A gauche : L’affiche de Closer, film de Mike Nichols (2004) avec Julia Roberts
A droite : L’affiche de Les Témoins d’André Téchiné (2007)
Closer est un très bon film, certes, mais de là à « s’inspirer » de la sorte de son affiche… C’est un procédé qui surprend de la part d’André Téchiné, l’un des meilleurs cinéastes français.
Elle :
Quelques scènes amusantes avec le majordome et les nombreux claquages de portes. Mais dans l’ensemble, l’intrigue de La Comtesse de Honk-Kong semble un peu pesante et traîne en longueur. Marlon Brando aux traits empâtés et à la voix nasillarde n’est pas très convaincant dans son rôle de fils d’un magnat du pétrole.
Note :
Lui :
J’ai apprécié cette comédie réalisée par Chaplin. Le thème en est certes très simple et la mise en scène imparfaite, mais elle fonctionne bien, soutenue par un fameux duo d’acteurs : le charme de Sophia Loren opère pleinement et Marlon Brando marmonne comme il se doit… Certains gags, telle la précipitation causée par les (nombreux) coups de sonnette à la porte, font penser aux films muets de Chaplin. Seule la fin paraît un peu poussive.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Marlon Brando, Sophia Loren, Sydney Chaplin, Tippi Hedren
Voir la fiche du film et la filmographie de Charles Chaplin sur le site imdb.com.
Elle :
La façon de raconter la vie de la belle comtesse aux pieds nus est originale : lors de son enterrement, les proches qui l’ont connue racontent un par un leur relation avec elle. La lumineuse Ava Gardner incarne cette danseuse devenue star de cinéma. Bogart joue sobrement le rôle du metteur en scène protecteur. Le réalisateur dépeint avec cruauté le monde superficiel d’Hollywood et met en avant les valeurs humaines telles la sincérité, l’amitié, la fidélité. Les menteurs, les poseurs et baratineurs sont ridiculisés. Le couple Gardner / Bogart est très touchant d’autant plus que l’actrice a divorcé trois fois et n’a jamais eu d’enfant dans sa vraie vie.
Note :
Lui : Ce grand classique de Mankiewicz n’a pas pris une ride et c’est toujours un grand plaisir de le revoir. D’une part, le regard quelque peu mordant qu’il porte sur le monde du cinéma et sur une certaine aristocratie s’applique tout aussi bien de nos jours. D’autre part, la magie qui se dégage de son oeuvre, cette ambiance à la limite du conte de fées, semble inaltérable au temps. Ava Gardner resplendit et Humphrey Bogart, tout en retenue, dégage une force rare de son personnage. La construction du film est superbe, sorte d’enquête qui n’est pas sans rappeler Citizen Kane. C’est l’un des films les plus aboutis, les plus parfaits de Mankiewicz. La Comtesse aux pieds nus est un film qui mérite bien son aura ; il est à classer parmi les plus grands films de toute l’histoire du cinéma.
Note :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 5,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Humphrey Bogart, Ava Gardner, Edmond O’Brien, Marius Goring, Valentina Cortese, Rossano Brazzi
Voir la fiche du film et la filmographie de Joseph L. Mankiewicz sur le site imdb.com.
Elle :
Alors que j’appréhendais un peu de regarder cette comédie française, je fus finalement agréablement surprise. Certes, ce n’est pas un chef-d’oeuvre, mais on rit franchement. Les gags fonctionnent bien, sans aucune lourdeur ni vulgarité. Patrick Braoudé, acteur et réalisateur, manie les dialogues et les effets de surprise avec une certaine dextérité. Bref, on passe un bon moment.
Note :
Lui :
Bonne surprise: c’est une excellente comédie à la française que Patrick Braoudé nous livre là. Le scénario est amusant et original, mais surtout les acteurs jouent avec justesse, sans chercher à en rajouter. Le résultat est très drôle, avec beaucoup de petites trouvailles pour rebondir sans arrêt. Une réussite.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Maria de Medeiros, Isabelle Candelier, Patrick Braoudé, Daniel Russo, Gad Elmaleh, Elie Semoun, Thierry Lhermitte
Voir la fiche du film et la filmographie de Patrick Braoudé sur le site imdb.com.
Titre original : « Anchorman: the legend of Ron Burgundy »
Elle :
(pas vu)
Lui :
Que l’histoire de base soit inspirée de faits réels, en l’occurrence les difficultés de la journaliste Jessica Savitch pour s’imposer dans le monde de la télévision des années 70, est plutôt secondaire car le film est surtout une occasion pour Will Ferrell de faire son numéro de comique assez gesticulant et outrancier. Son personnage n’est absolument pas crédible tant il en rajoute pour le crétiniser au maximum. De ce fait, le film n’est pas vraiment une satire de quoi que ce soit. Sur le plan comique, les gags sont un peu répétitifs et toujours sur le même registre : il faut rire de la bêtise des personnages avec en prime une bonne dose de l’humour potache habituel. Il y a quelques bonnes trouvailles qui font sourire mais ces moments sont bien rares.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Will Ferrell, Christina Applegate, Paul Rudd, Steve Carell, David Koechner
Voir la fiche du film et la filmographie de Adam McKay sur le site imdb.com.
Elle :
En bref (*) : Bon film de suspense à la Hitchcock. Quelques longueurs cependant mais Clint Eastwood montre dès ce premier film ses talents pour la mise en scène.
Note :
Lui :
En bref (*) : Un suspense hitchcockien qui fonctionne vraiment parfaitement, à tel point qu’il en devient par moments assez terrifiant.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Clint Eastwood , Jessica Walter, Donna Mills, John Larch
Voir la fiche du film et la filmographie de Clint Eastwood sur le site imdb.com.
Voir les autres films de Clint Eastwood chroniqués sur ce blog…
(*) Les commentaires de la rubrique « en bref » datent des tous premiers mois où nous avons commencé à noter nos impressions sur les films que nous regardions : ils étaient effectivement très brefs.
Elle :
Court film noir et blanc à la mise scène étrange et originale. Le découpage est une imbrication de morceaux de vie d’un jeune chômeur qui veut devenir écrivain. Pour trouver des idées de scénario, il suit des gens dans la rue et entre dans leur vie. Toutefois il se fait piéger par un cambrioleur. L’idée de départ est intéressante et on se laisse captiver par cette histoire car on découvre la réalité petit à petit. Cependant, il y a des longueurs même dans un film d’1h10.
Note :
Lui :
Ce film noir anglais m’a rappelé Croupier de Mike Hodges que nous avons vu récemment, par certains points seulement car il me paraît bien moins réussi. Malgré sa brièveté (1h10), il souffre hélas de quelques longueurs. Par contre, la construction est originale, mêlant sans prévenir le présent et deux niveaux de flash-back comme pour nous inciter à recoller les morceaux. L’ambiance est sans doute un peu trop noire. La fin, surprenante, offre plusieurs rebondissements.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Etonnante production anglaise dans le style Conte des mille et une nuits. Pour l’époque, la réussite visuelle et technique est impressionnante. Les couleurs sont chatoyantes, les décors somptueux et les effets spéciaux d’incrustation sont assez réussis. Michael Powell parvient à éblouir le spectateur en lui offrant constamment des rebondissements, des scènes inattendues et magiques.
Note :
Lui : Dans cette version du Voleur de Bagdad, c’est la prouesse technique qui frappe en premier lieu : un très beau Technicolor (aux couleurs fort bien conservées), des lieux grandioses, des effets spéciaux spectaculaires tels un cheval volant ou un géant. Le film eut officiellement 3 réalisateurs auxquels il faut ajouter 3 autres non crédités : Alexander Korda (le producteur), Zoltan Korda et William Cameron Menzies. Le scénario ne cesse d’offrir au spectateur des situations nouvelles. Il est dommage que la trame globale soit si simplette mais le film est vraiment un beau spectacle visuel.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Conrad Veidt, Sabu, June Duprez, John Justin, Rex Ingram
Voir la fiche du film et la filmographie de Michael Powell sur le site imdb.com.
Le voleur de Bagdad a été adapté plusieurs fois au cinéma mais on peut considérer cette version anglaise comme étant la plus réussie.
Les autres versions sont : Le voleur de Bagdad de Raoul Walsh (1924) avec Douglas Fairbanks, qui fut l’un des plus gros succès du cinéma muet. Le Voleur de Bagdad de Arthur Lubin (1961) avec Steve Reeves Le voleur de Bagdad de Clive Donner (1978) avec Roddy McDowall
Elle :
Vision étonnante et intéressante de ce roi cruel avide de pouvoir. Les malheurs et les échecs de sa vie privée s’accumulent. Les destinées du royaume étaient entre les mains de personnages dépourvus de scrupules et d’humanité.
Note :
Lui : Ce film historique est tenu à bout de bras par Charles Laughton, qui interprète avec grand brio cet Henry VIII ventripotent envers lequel le film est plutôt indulgent. Cette vision fut très critiquée par les historiens. Malgré les quelques imprécisions de la mise en scène (le film fut d’ailleurs tourné très rapidement), le film se laisse encore regarder avec plaisir.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Charles Laughton, Robert Donat, Merle Oberon
Voir la fiche du film et la filmographie de Alexander Korda sur le site imdb.com.
Voir les autres films de Alexander Korda chroniqués sur ce blog…
Elle :
Une comédie un peu conventionnelle qui se laisse regarder malgré quelques longueurs. Une riche veuve londonienne rachète un théâtre pour y donner des revues dénudées. Il y a des moments amusants surtout dans la première partie. Judi Dench et Bob Hoskins sont convaincants. A partir de cette histoire vraie, Stephen Frears a sans doute voulu mettre en avant le désir de frivolité et de gaieté qui anime les gens lorsque la guerre est là. Toutefois, le scénario manque d’épaisseur dans la deuxième partie; l’intérêt s’effiloche. Ce ne me semble pas être le meilleur film de Stephen Frears.
Note :
Lui :
Basée sur des personnages ayant réellement existé, cette histoire de veuve, qui rachète un théâtre pour se trouver une occupation et y lancer une revue de music-hall, est assez plaisante mais ne semble pas avoir été traitée par Frears avec beaucoup de conviction. On peut d’ailleurs s’interroger sur la finalité d’un tel film. Les personnages secondaires sont très mal exploités. La photographie, peu inspirée, a en permanence ce voile blanc que l’on voit si souvent dans les films (récents) se situant dans l’entre-deux-guerres. Le ton général est tout de même assez enjoué et donne un film qui se laisse regarder mais qui s’oubliera certainement très rapidement.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Judi Dench, Bob Hoskins, Will Young, Kelly Reilly, Christopher Guest
Voir la fiche du film et la filmographie de Stephen Frears sur le site imdb.com.
Voir les autres films de Stephen Frears chroniqués sur ce blog…