28 février 2010

Sommaire de février 2010

L'énigmeOrphéeDarling LiliSoit je meurs, soit je vais mieuxUlzhanTwo LoversUn, deux, troisDorothy

L’énigme

(1929) de Curtis Bernhardt

Orphée

(1950) de Jean Cocteau

Darling Lili

(1970) de Blake Edwards

Soit je meurs, soit je vais mieux

(2008) de Laurence Ferreira Barbosa

Ulzhan

(2007) de Volker Schlöndorff

Two Lovers

(2008) de James Gray

Un, deux, trois

(1961) de Billy Wilder

Dorothy

(2008) de Agnès Merlet

Le premier jour du reste de ta vieLadyhawke, la femme de la nuitKluteLa belle ensorceleuseEntre les mursBlonde VénusLe fleuve sauvageKatyn

Le premier jour du reste de ta vie

(2008) de Rémi Bezançon

Ladyhawke, la femme de la nuit

(1985) de Richard Donner

Klute

(1971) de Alan J. Pakula

La belle ensorceleuse

(1941) de René Clair

Entre les murs

(2008) de Laurent Cantet

Blonde Vénus

(1932) de Josef von Sternberg

Le fleuve sauvage

(1960) de Elia Kazan

Katyn

(2007) de Andrzej Wajda

There will be bloodTirez sur le pianisteLes sensuels

There will be blood

(2007) de Paul Thomas Anderson

Tirez sur le pianiste

(1960) de François Truffaut

Les sensuels

(1957) de Martin Ritt

Nombre de billets : 19

28 février 2010

L’énigme (1929) de Curtis Bernhardt

Titre original : « Die Frau, nach der man sich sehnt »
Autre titre français : « La femme que l’on désire »
Titre américain : « Three loves »

Die Frau, nach der man sich sehntLui :
(film muet) L’énigme est le premier film où Marlene Dietrich tient un rôle de premier plan. Elle n’est pas encore en tête d’affiche mais c’est bien elle qui au centre de cette histoire de triangle amoureux et de femme fatale. C’est l’adaptation d’un roman à succès de Max Brod. Alors qu’il vient d’épouser une riche héritière, le jeune Henry tombe amoureux d’une femme qu’il rencontre dans le train qui les emporte en lune de miel. Cette femme est accompagnée d’un homme plus âgé qu’elle et qui semble la tenir sous sa coupe. Die Frau, nach der man sich sehnt est une belle surprise car le film se révèle de très bonne facture. Tout d’abord, il y a Marlene Dietrich dont la présence à l’écran est assez renversante. En visionnant ce film, on se dit qu’il n’est guère étonnant qu’elle soit devenue une telle star par la suite : même si son personnage de femme fatale n’est pas encore très élaboré ou sophistiqué, tout est déjà là… Ensuite, Kurt Bernhardt parvient à créer une véritable atmosphère et une indéniable tension par un joli jeu de camera et grâce à la superbe photographie de Curt Courant. Certains plans reposent sur des belles trouvailles : on admirera la première apparition de Marlène Dietrich au travers d’une fenêtre de train partiellement couverte de cristaux de glace, tout comme le jeu avec les miroirs et le rythme endiablé des scènes de fête. C’est un film très méconnu qui a été heureusement parfaitement restauré par la Fondation Murnau.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Marlene Dietrich, Fritz Kortner, Uno Henning
Voir la fiche du film et la filmographie de Curtis Bernhardt sur le site IMDB.

Voir les autres films de Curtis Bernhardt chroniqués sur ce blog…

Remarques :
1) Le suèdois Uno Henning, qui ressemble étonnamment à Gary Cooper jeune, n’a que peu tourné. Fritz Kortner est plus connu pour avoir tourné avec Louise Brooks dans Loulou.
2) Le film est d’autant plus méconnu que Marlene Dietrich a toujours fait le black-out total sur toute sa carrière avant sa première rencontre avec von Sternberg (pour l’Ange Bleu en 1930), inventant au fil des ans mille versions différentes de cette rencontre mais restant inflexible sur le fait que von Sternberg l’avait découverte.
Voici ce qu’elle écrit dans son autobiographie : « Mes soi-disant « biographes » se plaisent à publier une longue liste de films tournés par moi en ces années-là et dont, paraît-il, j’aurais été la vedette. C’est faux. »
Il paraît toutefois probable que von Sternberg a remarqué Marlene dans ce film.
3) Kurt Bernhard prendra le prénom de Curtis à son arrivée à Hollywood à la fin des années trente (après un passage par la France).

27 février 2010

Orphée (1950) de Jean Cocteau

OrphéeLui :
Jean Cocteau transpose le mythe d’Orphée à l’époque actuelle, transposition qu’il faut plutôt voir comme une interprétation très personnelle de cette légende grecque. Dans un quartier genre Saint-Germain des Prés, Orphée est ainsi un poète à succès méprisé par la jeunesse. Il va faire connaissance avec La Mort, sous les traits d’une jeune femme qui va le fasciner et dont il va tomber amoureux. Il est indéniable que Jean Cocteau s’identifie à Orphée (ce sera encore plus net dans le film Le Testament d’Orphée, dix ans plus tard).
OrphéeCinématographiquement, Orphée se distingue par son inventivité et certaines libertés que Cocteau prend dix ans avant la Nouvelle Vague. Il utilise avec parcimonie certains trucages pour créer des effets surréalistes assez réussis. Le texte est beau et les acteurs l’interprètent avec la bonne mesure, sans mettre trop d’emphase. Maria Casarès incarne une Mort troublante et fascinante que les effets d’éclairages rendent plus envoûtante encore. Le film reste très facile d’accès, il suffit de se laisser gagner par lui. Malgré son positionnement marqué dans le temps, il apparaît aujourd’hui assez intemporel.
Note : 5 étoiles

Acteurs: Jean Marais, François Périer, María Casares, Marie Déa, Juliette Gréco, Edouard Dermithe
Voir la fiche du film et la filmographie de Jean Cocteau sur le site IMDB.
Voir les autres films de Jean Cocteau chroniqués sur ce blog…

Remarques :
Orphée1) Jean Cocteau avait déjà adapté Orphée en pièce de théâtre en 1925, adaptation un peu plus proche de la légende grecque mais déjà très personnelle.
2) Les scènes situées dans le Royaume des Morts ont été tournées dans les ruines de Saint-Cyr (bombardé pendant la guerre).
3) Les dessins du générique sont de Cocteau lui-même, tout comme la voix off.
4) En plus de Juliette Gréco (qui joue Aglaonice, l’amie d’Eurydice), on peut remarquer la présence dans des petits rôles non crédités au générique de Jean-Pierre Melville (le directeur de l’hôtel), de Jean-Pierre Mocky (l’un des jeunes fauteurs de trouble), de Jacques Doniol-Valcroze, futur réalisateur et fondateur des Cahiers du Cinéma (l’un des jeunes au café).
5) Voici comment Cocteau parle de son film : « Orphée est un film qui ne peut exister que sur l’écran. J’ai essayé d’y employer le cinématographe non comme un stylographe mais comme de l’encre. J’y mène plusieurs mythes de front et je les entrecroise. Drame du visible et d’invisible. La Mort d’Orphée se trouve dans la situation d’une espionne. Elle se condamne elle-même au bénéfice de l’homme qu’elle doit perdre. L’homme est sauvé, La Mort meurt, c’est le mythe de l’immortalité. »

Autres adaptations du mythe d’Orphée au cinéma :
Orfeu negro (Orphée noir) film franco-brésilien de Marcel Camus (1959)
Parking de Jacques Demy (1985) avec Francis Huster

26 février 2010

Darling Lili (1970) de Blake Edwards

Darling LiliLui :
Pendant la guerre de 1914, une chanteuse anglaise célèbre est en réalité une espionne allemande. Elle doit rencontrer un pilote anglais en France pour lui soutirer des informations. Le thème de Darling Lili est donc proche de Mata Hari mais le traitement par Blake Edwards est assez particulier. En fait, il semble vouloir mêler tous les genres en un seul film : espionnage, comédie, aventure, mélodrame sentimental et même comédie musicale, tout cela devant formant une super production dont le budget a quelque peu explosé en cours de route. Darling Lili paraît au final un film trop hétéroclite et aux influences nombreuses. Il y a pourtant de bons passages mais le côté sentimental semble un peu trop appuyé et les chansons un peu longues. A la décharge de Blake Edwards, il faut savoir que le montage du réalisateur ne faisait que 107 minutes et mettait beaucoup plus l’accent sur le comique et la voltige aérienne. Hélas Paramount rallongea l’ensemble de plus de vingt minutes. Il est évident qu’il ne se passe rien entre Julie Andrews et Rock Hudson. L’alchimie n’a pas fonctionné. Laminé par la Critique à sa sortie, le film connut un échec retentissant. Il a aujourd’hui des défenseurs.
(Film vu ici dans sa version commerciale de 136 minutes. Si cela est possible, il faut certainement mieux visionner la version de 107 minutes qui est disponible sur le DVD américain).
Note : 3 étoiles

Acteurs: Julie Andrews, Rock Hudson, Jeremy Kemp, Jacques Marin, André Maranne, Vernon Dobtcheff
Voir la fiche du film et la filmographie de Blake Edwards sur le site IMDB.

Voir les autres films de Blake Edwards chroniqués sur ce blog…

Remarques :
a) La production ayant prévu de tourner entre autres à Paris en juin 1968 dut se déplacer à Bruxelles à cause des évènements de Mai 68. La « gare parisienne » est ainsi le hall du Palais de Justice de la capitale belge.
b) Les scènes de combats aériens, assez réussies et spectaculaires, furent tournées par une autre équipe en Irlande.
c) Blake Edwards a épousé Julie Andrews peu avant la sortie du film. On comprend donc pourquoi Darling Lili la met si bien en valeur.
d) Ses déboires avec les Studios sur Darling Lili ont inspiré Blake Edwards quand il tournera S.O.B. plus de dix ans plus tard.

25 février 2010

Soit je meurs, soit je vais mieux (2008) de Laurence Ferreira Barbosa

Soit je meurs, soit je vais mieuxElle :
Note : 1 étoile

Lui :
Un adolescent et sa mère doivent déménager après le départ du père. Le jeune garçon a du mal à trouver ses repères dans sa nouvelle école. Il est attiré par deux sœurs jumelles au comportement assez mystérieux. Il est un peu difficile de cerner les intentions de Laurence Ferreira Barbosa. La relation entre cet adolescent et sa mère fantasque est assez conventionnelle, le trio formé avec les deux jumelles n’est guère crédible, le film passant (on le suppose, volontairement) la limite pour aller dans le domaine du fantasme. Peut-être s’agit-il tout simplement d’un film sur l’adolescence. Toujours est-il qu’après une mise en place des personnages plutôt bien faite, nous nous sommes hélas désintéressés du sujet.
Note : 1 étoile

Acteurs: Florence Thomassin, François Civil, Marine Barbosa, Carine Barbosa, Emile Berling
Voir la fiche du film et la filmographie de Laurence Ferreira Barbosa sur le site IMDB.

24 février 2010

Ulzhan (2007) de Volker Schlöndorff

UlzhanLui :
Un français arrive au Kazakhstan. Lorsque sa voiture tombe en panne d’essence peu après, il continue à pied. Dans une sorte de fuite en avant, cet homme calme et obstiné poursuit son chemin « vers l’est » pour des raisons que l’on découvrira peu à peu… Sur un scénario écrit par Jean-Claude Carrière, Volker Schlöndorff nous met en images un voyage d’introspection dans un pays quasi-désertique qui porte encore les cicatrices de son passé (les goulags en ruines, les zones interdites où eurent lieu les essais nucléaires soviétiques) et qui se voit sur-exploité aujourd’hui (les compagnies pétrolières, la Mer d’Aral asséchée). Philippe Torreton était indéniablement l’acteur parfait pour ce rôle d’homme têtu, renfermé, mû par une volonté autant immuable que mystérieuse. Face à lui, la jeune Ulzhan est tout aussi obstinée mais dotée d’une grande soif de vie. Le troisième personnage principal, le vendeur de mots, serait directement inspiré par un personnage du Mahâbhârata, livre sacré de l’Inde. On se laisse peu à peu gagner par l’atmosphère de ce film, entre méditation, géopolitique et ethnologie.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Philippe Torreton, Ayanat Ksenbai, David Bennent
Voir la fiche du film et la filmographie de Volker Schlöndorff sur le site IMDB.

Voir les autres films de Volker Schlöndorff chroniqués sur ce blog…

Détail étonnant :
Shakuni, le vendeur de mots, est interprété par David Bennett, le même acteur qui, presque 30 ans plus tôt, jouait le jeune garçon dans Le Tambour, l’un des films les plus marquants de Volker Schlöndorff.

23 février 2010

Two Lovers (2008) de James Gray

Two LoversElle :
Two lovers est un film magnifique tant pour sa beauté visuelle qu’émotionnelle. C’est un film d’une grande intensité sur la façon d’aimer ; soit on choisit son destin, soit on se le laisse imposer un schéma par sa famille sécurisante. Léonard hésite entre Sandra, une femme rassurante et aimante et Michelle, une femme imprévisible et éblouissante. La vie toute tracée et l’amour sage ou le risque accompagné de la fulgurance de l’amour. Les ambiances nocturnes sont sublimes, les déambulations dans New York sont presque déchirantes. Joaquin Phoenix impose la forte présence d’un homme chez qui tout peut basculer. Gwyneth Paltrow et Vinessa Shaw sont également émouvantes. L’amour et la tendresse filtrent de l’image à chaque plan.
Note : 5 étoiles

Lui :
Revenu vivre chez ses parents après une rupture douloureuse, Leonard va devoir choisir entre un amour raisonnable et une passion plus instable. Avec Two Lovers, James Gray délaisse (enfin) le monde de la Mafia pour nous livrer un mélodrame sentimental de toute beauté. Ses personnages ont une telle profondeur, il y a tant d’intensité dans cette histoire d’amour à plusieurs facettes que le film ne semble jamais nous lâcher ; aucun temps mort, aucune scène ne paraît plus faible qu’une autre. Joaquim Phoenix livre une interprétation très riche, empreinte d’une forte sensibilité. Gwyneth Paltrow, que l’on a l’habitude de voir dans rôles plus futiles, est à la fois resplendissante et tourmentée. La photographie est très belle, James Gray montre tout son talent dans les scènes de nuit à New York, de superbes images mise en parfaite harmonie avec la musique, et aussi dans les scènes d’intérieur, souvent en demie pénombre, focalisant notre attention par un subtil jeu de lumières. Que ce soit sur le contenu ou sur la forme, Two Lovers est vraiment du grand cinéma.
Note : 5 étoiles

Acteurs: Joaquin Phoenix, Gwyneth Paltrow, Vinessa Shaw, Moni Moshonov, Isabella Rossellini, Bob Ari
Voir la fiche du film et la filmographie de James Gray sur le site IMDB.

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22 février 2010

Un, deux, trois (1961) de Billy Wilder

Titre original : « One, Two, Three »

Un, deux, troisLui :
Le directeur de la branche berlinoise de Coca-Cola voit sa carrière mise en péril par les frasques de la fille de son patron. Il va tout mettre en œuvre pour réparer les dégâts et sauver la face. La malchance a voulu que Un, Deux, Trois sorte en salles peu après l’édification du mur de Berlin. Le film connut un bide retentissant car plus personne n’avait envie de rire de la coexistence Est-Ouest. Le film fut ensuite boudé pendant de longues années, accusé d’anti-communisme primaire. Il fallu attendre sa ressortie dans les années quatre-vingts pour qu’il soit considéré à sa juste valeur, c’est-à-dire comme une comédie totalement débridée, dotée d’un comique dévastateur enlevé à un rythme d’enfer. La satire est très appuyée, tout est caricaturé à l’extrême, les communistes sont dans le dénuement le plus total et bavent devant l’Occident, les allemands sont disciplinés, se mettent tout le temps au garde à vous et claquent des talons (et il n’en faut pas beaucoup pour que le salut hitlérien ressorte) et les américains sont arrivistes ou parfaitement idiots. Les gags se succèdent sans aucun temps mort, c’est très rapide (1) et le rythme accélère encore vers la fin du film, franchement trépidante. James Cagney, ici dans son dernier grand rôle (2) est d’une vitalité étonnante. Même s’il est habitué aux débits rapides, sa performance force l’admiration. Les nombreux seconds rôles apportent une bonne dose d’humour, la palme revenant à mes yeux à Schlemmer (Hanns Lothar) l’homme à tout faire allemand, incorrigible claqueur de talons… Sachant ne jamais tomber l’excès, Un Deux Trois est une petite merveille d’humour et de caricature.
Note : 5 étoiles

Acteurs: James Cagney, Horst Buchholz, Pamela Tiffin, Hanns Lothar, Leon Askin, Karl Lieffen
Voir la fiche du film et la filmographie de Billy Wilder sur le site IMDB.
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(1) James Cagney raconte dans son autobiographie que lorsqu’il a reçu le scénario il était précédé d’une note de Billy Wilder qui disait : « Ce projet va nous demander d’être à 100 à l’heure dans les virages et à 160 dans les lignes droites ».
(2) James Cagney dit n’avoir jamais vu le film fini. Après Un Deux Trois, il ne fera qu’une apparition dans un seul film, bien plus tard, Ragtime de Milos Forman (1981).
A noter, les clins d’œil à sa longue carrière :
a) il menace le jeune Otto avec un pamplemousse, allusion à la scène la plus célèbre de  Public Enemy, son premier grand film, trente ans plus tôt…
b) quand le chef des MP lui répond, il le fait en imitant ses tics et sa voix dans ses films de gangster des années trente…
c) Après la visite du médecin, il dit la phrase « Is this the end of Rico? », c’est la célèbre dernière phrase d’Edward G. Robinson dans Little Caesar, film concurrent de Public Enemy, tous deux de 1931…
d) plus difficile à repérer : l’horloge est un coucou qui chante Yankee Doodle Dandy, titre d’un film très connu de Michael Curtiz (1942) dans lequel joue James Cagney.

Anecdote :
L’équipe de production du film se laissa surprendre par la construction (soudaine) du mur :  les scènes se déroulant à la Porte de Brandebourg n’avaient pas toutes été tournées. Il fallut donc en construire une réplique en studio.

20 février 2010

Dorothy (2008) de Agnès Merlet

Titre anglais : « Dorothy Mills »

DorothyLui :
Agnès Merlet est une réalisatrice qui ne tourne que très peu. Après son remarqué premier long métrage Le Fils du Requin, elle a mis cinq ans pour écrire et tourner Artemisia et dix ans pour Dorothy. Elle aborde une fois de plus un genre bien différent puisqu’il s’agit ici d’un thriller surnaturel et psychologique centré sur une adolescente au comportement étrange (les distributeurs le présentent comme « une version moderne de l’Exorciste »…) L’histoire prend place sur une île isolée irlandaise et Agnès Merlet l’a tournée en anglais. Le climat est étrange et nous met particulièrement mal à l’aise. L’histoire n’échappe pas à certaines conventions du genre, jouant certainement un peu trop avec l’obscurantisme de cette petite communauté. Dorothy est remarquablement interprétée par la jeune Jenn Murray qui réussit à donner une vraie dimension à son personnage multi-facettes.
Note : 2 étoiles

Acteurs: Carice van Houten, Jenn Murray, David Wilmot, Ger Ryan
Voir la fiche du film et la filmographie de Agnès Merlet sur le site IMDB.

19 février 2010

Le premier jour du reste de ta vie (2008) de Rémi Bezançon

Le premier jour du reste de ta vieElle :
Une chronique familiale pleine de tendresse autour de trois enfants, leurs parents et le grand-père. Elle évoque les problèmes du lien familial et de la transmission entre les générations. Elle s’égrène en plusieurs tableaux montrant certains des moments importants de leur vie: l’adolescence, l’amour, les ruptures, le mariage, la vieillesse et la mort. On peut reprocher quelques clichés et un scénario qui s’étiole peu à peu.
Note : 3 étoiles

Lui :
Le premier jour du reste de ta vie est une chronique familiale évoquant l’évolution d’une famille, deux parents et trois enfants, sur une quinzaine d’années. Les enfants grandissent… Le scénario ne parvient pas à éviter les conventions et les clichés, les personnages sont typés et nous avons le quota réglementaire de conflits, de fragilités, de joies et de tragédies. Le film parvient toutefois à trouver un bon équilibre grâce à un excellent jeu d’acteurs, Jacques Gamblin et Zabou Breitman en tête, et grâce à une certaine sensibilité de la part de Rémi Bezançon dont c’est ici le second long métrage.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Jacques Gamblin, Zabou Breitman, Déborah François, Marc-André Grondin, Pio Marmaï, Roger Dumas
Voir la fiche du film et la filmographie de Rémi Bezançon sur le site IMDB.

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