12 août 2013

Une riche affaire (1934) de Norman McLeod

Titre original : « It’s a Gift »

Une riche affaireHarold Bissonette tient un commerce d’alimentation mais il rêve d’acheter une orangeraie en Californie. Hélas, il est affublé d’une femme acariâtre qui ne l’entend pas de cette oreille et le lui fait comprendre à longueur de journée. Un petit héritage va lui permettre d’envisager la chose… Basé sur une pièce écrite en 1925 par J.P. McEvoy, It’s a Gift est considéré par beaucoup comme étant la meilleure comédie de W.C. Fields. Certes, il y a de belles trouvailles de gag (l’aveugle, la tentative de dormir dehors sur son back porch, le pique-nique) mais, globalement, ces gags sont plus visuels, il y a plutôt moins de bons mots et de belles réparties que d’habitude. Comme toujours, le personnage interprété par W.C. Fields est en prise avec son entourage qui lui empoisonne la vie. It’s a Gift est en grande partie un remake d’un film muet de 1926 It’s the Old Army Game (Un conte d’apothicaire) où W.C. Fields avait pour partenaire… Louise Brooks, ce film étant lui-même basé sur certains de ses sketches précédemment mis au point sur scène.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: W.C. Fields, Kathleen Howard, Jean Rouverol
Voir la fiche du film et la filmographie de Norman McLeod sur le site IMDB.
Voir les autres films de Norman McLeod chroniqués sur ce blog…

Remarque :
Norman Z. McLeod avait précédemment dirigé deux films des Marx Brothers (également pour la Paramount) : Monnaie de singe (1931) et Plumes de cheval (1932).

2 réflexions sur « Une riche affaire (1934) de Norman McLeod »

  1. Certes beaucoup de gags visuels ( la tentative de rasage, les habituelles et irrésistibles manipulations du canotier, Fields traversant l’Amérique dans une vieille guimbarde brinquebalante avec épouse et progéniture …et plein d’autres ) mais citons quand même de grands moments de comique sonore : le client aux kumquats et surtout l’incroyable et tordante scène du porche , entre le marchand de légumes et Carl Lafong , c’est la nuit des facheux . Profitons-en pour signaler la voix et le phrasé bien particuliers à notre homme, c’est à la fois susurrant, imbibé de whisky, faussement amical ( vegetable gentleman ! ) et fait partie à part entière du personnage . Avec Laurel et Hardy c’est un des rares comique dont la voix à étoffé la personnalité au passage du muet au parlant.
    A voir et encore revoir , mais en V.O. seulement !

  2. Oui, vous avez raison, la voix de W.C. Fields est une composante importante de son personnage. On la reconnait instantanément et a fait le bonheur des imitateurs. C’est sûr qu’il faut voir ses films en VO. Je ne sais pas s’ils existent en VF (je suppose que oui) mais on doit perdre beaucoup.
    Vous me donnez envie de revoir le film… 🙂

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