19 janvier 2006

Le mystère de la chambre jaune (2003) de Bruno Podalydès

Le Mystère de la chambre jaune Elle :
Film plaisant à regarder surtout dans la première et la dernière partie mais qui ne reflète pas vraiment le plaisir que j’avais eu à lire le roman de Gaston Leroux. Bruno Podalydès fait preuve de talent mais a trop tendance à mettre dans le film toutes ses passions notamment son admiration pour les burlesques (Tati, Chaplin, …), pour les personnages de bande dessinée, pour Alain Resnais auquel il rend hommage en choisissant Pierre Arditi et Sabine Azema. L’humour, la profusion d’inventions amusantes, d’objets hétéroclites participent à ce bric-à-brac et nuisent un peu au fil moteur du scénario que l’on perd un peu de vue.
Note : 3 étoiles

Lui :
Cette adaptation du roman de Gaston Leroux est assez différente des précédentes, faisant une grande place à un humour qui paraît un peu désuet et décalé, qui a tendance à casser le charme et l’envoûtement qui règne normalement dans cette histoire si fantastique d’apparence. Il n’en reste pas moins, qu’avec ce mystère de la chambre jaune, nous sommes en présence d’une très belle brochette d’acteurs ; c’est un délice de les voir évoluer.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Denis Podalydès, Jean-Noël Brouté, Claude Rich, Sabine Azéma, Michael Lonsdale, Olivier Gourmet, Pierre Arditi, Julos Beaucarne
Voir la fiche du film et la filmographie de Bruno Podalydès sur le site IMDB.

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19 janvier 2006

L’arche russe (2002) de Aleksandr Sokurov

Titre original : « Russian Ark »

L'Arche russe Elle :
Exercice de style prodigieux puisque le film est en lui-même le plus long plan séquence de l’histoire du cinéma : il dure tout le film (1h30). Pour parvenir à ce résultat, Sokurov nous entraîne dans une longue déambulation dans le Musée de l’Hermitage à St-Pétersbourg au cours de laquelle on rencontre des personnages de l’époque du Tsar et de l’époque contemporaine. Je tiens le coup 1h puis craque. Cette promenade finit par être très ennuyeuse. Les acteurs sont doublés et le son est médiocre. Les contraintes de l’exercice prennent le pas sur le fond au détriment d’un bon scénario avec des personnages forts. Dommage car les moyens techniques utilisés ont été colossaux (2000 figurants).
Note : pas d'étoile

Lui :
L’idée était assez intéressante mais le résultat décevant : la forme si originale que le réalisateur a adoptée l’handicape énormément pour nous fournir un scénario intéressant et on regarde cela d’un oeil étranger. C’est vraiment dommage.
Note : pas d'étoile

Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Sergei Dontsov, Mariya Kuznetsova, Leonid Mozgovoy
Voir la fiche du film et la filmographie de Aleksandr Sokurov sur le site IMDB.
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Lire un point de vue différent (et plus approfondi…) sur le site fluctuat.net

18 janvier 2006

Sweet Sixteen (2002) de Ken Loach

Sweet Sixteen Elle :
Une nouvelle fois, Ken Loach parvient à nous faire partager avec talent ses préoccupations sociales au travers d’un adolescent de 16 ans confronté au trafic de drogue. Sa famille est dévastée ; il a quitté l’école et s’enfonce peu à peu dans la délinquance. Son seul but est de sortir sa mère de prison et de lui offrir une vie décente. C’est la rage au ventre qu’il prend de plus en plus de risques pour survivre. Les paysages magnifiques de l’Ecosse contrastent fortement avec l’environnement glauque de ces déshérités. Patiemment et sans aucune démonstration, Ken Loach trace le portrait d’une génération perdue sur un ton authentique.
Note : 4 étoiles

Lui :
Encore beaucoup d’authenticité et de vérité dans ce film de Ken Loach, qui parvient à nous mettre très près de son personnage principal. On pourrait reprocher à Loach sa vision assez désespérée de tout cela, puisque malgré toute sa volonté et son ardeur son personnage principal s’enfonce et ne s’en sort pas. Quelques longueurs également, mais globalement c’est un film qui nous apporte un certain témoignage de situations presque sans issue.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Martin Compston, William Ruane
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18 janvier 2006

Petite chérie (2000) de Anne Villacèque

Petite chérie Elle :
Quelques bonnes choses dans ce film assez particulier. La réalisatrice s’attache à dépeindre le désir de bonheur d’une société atone et sclérosée par son habitat de banlieue sans âme, son train de vie gris et monotone, ses citoyens sans rêve et imagination. C’est au travers d’une trentenaire célibataire coincée qui ne vit l’amour qu’au travers de romans à l’eau de rose qu’elle fait ses observations. Même sa rencontre avec l’élu de son coeur, un SDF qui escroque ses parents, ne mène au bonheur tant désiré. On peut reprocher un manque de rythme dans la construction du scénario qui nuit à l’ensemble.
Note : 3 étoiles

Lui :
Si la base du scénario est intéressante, si le climat installé par la réalisatrice est assez particulier et original, il n’en reste pas moins que le film déçoit, surtout du fait de plans inutilement longs, étirés jusqu’à en devenir ennuyeux, et il est bien difficile de résister d’appuyer sur l’avance rapide. Il aurait sans doute fallu jouer un peu plus avec la mise en place des personnages (on sait tout dans les 5 premières minutes). La fin semble plaquée et n’est guère crédible.
Note : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Corinne Debonnière, Jonathan Zaccaï

17 janvier 2006

L’Homme sans passé (2002) de Aki Kaurismäki

Titre original : « Mies vailla menneisyyttä »

L'Homme sans passé Elle :
Excellent film du cinéaste finlandais qui choisit de parler de l’amnésie d’un homme qui a été frappé à mort par des malfrats. Aki Kaurismaki reste fidèle au monde des exclus, des sans-logis, des marginaux et retrace la renaissance de cet homme qui a perdu son identité et est libéré du carcan des conventions. Il nous emmène dans les terrains vagues où les containers servent d’abri et va à la rencontre de ces gens solidaires et généreux. Les visages sont bouleversants d’humanité et de sincérité. Le réalisateur manie l’humour froid avec brio. Les situations sont cocasses ; les visages sont impassibles. Ce monde en marge s’oppose au monde industriel carnassier qui laisse les gens au bord du chemin.
Note : 5 étoiles

Lui :
L’Homme sans Passé est un film très personnel et original de Kaurismaki qui nous raconte une sorte de fable mettant en scène un homme qui doit repartir de rien, sans passé, sans identité, sans argent. D’une certaine manière, il met en valeur les côtés humains, ce qui est essentiel, l’amitié, l’amour,… Et c’est surtout la forme qui est étonnante, car il crée un climat en redéfinissant les rapports aux objets, à l’environnement. Beaucoup d’humour également, mais un humour très glacé : “pince sans rire” est même un mot trop faible pour le décrire… Au final, nous avons une histoire assez forte, mais aussi très plaisante.
Note : 5 étoiles

Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 5,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Markku Peltola, Kati Outinen
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16 janvier 2006

« Ali » (2001) de Michael Mann

Ali Elle :
Je n’étais pas très chaude pour regarder ce film sur Mohamed Ali alias Cassius Clay mais je n’ai pas regretté mon choix. Ce n’est pas un film sur la boxe mais plutôt sur le combat d’un boxeur de couleur qui devient musulman, revendique le droit des noirs et milite aux côtés de Malcom X au risque de déplaire au pouvoir américain qui fait tout pour l’anéantir. On assiste à sa chute, son refus du compromis et son choix de croire en ses idées jusqu’au bout. Will Smith est assez pathétique en incarnant Ali. On participe à ses désillusions, ses tourments et ses rebonds. D’autre part, le film restitue de façon grandiose cette atmosphère des années 60 avec la foule, les grosses voitures et la musique soul en background. Le film est rythmé par la musique, les coups de poing de Ali et son combat pour les idées.
Note : 5 étoiles

Lui :
Tourné comme un clip, avec un montage très nerveux et parfois 3 voire 4 bandes-sons superposées, le film est beaucoup trop fatiguant à regarder. La forme prend nettement le pas sur le fond et le spectateur n’a pas le droit à beaucoup d’explication. Ce n’est qu’au milieu du film que l’histoire semble reprendre un peu ses droits, mais je n’ai pu tenir jusque là…
Note : pas d'étoile

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Will Smith, Jamie Foxx, Jon Voight
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13 janvier 2006

Embrassez qui vous voudrez (2002) de Michel Blanc

Embrassez qui vous voudrez Elle :
Adaptation plutôt réussie du roman anglais de Joseph Conolly “Vacances anglaises”. J’ai trouvé le roman encore plus loufoque et déjanté avec des descriptions de personnages hilarantes. Michel Blanc s’en tire plutôt bien en privilégiant peut-être plus le côté sombre et grinçant de toutes ces vies déréglées. L’humour et les quiproquos sont au rendez-vous également et les acteurs sont assez convaincants. Cette satire sur les snobs, les jaloux, les couples fatigués, l’appât du gain témoigne d’une certaine réalité où l’individualisme et la réussite sociale sont les nouveaux étendards. Où sont passées nos utopies !
Note : 4 étoiles

Lui :
Comédie de moeurs très bien ficelée et dont le scénario est vraiment riche en rebondissements et quiproquos de qualité. On passe vraiment un bon moment et le film est bien plus convaincant que les films précédents de Michel Blanc. Bonnes prestations d’acteurs.
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Charlotte Rampling, Jacques Dutronc, Carole Bouquet, Michel Blanc, Karin Viard, Denis Podalydès, Clotilde Courau, Vincent Elbaz
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13 janvier 2006

Le mariage des moussons (2001) de Mira Nair

Titre original : « Monsoon Wedding »

Le mariage des moussons Elle :
Ce film indien est intéressant car il nous projette au coeur d’une famille bourgeoise indienne tiraillée entre le monde traditionnel et les moeurs occidentales. On assiste aux amours, ruptures, questionnements sur les choix de vie La famille est toute puissante et les mariages arrangés sont courants. L’attirance pour l’Amérique est très forte. Ce père de famille qui va laisser partir sa fille avec un indien informaticien aux Etats-Unis est attachant de par son amour pour sa famille mais aussi parce qu’il ne cherche pas à sauver les apparences. Il va jusqu’à exclure un membre de la famille qui a abusé de sa fille adoptive. Les femmes dans leurs saris chatoyants semblent épanouies malgré leurs doutes. Des plans courts sur les rues grouillantes d’humains grisâtres rythment le film. J’ai nettement préféré ce film à Lagaan de par la richesse de son regard sur cette société indienne à deux vitesses.
Note : 4 étoiles

Lui :
Ce film flirte avec le bollywood mais sans tomber franchement dedans. On suit avec assez d’intérêt la vie de cette famille de New Delhi, une famille qui s’apprête à célébrer le mariage (arrangé) de l’une des filles. Bien entendu, cette famille aisée n’est pas représentative et la réalisatrice a inséré entre certains plans des scènes de rues comme pour nous montrer le vrai visage des villes indiennes actuelles. La mise en scène est globalement assez heurtée et chaotique, ce qui est parfois à la limite du désagréable. L’ensemble reste bon enfant…
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Naseeruddin Shah, Lillete Dubey, Shefali Shetty
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12 janvier 2006

Beijing bicycle (2001) de Wang Xiaoshuai

Titre original : « Shiqi sui de dan che »

Beijing bicycle Elle :
Film chinois contemporain qui nous propose un regard intéressant et interrogateur sur la société chinoise à Pékin. On se sent plein de curiosité pour cette ville en activité. Le réalisateur filme les mutations à l’occidentale, la rigidité des codes, l’écart de niveau de vie entre les plus aisés et les pauvres. Le vélo y est roi et représente un trésor inestimable pour les plus mal lotis. C’est le cas pour ce jeune chinois qui se le fait voler et cherche à le récupérer à tout prix. On assiste à ses recherches, ses confrontations houleuses avec son patron et ses clients, ses combats de rue avec d’autres adolescents. Ce périple urbain qui donne l’occasion de nous plonger au coeur de cette société en mutation est malgré tout un peu lent. Il y a peu de dialogues. Le réalisateur mise sur les silences, les regards, les cadrages fixes pour faire comprendre la situation.
Note : 3 étoiles

Lui :
Si on suit avec grand intérêt le début du film qui nous plonge dans l’univers d’une grande ville chinoise, le scénario s’enlise hélas un peu ensuite, avec des histoires de règlements de compte assez extravagants. C’est d’autant plus dommage que de nombreuses facettes du scénario sont laissées à l’abandon et le réalisateur reste sur l’obstination de son héros. On sent qu’il y aurait pu avoir là un très beau film.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Lin Cui, Li Bin, Zhou Xun
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12 janvier 2006

« En jouant ‘Dans la compagnie des hommes’ » (2003) d’ Arnaud Desplechin

En jouant ‘Dans la compagnie des hommes' Elle :
Abandon au bout de 30 minutes. Le film est surtout ennuyeux par sa forme : caméra DV cahotante, images floues, mauvaise qualité de son… Le cinéma doit-il basculer dans la ciné réalité pour faire plus vrai…? Dommage, la forme nuit au fond.
Note : pas d'étoile

Lui :
L’ensemble est rendu très confus par une façon de filmer cahotante (caméra à l’épaule, aucune image nette, plans sans intérêt) et aussi par une mise en place du scénario erratique. Il est bien difficile de s’intéresser… Abandon.
Note : pas d'étoile

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Sami Bouajila, Jean-Paul Roussillon, Hippolyte Girardot
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