Elle :
Don Siegel réussit magistralement ce film noir dans la mesure où jusqu’à la dernière minute il laisse planer l’ambiguïté sur l’identité du meurtrier. L’ambiance sonore et visuelle contribue à renforcer le mystère et l’angoisse. Peter Lorre et Sydney Greenstreet sont formidables à l’écran.
Note :
Lui : Merveilleux film de Don Siegel, où l’on retrouve avec plaisir le couple Greenstreet/Lorre. Le réalisateur use et abuse de cette atmosphère victorienne et des soirées londoniennes noyées de brume. L’intrigue policière est puissante (meurtre dans une pièce fermée) et le spectateur est sans arrêt mis sur des fausses pistes. Parfaitement réalisé et mis en scène, ce film reste un plaisir à regarder plus de 50 ans après sa sortie.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Sydney Greenstreet, Peter Lorre, Joan Lorring
Voir la fiche du film et la filmographie de Don Siegel sur le site imdb.com.
Voir les autres films de Don Siegel chroniqués sur ce blog…
Ne pas confondre ce film avec d’autres films qui ont un nom proche,
notamment : The verdict de Sydney Lumet (1982) avec Paul Newman et Charlotte Rampling Verdict d’André Cayatte (1974) avec Sophia Loren
Elle :
Ce documentaire de 142 minutes permet de mieux comprendre la personnalité fascinante de Kubrick. Tous ses films sont passés en revue en mettant en relief les conditions de réalisation. Ce bon père de famille exerce son talent de visionnaire avec une obsession maniaque et un perfectionnisme jamais assouvi. Ses films ont toujours été éclectiques, subversifs et expérimentaux comme pour mieux comprendre la nature un peu perverse de l’homme. Ils laisseront à jamais leur empreinte dans l’histoire du cinéma.
Note :
Lui :
Excellent documentaire sur ce metteur en scène fabuleux. Les témoignages sont intéressants.
Note :
Elle :
Ce film qui se situe en Inde au temps des colons anglais nous emmène en plein désert aux frontières de l’Afghanistan. Les Anglais s’opposent aux musulmans afghans. Les paysages sont impressionnants et les figurants nombreux. Gary Cooper qui incarne un lieutenant protégeant le fils du colonel, est trépidant et veut contourner les réglements sévères qui régissent la vie militaire au mépris de tout sentiment humain. Cette vision quelque peu idyllique finit par l’emporter.
Note :
Lui :
Voici un film d’aventures et de guerre, qui met en avant les grandes valeurs humaines. Le spectacle est grandiose pour l’époque et Gary Cooper est vibrant de puissance et de sincérité. Cependant, j’ai trouvé que le film avait plutôt vieilli, sans doute à cause de la simplicité du scénario. Ce film se trouve être incidemment être d’actualité, du fait des évènements de ces dernières années en Afghanistan.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Gary Cooper, Franchot Tone, Richard Cromwell
Voir la fiche du film et la filmographie de Henry Hathaway sur le site imdb.com.
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Elle :
Ce film qui en apparence est une fresque sur la guerre de sécession et ses conséquences, prend finalement son allure de croisière en complexifiant habilement la nature psychologique et les relations de ses personnages. Jon Amiel réussit à jouer sur les ambiguités, les détails et parvient à nous captiver malgré l’invraisemblance de l’histoire. Il aurait fallu que le personnage joué par Richard Gere ait quitté son foyer très jeune pour que sa femme ne le reconnaisse pas… ce qui n’est visiblement pas le cas.
Note :
Lui :
Ce remake américain du « Retour de Martin Guerre » est une bonne surprise : l’histoire a été intelligemment transposée à la fin de la guerre de sécession et c’est en premier par son scénario qu’il s’avère captivant. Richard Gere est étonnant dans ce rôle plutôt inhabituel pour lui. Judie Foster excelle dans ce rôle de femme cherchant l’amour.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Richard Gere, Jodie Foster, Bill Pullman, James Earl Jones
Voir la fiche du film et la filmographie de Jon Amiel sur le site imdb.com.
Note : Le retour de Martin Guerre a originalement été réalisé par Daniel Vigne en 1982. Il se passe au Moyen-Âge. Très beau film avec Gérard Depardieu et Nathalie Baye en interprètes principaux.
Titre original : « Beyond the Forest »
Autre titre : « Au delà de la forêt » (Belgique)
Elle :
King Vidor réalise ici un film d’une grande noirceur qui fait froid dans le dos puisque Bette Davis incarne une femme vamp cupide, ambitieuse et haineuse, prête à tout pour arriver à ses fins. C’est le jour et la nuit avec son mari médecin ouvert vers les autres, interprété par Joseph Cotten. Le bien et le mal s’opposent très distinctement dans l’Amérique très puritaine de cette époque où il n’était pas question d’avortement et d’indépendance de la femme. Un bon scénario bien ficelé.
Note :
Lui : Beyond the forest fait partie des films un peu mal aimés de King Vidor et pourtant il ne manque pas de qualités. Ce portrait d’une femme cupide et malheureuse est formidablement interprété par une Bette Davis particulièrement convaincante qui ne semble pas hésiter à jouer jusqu’au bout cette femme prête à tout pour obtenir ce qu’elle n’a pas. Si le film est très prenant, on le doit beaucoup à ses grandes qualités d’actrice : elle donne une dimension et une force rare à son personnage. Elle est bien entendu le pivot central du film et Joseph Cotten paraît effacé à ses côtés (mais cela correspond à son personnage). On imagine sans mal l’effet de ce film dans l’Amérique puritaine à l’aube des années 50 et l’avertissement au début du film nous en donne une idée : « Vous allez avoir le Mal à l’œuvre, il faut savoir parfois le regarder en face pour mieux le combattre… » En plein tournage, Bette Davis exigea de casser son contrat sur dix-huit années avec la Warner et cette situation a du radicaliser encore plus son personnage.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Bette Davis, Joseph Cotten, David Brian
Voir la fiche du film et la filmographie de King Vidor sur le site imdb.com.
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Elle :
Le jeu de Katharine Hepburn m’est apparu trop forcé et ses nombreux dialogues en français (elle se déguise en garçon français) sont assez insupportables. (Abandon)
Note :
Lui :
Ce film de George Cukor est bien décevant car mis à part l’extraordinaire performance de Katharine Hepburn qui se déguise en garçon, il a beaucoup vieilli, tant au niveau du scénario que de la copie (très mauvais son). Cary Grant est assez fade, presque absent.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Katharine Hepburn, Cary Grant, Brian Aherne, Edmund Gwenn
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Elle :
Une chronique familiale douce amère sur une famille désorientée par la disparition d’un mari. Une histoire sentimentale plutôt convenue qui s’effiloche dans sa deuxième partie. Max Binder enchaîne les pires catastrophes qui peuvent arriver à une mère de quatre filles, aux principes assez rigides. Quelques passages amusants malgré tout avec la présence de Kevin Costner en voisin amoureux et un peu frustre. Le film repose beaucoup sur la qualité de jeu de Kevin Costner et de Joan Allen.
Note :
Lui :
Alors que je craignais une énième comédie sur une famille américaine décomposée en quête de repères, Les bienfaits de la colère s’est avéré être assez différent du modèle classique. Bien entendu, on retrouve ce milieu middle-upper class qui nourrit tant de scénarios mais le film s’attarde plus à dresser plusieurs portraits de femmes en quête affective, une mère abandonnée par son mari et ses quatre filles, des portraits assez délicats et sans surenchère mélodramatique ou existentielle. L’humour est très présent, habilement entremêlé jusque dans les moments les plus dramatiques. Le film doit aussi beaucoup à son interprétation avec un Kevin Costner plutôt plus convaincant que d’habitude et surtout une très belle prestation de Joan Allen qui parvient à donner une réelle dimension à son personnage. Sans être très profond, ce film montre une délicatesse que l’on aimerait voir plus souvent dans la production hollywoodienne actuelle.
Note :
Lecteurs : (1 notes, moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Joan Allen, Kevin Costner, Erika Christensen, Keri Russell, Alicia Witt, Evan Rachel Wood
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Titre original : Star Wars: Episode I – The Phantom Menace
Elle :
La deuxième vision s’est faite avec plaisir. Certes, le scénario est un peu simpliste et pas très passionnant. Toutefois, Lucas nous offre un spectacle visuel très réussi. Il parvient à nous ébahir et nous faire rêver à chaque plan avec des décors imaginaires grandioses, des créatures amusantes et bien sympathiques (JarJar est très drôle). La course de modules, la splendide cité aquatique, les embouteillages célestes de la gigantesque mégapole sont fascinants.
Note :
Lui :
Ce premier épisode de la nouvelle série tient toutes ses promesses et nous offre avant tout un grand spectacle. Lucas utilise admirablement l’image de synthèse pour créer des lieux magiques et de nombreuses scènes sont un réel délice pour les yeux. Malgré les énormes moyens mis en oeuvre, on sent toujours la patte de Georges Lucas : alors que d’autres films laissent transparaître la grosse machine hollywoodienne, les films de Lucas paraissent bien plus personnels, plus humains pourrait-on dire.
Note : (27/03/2007) – (12/08/2026)
Lecteurs : (1 notes, moyenne : 2,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Liam Neeson, Ewan McGregor, Natalie Portman, Jake Lloyd, Ian McDiarmid
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Elle :
Fuite éperdue et infernale de Mac Coy et de sa femme qui veulent protéger leur butin contre d’autres gens tout aussi corrompus. Steve MacQueen campe admirablement bien son personnage de gangster froid et implacable tout en laissant une certaine humanité percer à la surface. L’engrenage inéluctable des meurtres devient pathétique mais aussi assez immorale.
Note :
Lui : Road-movie bien ficelé, Guet-apens évoque quelque peu Bonnie and Clyde. Cette fuite en avant d’un couple de gangster est parfaitement réalisée ; Steve MacQueen donne une dimension assez noble au personnage principal (les autres malfrats sont par contre bien typés). Ali Mac Graw, à l’époque fraîchement révélée par Love Story, n’est certes pas une grande actice mais suit le rythme. Au final, le film est prenant.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
C’est toujours un plaisir de revoir ce célèbre film d’Hitchcock. Dès le départ, on est happé par cette histoire d’espionnage et la tension ne faiblit pas tout au long du film. Traqué par de mystérieux espions, depuis New York jusqu’à la fameuse scène finale se déroulant sur le Mont Rushmore, Cary Grant est constamment en danger de mort et Alfred Hitchcock nous fait frémir d’angoisse même lorsque l’on a déjà vu son film plusieurs fois.
Note :
Lui : La Mort aux Trousses est l’un des films les plus connus d’Alfred Hitchcock, à juste titre car c’est aussi l’un des de ses films les plus parfaits. Avec cette histoire d’un homme ordinaire qui se trouve pris pour un autre et entraîné malgré lui dans une histoire d’espionnage qui le dépasse, le cinéaste met en scène une multitude de situations avec à chaque fois une façon très originale pour son héros de s’en sortir. Car Hitchcock aime à retourner les codes du genre : la scène la plus célèbre où Cary Grant est poursuivi par un avion se déroule en plein jour et en rase campagne alors que l’usage est d’acculer les héros dans des coins sombres et fermés. Le déroulement du récit est parfait, très riche en évènements tout en restant très clair, Hitchcock ne rechignant jamais à tout expliquer au spectateur (à comparer avec cette mode actuelle du cinéma d’espionnage où l’on en dit le moins possible). Cary Grant était certainement l’acteur idéal pour le rôle, parvenant à synthétiser l’incompréhension mais aussi la légère insouciance du personnage. A côté de lui, Eva Marie Saint est une fois de plus la femme selon Hitchcock avec cette beauté un peu froide et un certain contrôle de la situation. Un film dont on ne se lasse pas. Un monument du cinéma.
Note :
Lecteurs : (1 notes, moyenne : 5,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Cary Grant, Eva Marie Saint, James Mason, Leo G. Carroll, Martin Landau
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Le titre original, North by northwest, peut intriguer…
En fait, cela vient d’une phrase de Hamlet :
« I am but mad north-north-west; when the wind is southerly, I know a hawk from a handsaw. »
Hamlet explique qu’il n’est pas vraiment fou, il est seulement fou quand il le désire (quand le vent souffle nord-nord-ouest). C’est donc un beau jeu de mots de la part d’Hitchcock pour désigner cette « histoire de fous ».