23 février 2008

Les flambeurs (1974) de Robert Altman

Titre original : California split

California splitElle :
Les intentions de faire une peinture satirique de la société californienne sont louables mais l’exercice est une peu raté à mes yeux : c’est ennuyeux à mourir et à aucun moment, Altman ne sait nous faire partager son plaisir de croquer ces trognes de gens détraqués qui crient et qui ne parviennent jamais à communiquer réellement.
Note : 1 étoiles

Lui :
Cinéma-vérité dans le monde du jeu. Malgré tout le talent de Robert Altman, on a du mal à s’intéresser aux deux joueurs de ce film. Au final, le film est plutôt fatiguant à regarder et peu captivant. Il faut toutefois replacer ce film dans le contexte de recherches pour un nouveau cinéma au début des années 70 (le film a été tourné dans la continuité, c’est à dire dans l’ordre final du montage).
Note : 1 étoiles

Acteurs: George Segal, Elliott Gould, Ann Prentiss
Voir la fiche du film et la filmographie de Robert Altman sur le site imdb.com.

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22 février 2008

Les hommes sont si bêtes (1938) de Busby Berkeley

Titre original : « Men are such fools »

Les hommes sont si bêtesElle :
(pas vu)

Lui :
Ce film assez rare de Busby Berkeley est probablement une de ces commandes de la Warner que Berkeley tourna entre deux musicals. L’histoire, assez simple, met une scène une jeune femme brillante qui grimpe rapidement les échelons dans son agence de publicité. Ce genre de scénario témoigne des interrogations issues de la libéralisation de la femme aus Etats-Unis en ces années 30 : doit-on préférer la réussite sociale à la réussite de sa vie en couple ? Pour sa part, Men are such Fools aborde le problème sous le ton de la comédie. Humphrey Bogart est ici dans un second rôle, un personnage d’homme d’affaires playboy dans lequel, il faut bien le reconnaître, il n’est pas franchement remarquable. Plus intéressant est le directeur foldingue joué par un Hugh Herbert toujours égal à lui-même, avec ses fameux « woo woo » et sa manie de tout répéter. Chacune des scènes où il apparaît est un vrai plaisir. Mais la réelle vedette du film est Priscilla Lane, particulièrement sémillante ; elle donne à elle seule une grande vivacité au film. Men are such fools n’est certes pas un film très profond mais reste une amusante comédie légère.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Wayne Morris, Priscilla Lane, Humphrey Bogart, Hugh Herbert
Voir la fiche du film et la filmographie de Busby Berkeley sur le site imdb.com.

Remarque : Men are such Fools semble ne jamais avoir été édité commercialement en cassette ou DVD aux Etats-Unis et à fortiori en Europe. D’ailleurs le titre français Les Hommes sont si bêtes a beau être mentionné dans certains livres sur Humphrey Bogart, d’après IMDB, le film ne serait jamais sorti sur les écrans en France.

21 février 2008

Femmes (1939) de George Cukor

Titre original : « The women »

FemmesElle :
(pas vu)

Lui :
Femmes est un petit tour de force de la part de George Cukor du fait du très grand nombre de personnages principaux. Ce sont toutes des femmes, il n’y a pas un seul homme visible à l’écran… et elles ont toutes des caractères extrêmement différents. Car c’est bien entendu sur le fond que la richesse du film réside. Femmes Il faut laisser passer cette impression de misogynie que l’on peut ressentir dans le premier tiers du film pour ensuite s’apercevoir à quel point Cukor montre avec une certaine clairvoyance cette indépendance que les femmes commençaient à gagner en cette fin des années trente. Avec le recul, on considère même que Cukor a même été assez visionnaire. Au-delà du film sociologique qui dresse des portraits tous très différents, Femmes est aussi une comédie, avec un rythme particulièrement rapide de dialogues et qui nous fait sourire très souvent, à commencer par le générique. C’est cet équilibre entre comédie et drame sociologique qui lui permet de traverser si facilement le temps.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Norma Shearer, Joan Crawford, Rosalind Russell, Mary Boland, Paulette Goddard, Phyllis Povah, Joan Fontaine
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Détail : La scène en couleurs de présentation de mode fut imposée par les studios à George Cukor.

20 février 2008

Voyages avec ma tante (1972) de George Cukor

Titre original : « Travels with my aunt »

Voyages avec ma tanteElle :
(pas vu)

Lui :
Malgré la signature de George Cukor, force est que constater que cette adaptation du roman de Graham Greene n’est pas des plus réussies. Voyages avec ma tante est l’un des tous derniers films du réalisateur et s’il bénéficie d’une grande précision de mise en scène, il lui manque sans doute un peu de légèreté. Pourtant, le film est parsemé d’un humour quasi constant, un humour très british qui joue beaucoup sur le décalage entre la tante et son neveu. Peut-être Maggie Smith n’était pas l’actrice idéale pour le rôle qu’elle tend à surjouer, mais nul doute qu’avec Katharine Hepburn, initialement prévue pour le rôle, le problème eut été plus criant encore. Toujours est-il que cette tante a beau être délicieusement excentrique, elle peine à attirer pleine notre sympathie. La liberté de ton du roman de Graham Greene est néanmoins particulièrement remarquable.
Note : 2 étoiles

Acteurs: Maggie Smith, Alec McCowen, Louis Gossett Jr., Robert Stephens
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19 février 2008

Docteur Jerry et Mister Love (1963) de Jerry Lewis

Titre original : « The nutty professor »

Docteur Jerry et Mister Love Elle :
(pas vu)

Lui :
Même si Jerry Lewis a pu illuminer notre petite jeunesse avec son comique ébouriffant, il faut bien avouer que l’acteur avait une fâcheuse tendance à surcharger son personnage. Docteur Jerry et Mister Love est cependant à classer parmi ses meilleurs films, d’une part parce qu’il retourne de façon amusante le thème de Docteur Jekyll et Mister Hyde de Stevenson et d’autre part parce que, pour une fois, il n’en fait pas trop. Il a pourtant deux personnages très typés à interpréter : un professeur de chimie chétif, emprunté avec les filles, les dents en avant, et un m’as-tu-vu prétentieux, tombeur de ces dames. Docteur Jerry et Mister Love En voyant les allures de crooner de ce dernier, on ne peut d’ailleurs s’empêcher de penser à Dean Martin avec lequel Jerry Lewis a fait tandem pendant 10 ans… Un vieux contentieux entre les deux hommes probablement. Docteur Jerry et Mister Love est réussi, bien équilibré et surtout franchement amusant. Il est vraiment dommage que Jerry Lewis ne nous ait pas fait plus de films de cette trempe.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Jerry Lewis, Stella Stevens, Del Moore
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19 février 2008

Le détonateur (1998) de Pat Profit

Titre original : Wrongfully accused

Le détonateurElle :
(pas vu)

Lui :
(En bref) J’aime beaucoup cette forme d’humour absurde. Le film reprend à sa façon la trame du film Le Fugitif (d’Andrew Davis avec Harrisson Ford), la forme du pastiche n’étant pas sans rappeler Hot Shots, avec le même acteur Leslie Nielsen.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Leslie Nielsen , Richard Crenna, Kelly LeBrock, Melinda McGraw, Michael York
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16 février 2008

Prince Vaillant (1954) de Henry Hathaway

Titre original : « Prince Valiant »

Prince VaillantElle :
(pas vu)

Lui :
Prince Vaillant est au départ une bande dessinée de l’américain Hal Foster qui, depuis la parution du premier épisode en 1937 jusque les années 70, connut un large succès. Henry Hathaway l’adapte ici en un beau cinémascope riche en couleurs et en faits de chevalerie. La trame est simple mais fonctionne à merveille. Même s’il peut paraître un peu désuet aujourd’hui, ce Prince Vaillant forme un film qui ne manque de charme et reste très plaisant à regarder.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Robert Wagner, James Mason, Janet Leigh, Debra Paget, Sterling Hayden
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Il y eut une autre adaptation de Prince Valiant en 1997 par l’anglais Anthony Hickox, film qui n’a pas la réputation d’être très réussi. Il fut aussi adapté en dessin animé.

14 février 2008

Les jeux de l’amour et de la guerre (1963) de Arthur Hiller

Titre original : « The americanization of Emily »

Les jeux de l’amour et de la guerre Elle :
(pas vu)

Lui :
Les Jeux de l’Amour et de la Guerre d’Arthur Hiller est un film assez surprenant. Son générique de début nous annonce que l’on va montrer le rôle importants des rabatteurs pendant la guerre, sortes d’aide de camp des généraux chargés de leur dégotter tout ce qu’ils pouvaient désirer. En fait, le film prend assez rapidement une toute autre tournure puisque le personnage principal, si efficace soit-il en tant que rabatteur, est un planqué qui a pour credo la lâcheté et le refus de s’engager. On est loin du film de guerre vantant la bravoure et le sacrifice… C’est même assez surprenant d’entendre les discours que notre gaillard tient, un discours qui flirte franchement avec l’objection de conscience. Ajoutez à cela, un amiral un peu dérangé, qui veut absolument que le premier soldat tué à Omaha Beach soit un marin (nous sommes à la veille du débarquement) et vous avez un film qui trompe joliment son monde : sous l’apparence d’un film de guerre classique, Les Jeux de l’Amour et de la Guerre est un film assez franchement antimilitariste, ce qui au début des années 60, n’était pas très courant. Dommage que l’ensemble manque un peu de rythme, ne sachant pas bien trouver son équilibre entre le drame et la comédie. Il s’agit d’un des tous premiers films du canadien Arthur Hiller dont la suite de la carrière fut (selon la formule) très inégale : on lui doit notamment le mièvre Love Story
Note : 3 étoiles

Acteurs: James Garner, Julie Andrews, Melvyn Douglas, James Coburn
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12 février 2008

Sous le masque (1936) de Malcom St. Clair

Titre original : « Crack-up »

Sous le masqueElle :
(pas vu)

Lui :
Film assez rare et plutôt court, Sous le Masque met en scène une histoire d’espionnage dans le monde de l’aviation : Peter Lorre, qui se fait passer pour un simple d’esprit, est en fait à la tête d’une petite organisation d’espions qui essaie de voler les plans d’un avion révolutionnaire. Sous le masque Le film n’est pas franchement remarquable si ce n’est que Peter Lorre joue pour une fois autant sur le côté comédie que sur le côté dramatique et inquiétant. Cet humour et cette dérision seront ensuite présents dans plusieurs de ses films ultérieurs. On note par ailleurs quelques points communs entre son personnage du Colonel Gimpsy de Sous le Masque avec le Mister Moto de la série qu’il tournera juste après, toujours dans la toute jeune 20th Century Fox.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Peter Lorre, Brian Donlevy, Helen Wood, Ralph Morgan
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Un autre film porte le même titre :
Crack-up d’Irving Reis (1946) avec Claire Trevor et Pat O’Brien.
Aucun point commun entre les 2 films.

7 février 2008

Star 80 (1983) de Bob Fosse

Star 80Elle :
(pas vu)

Lui :
Bob Fosse prend comme support l’histoire de Dorothy Stratten pour montrer du doigt ce culte du succès, omniprésent dans la société américaine. Un beau parleur combinard remarque une jeune fille et parvient à la faire poser dans Playboy. Il ne supportera pas que sa « découverte » lui échappe. Bob Fosse a gardé les vrais noms des personnes impliqués dans cette affaire sordide qui défraya la chronique au début des années 80. Seul, le nom du réalisateur de cinéma impliqué a été changé ; en réalité, il s’agissait de Peter Bogdanovich. L’histoire en elle-même n’est pas bien brillante et il est certain qu’elle met à mal le culte de l’argent facile. La playmate est interprétée par Mariel Hemingway (la petite amie de Woody Allen dans Manhattan), petite fille d’Ernest Hemingway.
Note : 2 étoiles

Acteurs: Mariel Hemingway, Eric Roberts, Cliff Robertson
Voir la fiche du film et la filmographie de Bob Fosse sur le site imdb.com.