Elle :
Cette satire de James Bond interprété par Rowan Atkinson est un fiasco. On le préfère encore en Mr Bean (la série originale… pas le film).
Note :
Lui :
James Bond revisité par Mr Bean, cela donne bien évidemment de nombreuses gaffes et plusieurs wagons de maladresses diverses et variées. Certaines sont vraiment drôles mais l’ensemble est trop inégal. Le meilleur serait plutôt l’excellente prestation de John Malkovich dans le rôle du méchant, parlant anglais avec un épouvantable accent français.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Pas très convaincant ce film de Wim Wenders sur le blues. On suit assez chaotiquement le parcours de trois grands bluesmen (Blind Willy Johnson, Skip James et J.B. Lenoir, un quasi-inconnu sur lequel Wenders s’attarde trop longuement). Les images d’archives se mêlent à des parties scénarisées. C’est assez déroutant. Le film est entrecoupé brutalement de séquences avec des musiciens contemporains qui interprètent les morceaux originaux de blues. Cela n’apporte pas grand-chose si ce n’est qu’on assiste au massacre des morceaux… par Lou Reed, Beck, Nick Cave, Lucinda Williams et d’autres groupes moins connus. J’aurai préféré de loin voir un vrai documentaire sur le blues commenté par de vrais musiciens.
Note :
Lui :
Win Wenders a choisi de nous présenter deux bluesmen qui l’ont marqué : Skip James, à la carrière si courte en 1931 et redécouvert 30 ans plus tard, et le méconnu J.B. Lenoir, cité dans une chanson de John Mayall. Wenders utilise des acteurs pour la partie années 30, avec de images traitées de telle sorte que l’on ne sait pas très bien au début si ce sont des images réelles ou pas. La reconstitution est bien faite et vraiment crédible. Ce qui est moins intéressant, c’est d’entrecouper tout le film par les reprises des mêmes morceaux par des groupes actuels. Ceci dit, cela a sans doute un côté « éducatif » et rend le film plus « tous publics ». La partie sur J.B. Lenoir est un peu longue, mais l’ensemble est tout de même assez bien fait et intéressant.
Note :
Elle :
Encore une comédie française insignifiante avec Daniel Auteuil en sauveteur d’un suicidaire interprété par José Garcia. Au milieu une jeune fleuriste (Sandrine Kimberlain) que les deux hommes s’arrachent. On s’ennuie au bout de vingt minutes. Pierre Salvadori fait du remplissage comme il peut. C’est long, et passablement inintéressant.
Note :
Lui :
S’il y a quelques bonnes trouvailles de scénario et de dialogue, l’ensemble est vraiment poussif, on n’en peut plus devant cette surenchère de situations où Daniel Auteuil s’enlise toujours plus dans sa volonté de bien faire. Et cela en devient bien lassant…
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Je n’accroche vraiment pas à l’humour de Blake Edwards. L’intrigue est poussive et les gags tombent à plat. Mis à part le mort sur la plage que le chien tente en vain de faire remarquer aux plagistes, il n’y a rien d’amusant.
Note :
Lui :
C’est une satire assez féroce du monde hollywoodien que Blake Edwards nous offre avec ce film bourré de situations toutes plus grotesques les unes que les autres et doté d’une belle galerie de portraits de gens cupides et sans talent. Dans S.O.B., tout le monde passe sur le grill, Blake Edwards n’épargne personne, même pas Julie Andrews, sa femme, mais bien évidemment il réserve ses flèches les plus affûtées pour les studios et les journalistes. A ce sujet, on peut dire qu’il n’hésite pas à scier la branche sur laquelle il est assis… En tout cas, il parvient bien à tenir l’humour à un niveau élevé et toujours renouvelé.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Voir les autres films de Blake Edwards chroniqués sur ce blog…
Remarque :
Blake Edwards s’est inspiré de ses propres déboires avec les studios hollywoodiens, notamment lors de la réalisation de Darling Lili (1970) et de Deux hommes dans l’Ouest (Wild Rovers) (1971)
Elle :
Beaucoup de maladresse et de lenteur dans ce film d’humour noir avec Jacques Dufilho en meurtrier motard. Cette curiosité loufoque est assez inattendue de la part de Jean-Louis Trintignant mais elle n’a malheureusement pas capté mon attention.
Note :
Lui :
La minutie et l’inventivité dont fait preuve le personnage principal pour assassiner ses neuf victimes donne lieu à moult surprises et rebondissements. Néanmoins, c’est un peu léger pour constituer un film et la mise en scène de Trintignant est pleine de maladresses (volontaires ou involontaires).
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Emouvant voyage d’une rescapée des camps qui retourne au camp de Birkenau pour retrouver les racines de sa déportation alors qu’elle avait 8 ans. C’est Anouk Aimée qui incarne cette femme volontaire dont les nerfs sont à fleur de peau. Le pari est réussi car ce n’était pas évident d’évoquer les fantômes du passé, ces tranches de vie disparues et de mettre en scène ce périple dans les ruines vides de ce camp. Les images des folles herbes que fait ondoyer le vent sont belles et évoquent tous ces disparus de façon presque sereine. La rencontre avec ce jeune photographe allemand dont le grand-père avait inventé le concept des camps est intéressante car elle donne un message d’espoir pour les générations futures.
Note :
Lui :
Montrant le retour après 50 ans d’une rescapée d’Auschwitz sur les lieux de ce camp, le film souffre un peu du jeu un peu excessif d’Anouk Aimée: à trop vouloir montrer une certaine rage qu’elle porte en elle et son impossibilité à oublier, le film rend son personnage principal plutôt antipathique ce qui nous en éloigne quelque peu. C’est dommage. Néanmoins, le film nous laisse imaginer en partie l’empreinte indélébile que ces camps de la mort ont pu laisser chez ceux qui ont pu en réchapper.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Enième adaptation du roman d’Eugène Corman. Le film n’est pas très réussi. La mise en scène est assez maladroite et pauvre. Cette histoire populaire de deux jeunes orphelines enlevées au temps de la Révolution est très académique. On ne s’ennuie pas vraiment mais l’ensemble manque de souffle et de créativité.
Note :
Lui :
Gentil mélo sur deux pauvres orphelines innocentes (dont une aveugle…), en proie aux vicissitudes de ce monde cruel de la fin du XVIIIe siècle, mais sauvées par un beau jeune homme. Si la réalisation est un peu quelconque, voire bâclée, il faut reconnaître que l’on ne s’ennuie pas vraiment grâce à un scénario particulièrement bien dosé et basé sur un roman adapté plus de cinq fois à l’écran! C’est dire…
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Toutes les adaptation du roman d’Adolphe d’Ennery :
>> films courts : Duel Scene from ‘The Two Orphans’ (1902) de l’anglais William Haggar (film perdu) Les deux orphelines (1910) du français Albert Capellani (film perdu) Les deux orphelines (1910) du français Georges Monca (film perdu) The Two Orphans (1911) des américains Otis Turner et Francis Boggs The Two Orphans (1915) d’Herbert Brenon avec Theda Bara (film perdu)
>> longs métrages : Les deux orphelines (Orphans of the Storm) de D.W.Griffith (1921) avec Liliane Gish et Dorothy Gish. It happened in Paris de M.J. Weisfeldt (1932) (film perdu) Les deux orphelines de Maurice Tourneur (1933) avec Rosine Deréan et Renée Saint-Cyr Les deux orphelines de Riccardo Freda (1965) avec Sophie Darès et Valeria Ciangottini
+ de nombreuses autres versions italiennes, mexicaines, etc.
Elle :
Le drame de la tuerie du lycée de Columbine est évoqué de manière originale sans violence et hémoglobine. Gus Van Sant place le spectateur en observateur de la journée de ces deux jeunes meurtriers avec des allers et retours dans le temps, des ralentis, plusieurs angles de vue du même évènement. L’atmosphère sonore composée de bruits de fond métalliques est oppressante. Les effets visuels flous et saturés rendent l’ambiance cotonneuse et irréelle. Enfin, les longues déambulations de ces lycéens sans passion dans les couloirs du lycée accentuent l’effet de bocal. Cependant, la forme a tendance à occulter le contenu d’où une sensation d’ennui. Puisque d’emblée, on connaît l’issue du drame, le réalisateur a un peu de mal à remplir ce qui a précédé.
Note :
Lui : Elephant de Gus Van Sant est surtout intéressant par sa forme : éclatement total de la notion du temps qui semble s’éffilocher, repartir constamment en arrière et surtout une caméra extrêmement douce (choix particulièrement original vu le sujet) et fluide, des plans où l’on suit les personnages marchant dans les couloirs interminables de leur lycée, plans presque hypnotiques. Il parvient bien à faire monter la tension très graduellement. Par contre, côté scénario et contenu, on peut certes passer sur le fait que Van Sant ne veuille pas tenter de donner une explication et qu’il préfère montrer des tranches de vie de ces adolescents, mais il est frustrant que la mise en place de ses personnages n’aboutissent sur rien et nous donne un certain sentiment de vacuité et finalement de déception.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Une curiosité expérimentale de Brian de Palma avec Robert de Niro qui fait déjà des débuts brillants à l’écran. C’est sous la forme d’un film réalisé caméra à l’épaule pour simuler le reportage pris sur le vif que le réalisateur fait une satire déjantée et brouillonne de l’Amérique. C’est au travers d’un Jon Rubin rêvant de réaliser des films, qu’il brasse les problèmes de société du début des années 70 (intégration des noirs, libération sexuelle, guerre du Vietnam). Jon filme les gens à leur insu, se trouve aux côtés du Black Power pour faire vivre à des blancs la situation de noirs, se lance dans la guérilla urbaine. L’ensemble est novateur et plein d’humour mais néanmoins un peu trop frappé.
Note :
Lui :
Film happening assez étonnant, assez inutile aussi même s’il comporte quelques éléments assez intéressants. Le jeune De Niro donne beaucoup de vitalité au film.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)