Elle :
Virée nocturne dans les rues sombres de New-York sur fond de jazz à la recherche d’un diplomate de l’ONU disparu. Très beau noir et blanc et magnifiques cadrages de New-York la nuit créent une atmosphère inquiétante et mystérieuse. Jean-Pierre Melville en journaliste de l’AFP, mène l’enquête en compagnie d’un photographe alcoolique véreux.
Note :
Lui :
C’est un film à plusieurs facettes. C’est tout d’abord un polar, une enquête sur la disparition d’un homme. Mais le film est traité comme un documentaire : on parcourt Manhattan en tous sens et Melville s’attarde sur les scènes de rues (probablement réelles). C’est enfin une mise en accusation du journalisme à sensation, mettant en évidence les tentations, les dérives, qui sont toujours d’actualité 40 ans après la sortie de Deux Hommes dans Manhattan. La photographie est très sombre, sans recherche trop apparente, mais assez séduisante.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Pierre Grasset, Christiane Eudes, Jean-Pierre Melville
Voir la fiche du film et la filmographie de Jean-Pierre Melville sur le site imdb.com.
Elle :
Il faut croire que je n’accroche plus à l’humour des Marx Brothers. La mise en scène me semble avoir vieilli et les dialogues manquent de naturel. (Abandon rapide)
Note :
Lui :
Dans ce deuxième film des Marx Brothers, l’histoire n’est qu’un prétexte à l’humour décapant des quatre frères. Les gags sont essentiellement dans les dialogues, les jeux de mots fusent et il faut suivre en anglais car les sous-titres ne leur rendent pas toujours justice. La scène de la lettre de Groucho à son avocat est vraiment mémorable… Visuellement, les gags sont moins nombreux mais il y a Harpo, bien entendu, avec son célèbre gag de la jambe. Ce n’est pas le meilleur des Marx Brothers mais on sent le style qui s’affirme peu à peu.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Groucho Marx, Harpo Marx, Chico Marx, Zeppo Marx, Lillian Roth, Margaret Dumont
Voir la fiche du film et la filmographie de Victor Heerman sur le site imdb.com.
Voir les autres films des Marx Brothers chroniqués sur ce blog…
Elle :
Sur fond d’espionnage, voici un film noir efficace et rondement mené par un Samuel Fuller qui laisse passer son antipathie pour le communisme en pleine période de Maccarthisme. Curieusement, le titre de la version française évoque la drogue alors qu’on n’en entend nullement parler pendant le film. Richard Widmark remplit à merveille le rôle du malfrat guoguenard et parfois violent, assailli de vagues de tendresse. Les personnages sont en constant déséquilibre entre la frontière du bien et du mal. Samuel Fuller privilégie les plans serrés et s’approche des visages pour capter au plus près leurs errements.
Note :
Lui : Le Port de la Drogue (*) est en réalité une histoire d’espionnage mais traitée comme un film noir très classique. Avec ses ambiances nocturnes et la traque de tueurs par les policiers, le film est en effet très proche de ses homologues traitant de la chasse au crime sauf qu’ici le propos a été politisé par Samuel Fuller : dans la scène d’ouverture, très forte, sans une parole prononcée, ce que le vif et brillant pickpocket (merveilleux Richard Widmark) subtilise dans un sac est en fait un microfilm contenant un secret que les « Rouges » veulent faire sortir du pays. Si l’on accepte de mettre de côté le propos profondément anti-communiste qui est quelque peu émoussé quand on visionne le film 50 ans plus tard, le film apparaît comme une petite merveille de classicisme, film noir et sombre vu à travers les yeux de deux personnages très forts : un pickpocket et une aventurière, deux laissés pour compte de la société qui n’iront pas, toutefois, jusqu’à trahir leur pays… Jean Peters (la future femme de Howard Hughes) incarne de façon très authentique son personnage et noue avec le jeune Richard Widmark une relation quelque peu tumultueuse. A noter également la belle composition de Thelma Ritter dans le rôle de la vieille Moe.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Richard Widmark , Jean Peters, Thelma Ritter , Murvyn Vye
Voir la fiche du film et la filmographie de Samuel Fuller sur le site imdb.com.
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(*) Au départ, le roman de Dwigth Taylor parlait d’une histoire de drogue. Ce fut Samuel Fuller qui voulut replacer cette histoire dans un contexte politique. En 1953, l’anti-communisme battait son plein… Soucieuse de ne froisser personne, la branche française de la Fox choisit de revenir au trafic de drogue dans la version doublée. Au lieu du microfilm d’un secret militaire, il y est question de cachet d’une substance illicite. D’où le titre français : Le port de la drogue.
Le film eut un remake : The Cape Town Affair (1967) de Robert D. Webb avec Claire Trevor, James Brolin et Jacqueline Bisset.
Elle :
Ce film m’a déçu. J’ai trouvé que le scénario manquait d’étoffe et d’intérêt. Malgré la présence d’Isabelle Huppert, les acteurs ne sont pas très crédibles surtout Jean-Pierre Kalfon en Louis XIV.
Note :
Lui :
A mes yeux, tout sonne faux : les acteurs qui ne sont guère crédibles, la mise en scène outrancière, la complaisance de certaines scènes, et surtout la musique… John Cale relève joue avec la vitesse des bandes pour créer des dissonnances ce qui rend la musique totalement insupportable. (Abandon)
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Isabelle Huppert, Jean-Pierre Kalfon, Simon Reggiani, Jean-François Balmer
Voir la fiche du film et la filmographie de Patricia Mazuy sur le site imdb.com.
Elle :
Jacques Demy nous entraîne au coeur des années soixante dans un univers étrange fait de dérives, d’envies irrépressibles de fuir une vie ennuyeuse et aussi une folle envie de connaître le vrai amour. C’est bien fait. Les destins se croisent et s’entremêlent. Seule l’interprétation d’Anouk Aimée en danseuse de cabaret est un peu exagérée et agaçante.
Note :
Lui :
Jacques Demy nous propose dans son premier film une sorte d’étude, de variations sur le thème de l’absence et de l’attente en amour. Tous ces personnages, séparés momentanément ou définitivement de leurs partenaires, se croisent et s’entrecroisent, le tout dans un univers pittoresque (le Nantes des marins) comme détaché de la réalité, ce qui donne au film une allure de conte. Hélas, le jeu d’Anouk Aimé semble un peu trop forcé dans le genre écervelée, à tel point que l’on se demande par moments si elle n’a pas été doublée.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Anouk Aimée, Marc Michel, Jacques Harden, Alan Scott
Voir la fiche du film et la filmographie de Jacques Demy sur le site imdb.com.
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Elle :
Film sans grande prétention mais plaisant à regarder. Louis XVI et Marie-Antoinette dépensaient l’argent du royaume sans compter. Le climat d’insécurité et de révolte qui régnait à l’époque est bien décrit.
Note :
Lui :
Cette histoire de fille, éduquée comme un garçon et qui devient garde de la reine, est historique. Le film décrit assez bien la vie frivole de Marie-Antoinette notamment avec le comte de Fersen. Le scénario semble parfois partir dans tous les sens, telle cette histoire de fille arriviste qui sera à la base de l’affaire du collier de la reine. La reconstitution est bien faite, les décors sont somptueux. Voilà un film qui se laisse regarder avec plaisir
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Catriona MacColl, Barry Stokes, Christine Böhm, Jonas Bergström
Voir la fiche du film et la filmographie de Jacques Demy sur le site imdb.com.
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Elle :
Bertrand Blier se prête avec humour et crudité à un exercice de style inédit où nos acteurs français jouent leur propre rôle. Bien que par moments, le film souffre de certaines longueurs, l’expérience est amusante notamment quand Marielle pète les plombs et veut à tout prix un pot d’eau chaude, quand Jean Yanne joue les toubibs inquiétants ou Arditi les homosexuels forcés.
Note :
Lui :
Ce film de Bertrand Blier est une petite perle. Que tous ces acteurs aient accepté de jouer ainsi avec leur image est assez incroyable. Le résultat est une véritable fête de mots, de situations absurdes, le tout enrobé d’un comique irrationnel quasi-permanent. Seuls quelques rares passages paraissent un peu longs.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Pierre Arditi, Josiane Balasko, Jean-Claude Brialy, Alain Delon, Gérard Depardieu, Jean-Pierre Marielle, Jean-Paul Belmondo, François Berléand, Dominique Blanc, Claude Brasseur, Albert Dupontel, André Dussollier, Jacques François, Sami Frey, Michel Galabru, Michael Lonsdale, Patachou, Michel Piccoli, Claude Rich,Maria Schneider, Michel Serrault, Jean Topart, Jacques Villeret
Voir la fiche du film et la filmographie de Bertrand Blier sur le site imdb.com.
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Elle :
De bons acteurs, de l’humour et un scénario original où l’amante est une femme très ordinaire et l’épouse est très belle. Les dialogues sont crus mais croustillants. Josiane Balasko joue avec sensibilité un rôle qui ne lui est pas habituel ; Carole Bouquet nous offre sa beauté glacée dans un appartement glacial et Depardieu joue le quarantenaire qui remet sa vie en question.
Note :
Lui :
Bertrand Blier joue avec la beauté légendaire de Carole Bouquet pour monter une histoire, classique dans le fond (triangle mari / femme / maîtresse) mais très original dans sa forme : Blier inverse les rôles traditionnels, la maîtresse paraît quelconque et sans attraits, et il brise constamment la narration en sautant de scènes réelles en scènes imaginaires, sans parler du passé revu selon les désirs actuels d’un personnage. Le magnifique trio d’acteurs, Gérard Depardieu, Carole Bouquet et Josiane Balasko contribuent largement à donner de la force et de l’émotion à Trop belle pour toi. La musique de Schubert (exclusivement) est bien utilisée et nous vaut quelques traits d’humour car Depardieu réagit violemment à l’émotion véhiculée par cette musique.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Gérard Depardieu, Josiane Balasko, Carole Bouquet, Roland Blanche, François Cluzet
Voir la fiche du film et la filmographie de Bertrand Blier sur le site imdb.com.
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Elle :
Une comédie qui n’a pas suffisamment de ressort et d’imprévu pour me retenir… (Abandon)
Note :
Lui :
S’il est un peu lent à se mettre en route, Secrets de Famille reste un délicieux spécimen d’humour british. Il n’y a en effet que le cinéma anglais qui puisse traiter avec suffisamment de délicatesse et sans aucune lourdeur un tel sujet baignant totalement dans l’humour noir. Tout au plus aurait-il fallu un surcroît de vivacité pour que le film ne devienne une petite perle, la seconde moitié de Secrets de Famille, bien plus relevée, nous laisse imaginer ce qu’il aurait pu être. Le jeu des acteurs reste retenu, à commencer par celui de Rowan Atkinson (plus connu pour son personnage de Mr Bean) qui n’est sans doute pas un grand acteur quand il ne fait aucune mimique… Ce sont les personnages féminins qui donnent au film tout son sel : Kristin Scott Thomas et surtout Maggie Smith, grande actrice anglaise (que les plus jeunes connaitront par la série des Harry Potter mais qui a une longue carrière derrière elle). L’ensemble reste très amusant et fait passer un bon moment.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Maggie Smith, Rowan Atkinson, Kristin Scott Thomas, Patrick Swayze, Tamsin Egerton
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Titre original : « Pat Garrett and Billy the Kid »
Elle :
(pas vu)
Lui :
Avec Pat Garrett et Billy the Kid, c’est un Ouest qui semble avoir perdu toute sa superbe que nous dépeint Sam Peckinpah, un peu à l’image du western en tant que genre qui, en ce début des années 70, était, lui aussi, en fin de vie. Cette traque mettant en scène deux des plus grandes légendes de l’Ouest se déroule lentement, de façon un peu désabusée, dans un monde qui semble ne plus avoir ni idéal ni de vitalité : à aucun moment, on ne doute que Billy The Kid, le jeune, le fougueux, sera tué par Pat Garrett, l’ancien, rangé du côté des grands propriétaires. Un monde se meurt… Sam Peckinpah filme tout cela avec des plan étonnamment serrés (surtout pour du 70mm), presque étouffants parfois. L’histoire n’est pas le point fort : Pat Garrett et Billy the Kid est plus un film d’ambiance et d’allégories. On remarque bien entendu la présence de Bob Dylan et de la bande sonore avec notamment son fameux Knocking on Heaven’s Door ; Kris Kristofferson, autre chanteur, est ici dans l’un de ses tous premiers rôles au cinéma. Pour la petite histoire, sa compagne dans le film n’est autre que la chanteuse Rita Coolidge, qu’il épousera quelques mois plus tard.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: James Coburn, Kris Kristofferson, Bob Dylan, Richard Jaeckel
Voir la fiche du film et la filmographie de Sam Peckinpah sur le site imdb.com.
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Note : La version souvent vue est celle de 106 minutes, version coupée par la MGM : dans la version voulue par Sam Peckinpah, un prologue en noir et blanc montre la mort de Pat Garrett et donc place tout le film en flash back pour revenir en noir et blanc au moment de l’épilogue. Ce n’est qu’en 1988 que la MGM a sorti cette version complète de 122 minutes.
Voir aussi sur ce blog : Billy the Kid de King Vidor (1930) avec Wallace Beery Le Gaucher (The left handed gun) d’Arthur Penn (1958) avec Paul Newman