4 février 2010

There will be blood (2007) de Paul Thomas Anderson

There Will Be BloodElle :
Impossible de pénétrer dans cet univers étouffant (abandon).
Note : pas d'étoile

Lui :
Dès le début de There will be blood, Paul Thomas Anderson ne ménage pas ses effets pour mettre le spectateur mal à l’aise : climat lourd d’imminence de catastrophe, peu de dialogues, musique dissonante et décalée… Le réalisateur appuie très fort sur la pédale et il le fera durant toute cette histoire de pionnier du pétrole californien afin de le rendre hautement haïssable à nos yeux. Daniel Day-Lewis franchit très souvent la ligne jaune et surjoue inutilement son personnage. En plus (ou du fait) de ce manque de subtilité, l’histoire apparaît plutôt ennuyeuse : ce face à face entre la frénésie de l’argent et le fanatisme religieux manque singulièrement de texture et de matière. Le film s’étire et paraît interminable.
Note : 1 étoile

Acteurs: Daniel Day-Lewis, Paul Dano, Dillon Freasier, David Warshofsky
Voir la fiche du film et la filmographie de Paul Thomas Anderson sur le site IMDB.

Voir les autres films de Paul Thomas Anderson chroniqués sur ce blog…

41 réflexions sur « There will be blood (2007) de Paul Thomas Anderson »

  1. Si c’est pour ecrire des imbecilites pareilles, vous feriez mieux de vous limiter aux productions Disney. « There will be Blood » est un des chef d’oeuvre du cinema Americain des 10 dernieres annees et s’est fait honteusement voler l’oscar du meilleur film par le creux « No country for old men » des freres Cohen. Pour comprendre l’etendu du genie de Mr Anderson, Day lewis et meme de Paul Dano, il est imperatif de le voir dans en salle et non sur son canape. Des les interminables premieres minutes aussi silencieuses que le pionnier est seul, ce film vous prend le ventre et le coeur pour ne plus les lacher pendant 3 heures. C’est toute la violence et l’histoire des Etats Unis qui nous sont exposes, sans concession ni mievreries. Beaucoup trop ambitieux pour des critiques de canape comme vous.

  2. Cette fois c’est décidé, je ne cliquerai plus sur le lien de votre blog quand je le verrai apparaitre sur la page initiale du Monde. Je l’abandonne moi aussi, par manque d’interet, pour reprendre vos propres mots, faute de critiques dissonantes et haissables. Un blog ennuyeux, qui manque de texture et de matiere. Dommage.

  3. J’ai moi aussi trouvé There will be blood très ennuyeux.
    Il est rare de trouver un blog qui le dise tout haut car il y a une sorte de concensus béat autour de ce film que je ne comprends pas.

  4. Personnellement, je trouve cette critique plutôt pertinente. Pour avoir vu There Will Be Blood au cinéma, et non sur un canapé, je ne peux qu’abonder dans le sens de nos deux ennuyeux critiques. Mais c’est vrai que le film a fait l’unanimité des critiques à sa sortie et qu’il est impensable d’avouer s’être ennuyé fermement pendant les trois heures que dure ce nanar ambitieux. Et c’est vrai que l’argument ultime c’est justement que toute l’histoire des Etats-Unis est contenue dans ce film. Mais à part ça? There Will Be Blood c’est un peu La Route de McCarthy, on ne sait pas trop si c’est un chef-d’oeuvre ou un faux chef-d’oeuvre.
    Cette fois c’est décidé, je vous mets dans mes favoris.

  5. @Mcfly : vous êtes tout à fait libre de ne pas venir nous lire… 😉 
    Je vous reprendrais juste sur l’accusation de « critiques dissonantes » : si c’est pour écrire les mêmes propos que l’on voit partout ailleurs, je ne vois pas trop l’intérêt. C’est le gros avantage d’un blog :  on peut se permettre d’être hors-ligne sans autre risque que celui d’être pris pour un imbécile par certains… mais c’est là un risque auquel on ne peut se soustraire de toutes façons.

    @Cassady : vous avez tout à fait le droit de penser qu’il s’agit de « l’un des chefs-d’oeuvre du cinéma americain des 10 dernières années »… Comme vous vous en doutez, je ne suis pas du tout d’accord avec cette affirmation mais je ne la qualifierais « d’imbécilité » pour autant…

    Le cinéma a cette richesse, c’est de pouvoir être perçu différemment par chacun, le cinéma est multi-facettes. Personnellement, je trouve les consensus toujours un peu suspects…

    Pour en revenir à There will be blood, je pense que notre blocage se situe plus sur la forme très appuyée. D’ailleurs, c’est pareil pour Magnolia que nous n’avions pas du tout aimé.
    [Ajout] D’ailleurs, je viens de relire ce que j’avais écrit sur Magnolia : c’est amusant, car j’ai ré-écrit pratiquement la même chose, j’avais les mêmes reproches à faire (sauf le côté « racoleur », ça on ne ne peut pas dire que There will be blood soit « racoleur »). C’est vrai que c’est un style de cinéma que je n’aime pas du tout. 

  6. Merci FredM et Armand de ce petit mot réconfortant…
    … car les deux premières attaques étaient un peu rudes.
    ;-))

    Sur le fond de l’histoire, c’est exact que l’on peut éventuellement parler de symbole (d’une partie) de l’histoire des Etats-Unis. Mais la représentation est ici surtout celle d’un homme fanatique, plus que celle d’un équilibre, parfois fragile et ténu, entre plusieurs forces.

  7. Un excellent film sur une période peu abordée dans les films américains classiques (à la notable exception des Portes du paradis… film maudit s’il en est, on comprend pourquoi tant il s’attaque aux fondements exclusifs de la puissance américaine moderne)… En même temps avec une forme irréprochable : grand classicisme, acteurs pénétrés, scénario se concentrant sur l’essentiel. C’est là la prouesse, car recueillir un succès critique avec un sujet si « casse-gueule », dans une Amérique en plein repli sur soi nationalo-patriotique (tendance un peu infléchie par l’élection d’Obama depuis, quoique) est une vraie gageure.
    C’est en plus un vrai bon film, haletant et passionnant, avec certes une violence déconcertante (notamment en direction des enfants…), mais qui traduit la vérité d’une époque très dure (hors des dîners sur la fifth avenue) qui posa les bases du mythe capitaliste américain. En ce sens ce serait un film très européen.

  8. Cette critique m’a étonné car j’ai été très impressionné par ce film, sa mise en scène, les thèmes abordés, et le jeu formidable de Daniel Day-Lewis.

    Un film uppercut et l' »abandon par manque d’intérêt » de votre co-critique est des plus inquiétants !

    Une étoile seulement ? Je me demande (car je ne vais pas souvent sur votre blog) comment vous distribuez alors vos distinctions à certains autres films… qui n’arrivent pas à la botte de celui-ci.

  9. C’est pas tellement la critique en soi qui pose problème, c’est cette façon complètement couillonne d’exprimer ses réserves et le manque de culture flagrant qui transparaît de ce billet.

    Pour info, votre « musique dissonante », c’est du Arvö Part et le « manque de texture et de matière » est en fait adapté d’un roman de 1927 de Upton Sinclair, un futur prix Pulitzer.

  10. Je ne peux me permettre de laisser passer le précédent commentaire bien que je soie d’accord sur certains points. There will be blood est un très bon film contrairement à la critique que vous en faites qui d’une part est très faible d’argument (abandon) et beaucoup plus subjective qu’objective. En revanche, No country for old men n’a pas volé honteusement comme le dit notre précédent intervenant. Ce film est un pur chef d’oeuvre de mise en scène et de direction d’acteur. On peut toujours discuté des récompenses, mais there will be blood ne tient pas la distance face aux coen…

  11. J’ai bien fait de mettre mon casque… (le modèle lourd).

    Il me semble que la qualité d’un roman ne se transmet pas systématiquement à son adaptation cinématographique, les exemples ne manquent pas… Quant à Arvo Pärt, je ne savais pas que le premier morceau était une de ses compositions (il se trouve en plus que je connais un peu Arvo Pärt, mais euh… disons que j’ai un peu du mal avec la musique contemporaine). Maintenant, si vous voulez appeler cela un « manque de culture flagrant », vous le pouvez bien entendu…

  12. Je ne reviens pas des trois remarques de Cassady, McFly et Jean-Jean ! Ne peut-on pas dire son désaccord sans que ce soit aussi manifestement méprisant ? Quelle agressivité !

    Je n’ai pas vu le film et n’ai donc pas (encore) d’avis à donner. J’ai beaucoup aimé Daniel Day Lewis dans « Au nom du père » et c’est entre autres ce qui m’a donné envie de le découvrir ici. On verra bien.

    Ah là là, ces gens qui sortent leur science pour insulter les autres. Pour ma part, je continue de penser qu’on a le droit de trouver qu’un film manque de matière, même adapté du roman d’un prix Pulitzer, et qu’une musique est dissonante, même si signée d’un grand compositeur. Pas question de sortir ce site de mes favoris sur ce seul pseudo-argument !

    Sur ce, j’arrête de nourrir les trolls. 🙂

  13. Il et indeniable que tout le monde peut aimer un film ou pas et mon commentaire est beaucoup plus violent que ma veritable opinion. Je m’excuse si sa redaction a pu choquer certains. Personellement ce qui me choque c’est qu’on puisse mettre une etoile a ce film et dire qu’il n’est pas subtil alors que c’est tout le contraire, c’est notre manque de connaissance de l’histoire et la culture americaine qui n’est pas assez subtile pour bien comprendre ce film. Votre jugement me semble un peu trop franchouillard et naif a mon gout. Donner une meilleur note a Largo Winch est completement absurde et revelateur ! Vous croyez qu’il vont montrer une minute de Largo Winch un jour dans une ecole de cinema ? Ce film se veut sombre, oppressant et les personnages machiaveliques et terrifiants refletant ainsi les circonstances veritables de la conquete de l’ouest. C’etait l’intention du metteur en scene et en ce sens c’est une reussite totale. Les Etats Unis sont un pays par nature tres dur et violent, ce film a le merite de le dire haut et fort et de maniere tres evocative. Ce qui ne vous a pas plu c’est peut etre plus les USA que le film.

  14. Effectivement, j’ai déjà remarqué que la note 1 étoile pouvait heurter certaines personnes. Il n’est pas impossible que j’utilise un subterfuge pour éviter de les utiliser (en tassant le bas de l’échelle) car les quelques notes à problèmes sur ce blog ont cette note mini.

    Bon, mais je précise à nouveau que « ces étoiles ne reflètent que notre appréciation d’un film et non sa qualité cinématographique pure. » Nous n’écrivons pas une encyclopédie du cinéma : nous n’en avons pas ni les moyens ni le désir.

    Comparer les étoiles entre elles ne peut mener qu’à des incongruités. Pour moi comparer There will be blood avec Largo Winch n’a pas beaucoup de sens. C’est comme se demander si une banane est meilleure qu’un poireau…
    :-))

    Pour revenir au film lui-même, si effectivement il peut permettre parfois d’avoir un regard nouveau sur les fondements de la société américaine, ce ne sera pas un film inutile. Mais mon propos de simple amateur de cinéma ne peut inclure la mesure de l’impact sur l’ensemble des spectateurs. Cela peut être en revanche le propos d’une critique professionnel mais nous n’avons nullement le désir ni la prétention de ses substituer à eux.

  15. Tout à coup, je me dis que cette exigence que semblent avoir certains de vos lecteurs vient peut-être aussi du fait que votre blog est hébergé par Le Monde.

    Moi, sur Blogger, j’ai moins de reproches… et sans doute aussi moins de visiteurs 😉

  16. Oui, c’est possible. En même temps, c’est une bonne chose d’avoir des lecteurs plutôt exigeants. L’agressivité déployée est néanmoins toujours un peu surprenante.
    Il y a toujours ce côté défouloir dans les commentaires : grâce à un pseudo-anonymat, une personne va dire des choses qu’il ne prononcerait jamais de vive voix.

  17. Touchée de votre accueil, Martin K…

    Quelques mots concernant ce film…
    Regarder un film, c’est non seulement faire marcher ses yeux, son ouïe, sa tête avec sa culture, son vécu, mais aussi son corps. Pour ma part, je lis très peu de choses avant de voir un film. Je préfère le recevoir sans a priori.
    Les premières minutes au fond du puits m’ont semblé interminables et insoutenables… sensation d’étouffement et de claustrophobie, une sensation qui se poursuit avec ce face à face permanent avec cet homme fanatique et la musique très oppressante. Pas beaucoup d’humain non plus du côté des exploités qui subissent. Fallait-il tant d’effets appuyés pour faire comprendre le propos… on a la désagréable sensation d’être manipulé et pris en tenaille par le réalisateur; pas d’autre solution que de s’échapper quand on ne parvient plus à respirer. Cela n’a rien à voir avec le manque de culture que certains soupçonnent à tort. Je respecte bien entendu tous les points de vue exprimés à condition qu’ils ne soient pas agressifs inutilement. L’humanité est faite de diversité; c’est ce qui la rend riche et passionnante.

  18. Ouhlaa…Il semble que vous vous soyez mis à dos pas mal de personnes avec votre avis , et plus encore , la note attribuée à ce film encensé par la critique et présenté comme un authentique chef-d’oeuvre !!
    C’était plus que risqué , mais ceci dit ,je partage aussi quelques aspects de ce film qui ne vous ont pas plu.
    J’avais beaucoup aimé « Boogie Nights » et « Magnolia » , et j’attendais aussi de « There will be blood » un très grand film de la part de Paul Thomas Anderson , après ces deux premiers coups de coeur.
    Et puis…je n’ai que moyennent vibré pour ce film , donc une relative déception pour ma part.
    Ca reste une oeuvre dense et très forte avec un grand Daniel-Day Lewis parfois effrayant , mais pas le chef-d’oeuvre absolu de ces dernières années , non…

  19. Lorsque j ai vu votre article je croyais que vous etiez critique professionels et la faiblesse des arguments et le fait que vous ayez pas vu le film m’a exasperer.Vu que votre blog est amateur c’est un autre contexte. Le surplus d effet est bien americain. Je suis americain et j’en ai vraiment marre des critiques etriques des francais sur nos artistes.Je sais que nous faisons beaucoup de film mauvais mais quand nous avons un bon je dois le defendre. Pensez vous que si un americain, meme cultive, regardais Madame Bovary en VO il comprendrais les subtilites ? Ne trouverais t il pas ca ennuyeux, pretentieux et avec trop de manieres et de melodrames sentimentaux ? La vrai question est de savoir s’il aurait raison ? Il a surement le droit de le dire mais un francais lui dirais qu’il n a rien compris..

  20. Il se dit un peu tout et n’importe quoi. En vrac, quelques commentaires.

    D’abord, bravo pour votre blog. L’intention de nous faire part de vos avis est tout à fait louable. Ces chroniques amateurs sont souvent source de découvertes heureuses.

    Zéro étoile ou une c’est un peu sévère. Je n’ai pas apprécié le film mais je ne crois pas qu’il y ait si peu de qualités au point de le saquer ainsi. J’attendrais une deuxième vision avant de me fixer. Il est sûr que ce n’est pas un chef d’œuvre. Il y a une certaine ambition qui échoue je crois.
    Voilà ce que j’avais écrit à son propos « Après quelques moments forts très réussis (les découvertes de l’or et du pétrole puis le derrick en feu), le film s’effrite et, faute de personnages fouillés, finit par s’enliser. En conclusion, il ne parvient pas à dire grand chose. »
    Et oui, Daniel Day Lewis surjoue et Paul Dano joue du marqueur fluo pour surligner son personnage de pipeau. Trop de cabotinage. Tout ça manque de sobriété.

    Laissons passer quelques années. Je suis sûr qu’on réévaluera ce film à sa juste valeur, moins haute qu’un derrick mais un peu plus que le fonds d’un puits…

    P.S. la musique dissonante ce n’est pas Arvo Pärt, c’est Johnny Greenwood de chez Radiohead.

  21. Merci pour votre commentaire.
    Il est certain que mettre une seule étoile était certainement un peu excessif. Vous avez une analyse certainement plus posée.

    Enfin pour me résumer, les deux reproches principaux que j’ai à faire à There will be blood sont :

    1) Le manque de subtilité :
    C’est hélas un défaut assez général dans le cinéma actuel mais particulièrement net chez Paul Anderson : Tout est appuyé, on force les sentiments du spectateur. J’ai l’impression d’être spectateur d’un de ces shows télévisés où l’on tend des pancartes au public : « Applaudissez », « Riez », « Soyez mécontents »… Le cinéma est un équilibre : en tant que spectateur, j’accepte certes de me faire manipuler mais je dois garder l’impression d’avoir une marge de manoeuvre, un espace où je garde ma liberté de penser… C’est la différence entre le cinéma que l’on reçoit et le cinéma que l’on vit.

    2) Le manque de matière :
    Tout le film est basé sur le personnage de Daniel Day Lewis dont les introspections sont finalement peu profondes et un peu convenues. Le personnage de Paul Dano n’existe pratiquement pas à part dans ses quelques numéros de grand guignol. Le face à face (ou parallèle) entre la religion et l’argent n’existe pas ici. Bon.. et je ne parlerais pas de la scène finale dans le bowling…

    @ Cassady :
    Rassurez-vous : d’une manière générale, toutes les personnes qui critiquent le cinéma américain actuel sont les premières à reconnaître qu’il existe toujours des réalisateurs américains de talent. Il n’y a pas d’anti-américanisme systématique.

  22. A voir le maigre intérêt que vous avez porté à ce film, on se doutait bien que vous alliez recevoir une volée de bois vert. C’est bien que vous ayez une opinion dissonante par rapport au main stream. Et je ne vous en ferais pas grief. Il y a dans la critique cinématographique trop souvent du conformisme. Ceci dit je ne vous suis pas du tout. « There will be blood » est selon moi le meilleur film de 2009, quoique cela ne soit guère difficile. Bien meilleur que les turpitudes niaiseuses de Clint Eastwood qui curieusement au fil du temps a acquis le statut d’auteur. C’est une réflexion critique sur l’Amérique entre la monnaie et la religion qui est très intéressante. Et puis il y a au moins une vraie écriture cinématographique, ce qui est très rare aujourd’hui.

  23. Tout a fait d’accord avec vous. Moi aussi, je n’avais pas aimé « Magnolia » que je trouvais très racoleur, moraliste et fumeux. Je n’avais pâs du tout aimé également « Punch Drunk-Love ». « There will be blood » m’a ennuyé, trop long, jeu de Daniel Day-Lewis très appuyé, musique insupportable. Bref un faux chef d’oeuvre (d’autant plus frustrant que le sujet est passionnant !)

  24. Non !!!
    S’en prendre à ce film, c’est se vouloir plus arty qu’arty bref, c’est juste encore plus snob que le snob. Mais à un moment donné, il faut savoir faire preuve de réalisme et d’un peu plus d’objectivité car même en art, les goûts bien sur se discutent.
    Vous êtes capable d’encenser Eureka de Shinji Aoyama qui, bien que peu connu, long par sa durée est pour moi l’un des plus grands films jamais réalisé alors vous voir maintenant prendre cette posture car il s’agit bien la d’une posture, d’un enfantillage, face à There will be blood me semble complétement étrange…. avouez que c’est une plaisanterie ?
    Ne serait ce que pour la photographie, ce film ne mérite pas un jugement si étroit….

  25. Je découvre votre blog en y entrant par « Slumdog Millionaire ».
    Pas de problème, mais c’est évidemment assez consensuel (peu de risques de s’écharper à propos de ce film).
    Voyant « There will be blood… » dans la liste des films traités, je n’ai pu m’empêcher d’y aller.
    Je crois pouvoir me considérer comme un cinéphile relativement averti et j’avais eu le sentiment de m’être fait avoir par la critique (quasi unanime) qui présentait le film comme un chef d’œuvre absolu.
    Comme vous, j’ai dû m’accrocher pour supporter ça … et, fondamentalement, je ne vais pas au cinéma par masochisme.
    Votre critique me rassure et j’ajoute votre blog à mes favoris !

  26. ce blog s’intitule  » 2 regards de simples amateurs de cinéma « ,
    dans ce cas, pourquoi mettre des notes ??

    Pourquoi ne pas simplement parler des films que vous aimez ??

    Je vois par exemple que Home, super prod estampillée Gdf est côtée 5 étoiles chez vous ? Mes respects !
    Diantre ! On parle bien du faux documentaire non documenté subjectif et narré par le pédant Yab, plus soucieux de son image que de l’avenir de la terre et qui oublie au passage la question du nucléaire afin de ne froisser personne en france ?

    oulala .. .impressionnant les cinéphiles ! ;- )

  27. Hmmm…
    Je sens comme une légère recherche de la polémique…
    🙂

    Je ne vois pas pourquoi un amateur ne pourrait pas mettre des notes. La note pour moi est un pense-bête, rien de plus. Ce n’est pas une échelle absolue qui permet de comparer les films entre eux.

    Il est très facile de prendre deux films et de montrer du doigt l’incohérence des notes entre elles. Il y a, sans aucun doute, des centaines d’exemples. Bon vous avez trouvé « Home » qui est un film à polémique mais vous auriez pu en trouver d’autres (les images de Home sont parmi les plus belles qui soient, que l’on soit d’accord sur le fond est un autre sujet).
    J’avais aussi mis 5 étoiles à Baraka car c’est un recueil d’images qui sont parmi les plus étonnantes qui soient.

  28. Je ne polémique pas, je débats.

    Paul Thomas Anderson (Ours d’Argent du meilleur réalisateur au Festival de Berlin 2008 pour « there will be blood » ) distille film après film une oeuvre sensible, singulière flanquée d’une photographie sans pareille (Oscar 2008 de la meilleure photographie pour Robert Elswit toujours pour TWBB)
    là ou YAB est à mon sens un opportuniste niais et démagogue.

    « There will be blood » ( LAFCA du meilleur film 2007) est dur, oppressant et repoussant en bien des aspects mais si comme moi, vous regardez des dizaines de films par mois, vous savez très bien que celui ci sort du lot.
    De ce fait, même si l’atmosphère ou le rythme vous déplaisent, ce que je comprendrais parfaitement, votre goût pour le Cinéma aurait dû en principe vous inviter à plus de prudence dans votre notation.

    Contre exemple : Je ne suis pas fan de Tarkovski et pourtant, je dois reconnaître que Solyaris est un film important et marquant.
    Pour moi, c’est la démarche honnête, la rigueur, l’intention et l’originalité qui me font aimer ou pas un film.
    Voilà pourquoi je préfère mille fois « Pusher » de Nicolas Winding Refn aux « affranchis » de Scorcese ou bien « Cure » de Kiyoshi Kurosawa à « seven » de David Fincher, ou bien tout simplement « Dead Can dance » à lisa Gerrard.

    There will be blood fait partie de ceux là car il est fait par un esthète rigoureux et servi au passage par un Day-lewis complètement « habité » ( Golden Globe Award 2008 : Meilleur acteur
    pour TWBB et Oscar 2008 du meilleur acteur toujours pour TWBB).
    Quant à cette musique « volontairement dissonante » qui vous agace tant, elle est le fruit d’un travail d’artisan mené par ni plus ni moins que l’éminence grise de Radiohead : Jonny Greenwood.

    Et vous, vous pondez un texte laconique et pointez un zéro définitif à la hâte parce que quoi, vous étiez malade ce jour la ?
    Avouez que vous avez mangé des nems avariés avant la séance !!!
    ;- )
    Franchement…. Je veux bien que vous soyez un amoureux des jolis plans aériens, de la nature et de Lisa gerard ( qui soit dit en passant ne fait que de la soupe depuis qu’elle a quitté Brendan Perry )
    mais mince, il parle de cinéma ou pas votre blog ?

    Je ne vous comprends pas.

  29. Un film nous touche ou ne nous touche pas en dépit de ses qualités. Tout le monde a hurlé au chef d’oeuvre quant à ce film. Il se peut qu’il soit réussi sur un plan formel, mais il m’a agacée et assourdie pendant trois heures. Je trouve Daniel Day-lewis (que j’aime beaucoup par ailleurs) insuportable. Le film aurait gagné à être moins emphatique, à mon avis. Mais est -il possible de parler de l’histoire des U.S. avec sobriété?

  30. Je ne suis pas cinéphile, je vais moins souvent au cinéma que vous tous, mais je voulais quand même apporter ma contribution… Je me considère donc plutôt du côté du « grand public », le côté qui n’analyse pas forcément les films comme les passionnés peuvent le faire. Je suis allée voir There will be blood par hasard (emmenée par une amie), et je n’avais rien lu dessus. Et bien j’ai été fascinée par ce film. Je l’ai trouvé trop long, c’est vrai, mais ce film m’a vraiment donné envie de retourner au cinéma. Bizarre non ? 🙂 Il faut peut-être être total amateur en ciné pour apprécier 🙂

    Je peux comprendre que les vrais cinéphiles puissent ne pas adhérer. Mais c’est vrai qu’on peut s’attendre à lire, sur un blog de cinéma, les raisons objectives qui amènent les auteurs du blog à ne pas adhérer. Je suis d’accord, j’ai trouvé la review assez succinte ((mais je n’approuve pas les remarques désobligeantes).

    Pour le reste, je compte bien continuer mon petit tour sur ce blog qui a l’air bien sympa.

    PS : pour info, je me suis ennuyée grave devant No country for old men

  31. Merci pour votre commentaire.

    Non, il n’y a certainement pas besoin d’être cinéphile pour apprécier (ou ne pas apprécier) un film. Je n’aime pas trop moi-même être qualifié de « cinéphile » car le terme laisse sous-entendre une notion de « petite chapelle » que je n’aime pas trop… 😉

  32. our ma part j’ai beaucoup aimé ce film qui montre, comme l’a dit un commentaire précédent, la violence de l’Histoire des États-Unis. On y trouve également une critique du capitalisme sauvage de l’époque (de retour aujourd’hui) et de la religion. Coté cinématographique la photographie est absolument superbe, et je trouve que DDL dont je ne suis pas fan habituellement est ici excellent, tout comme Paul Dano.
    Après, les goûts et les couleurs de chacun…

  33. Oui, pour un blog sur le cinéma, je trouve que votre critique de TWWB fort brève. D’ailleurs, pourquoi en dire quelque chose si ce n’est que cela que vous voulez en dire. L’ignorer aurait peut être mieux servi votre propos.

    Moi, j’ai adoré la sobriété des décors, la violence du personnage incapable de communiquer des sentiments à qui que que ce soit, son enfermement tragique dans sa poursuite de son but unique et dans sa haine de l’humanité. J’ai trouvé le récit de la rencontre avec son frère exemplaire, par exemple …

    Alors, il y a tant de choses que l’on peut ne pas aimer, pourquoi en parler. Il veut mieux à mon sens s’attacher à promouvoir ce que l’on aime et tenter de partager son plaisir plutôt que son dégoût.

  34. 4 étoiles pour « Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal », et une demie pour « There will be blood ».

    Ce que l’on peut dire c’est que vous avez votre singularité et votre originalité ! Une chose que j’apprécie (à défaut de partager votre avis).

    Cela dit je note que vous ne semblez pas très sensible aux performances des acteurs. Parce que dans « There will be blood », Daniel Day Lewis est énorme. J’ai rarement été autant marqué par une telle performance.

    Et à côté de ça, le jeu des acteurs dans « Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal » est.. mmmhhh.. comment dire ?

    Allez je ne dis rien. 🙂

  35. Chère Elle,

    Vous dites : « on a la désagréable sensation d’être manipulé et pris en tenaille par le réalisateur ».

    Je vous répondrais qu’être manipulé par le réalisateur c’est l’essence même du cinéma.

    Non ? 😉

    Amitiés.

  36. Oui, vous avez raison mais l’art consiste normalement à ce que le spectateur n’en ait pas conscience… 😉

    Sinon, merci de nous dire que nous avons notre singularité…! S’il y a bien une chose dont je n’ai pas envie, c’est d’être suiviste.
    😉

  37. Bon les gars arrêtez tout, le Messie est arrivé et il va vous apporter la bonne parole ; )
    En effet, ce film parle en apparence de religion et de business, « There will be blood » dénonce tous les maux de notre société comptemporaine. C’est en cela que ce film est puissant, puisque c’est en traitant une histoire vielle de cent ans qu’il nous parle du nihilisme de notre époque. Je m’explique, le personnage de Daniel Painview (le loup), interprété par le monstrueux Daniel Day Lewis, pionnier du Pétrole est opposé à celui d’Eli Sunday (Paul Dano) qui est un prêtre de l’église de la troisième révélation (la bergerie). Cependant, le vrai pionnier de cette histoire est Paul Thomas Anderson le réalisateur, scénariste et formidable architecte de ce chef-d’œuvre. Pionnier d’abord parce que c’est le premier à traiter des causes de la crise financière puis pionnier parce que c’est le premier film des années 2000 qui mérite sa place dans l’histoire du cinéma (j’y vais fort mais la forme étant à la hauteur du sujet… c’est du génie pur). Pendant tout le film, je me demandais ou le réalisateur voulais m’emmener, qu’est-ce que je suis censé comprendre. Car ce film, pas forcément accessible à tous, est une invitation au questionnement, il fait appel à notre intelligence, ce qui est plutôt rare pour un film d’aujourd’hui reconnaissez-le ! On cherche l’intrigue au fil des minutes puis des heures (2h38) puis tout devient clair à la toute fin du film, un peu à la façon de « Usual suspect ». C’est à la fin que l’on comprend pourquoi Daniel Painview, notre anti-héro, rigole en disant « J’ai mon pipe-line » après la mascarade de l’église, pourquoi il dit « je déteste la plupart des gens », aussi pourquoi il dit à une des huiles du pétrole (oui jeu de mots lol) « je t’égorgerai dans ton sommeil si tu me dis encore une fois comment je dois élever mon enfant », etc. Bref on comprend tout à la fin quand il tue Eli. Le loup vient de tuer l’agneau, le business man vient de tuer la générosité représenté par Eli le religieux. Just après ce meurtre sordide, le major d’homme de notre meurtrier descend du premier étage par les escaliers pour voir ce qui se passe en bas et tel Zeus descendant de son olympe pour jette un œil sur ses créatures lance un « Monsieur Daniel ?», ce à quoi Daniel répond : «C’est finit ». Voila résumé en trois mots le message que Thomas Paul Anderson vient de nous distiller en presque trois heures de film. Cette fois c’est clair, nous vivons à une époque charnière, notre monde vient de basculer. « C’est finit », le capitalisme cynique vient de prendre le pas sur l’altruisme de l’humanité, nous vivons désormais dans un monde ou seuls les salauds survivront. Ce film sortit pendant la crise des subprimes aux États-Unis se termine sur la crise de 29 justement, crise qui aurait déjà du nous avertir. Avec « There will be blood », nous ne sommes plus dans le happy-end Hollywoodien, nous ne sommes plus dans le rêve mais bien dans la dure réalité de notre époque, la dure réalité de la vie.
    TWBB est un sommet de beauté et de génie, du vrai cinéma quoi !

    Dirk Diggler

    PS : « Cassady » et « McFly » ont eu raison de s’enflammer, c’est honteux de lire des gens qui critiquent des œuvres qu’ils ne comprennent même pas. « Cassady » et « McFly » ne sont pas rudes (comme je l’ai lu précédemment), ils sont juste passionnés je pense, passionnée et forcément déçus. J’étais moi aussi énervé à la lecture de cette critique ridicule de « lui » (« elle » = no coment) mais le point positif de cette histoire c’est que cet inconditionnel du monde de Disney m’a fait reprendre la plume après 10 ans de Messenger et de mails à trois phrases, alors au final, merci à vous « elle » et « lui » ; )

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