Lui :
Dans ses premières minutes, le film fait plutôt peur… crainte de se trouver face à un éventaire de clichés sur les suisses, qui ne traversent pas au feu vert et qui ne jetent pas de papier par terre. Mais rapidement, on s’aperçoit que le film est tout autre : Léa Fazer s’amuse de ces différences, tourne en dérision les images d’Epinal, se moque gentiment de tout le monde et nous délivre par-dessus tout cela une histoire qui finit par nous intriguer. C’est assez réussi pour un premier film, car elle a su trouver le ton juste et éviter les écueils et la facilité. L’ensemble reste très léger, il y a beaucoup d’humour (à prendre au second degré), mais sans être trop superficiel. Un film qui fait passer un bon moment.
Note :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 3,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Ce portrait de bobos parisiens accablés de phobies et d’angoisses n’est pas très réussi malgré la présence de Victoria Abril qui chasse les mites, de Jean-Pierre Darroussin qui a peur de la campagne et de Sylvie Testud qui tombe amoureuse d’un muet. Se greffe autour de ces couples une histoire que Jeanne Labrune tente en vain de rendre inquiétante sur le rôle de ce muet. Les dialogues et les situations ne paraissent pas très naturelles et crédibles. Le scénario est trop mince pour que l’on puisse s’y intéresser et on finit par s’ennuyer.
Note :
Lui :
Cette comédie de Jeanne Labrune apparaît trop artificielle à la fois au niveau des dialogues et des mises en situation. L’humour paraît vraiment plaqué, ces réflexions pseudo existentielles à la Woody Allen ne s’intègrent pas bien ; de plus, quand Jeanne Labrune veut nous mener en bateau, cela ne marche pas bien du tout… Il y a cependant quelques bons moments, mais ils sont hélas bien trop rares et courts.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Dai Sijie adapte son propre roman à l’écran et nous transporte dans un camp de rééducation chinois où deux jeunes hommes lisent en cachette des romans occidentaux interdits dans la Chine communiste. Ils tombent amoureux de la petite tailleuse que la lecture de Balzac transforme à jamais. Même si la première partie du film a un peu de mal à se mettre en place et à impliquer le spectateur, la seconde partie est nettement plus riche et émouvante. Le thème du pouvoir des livres sur le destin des êtres humains est original. La disparition sous les eaux de cette région reculée aux paysages impressionnants est également bouleversante.
Note :
Lui :
C’est une histoire à la fois simple et aussi assez forte du séjour de deux jeunes chinois dans un camp de rééducation. Aucune scène spectaculaire, tape à l’oeil ou image d’Epinal : il s’agit au contraire d’un récit empreint d’une grande authenticité, racontée simplement mais joliment, une histoire assez forte et surtout touchante. Un très beau film.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle : (En bref) La caméra baladeuse et hoquetante est constamment rivée sur la nuque de ce prof de menuiserie interprété par Olivier Gourmet. C’est terrifiant. Du fait de sa forme, le film est franchement inabordable. (Abandon)
Note :
Lui : (En bref) Je ne parviens pas à regarder l’écran de façon prolongée. (Abandon)
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Abdel Kechiche, réalisateur de L’Esquive, nous plonge dans l’univers de galères, de solitude mais aussi de solidarité, d’un immigré clandestin à Paris. C’est le royaume de la débrouille, des foyers, de l’hôpital psychiatrique, des faux papiers, de l’entraide mais aussi de l’amour. Ce parcours est à la fois triste et joyeux car l’espoir de construire sa vie est toujours présent. La réussite du film réside également dans le choix de personnages attachants, émouvants et même truculents : Sami Bouajila incarne avec talent un homme vulnérable, Elodie Bouchez, une jeune femme déglinguée et Bruno Lochet, le copain au grand coeur. Les seconds rôles sont également bien campés. Du beau cinéma également avec de superbes éclairages pendant des scènes d’amour filmées avec beaucoup de sensualité. Ce film plein d’humanité et d’émotion ne laisse pas indifférent et montre avec vérité et sans caricature l’envers du décor.
Note :
Lui : La Faute à Voltaire a de bons côtés, avec en tout premier ses personnages, candides, attachants, très humains, mais aussi des imperfections, notamment une tendance à idéaliser les rapports humains et un étirement certain du récit qui fait paraître certaines scènes interminables, surtout dans la seconde moitié du film. C’est néanmoins un film réussi dans le sens où Abdelatif Kechiche parvient à faire passer de nombreux sentiments dans son film qui en devient ainsi plein d’humanité. Il a aussi le mérite de nous faire comprendre les difficultés rencontrées par des immigrants plus ou moins clandestins tout en évitant de trop flirter avec le documentaire ou le film social. C’est réellement une histoire qu’il nous raconte, une histoire assez forte d’ailleurs du parcours de cet homme et de ses deux rencontres féminines. Elodie Bouchez se donne visiblement à coeur joie dans son rôle de fille gentiment névrosée. Kechiche montre une certaine attirance pour les cadrages très serrés et sa caméra est assez mobile mais sans excès.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Comédie douce amère sur les déboires amoureux d’un cinquantenaire incarné par Jean-Pierre Bacri. Abandonné par sa femme, il s’attache à sa jeune femme de ménage. Le film est adapté du roman de Christian Oster. On perd sans doute quelque chose de l’écriture originale car le film tourne un peu en rond mais on se laisse prendre par cette histoire attachante où les gens en proie à leurs désillusions et solitude s’accrochent à ce qu’ils peuvent.
Note :
Lui :
Une comédie assez plaisante mais un peu prévisible et sans grande surprise. Bacri semble en petite forme, comme si ce scénario de quadragénaire, dont la vie est (un peu) perturbée par l’irruption d’une jeunette de vingt ans qu’il prend comme femme de ménage, ne lui disait trop rien.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Tentative bien infructueuse de comédie insipide à l’américaine qui repose sur un duo d’acteurs : le grincheux hypocondriaque (Jean Reno) qui se laisse séduire par une barbie écervelée (Juliette Binoche). Non seulement, le sommeil vous gagne mais en plus vos oreilles sont mises à rude épreuve par les sonneries de téléphones mobiles et les ambiances assourdissantes d’aéroports.
Note :
Lui : (En bref) Pas vraiment de scénario, beaucoup de vide… ennuyeux et même un peu irritant.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Lui :
Roland Emmerich, on le sait, n’est pas un cinéaste attiré par la dentelle et le macramé. Non, il aime les catastrophes et il les aime massives. Donc quand il crée une tornade, il lui donne la taille d’un continent entier, et ses raz de marée rivalisent de hauteur avec les plus hauts immeubles de Manhattan. Ce côté démesuré enlève toute crédibilité éventuelle au film et l’on reste simple spectateur, pas vraiment concerné. La scène où New York est submergée par les flots reste tout de même le meilleur moment du film, le reste étant ultra conventionnel, suivant à la lettre tous les codes du genre. Une fois la catastrophe survenue, le film paraît bien long.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Une géologue un peu braque est chargé d’accompagner un homme d’affaires japonais coincé dans les magnifiques paysages du désert australien. C’est avec sensibilité que Sue Brooks filme la relation amoureuse qui se tisse entre ces deux personnages car tout les oppose au départ. C’est dans l’adversité qu’ils commencent à faire tomber les masques et à se regarder d’un oeil différent. Tout passe par le regard et les gestes de douceur. Il y a peu de dialogues. La musique est lancinante comme pour exprimer l’inexorabilité de cette histoire. La réalisatrice fait chavirer brutalement la destinée du film de façon très inattendue ce qui lui redonne toute son intensité et originalité. Toni Collette exprime une belle palette d’émotions pour signifier son attachement.
Note :
Lui :
A sa base, le scénario porte sur la rencontre forcée entre un japonais, jeune businessman rigide, et une jeune femme australienne, plutôt « brut de décoffrage », un peu rustaude. En fait, le film démarre plutôt mal, restant cantonné dans le très conventionnel choc des cultures et choc des personnalités. Cependant, les choses évoluant assez rapidement, Sue Brooks parvient à centrer son film sur une relation plutôt délicate qui s’établit entre ces deux personnages et trouve un bon équilibre, franchement plaisant. Au moment où le scénario semble s’étioler, Sue Brooks fait basculer son film dans un tout autre registre, bien plus dramatique où elle parvient à exprimer des sentiments assez forts tout en restant sur une base simple. Certes, Japanese Story n’est pas un grand film, l’histoire aurait certainement gagnée à être étoffée, mais c’est un film assez réussi, plein de délicatesse… et qui accessoirement nous permet de visiter et d’admirer les déserts australiens.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Désopilant, haletant, original, tels sont les qualificatifs que l’on peut utiliser pour décrire ce dessin animé en images de synthèse. De par ses graphismes singuliers et l’allure très amusante de ses personnages, le film se démarque nettement de Shreck et toute la panoplie Disney. Les animations, gags visuels et sonores sont hilarants. On rit franchement ce qui n’arrive plus très souvent au cinéma. Tout est bien dosé l’humour, l’émotion, l’action. Evidemment, on n’échappera pas à l’éternel happy end. Une vraie réussite.
Note :
Lui : Belle réussite que ce film d’animation, duquel se dégage une spontanéité que des films beaucoup plus léchés, comme Shrek, n’ont pas. Si les procédés pour nous émouvoir sont particulièrement conventionnels (bébé recueilli par des animaux), les personnages sont très réussis, très drôles et pleins d’humour. Le dosage est excellent et l’on passe un très bon moment avec le mammouth, le paresseux, le tigre et… l’écureuil.
Note :
Lecteurs : (2 note(s), moyenne : 3,50 sur 5, vous pouvez noter ce film)