Titre original : « A matter of life and death »
Titre américain : « Stairway to Heaven »
Lui :
Cela peut surprendre, surtout après vu le film, mais Une question de vie ou de mort est au départ une commande du Ministère de l’Information britannique ; le but recherché était d’apaiser les querelles entre anglais et américains en cette fin de 2e guerre mondiale. C’est assez étonnant car le film de Michael Powell et Emeric Pressburger n’a vraiment rien d’un film conventionnel, c’est même un film très surprenant.
L’histoire est celle d’un pilote qui, alors qu’il semble voué à une mort certaine dans un avion en flamme, survit miraculeusement. Au Paradis, on s’étonne qu’il manque une personne à l’appel et un émissaire est chargé d’aller la chercher… Voilà une façon originale de traiter un sujet imposé à priori un peu rébarbatif. Cela nous donne une histoire très inventive, à cheval entre le fantastique et la neurologie, où se forme un parallèle entre le monde des vivants, montré en Technicolor, et le Paradis en noir et blanc (en fait plutôt bleu pastel et blanc). Les trouvailles visuelles et les effets sont très réussis, toujours très discrets et parfaitement intégrés avec notamment un superbe (et gigantesque) escalier céleste, une mise en suspension du temps très réussie et de belles transitions, toujours différentes, entre les deux mondes. L’ensemble est vif, parsemé de notes d’humour.
Les différences et sources de discordes entre anglais et américains sont abordées de façon très amusante vers la fin du film sous forme d’une joute oratoire pleine de dérision. Une question de vie ou de mort est un autre petit bijou du tandem Powell-Pressburger dont la créativité trouve avec cette histoire un superbe support d’expression. C’est un film qui n’a que peu d’équivalents, un film qui, vu aujourd’hui, semble nettement en avance sur son temps.
Note : ![]()
Acteurs: David Niven, Kim Hunter, Roger Livesey, Raymond Massey
Voir la fiche du film et la filmographie de Michael Powell et de Emeric Pressburger sur le site imdb.com.
Voir les autres films de Michael Powell et Emeric Pressburger chroniqués sur ce blog…



























