Lui :
Un homme d’une riche famille de propriétaires terriens épouse une danseuse de cabaret mondain. De retour dans la maison familiale, ils éprouveront bien du mal à s’intégrer du fait de l’hostilité de la sœur aînée et des avances du frère à la jeune mariée. L’ensorceleuse brode donc sur le thème de l’intrus qui va venir bouleverser les codes bien établis d’une famille de la haute société. L’intrigue est hélas on ne peut plus conventionnelle et a bien du mal à éveiller notre intérêt. Les personnages sont assez peu développés et le film semble assez uniforme, déclinant toujours la même situation sans y apporter de variantes. Malgré un excellent quarteron d’acteurs, L’ensorceleuse se révèle donc un peu ennuyeux.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Joan Crawford, Robert Young, Melvyn Douglas, Margaret Sullavan
Voir la fiche du film et la filmographie de Frank Borzage sur le site imdb.com.
Voir les autres films de Frank Borzage chroniqués sur ce blog…
Elle :
Réalisé juste avant la célèbre Leçon de Piano, Un Ange à ma Table est adapté de trois nouvelles autobiographiques de l’écrivain néo-zélandaise Janet Frame. C’est un film de presque trois heures très abouti qui parvient à maintenir constant notre intérêt. Jane Campion raconte le difficile parcours de cette jeune femme rousse habitée par la poésie et le désir d’écrire. Timide et issue d’un milieu modeste, sa vie sera réellement jonchée d’embûches. Les conventions, les croyances et les préjugés font d’elle un souffre-douleur. Devenir écrivain est pour elle un véritable parcours du combattant. Elle se retrouve en asile psychiatrique et échappe de peu à une lobotomie. Le personnage est émouvant, doux, attachant et toujours imprégné d’une candeur naturelle même après avoir subi les pires humiliations et blessures. Jane Campion n’a pas son pareil pour filmer sans forcer le trait les femmes en marge qui bravent les conventions. Elle l’immerge dans les sublimes paysages verts de Nouvelle Zélande de bord de mer comme pour rendre un hommage à son pays.
Note :
Lui : Un Ange à ma Table est en fait le titre du second tome des trois romans autobiographiques de Janet Frame. Le film de Jane Campion couvre néanmoins les trois volumes de ce triptyque, depuis son enfance jusqu’à sa pleine reconnaissance en tant qu’écrivain. Connaissant particulièrement bien ses livres, Jane Campion parvient à insuffler beaucoup d’émotions dans le récit du parcours difficile de cette femme et son film est assez fort, sans spectaculaire. Un Ange à ma Table était initialement prévu pour la télévision, en 3 épisodes de 55 minutes.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Kerry Fox, Alexia Keogh, Karen Fergusson, Kevin J. Wilson
Voir la fiche du film et la filmographie de Jane Campion sur le site imdb.com.
Voir les autres films de Jane Campion chroniqués sur ce blog…
Lui :
(Court métrage de 19 mn) Après avoir joué les seconds rôles des films de Fatty Arbuckle, Buster Keaton va se mettre lui-même en scène dans une vingtaine de courts-métrages de 1920 à 1923, avant de réaliser des long-métrages. One Week (La Maison Démontable) est le premier d’entre eux et aussi le plus célèbre avec Cops (Les flics). Jeune marié, Buster Keaton a reçu en cadeau une maison en kit. Un amoureux éconduit va inverser des numéros sur les caisses ce qui lui donnera une maison… surréaliste. Keaton joue avec l’humour absurde, parvenant toujours à se renouveler, créant de multiples situations différentes à partir de cette maison si peu orthodoxe. A peine passé derrière la caméra, Keaton montre déjà toute sa maestria avec une forme très aboutie et un humour très sûr.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Buster Keaton, Sybil Seely
Voir la fiche du film et la filmographie de Buster Keaton sur le site imdb.com.
Voir les autres films de Buster Keaton chroniqués sur ce blog…
Titre original : « Cops »
Autre titre français : « Frigo déménageur »
Elle :
(pas vu)
Lui :
(Court métrage de 18 mn) Avec One Week (La Maison Démontable), c’est le plus célèbre des courts métrages réalisés par Buster Keaton entre 1920 et 1923. Se retrouvant à la suite d’un quiproquo à conduire une charrette de déménagement, Keaton va déclencher un petit cataclysme lors du défilé annuel de la police. Il s’ensuit une course-poursuite totalement délirante : ce sont des centaines de policiers qui lui courent après, créant des vagues humaines qui s’agitent en tous sens. Cet humour par la démesure a incontestablement marqué le cinéma burlesque. Et au milieu de cette folie, Keaton campe admirablement ce personnage qui fait face à toutes les situations avec calme et sûreté. Remarquable.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Buster Keaton, Joe Roberts
Voir la fiche du film et la filmographie de Buster Keaton sur le site imdb.com.
Voir les autres films de Buster Keaton chroniqués sur ce blog…
Note : L’autre titre français « Frigo déménageur » utilise le surnom donné au personnage de Buster Keaton par les distributeurs français et européens de l’époque : en France, ce fut surtout « Malec » mais aussi « Frigo » (sans doute une variante du nom « Fregoli » donné par les distributeurs italiens) et plus récemment simplement « Buster ».
Lui :
(Court métrage de 20 mn) Alors qu’un petit village indien est sur le sentier de la guerre contre une compagnie pétrolière qui leur a extorqué leurs terres, Buster Keaton arrive innocemment avec son filet à papillons… Il s’en suit toute une série de situations très différentes, Keaton parvenant une fois de plus à créer une suite d’enchaînements burlesques et de retournements de situation. Quelle richesse ! De plus, Malec chez les Indiens est incontestablement un plaidoyer pour le respect des Indiens tout en utilisant largement les images d’Epinal caricaturales sur eux. C’est du Keaton de très haut niveau, du même niveau à mon avis que One Week ou Cops.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Buster Keaton, Joe Roberts
Voir la fiche du film et la filmographie de Buster Keaton sur le site imdb.com.
Voir les autres films de Buster Keaton chroniqués sur ce blog…
Remarque : « Malec » était le nom donné par les distributeurs français de l’époque au personnage joué par Buster Keaton. On peut aussi trouver ce film parfois sous le nom « Buster chez les indiens« .
Détail : Difficile de ne pas remarquer la grosse svastika bien en évidence sur le plaid indien avec lequel Buster Keaton se camoufle. En 1922, les national-socialistes utilisaient déjà la croix gammée comme emblème depuis plusieurs années (leur drapeau fut créé en 1920) mais il est peu probable (comme je l’avais d’abord cru) que Keaton désirait discréditer cette nouvelle utilisation d’un symbole très ancien. D’après Wikipédia : « C’est un symbole que l’on retrouve en Europe (y compris dans l’art chrétien), en Afrique, en Océanie, aux Amériques (Amérique précolombienne chez les Mayas et amérindiens Navajos et Kunas) et en Asie jusqu’en Extrême-Orient. »
Lui :
(Court métrage de 22 mn) Se retrouvant par accident au sommet d’une montgolfière en plein décollage dans une fête foraine, Buster Keaton fait un atterrissage forcé près d’un gros ruisseau de montagne où se trouve une jeune femme en train de pêcher. Malec aéronaute se déroule donc dans plusieurs univers différents ce qui permet à Keaton d’introduire de nombreuses variantes burlesques dans chacun.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Buster Keaton, Phyllis Haver
Voir la fiche du film et la filmographie de Buster Keaton sur le site imdb.com.
Voir les autres films de Buster Keaton chroniqués sur ce blog…
Elle :
Une comédie à voir lorsqu’on n’a pas envie de se fatiguer. Le milieu de la mode, la superficialité, l’amour des fringues, de l’argent et de la célébrité, l’espoir de monter toujours plus haut, un univers impitoyable jonché d’embûches et de perfidie et une femme de tête tyrannique qui terrorise son personnel, tels sont les ingrédients de cette satire conventionnelle. Rien de plus. Il faut cependant souligner l’amusante composition de patronne oppressive et autoritaire par Meryl Streep .
Note :
Lui : Le diable s’habille en Prada est une comédie qui surfe sur l’attrait de la mode et de la célébrité. Le personnage principal est la jeune assistante de la dirigeante méprisante et tyrannique d’un magazine de mode. L’ensemble est bon enfant mais s’essouffle assez rapidement et tourne ensuite en rond alors que notre intérêt s’est déjà émoussé, la fin étant particulièrement prévisible. Tout cela est très américain. Le film est adapté d’un best-seller de Lauren Weisberger qui s’est inspirée de sa propre vie (elle a été l’assistante d’Anna Wintour, la rédactrice en chef de Vogue).
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt, Stanley Tucci
Voir la fiche du film et la filmographie de David Frankel sur le site imdb.com.
Voir les autres films de David Frankel chroniqués sur ce blog…
Elle :
Dernier volet de la trilogie débutée avec Au loin s’en vont les nuages qui évoquait le chômage et L’homme sans passé qui abordait la perte d’identité et l’errance, Les Lumières du faubourg est un film sombre sur la solitude et l’incommunicabilité d’un gardien de nuit face à la dureté de la société. Kaurismäki est ici un véritable artiste du cadrage, de la composition, de la couleur, de l’éclairage. Chaque plan est une petite œuvre d’art. Le rouge et le vert sont en toile de fond de décors presque théâtraux face aux lumières d’une ville froide et indifférente. C’est très beau et émouvant. Il en ressort un grand dépouillement à l’image de cet homme solitaire qui ne parvient pas à aimer et se faire aimer. Les dialogues sont réduits au strict nécessaire au profit de superbes musiques de tango.
Note :
Lui : Les Lumières du Faubourg est le troisième volet d’un triptyque de Kaurismäki qui a déjà traité de la perte d’emploi et de la perte d’identité. Cette fois, le cinéaste finlandais aborde la solitude avec une histoire qui flirte avec le film noir mais qui va bien au-delà. Son personnage principal est l’archétype de l’anti-héros, un homme renfermé, passif et atone, qui va se laisser mener en bateau par une jolie femme. Contrastant avec la noirceur de l’histoire, mais faisant tout de même corps avec elle, les images sont merveilleusement graphiques ; chaque plan est travaillé avec notamment une superbe utilisation des couleurs par équilibre de grandes masses, dans un style global qui peut évoquer la bande dessinée. Cette forme propulse le film en lui donnant une très forte personnalité.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Janne Hyytiäinen, Maria Järvenhelmi, Maria Heiskanen
Voir la fiche du film et la filmographie de Aki Kaurismäki sur le site imdb.com.
Voir les autres films de Aki Kaurismäki chroniqués sur ce blog…
Elle :
Film intéressant sur la vie des juifs intégristes de Jérusalem. Les hommes étudient la Torah et dominent leur épouse. La condition des femmes soumises à leur mari est révoltante. Leur mariages sont arrangés par la famille et si un enfant n’est pas né au bout dix ans, la femme est répudiée. Le film est toutefois vraiment très lent et les cadrages durent une éternité.
Note :
Lui : (en bref) J’ai trouvé le film intéressant à voir d’un point de vue sociologique. Le film est franchement trop lent.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Yaël Abecassis, Yoram Hattab, Meital Barda
Voir la fiche du film et la filmographie de Amos Gitai sur le site imdb.com.
Voir les autres films de Amos Gitai chroniqués sur ce blog…