14 avril 2020

Ce sentiment de l’été (2015) de Mikhaël Hers

Ce sentiment de l'étéAu milieu de l’été à Berlin, Sasha, une française de 30 ans, meurt soudainement. Alors qu’ils se connaissent peu, son compagnon américain Lawrence et sa sœur Zoé se rapprochent. Ils partagent comme ils peuvent la peine et le poids de l’absence…
Sur un scénario de Mikhaël Hers et Mariette Désert, Ce sentiment de l’été aborde de façon très délicate le thème du deuil et de l’absence. Le réalisateur montre beaucoup de douceur dans son approche des personnages, beaucoup de simplicité également car les dialogues sont relativement réduits et c’est par petites touches qu’il nous montre le lien qui se forme et le retour de la vie. Le récit se déroule sur trois étés, dans trois pays différents : Berlin, Paris et Annecy, et enfin New York. Sans pathos ni dramatisation, le film parvient à nous émouvoir par la justesse des sentiments exposés.
Elle: 4 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Anders Danielsen Lie, Judith Chemla, Marie Rivière, Féodor Atkine
Voir la fiche du film et la filmographie de Mikhaël Hers sur le site IMDB.
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Remarque :
* Le (joli) titre s’inspire du titre de la chanson That Summer Feeling de Jonathan Richman (Modern Lovers).

Ce sentiment de l'étéAnders Danielsen Lie dans Ce sentiment de l’été de Mikhaël Hers.

24 mai 2014

Oslo, 31 août (2011) de Joachim Trier

Titre original : « Oslo, 31. august »

Oslo, 31 aoûtEn ce dernier jour d’été à Oslo, Anders est en fin de cure de désintoxication. On l’autorise à aller passer une journée en ville. Il ne sait encore quel sens donner à sa vie : reprendre son ancienne activité de journaliste où il était assez brillant, retrouver ses anciens amis et petites amies, renouer avec sa famille ? … Cinquante ans après Louis Malle, le norvégien Joachim Trier adapte une nouvelle fois à l’écran le roman de Pierre Drieu la Rochelle Le Feu follet. Il parvient à le moderniser de façon étonnante et lui donne une dimension encore plus grande. Alors que chez Louis Malle, Maurice Ronet était surtout dépressif, le personnage d’Anders est ici très lucide mais, à l’heure où il peut, ou plutôt il doit, remettre toutes les pendules à zéro, il s’interroge sur le sens de l’existence, du moins de son existence. Sur une journée entière, il va être confronté à plusieurs situations susceptibles de lui apporter des réponses. Ce questionnement assez large donne une dimension philosophique au film, ce qui lui enlève au passage toute noirceur. Si on veut bien le voir ainsi, Oslo, 31 août n’est en rien déprimant. Le personnage d’Anders est certes dépressif mais reste capable d’analyse, son tort étant, entre autres, d’analyser trop froidement (d’où son constat final). Le film de Joachim Trier n’est pas sans défaut, avec quelques longueurs (notamment dans la scène d’anniversaire et dans la boite de nuit), mais comporte aussi de belles trouvailles comme celle où Anders, seul à la terrasse d’un café, écoute les conversations des tables qui l’entourent, un kaléidoscope d’exemples de sens de vie. Oslo, 31 août a l’avantage de faire partie de ces trop rares films qui portent en eux une réflexion que l’on se surprend à prolonger une fois la projection terminée.
Elle:
Lui : 5 étoiles

Acteurs: Anders Danielsen Lie
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