clos (43’49)
Épisode 9 : Les Angoisses de Corradin (35’50)
Épisode 10 : Le Triomphe de l’amour (46’28)
L’ensemble est visible sur le site Henri de la Cinémathèque française.
« Ce film a d’abord été restauré en 1985 par Renée Lichtig qui établit un matériel de conservation safety et un positif muet de présentation à partir d’un négatif nitrate d’origine. La reconstitution des dix épisodes du serial a été achevée en 1992. »
Sans emploi, Larry est embauché comme encaisseur de loyers dans un quartier de mauvaise réputation. Le précédent employé a démissionné après avoir failli y laisser sa peau…
Larry Semon est un acteur burlesque qui fut très célèbre entre 1918 et 1925. Seul Chaplin était alors plus célèbre que lui. En France, il fut connu sous le nom de Zigoto (1). Malgré une abondante filmographie de plus 100 courts métrages, il est aujourd’hui totalement oublié. Lorsque son nom est cité, c’est souvent pour avoir eu comme partenaire Stan Laurel (3 films en 1918) et plus tard, et plus longuement, Oliver Hardy, bien avant que naisse le tandem Laurel et Hardy. Ce Zigoto encaisseur est assez représentatif de son humour de type slapstick où il fait des prouesses acrobatiques vraiment spectaculaires, on peut dire que sur ce plan il dépasse Buster Keaton. On remarque aussi la note onirique qui le caractérise : les objets peuvent avoir des comportements étonnants. Il lui a manqué certainement une personnalité plus marquée pour passer à la postérité. Oliver Hardy, alors sous le nom de Babe Hardy et affublé d’une fausse barbe peinte, joue toujours les rôles de vilains à ses côtés et c’est le cas ici : une brute épaisse qui cogne fort et souvent. (Court métrage muet, 2 bobines, 20 min. env.) Elle: – Lui :
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Remarque :
* Norman Taurog, que l’on connait pour avoir réalisé certains films du tandem Jerry Lewis / Dean Martin dans les années 50, n’avait alors que 22 ans.
(1) Zigoto était auparavant le nom de scène d’un acteur français comique des années 1910 : Lucien Bataille (1877-1953). Le mot est un dérivé de « zigue », altération de « gigue »,(1835).
Oliver Hardy, Frank Alexander et Larry Semon dans The Rent Collector de Larry Semon et Norman Taurog.
Pour constater par lui-même les dangers de la boisson, Stanley, membre d’une ligue de tempérance, s’est rendu dans bar clandestin. Il est bien éméché et commence à perturber l’orchestre de jazz. Le directeur, un ancien champion de boxe, intervient pour le calmer… Pie-Eyed fait partie des « Stan Laurel Comedies », douze courts métrages qu’il a tournés en 1924-1925 sous la direction de son ami Joe Rock (qui venait de monter sa propre maison de production après avoir été renvoyé de la Vitagraph). A cette époque, soit environ deux à trois années avant de former le duo avec Oliver Hardy, Stan Laurel avait affiné son jeu et souhaitait faire une carrière solo. Son numéro d’alcoolique qui sème la pagaille est vraiment brillant, les gags sont très nombreux et bien réglés, ils s’enchainent parfaitement. La seconde partie où il tente de rentrer chez lui montre la même richesse. L’ensemble n’est pas sans évoquer le Chaplin des années dix. Voilà une petite merveille qui vaut vraiment la peine d’être découverte. En France, le surnom Picotin sera finalement assez peu utilisé pour désigné Stan Laurel. (Court métrage, 2 bobines, 20 min env.) Elle: – Lui :
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Titre original : « The Scarecrow »
Autre titre français : « Les Ruses de Malec »
(Court métrage muet, 35 min env.) Buster et un ouvrier agricole partagent la même maison où, grâce à de nombreux mécanismes, toutes les pièces tiennent en une seule. Ils sont tous deux amoureux de la fille du fermier…
Après One Week, réalisé quelques mois auparavant, Buster Keaton reprend le thème de la maison mais, ici, il cherche à créer une maison idéale. Dans l’esprit des créations du dessinateur Rube Goldberg, d’astucieux mécanismes permettent d’économiser l’espace et rendent tous les objets accessibles. La scène du petit déjeuner est une merveille, elle a de toute évidence demandé une précision extrême dans les enchaînements. Le reste du film manque un peu de liant mais comporte de belles trouvailles de gags qui se suivent sans aucun temps mort. Malgré le manque d’histoire forte, The Scarecrow fait incontestablement partie des meilleurs courts métrages de Buster Keaton. Elle: – Lui :
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La jeune épouse d’un peintre célèbre se plaint auprès d’un ami que son mari ne « l’embrasse plus que les dimanches et jours fériés ». L’ami lui conseille de le rendre jaloux et de payer un homme pour la séduire ostensiblement… Slipping Wives est le deuxième court métrage produit par Hal Roach avec Stan Laurel et Oliver Hardy. Si les deux acteurs sont bien présents dans le même film, le duo n’est pas encore vraiment formé (l’affiche ci-contre est visiblement plus récente) : Oliver n’a qu’un rôle secondaire de majordome alors que Stan Laurel est bien plus mis en avant, jouant le rôle d’un innocent livreur de peinture forcé d’endosser le costume de séducteur. Le film repose surtout sur son incapacité à tenir ce rôle. Le plus amusant est qu’il n’a pas vraiment compris qui est le mari et qui est l’ami. Toutefois, l’ensemble ne montre aucun éclat particulier par rapport aux standards du cinéma comique de l’époque. Le même thème sera repris plus tard par le duo dans The Fixer Uppers (1935). Elle: – Lui :
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