Elle :
Comédie pas très intéressante autour des ennuis intestinaux d’un enfant alors que le père s’efforce d’obtenir le contrat des pots de chambre de l’armée. C’est du théâtre filmé et les réparties des acteurs sont exagérément déclamées ce qui nuit au rythme du film.
Note :
Lui : On purge bébé est le premier film parlant de Renoir. Cette pièce de Feydeau est gâchée par le jeu beaucoup trop forcé de l’actrice principale, ce qui empêche de prendre plaisir à cette histoire gentiment ridicule. Michel Simon a un rôle assez effacé et Fernandel fait une (timide) apparition dans la dernière minute. Un bruit de chasse d’eau y fit sensation: c’est le tout début des bruitages!
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Marguerite Pierry, Jacques Louvigny, Michel Simon, Fernandel
Voir la fiche du film et la filmographie de Jean Renoir sur le site imdb.com.
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Elle :
Il faut croire que je n’accroche plus à l’humour des Marx Brothers. La mise en scène me semble avoir vieilli et les dialogues manquent de naturel. (Abandon rapide)
Note :
Lui :
Dans ce deuxième film des Marx Brothers, l’histoire n’est qu’un prétexte à l’humour décapant des quatre frères. Les gags sont essentiellement dans les dialogues, les jeux de mots fusent et il faut suivre en anglais car les sous-titres ne leur rendent pas toujours justice. La scène de la lettre de Groucho à son avocat est vraiment mémorable… Visuellement, les gags sont moins nombreux mais il y a Harpo, bien entendu, avec son célèbre gag de la jambe. Ce n’est pas le meilleur des Marx Brothers mais on sent le style qui s’affirme peu à peu.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Groucho Marx, Harpo Marx, Chico Marx, Zeppo Marx, Lillian Roth, Margaret Dumont
Voir la fiche du film et la filmographie de Victor Heerman sur le site imdb.com.
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Elle :
Fresque historique à grand spectacle sur le chantier titanesque de la construction de la ligne de chemin de fer américaine. Cecil B. DeMille retrace cette épopée avec bon nombre de figurants, de cascades et d’effets spectaculaires et c’est avec intérêt que l’on voit cet exploit se réaliser. Néanmoins, l’histoire d’amour impossible entre Barbara Stanwyck et ses deux prétendants souffre de longueurs et de cohérence et finit par lasser.
Note :
Lui : La construction de la première ligne de chemin de fer traversant les Etats-Unis n’est pas traitée par Cecil B. DeMille uniquement comme une grande épopée : dans Pacific Express, l’accent est surtout mis sur un trio de personnages bien typés (un bon, un méchant et une femme entre les deux), ce qui engendre quelques longueurs. Il reste de bonnes scènes plus descriptives, comme la construction de la ligne (images faites avec de vrais poseurs de rail) ou le montage/démontage de la ville qui suit le chantier au cours de son avancement. Ces scènes sont hélas trop rares.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Barbara Stanwyck, Joel McCrea, Akim Tamiroff
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Lui :
Réalisé par la Fox pour tenter de dupliquer le succès de la série des Charlie Chan, cet Enigmatique Monsieur Moto est le premier d’une série de 8 films mettant en scène un enquêteur japonais interprété par Peter Lorre. Cet élégant personnage est un homme étonnant et plein de ressources, que ce soit dans l’art du combat jiu-jitsu ou dans l’art de la déduction. Le climat est oriental à souhait, l’occasion de faire intervenir nombre de personnages jouant double-jeu. Cette série fut interrompue par l’approche de la guerre comme tout ce qui pouvait montrer les japonais sous un jour positif. Peter Lorre est vraiment parfaitement crédible dans ce rôle qui semble taillé pour lui. Considéré comme le meilleur de la série, L’énigmatique Monsieur Moto se regarde encore aujourd’hui avec plaisir car il a su conserver son atmosphère délicatement envoûtante même s’il peut paraître n’être que gentiment désuet.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Peter Lorre, Virginia Field, Thomas Beck
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Elle :
Bien que le début du film soit maladroit et conventionnel, on se laisse gagner peu à peu par cette intrigue policière dont le point de départ est la disparition d’un archéologue au coeur des tombeaux égyptiens. Il faut noter la présence de Rita Hayworth dans un de ses tous premiers rôles. L’histoire est prenante et plutôt complexe.
Note :
Lui : Charlie Chan enquête sur des disparitions et des meurtres dans le cadre de fouilles archéologiques en Egypte. Le scénario est très bien ficelé, l’intrigue étant forte en rebondissements et en trouvailles originales. L’ensemble est assez léger, même assez amusant du fait du comportement maniéré et déférent de Charlie Chan.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Warner Oland, Pat Paterson, Thomas Beck, Rita Hayworth
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Charlie Chan est un détective américain d’origine chinoise créé par l’écrivain/scénariste Earl Derr Biggers. Ses enquêtes firent l’objet d’une petite cinquantaine de films produits par la Fox puis par Monogram. Son personnage rencontra un vif succès grâce à son côté oriental, son humour et ses facéties… sans oublier son inépuisable réserve de proverbes.
Charlie Chan fut interprété par Warner Oland de 1931 à 1938 (16 films), Sidney Toler de 1938 à 1946 (22 films) et Roland Winters de 1947 à 1949 (6 films). Une résurrection fut tentée en 1981 avec Peter Ustinov.
Les trois premiers Charlie Chan : The house without a key (1926) de Spencer Bennet (Pathé, film perdu) The chinese parrot (1927) de Paul Leni (Universal, film perdu) Behind that curtain (1929) de Irving Cummings avec E.L. Park (et Boris Karloff) (Fox)
Elle :
Enquête policière à l’intérieur d’un opéra. Boris Karloff interprète un chanteur fou qui revient rôder dans les entrailles de cet édifice.
Note :
Lui : C’est avec plaisir que j’ai regardé ce film, considéré comme l’un des meilleurs de la série Charlie Chan. La qualité de l’intrigue n’y est certes pas pour rien. Warner Oland incarne à merveille ce détective original, aux méthodes si particulières (sorte de Colombo avant l’heure). Ses tournures orientales et sa manière de parler sont toujours un régal : il semble avoir une réserve inépuisable de proverbes… Boris Karloff fait une apparition remarquable dans cette histoire de double-meurtre.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Warner Oland, Boris Karloff, Keye Luke, William Demarest
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Lui : Drôle de Drame est l’un de ces joyaux impérissables du cinéma. C’est un film complet qui se présente presque comme un bouillonnement d’éléments totalement disparates qui s’assemblent merveilleusement grâce au génie de Marcel Carné et de Jacques Prévert. Adapté d’un roman policier anglais, c’est un invraisemblable scénario, plein de rebondissements qui ne laissent aucun temps mort. Et Carné a réuni un ensemble de fabuleux acteurs sur son plateau avec en première ligne ce fameux face à face, haut en couleur, entre Michel Simon et Louis Jouvet. Les dialogues de Prévert sont savoureux, un vrai délice ; tout le monde connaît la célèbre réplique « bizarre, bizarre… ». A la fois film policier, film comique, film de société, loufoque et corrosif, Drôle de Drame dérouta le public à sa sortie en 1937 : la critique fut unanime pour le descendre et les spectateurs du Colisée (où le film est sorti en exclusivité) arrachèrent leurs sièges pour manifester leur mécontentement… Ce n’est que 15 ans plus tard qu’il fut reconnu à sa juste valeur, c’est à dire comme l’un des chefs d’oeuvre du cinéma français, un sommet d’inventivité, de créativité… Un film parfait.
Note : (5/05/2007) – (9/07/2024)
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 5,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Louis Jouvet, Françoise Rosay, Michel Simon, Jean-Pierre Aumont, Jean-Louis Barrault, Nadine Vogel, Pierre Alcover, Henri Guisol
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Lui :
Largement méconnu dans un premier temps, Freaks de Tod Browning a acquis le statut de film culte au cours du temps. Ce n’est que justice tant il paraît unique dans l’histoire du cinéma. Le classer parmi les films d’horreur est d’ailleurs assez réducteur car sa portée est tout autre. La trame du film se place dans le microcosme d’un petit cirque. Le tour de force de Freaks est de parvenir à mettre en scène un ensemble de personnages couramment considérés comme des monstres, depuis la femme à barbe jusqu’à l’homme-tronc, sans aucun misérabilisme ni complaisance dans l’exhibitionnisme. Non, Tod Browning les intègre le plus naturellement du monde dans une histoire d’où il ressort que les monstres ne sont pas ceux que l’on croit, les vrais monstres sont des personnages d’une apparence plus normale mais particulièrement vils et méprisables. Il ne faut pas craindre d’ailleurs de regarder le film, la vision n’est pas particulièrement dure car tous ces personnages semblent parfaitement assumer leur particularité physique et plutôt heureux de vivre. Cela montre bien que c’est aussi dans notre tête que cela se passe. C’est un film extraordinairement puissant, un grand film humaniste, un tour de force cinématographique.
Note :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 5,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Wallace Ford, Leila Hyams, Olga Baclanova, Henry Victor
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Pour la petite histoire : à l’époque, la MGM cherchait à battre sur son terrain Frankenstein qu’Universal venait de sortir. Le producteur Irvin Thalberg fut cependant totalement dérouté par Freaks et, par exemple, la MGM ne sortit jamais le film en Angleterre. Originellement, le film faisait 90 minutes. De nombreuses coupes ramenèrent cette durée à 64 minutes.
Elle :
Même 80 ans plus tard, ce film est toujours aussi fascinant. Un chef d’œuvre d’inventivité, d’imaginaire, d’animation, d’incrustations, réalisé avec des moyens finalement assez rudimentaires comparés à ceux de l’époque actuelle. Que ce soit King Kong ou les animaux préhistoriques, les animations sont toujours aussi impressionnantes face aux minuscules êtres humains qui s’agitent. Cette façon de les opposer dans de très beaux décors de jungle ou dans New York est très efficace. Le scénario est également très bien construit. Sans séquence inutile, il va à l’essentiel sans tomber dans la facilité pour donner davantage de force à l’histoire et à cette étrange relation que King Kong éprouve pour la jeune femme. Cadrages, éclairages et montage sont particulièrement travaillés pour donner du dynamisme, de l’angoisse et du suspense. Du vrai cinéma comme on n’en voit plus. Un film à voir absolument.
Note :
Lui :
Basé sur une idée de Merian C. Cooper, l’un des deux réalisateurs, le thème de King Kong fait partie des 2 ou 3 plus grands mythes que le cinéma a pu créer au cours de son histoire. Formidable adaptation du thème de la Belle et la Bête, le film porte un subtil dosage de différents ingrédients pour décupler son impact sur les spectateurs : l’aventure, l’exotisme, le rêve, l’érotisme, le fantastique… Il est assez étonnant de voir comment ces ingrédients continuent de fonctionner 75 ans après sa sortie, il suffit juste de faire abstraction de ce qui nous parait maintenant comme des imperfections mais qui, à l’époque, représentait une prouesse technique hors du commun. Le budget de King Kong fut effectivement important permettant ainsi d’utiliser l’animation image par image de modèles réduits et toutes les techniques imaginables de superposition et de transparence. Suivant les scènes, les réalisateurs utilisèrent un King Kong de différentes tailles, le plus grand mesurant soixante dix mètres. Le film fut généralement plutôt méprisé par les cinéphiles, c’est pourtant un bel exemple de cinéma populaire dans toute sa splendeur. Avec le recul et par rapport à ses homologues actuels, il apparaît surtout parfaitement dosé.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Ernest B. Schoedsack tourna une suite Le fils de King Kong (The son of Kong)(1934), avec toujours de beaux effets spéciaux d’animation mais une histoire peu réussie, puis un essai plutôt raté de re-création d’un personnage similaire avec Mighty Joe Young.
John Guillermin se risqua à un remake avec King Kong (1976) avec Jessica Lange et Jeff Bridges suivi de King Kong 2 (King Kong lives) (1986), deux films que je trouve personnellement peu convaincants. Enfin, Peter Jackson réalisa un long remake King Kong en 2005.
Lire nos commentaires…
Elle :
Ce film qui se situe en Inde au temps des colons anglais nous emmène en plein désert aux frontières de l’Afghanistan. Les Anglais s’opposent aux musulmans afghans. Les paysages sont impressionnants et les figurants nombreux. Gary Cooper qui incarne un lieutenant protégeant le fils du colonel, est trépidant et veut contourner les réglements sévères qui régissent la vie militaire au mépris de tout sentiment humain. Cette vision quelque peu idyllique finit par l’emporter.
Note :
Lui :
Voici un film d’aventures et de guerre, qui met en avant les grandes valeurs humaines. Le spectacle est grandiose pour l’époque et Gary Cooper est vibrant de puissance et de sincérité. Cependant, j’ai trouvé que le film avait plutôt vieilli, sans doute à cause de la simplicité du scénario. Ce film se trouve être incidemment être d’actualité, du fait des évènements de ces dernières années en Afghanistan.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Gary Cooper, Franchot Tone, Richard Cromwell
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