5 mai 2014

La Chasse au renard (1921) de Fred C. Newmeyer

Titre original : « Among Those Present »

La chasse au renard(Muet, 34 minutes) Soucieuse de se faire accepter par la haute société, Mrs O’Brien donne un dîner suivi d’une partie de chasse dans son domaine. Elle en confie l’organisation à une femme qui a de sombres desseins à son égard. Un groom débrouillard (Harold Lloyd) est ainsi engagé pour jouer le rôle de Lord Abernathy, un mondain célèbre de passage aux Etats Unis expert dans l’art de la chasse… Le scénario de Among Those Present est assez riche et joliment développé. Les gags sont nombreux et surtout originaux. Harold Lloyd développe ici de belles interactions avec de nombreux animaux, depuis un cheval particulièrement fougueux jusqu’à une tourterelle plutôt affective, en passant par un lion, un serpent, et beaucoup d’autres. Quelques situations paraissent vraiment dangereuses. Et aussi, l’exploitation qu’il fait d’une situation simple (il a perdu son pantalon en fuyant devant un taureau enragé et doit se cacher des autres invités) est absolument phénoménale par la richesse des situations. Une fois de plus, Harold Lloyd fait preuve d’une très grande inventivité. Sur le fond, il se moque des mondanités de la haute société américaine et appuie son propos par les illustrations des intertitres.
Elle: –
Lui : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Harold Lloyd, Mildred Davis
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4 mars 2014

Artistes et modèles (1955) de Frank Tashlin

Titre original : « Artists and Models »

Artistes et modèlesRick Todd (Dean Martin) est un artiste sans le sou qui vit avec son ami Eugene Fullstack (Jerry Lewis) qui passe ses journées à lire des bandes dessinées. Ils ignorent que la dessinatrice du comix qui fait fureur habite le même immeuble… Artistes et modèles est réalisé par Frank Tashlin, ancien cartoonist de la Warner (Bugs Bunny) et ancien gagman. Le duo comique formé par Dean Martin et Jerry Lewis est alors au faîte de sa popularité et ce film sera un nouveau très grand succès pour la Paramount. Artistes et modèles mêle burlesque et chansons. Il y a de très bonnes trouvailles de gag mais on peut trouver que l’ensemble s’essouffle quelque peu à mi-parcours, la dernière partie qui parodie les films d’espionnage étant moins réussie. On remarquera la critique des comix books et des éditeurs arrivistes et sans scrupule mais Tashlin sait habilement rester très neutre et ne prend pas vraiment parti : la preuve en est que beaucoup voient dans ce film une critique du puritanisme, c’est-à-dire l’opposé. Artistes et modèles est souvent présenté comme étant le meilleur du tandem Martin / Lewis, ce qui paraît plutôt justifié.
Elle: –
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Dean Martin, Jerry Lewis, Shirley MacLaine, Dorothy Malone, Anita Ekberg
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Remarques :
* Ecrite spécialement pour ce film, la chanson Innamorata est devenue l’un des plus grands succès commerciaux de Dean Martin et a été reprise par d’autres chanteurs.
* On peut se demander pourquoi on ne voit pas le numéro Bat Lady si attendu… Le budget ayant été déjà dépassé, il fut décidé de ne pas le tourner.
* On pourra remarquer le petit clin d’oeil à Fenêtre sur cour d’Hitchcock. L’agent muni d’un appareil photo prend la voix de James Stewart pour dire : « Je ne vois pas très bien de cette fenêtre sur cour ». A noter que le film d’Hitchcock est sorti quelque mois auparavant et c’est aussi un film Paramount.
* Le jeune garçon insupportable (dans le bureau de l’éditeur) est interprété par George Winslow, acteur que l’on connaît pour avoir été le jeune Henry Spofford III dans Les hommes préfèrent les blondes (1953) et pour sa réplique célèbre sur le « magnétisme animal » de Marilyn Monroe. Né en 1946, l’acteur fut découvert par Cary Grant en 1952. Il n’a tourné que dix films jusqu’en 1958. Il avait alors perdu sa voix basse si particulière pour n’avoir, après sa mue, qu’une voix normale. Plus tard, il est devenu photographe professionnel.

Ne pas confondre avec :
Artistes et modèles de Raoul Walsh (1937) avec Ida Lupino et Jack Benny, film qui n’a aucun point commun (hormis d’être une comédie musicale) avec celui-ci. La Paramount avait la fâcheuse habitude à réutiliser ses titres de film…

19 février 2014

Le Royaume de Tulipatan (1920) de Hal Roach

Titre original : « His Royal Slyness »

Le royaume de Tulipatan(Muet, 2 bobines soit 22 mn) A New York, un vendeur d’encyclopédies se laisse persuader, par le prince d’un lointain royaume dont il est le parfait sosie, d’aller prendre sa place à la cour où il doit épouser une jeune princesse… His Royal Slyness est une variation du thème du Prisonnier de Zenda où un simple quidam doit aller prendre la place d’un noble dans une cour royale. C’est le propre frère d’Harold Lloyd, Gordon Llyod, qui jour le rôle du véritable prince. Il n’est pas crédité au générique, certainement pour alimenter le doute et, effectivement, certains critiques de l’époque louèrent une merveilleuse utilisation de la « double exposition ». Les gags sont nombreux et bien amenés. On notera le petit contenu politique puisque ce pays imaginaire voit éclater une révolution et que nous sommes alors au lendemain de la Révolution russe.
Elle: –
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Harold Lloyd, Mildred Davis, ‘Snub’ Pollard, Gus Leonard, Noah Young
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Le royaume de TulipatanRemarques :
* Le titre est un beau jeu de mot avec la formule royale His Royal Highness (slyness signifiant « ruse »).
* His Royal Slyness est le quatrième film avec le « glass character » (personnage à lunettes).
* Harold Lloyd avait déjà fait jouer son frère dans Luke’s Double (1916), également une histoire de double.
* Détail amusant : Harold Lloyd fait jouer au même acteur (Gus Leonard) les rôles du roi et d’un agitateur révolutionnaire.
* Harold Lloyd réutilisera le thème de la révolution dans le long métrage Why Worry ? (1923)

Remake :
Vive le roi (Long fliv the King) de Leo McCarey (1926) avec Charley Chase (et Oliver Hardy dans un petit rôle).

4 février 2014

Soupe au lait (1936) de Leo McCarey

Titre original : « The Milky Way »

Soupe au laitLivreur de lait de son état, Burleigh Sullivan (Harold Lloyd) met accidentellement KO un champion de boxe un peu éméché à la sortie d’un club ce qui fait la une des journaux du lendemain. Le manager du champion cherche à exploiter cette popularité en faisant combattre le jeune laitier… The Milky Way est adapté d’une pièce de Lynn Root et Harry Clork. L’histoire est bien entendu totalement improbable et farfelue mais l’important est de pouvoir placer un bon nombre de gags et il y a de bonnes trouvailles : ce sont des gags visuels mais aussi, et même surtout, dans les dialogues assez enlevés. Il est toujours étonnant de voir comment Harold Lloyd a bien passé le cap du parlant même si, en cette seconde moitié des années trente, sa popularité commence à pâlir quelque peu. Les seconds rôles sont très tenus avec notamment un excellent Adolphe Menjou, ici reconverti en manager de boxe mâcheur de chewing-gum ! L’ensemble est plaisant mais, par rapport à ses autres films parlants, plutôt inférieur à l’excellent Movie Crazy et même à Cat’s Paw.
Elle: –
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Harold Lloyd, Adolphe Menjou, Verree Teasdale, William Gargan, Lionel Stander
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Remarques :
* Norman Z. McLeod a dirigé quelques scènes de The Milky Way lorsque Leo McCarey fut hospitalisé pendant la production. Ray McCarey, frère de Leo McCarey, aurait également participé à quelques scènes.
* Quand le producteur Sam Goldwyn a racheté les droits du film dans les années quarante pour tourner son remake, il a également racheté le négatif et presque toutes les copies existantes afin de les détruire. Si nous pouvons voir le film aujourd’hui, c’est grâce à la copie qu’Harold Lloyd a gardé pour lui, la seule copie de bonne qualité qui ait survécu.

Remake :
Le Laitier de Brooklyn (The Kid from Brooklyn) de Norman Z. McLeod (1946) avec Danny Kaye et Virginia Mayo.

4 janvier 2014

Dr. Jack (1922) de Fred C. Newmeyer et Sam Taylor

Dr. Jack(Muet 59 min) Une jeune fille souffreteuse (Mildred Davis) est maintenue quasiment cloitrée dans une grande maison par un médecin dont les honoraires sont « équivalents à la dette de l’Allemagne » (1). Le conseiller juridique de la famille a l’idée de faire appel à un jeune médecin (Harold Lloyd) qui soigne ses malades avec beaucoup de simple bon sens… Dr. Jack est le premier long métrage d’Harold Lloyd conçu en tant que long métrage (cinq bobines). Ce format lui permet bien évidemment de mieux développer ses personnages. C’est ainsi qu’une bonne première partie nous montre le Docteur Jack faire preuve d’une certaine débrouillardise pour soigner ses malades. Tout au long du film, les gags sont extrêmement nombreux, c’en est même assez étonnant. Une longue et frénétique poursuite à l’intérieur de la maison clôt le film, elle est assez remarquable par ses trouvailles multiples (avec une mention spéciale pour le chien). Dr. Jack ne fait pas partie des films les plus connus d’Harold Lloyd mais pourtant il ne dépare en rien la filmographie de ce grand comique du cinéma muet.
Elle: –
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Harold Lloyd, Mildred Davis, Eric Mayne
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Remarque :
* Le générique de début est très original pour l’époque  : il est écrit sur une sorte de cahier (il s’agit en fait d’un cahier d’ordonnance de médecin tel qu’ils étaient à cette époque) dont les pages sont arrachées une à une.

(1) Nous sommes au lendemain du traité de Versailles qui, à l’issue de la Première Guerre mondiale, a imposé à l’Allemagne un lourd paiement des réparations.

24 décembre 2013

Le Tombeur de ces dames (1961) de Jerry Lewis

Titre original : « The Ladies Man »

Le tombeur de ces damesAprès avoir surpris sa fiancée dans les bras d’un autre homme, le jeune Herbert Herbert Heebert a pris la résolution de se tenir éloigné de la gent féminine. Sans le savoir, il va se faire engager comme homme à tout faire dans un foyer de jeunes filles… Comme toujours avec Jerry Lewis, l’histoire est en réalité une suite de petites scènes qui n’ont pas toujours de rapport entre elles si ce n’est le lieu, une grande maison dont certains murs ont été astucieusement enlevés pour nous permettre de voir l’intérieur de toutes les pièces (principe dit de « la maison de poupée » ou dollhouse effect). Beaucoup de gags et de grimaces. L’ensemble est très inégal mais il y a là de quoi réjouir les plus jeunes spectateurs.
Elle: –
Lui : 1 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jerry Lewis, Kathleen Freeman, George Raft
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Remarques :
* Mel Brooks a participé à l’écriture du scénario mais comme beaucoup de ses scènes furent coupées au montage final, il demanda que son nom soit enlevé du générique.
* Jerry Lewis glisse quelques clins d’oeil cinématographiques. Citons l’apparition de George Raft dans son propre personnage et un numéro de danse (sur la terrasse avec la femme chauve-souris) qui évoque étrangement le ballet final de Tous en scène (The Band Wagon) de Minnelli.
* Le personnage de Miss Wellenmellon (interprété par Helen Traubel) semble assez inspiré par Margaret Dumont des films des Marx Brothers.

15 décembre 2013

Le Manoir hanté (1920) d’Hal Roach et Alfred J. Goulding

Titre original : « Haunted Spooks »

Le manoir hanté(Muet 25 min) Une jeune fille sans le sou hérite d’un grand domaine à la condition qu’elle y vive pendant au moins un an avec son mari. Elle n’est pas mariée. Au même moment, The Boy (Harold Lloyd) est désespéré à la suite d’un chagrin d’amour… Dans une première moitié du film, nous suivons les péripéties d’Harold Lloyd dans sa tentative d’épouser une jeune fille riche et oisive qui, au final, se désintéressera de lui. Il tente de prendre de vitesse un autre prétendant et il y a beaucoup de belles trouvailles d’humour ; les tentatives de suicide sont assez savoureuses. Le manoir hantéMais, c’est la seconde moitié qui est restée la plus célèbre, celle où Harold Lloyd et Mildred Davis se retrouvent dans une grande demeure prétendument hantée, ce qui est l’occasion de placer de très nombreux gags dont le célèbre gag des cheveux qui se dressent sur la tête. A noter que c’est pendant le tournage de Haunted Spooks qu’Harold Lloyd eut son grave accident à la main (1). Il y eut donc une interruption de cinq mois pendant le tournage sans que cela soit vraiment décelable à l’écran.
Elle: –
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Harold Lloyd, Mildred Davis, Wallace Howe
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Le manoir hantéRemarques :
* On peut comparer Haunted Spooks avec The Haunted House de Buster Keaton (1921) qui est lui est postérieur d’un an environ.
* Comme c’est hélas souvent le cas à cette époque, on peut déceler une pointe de racisme dans quelques gags. Les domestiques à peau noire sont représentées comme étant des personnes très peureuses et prêtes à croire n’importe quoi.

(1) En août 1919, alors qu’il est en plein tournage de la grande scène du trajet automobile de Haunted Spooks, Harold Lloyd se rend à une séance photo pour un journal. L’une des poses qu’il doit prendre est d’allumer négligemment une cigarette avec la mèche allumée d’une bombe qu’il tient à la main. Du fait d’une incompréhensible erreur d’accessoire, il se retrouva avec une vraie bombe dans la main. L’explosion fut terrible, le blessant au visage et lui arrachant le pouce et l’index de la main droite. Pendant tout le restant de sa carrière, Harold Lloyd utilisera une prothèse très bien faite, cachée par un gant couleur chair, pour que cela ne se remarque pas à l’écran et il utilisera beaucoup sa main gauche. Toutes les prouesses acrobatiques qu’il fit par la suite paraissent d’autant plus extraordinaires quand on sait qu’il n’avait plus que trois doigts valides à la main droite.

9 décembre 2013

Le Zinzin d’Hollywood (1961) de Jerry Lewis

Titre original : « The Errand Boy »

Le zinzin d'HollywoodPour mieux savoir où l’argent est dépensé, le président des studios Paramutual engage un jeune garçon un peu simple d’esprit pour obtenir des renseignements sur le fonctionnement de son entreprise. Il le fait engager comme errand boy (= garçon de courses)… Que l’idée de départ du scénario soit totalement farfelue et improbable n’est pas très important car Le Zinzin d’Hollywood est essentiellement une juxtaposition de nombreuses petites saynètes dans lesquelles nous voyons Jerry Lewis aller perturber un peu tous les services du studio. L’ensemble est plutôt inégal et, surtout, manque de cohésion mais les meilleurs moments sont suffisamment nombreux et assez mémorables. Jerry Lewis peut même atteindre l’excellence comme par exemple, dans cette scène où il mime un président face à son conseil d’administration, ajustant ses mimiques et grimaces sur une musique de jazz musclé (« Blues in Hoss’ Flat » de Count Basie). Du grand art. En marge, il ajoute un brin de poésie avec les deux scènes de marionnettes, particulièrement bien faites et touchantes. Accessoirement, Le Zinzin d’Hollywood nous permet de visiter les studios Paramount, Jerry Lewis prenant plaisir à nous dévoiler les plus grosses ficelles du cinéma, ce qui pouvait être une révélation à l’époque pour certaines personnes. C’est sa troisième réalisation et l’une des plus connues.
Elle: –
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jerry Lewis, Brian Donlevy, Howard McNear
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Remarque :
John Wayne a commencé sa carrière à Hollywood comme garçon de courses.

23 septembre 2013

Smithy (1924) de George Jeske

Titre français parfois utilisé : « Un gars du bâtiment »

Smithy(muet, 24 minutes) Rendu à la vie civile, un ancien soldat se fait embaucher sur un chantier de construction… Après un prologue à l’armée où Stan Laurel et James Finlayson s’affrontent hélas un peu trop brièvement, Smithy se déroule essentiellement sur le chantier de construction d’une maison. Stan Laurel apparaît ici sans son futur partenaire Oliver Hardy puisque le duo ne se formera que deux ans plus tard. L’humour est dans une veine d’humour pur slapstick, on se prend des coups et des objets divers sur la tête. Il y a quelques bons gags avec une échelle et aussi dans la queue d’embauche. Stan Laurel est ici totalement impassible, rappelant ainsi quelque peu Buster Keaton. Production Hal Roach.
Elle: –
Lui : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Stan Laurel, James Finlayson
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Remarques :
Il est intéressant de comparer le film avec ce que feront Stan Laurel et Oliver Hardy quatre ans plus tard sur un thème très similaire : Laurel et Hardy constructeurs (The Finishing Touch, 1928) de Clyde Bruckman et Leo McCarey. Un film bien plus abouti.

20 août 2013

Soigne ton gauche (1936) de René Clément

Soigne ton gauche(Court métrage de 12 mn) Dans une cour de ferme, un boxer s’entraine pour un prochain match à Paris. Les adversaires ne tiennent pas longtemps sur le ring. De son côté, Roger le commis, rêve de gloire sportive… Jacques Tati a toujours été attiré par le sport et il le montre ici une nouvelle fois (1). Il a écrit le scénario de Soigne ton gauche et c’est le tout jeune René Clément qui, à 23 ans, le met en scène (2). La boxe est un grand classique du burlesque du cinéma muet et, si Tati montre une inévitable influence du comique slapstick, il y ajoute déjà une touche supplémentaire bien à lui, ici par les personnages annexes. Il y a un facteur (joué par Max Martel) qui pédale et même parle comme le facteur François de Jour de fête : le film s’ouvre d’ailleurs avec le gag classique du facteur qui tend son bras à gauche alors qu’il tourne à droite. Et il y a les enfants qui observent tout cela à leur façon et apportent une note de poésie. Il est étonnant de voir comment Jacques Tati avait déjà bien développé son style.
Elle: –
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jacques Tati, Max Martel
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(1) Il était déjà question de sport dans les deux premiers courts métrages de Jacques Tati : Oscar, champion de tennis (1932) et On demande une brute (1934).
(2) Soigne ton gauche est la deuxième réalisation de René Clément.