14 décembre 2004

Le Chevalier des Sables (1965) de Vincente Minnelli

Titre original : The Sandpiper

The SandpiperElle :
Une histoire d’amour improbable et scandaleuse entre un pasteur et une jeune femme athée, telle est la trame que nous propose Vincente Minelli avec le couple mythique Richard Burton et Elisabeth Taylor. On assiste à cette rencontre fascinante dans deux milieux très différents, la bonne société bourgeoise contre une bande de hippies un peu ridicules. Puis, c’est la culpabilité judéo-chrétienne qui reprend le dessus, le constat de la faiblesse des sentiments humains et enfin la rupture finale. Tout ceci se passe sur une magnifique plage non loin de Monterey avec de beaux couchers de soleil et une étrange maison de bois qui surplombe la plage. Quarante ans plus tard, le film donne l’impression d’avoir utilisé trop de clichés faciles et les thèmes qu’il aborde ont bien vieilli.
Note : 3 étoiles

Lui :
Dès les premières minutes de ce Chevalier des Sables, on sent que le film va être bourré de thèmes et de bonnes intentions type années 60-70 et rapidement on nage en pleins poncifs qui ne manquent pas de nous faire sourire 40 ans plus tard. Il reste néanmoins la mise en scène de Minelli, très picturale, avec une très belle photographie. Elisabeth Taylor n’est pas très convaincante et semble plus intéressée à minauder devant la caméra qu’à interpréter son personnage.
Note : 2 étoiles

Acteurs: Elizabeth Taylor, Richard Burton
Voir la fiche du film et la filmographie de Vincente Minnelli sur le site IMDB.

Voir les autres films de Vincente Minnelli chroniqués sur ce blog…

Anecdotes sur le tournage
(prises dans l’autobiographie de Vicente Minelli « Tous en scène » (1974)) :
– Pour échapper aux impôts, le couple Taylor/Burton ne pouvait travailler longtemps aux Etats-Unis et le film fut donc en partie tourné en France, aux studios de Boulogne-Billancourt.
– Originellement Richard Burton devait lui-même mettre en scène ce scénario inspiré d’une nouvelle de Martin Ransonhoff, lui-même producteur du film. Minelli précise : « Au départ je n’aimais pas le scénario. (…) Mais l’enthousiasme des Burton eut raison de mes réticences. Je voulais travailler avec eux ».

10 commentaires sur « Le Chevalier des Sables (1965) de Vincente Minnelli »

  1. Pas du tout d’accord avec ces inepties !!! C’est d’une beauté tant par la mise en scène; le découpage; la photo ETC § Le site magique et cette maison sont des acteurs à part entières. Les thèmes abordés ne sont en aucune façon viellots. Est ce que Thoreau et la philosophie vieillisse? Des gens amoureux que tout oppose croyance; milieux sociaux; façon de penser et de vivre ne sont ils pas des thèmes éternels ? La passion? le regard d’autrui? En plus interprété par ce couple mythique du Cinéma ( R.Burton & E.Taylor )qui tant à la ville qu’à l’écran était magique.
    Dire que c’est un de mes film préfèré que j’ai découvert tardivement à 42 ans est un de mes grand regret, le second que le DVD n’existe pas encore !

  2. Je partage le même avis que la personne qui a mis ce commentaire quant à la beauté de ce film et le côté magique. Je regrette également de n’avoir pas découvert ce film avant maintenant et j’ai 56 ans et j’attends le DVD avec impatience. merci à ARTE d’avoir passé ce film profond et merveilleux.

  3. je partage les deux commentaires précédents. le discours final du pasteur est d’une intensité rare, mieux que mille livres de philosophie; quiconque s’est fait un jour surprendre par un amour improbable n’aura pas manqué d’aquiescer à cette histoire,d’être en empathie avec les personnages. C’est vrai que le film est très très didactique, c’est ce qui s’appelle un « film à idées » mais la justesse des mots l’emporte, c’est un peu comme les romans de Romain Gary (je vous conseille). Suite à la projection d’arte, j’espérais avoir plus d’infos sur ce film via internet et surtout, commander le dvd!tristesse! à défaut je tombe sur vos commentaires et c’est chouette de partager le plaisir de ce film.

  4. J’ai commencé à REVOIR ce film un peu à contrecoeur. Et puis le charme a opéré. C’est un grand film et les personnages incarnent à merveille des idéaux contradictoires. Comment vivre? La recherche du bohneur est-elle inséparable de l’exigence de vérité? Est-elle alors compatible avec une adhésion passive aux règles sociales?
    E. Taylor y met d’elle-même, ivre d’indépendance, d’authenticité, de créativité et d’amour véritable. R. Burton est très juste dans le rôle d’un « théoricien » quelque peu corrompu amené par éros à faire l’expérience de sa vie, bouleversante, amère et comme pleine de nostalgie.
    Il se dévoile comme possédé par un démon de culpabilité et d’auto-destruction. Au passage, cependant, il aura eu le temps et le courage de dire ce qu’il pensait de ce que la société fait à la spiritualité religieuse.
    C’est du meilleur Minelli.
    Je recommande également Comme un torrent. C’est encore plus fort. Avec une Shirley Mac Laine à ne jamais plus s’effacer de votre mémoire. (Come is runing en américain). Hélas, comme pour ce film, il n’est toujours pas sorti en DVD.
    Pour la petite histoire: quelques jeunes cinéastes sont arrivés au cinéma après avoir vu Comme un torrent.

  5. je regette aussi que ce film ne paraisse pas en dvd. Il st très beau, très intense et c’est un de mes films préférés

  6. Encore une fois d’accord avec les avis positifs sur ce film. j’étais en train justement de rechercher une vidéo ou un DVd de ce superbe film pour la médiathèque où je travaille. Merci à Arte (dommage qu’il n’y ai pas eu de rediffusion et que je capte mal la chaine). Mais je comptais en faire une critique sur mon blog.
    Elisabeth Taylor est superbe de beauté; Richard Burton très bien dans son rôle, et que dire du petit rôle de Charles Bronson; presque teenager dans ses réactions, too much. Quant au site de la maison sur la plage, il laisse ce genre de souvenirs que l’on n’oublie pas. 18./20

  7. En cherchant le titre en francais,-ayant vu le film sur ARTE en Allemagne-,je viens de lire de merveilleux commentaires sur cette superbe mise en scène(autant que l’histoire).
    J’ai découvert,-un peu tardivement moi aussi à 42ans-,un autre chef-d’oeuvres du cinéma avec un Richard Burton grandiose et tellement plein d’émotions et la Diva Elisabeth dans un rôle qui aurait pu être le sien dans la réalité.
    Ce fut un plaisir de lire vos critiques,spéciallement celle de LECHAT-ZHU,une vraie communion autour de ce film.
    Pour moi aussi à partir de maintenant,un de mes films préfèrés avec le film FRIDA de Julie Taylor(une autre petite merveille sur la vie de Frida Kahlo que je vous conseille aussi).
    Et c’est vrai qu’hélas il n’est pas sorti en DVD…Et s’il éxiste,merci d’avance pour l’info par Email!!

  8. L’idée de faire du personnage de Taylor une femme peintre qui peint inlassablement le même oiseau sur cette plage déserte c’est déjà superbe . Les dialogues sont pointus sur l’éducation ,l’engagement , le péché ,l’amour charnel et puis aussi la douleur des sentiments qui meurent , celle de l’enfant qui va partir , bref ,c’est la vie avec ses grandeurs et ses défaites ! le cinéma de Minelli reste fort et violent , trés noir aussi …; si il y a tant de gens sur les divans çà veut peut être dire que nous nous débattons toujours avec les mêmes questions ….

  9. J’ai 70 ans et espère que ce chef-d’oeuvre paraîtra en DVD avant ma mort Il est étonnant que ce génie du 7ème art reste encore trop souvent incompris .
    Bruno Perrin

  10. Un film inoubliable que j’ai eu le bonheur de retrouver sur Internet.
    Tout est magnifique: les décors, les acteurs, l’histoire intemporelle.
    On peut le revoir indéfiniment…

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