12 décembre 2007

Le fils préféré (1994) de Nicole Garcia

Le fils préféréElle :
Gérard Lanvin incarne avec talent le rôle du fils préféré et découvre peu à peu ses origines. Les déchirures de cette famille composée de trois frères sont dépeintes avec beaucoup de délicatesse et de sensibilité. Les trois frères malgré leurs discordes finissent par se redécouvrir et se retrouver en recherchant leur père disparu. Gérard Lanvin, en dragueur impénitent et chef d’entreprise fauché et roublard, Bernard Giraudeau, en homosexuel provocateur, et Jean-Marc Barr, en bourgeois honteux de ses origines modestes, donnent beaucoup de crédibilité à cette histoire originale.
Note : 5 étoiles

Lui :
Le sujet traité, une famille hétéroclite déchirée par un passé obscur, aurait pu donner un film stressant et déprimant. C’est sans compter le talent de Nicole Garcia, qui depeint le caractère de ces personnages avec délicatesse et beaucoup de demi-teintes tout en laissant de la place à l’ambiguité. Elle est bien-sûr aidée par le talent des acteurs, Gérard Lanvin en tête, mais elle démontre là de réels talents pour la réalisation.
Note : 5 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Gérard Lanvin, Bernard Giraudeau, Jean-Marc Barr, Pierre Mondy, Karin Viard
Voir la fiche du film et la filmographie de Nicole Garcia sur le site imdb.com.

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9 décembre 2007

Les amitiés maléfiques (2006) de Emmanuel Bourdieu

Mes amitiés maléfiquesElle :
Ancien professeur de philosophie et fils de Pierre Bourdieu, Emmanuel Bourdieu a le mérite d’approcher des thèmes peu abordés au cinéma. Il nous plonge avec retenue et authenticité dans le milieu estudiantin, les cours de littérature en amphithéâtre et le milieu littéraire parisien. C’est aussi l’occasion pour lui d’évoquer les questionnements adolescents, les plans échafaudés sur l’avenir, les rêves, les vraies rencontres mais aussi les amitiés perverses, les trahisons, les mauvaises influences d’amis en mal de reconnaissance. Bien que parfois un peu confus, on se laisse emporter par cette frénésie de création qui traverse les personnages.
Note : 3 étoiles

Lui :
Avec Les amitiés maléfiques, Emmanuel Bourdieu se penche sur les relations qui peuvent se nouer au moment de la post-adolescence, ici entre quatre jeunes étudiants à la Sorbonne. L’un d’entre eux, plus charismatique et intransigeant, joue le rôle de leader et influence grandement les trois autres. Les amitiés maléfiques a le mérite de nous plonger dans un univers inhabituel, la façon dont ses personnages se passionnent pour la littérature lui donne même un petit côté XIXe très agréable. Il manque toutefois un peu de flamboyance à son histoire pour nous happer totalement. Très belle prestation de Thibault Vinçon (avec un physique à la Jim Morrison) et de Malik Zidi.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Malik Zidi, Thibault Vinçon, Dominique Blanc, Natacha Régnier, Jacques Bonnaffé, Alexandre Steiger, Thomas Blanchard
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6 décembre 2007

Mélo (1986) d’ Alain Resnais

MéloElle :
La scène d’ouverture qui se passe dans un petit jardin de banlieue permet à Mélo de démarrer dans la légèreté et l’insouciance autour des retrouvailles de deux vieux amis. Puis, peu à peu, les ressorts du scénario se mettent en place. Sabine Azema succombe sous le charme de Dussolier, le fascinant violoniste et souhaite le rencontrer seule. A partir de là, sa double vie l’entraîne dans le mensonge et même pire. Le trio d’acteurs donne beaucoup de crédibilité à cette banale histoire de mari trompé.
Note : 5 étoiles

Lui :
Je dois avouer avoir été légèrement déçu par cette nouvelle vision de Mélo. Ce n’est pas dû à la forme, que j’aime beaucoup : ce style d’adaptation du théâtre au cinéma est franchement parfait, depuis la position des caméras jusqu’aux enchaînements. Ce n’est pas sur le plan de l’interprétation qui est pleine de sensibilité. Non, ce serait plutôt sur le fond, l’histoire, une femme écartelée par son mensonge entre deux hommes, une histoire qui m’a quelque peu ennuyé par moments. J’avais pourtant beaucoup aimé ce film à sa sortie.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Sabine Azéma, Pierre Arditi, André Dussollier, Fanny Ardant
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5 décembre 2007

Le testament du Docteur Cordelier (1959) de Jean Renoir

 Le testament du Docteur CordelierElle :
(pas vu)

Lui :
Pour tourner Le testament du Docteur Cordelier, Jean Renoir a utilisé les moyens utilisés habituellement pour les téléfilms dans le but d’avoir plus de libertés, de trouver des nouvelles voies. Le résultat n’est certainement à la hauteur de ses espérances, avec notamment un flagrant manque d’intensité. Quand on sait de quel roman de Stevenson ce film est l’adaptation (non mentionné au générique), il n’y a aucune surprise, l’ensemble tombe vraiment à plat. Renoir avait certainement prévu son film pour être vu sans être prévenu, pour que le spectateur soit intruigué et s’interroge. Nul doute que Le Testament du Docteur Cordelier s’inscrit en mode mineur dans la filmographie de Renoir.
Note : 3 eacute;toiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jean-Louis Barrault, Teddy Bilis , Michel Vitold, Jean Topart
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28 novembre 2007

Kennedy et moi (1999) de Sam Karmann

Kennedy et moiElle :
Même s’il prend un peu trop souvent sa tête des mauvais jours pour sombrer dans un état dépressif profond, Jean-Pierre Bacri est toujours un acteur qui m’amuse beaucoup et j’ai donc passé un bon moment à rire de ses crises d’humeur. Il ne ferait pas bon, toutefois, d’avoir le même à la maison, Nicole Garcia a bien du mérite pour le supporter… Le scénario souffre de situations confuses ou mal exploitées. Que vient faire la montre de Kennedy dans tout ça? Il faudra me l’expliquer.
Note : 4 étoiles

Lui :
Bacri est toujours amusant en quadragénaire blasé et légèrement dépressif, mais là les scénaristes de Kennedy et Moi ont un peu trop forcé la dose : il est vraiment très dépressif et vraiment très blasé! Toutefois, le film reste agréable et globalement nous fait passer un bon moment. Le début est franchement hilarant. Dommage que l’on ne comprenne rien à cette histoire de montre de JFK.
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jean-Pierre Bacri, Nicole Garcia, Patrick Chesnais, Jean-Claude Brialy
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21 novembre 2007

Sérieux comme le plaisir (1975) de Robert Benayoun

Sérieux comme le plaisirElle :
Plongée en légèreté dans l’atmosphère des années 70 avec toute une pléiade d’acteurs encore méconnus. Un voyage de vacances sur les routes de France entrecoupé de scènes frôlant l’absurde et le décalé et un triangle amoureux entre Ariane (Jane Birkin) et ses deux amours. Le film reflète bien l’insouciance, la fantaisie, l’audace, les nouvelles libertés conquises de ces années-là. En revanche, le scénario est un peu vide et on finit par s’ennuyer.
Note : 2 étoiles

Lui :
A l’heure où les années 70 sont récupérées par des marketeurs en panne d’idées qui n’en donnent qu’une image bien évidemment totalement fausse, il est rafraîchissant de voir un film comme Sérieux comme le Plaisir, un film qui capture si bien l’esprit de cette époque. Sur le thème du trio débridé et libéré (une fille et deux garçons), l’écrivain et critique de cinéma Robert Benayoun s’amuse à retourner les situations avec de nombreuses petites saynètes qui jouent sur le burlesque, le non-sens, le farfelu. Il y place aussi quelques hommages en clin d’œil à WC Fields, Laurel et Hardy, Buster Keaton. La pléiade d’acteurs présents est d’ailleurs assez impressionnante, chacun faisant une petite apparition, un petit coucou. Mais Sérieux comme le Plaisir est surtout plein de vie, nous baignant dans cette insouciance, avec ce sentiment de liberté et d’absence d’entrave, donnant ainsi une des images les plus vraies de l’esprit des années 70. C’est un vrai délice. On ne s’ennuie pas une seule seconde.
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jane Birkin, Richard Leduc, Georges Mansart, Michael Lonsdale, Isabelle Huppert, Francis Perrin
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16 novembre 2007

Quand j’étais chanteur (2006) de Xavier Giannoli

Quand j’étais chanteurElle :
(pas vu)

Lui :
Sur le thème de l’amour autant impossible qu’improbable entre un chanteur de bal de province et une jeune trentenaire, Quand j’étais chanteur a bien du mal à éveiller notre intérêt si ce n’est pour le jeu d’acteur de Depardieu qui nous montre une fois de plus qu’il peut tout faire. Sur le fond, quand je vois les bonnes critiques que ce film a reçues, j’avoue avoir un peu de mal à comprendre cette fascination pour ce qui est ringard, cette façon de feindre de l’apprécier avec une condescendance nourrie de la certitude d’être au dessus de tout cela. Bien évidemment, cette histoire se passe en province, la province des thés dansants, des boîtes de nuit à moitié vides où la moyenne d’âge frôle la soixantaine, la province où la seule activité digne de ce nom est de visiter des maisons à vendre… Quand j’étais chanteur témoignerait-il d’une certaine vision toute parisienne de la province? Tout cela ne serait pas très grave si l’histoire était un tant soit peu intéressante, mais ce n’est pas vraiment le cas.
Note : 1 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Gérard Depardieu, Cécile De France, Mathieu Amalric, Christine Citti
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15 novembre 2007

L’étrangleur de Boston (1968) de Richard Fleischer

Titre original : The Boston Strangler

L'étrangleur de BostonElle :
Cette histoire d’étrangleur de femmes, tueur en série, est plutôt une bonne surprise de par son traitement visuel et psychologique. Au lieu de n’en faire qu’une enquête policière conventionnelle, Fleischer traite le sujet sous l’angle psychanalytique. Tony Curtis vit sa double personnalité de tueur et de père de famille avec douleur. Henry Fonda devient l’accoucheur de son déséquilibre mental. On finirait même par le plaindre de sa souffrance psychologique alors qu’il a tué 11 femmes. D’autre part, l’approche visuelle qui se traduit par plusieurs plans et angles de vue en même temps à l’écran est intéressante et novatrice.
Note : 4 étoiles

Lui :
L’étrangleur de Boston est un film étonnant et efficace. Il commence par nous baigner dans une intrigue policière mais finit en drame psychologique, et l’on en viendrait presqu’à plaindre ce tueur maniaque, magnifiquement interprété par Tony Curtis. Dans la partie policière, Fleischer exploite à fond le format cinémascope en découpant l’image en 2, 3 voire 5 parties, procédé plutôt efficace dans ce contexte. L’étrangleur de Boston est basé sur une histoire réelle ; dans la réalité, Albert De Salvo fut déclaré non responsable de ses actes et enfermé à vie. Il fut assassiné en prison.
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Tony Curtis, Henry Fonda
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Homonyme : Basé sur le même personnage mais dans une optique différente, The Boston Strangler (2006) est un film réalisé par Keith Valley (film non vu mais qui ne semble pas être une merveille).
A noter également que la chanson des Rolling Stones Midnight Rambler serait basée sur ce même personnage d’étrangleur en série (Album Let it Bleed).

11 novembre 2007

L’homme de sa vie (2006) de Zabou Breitman

L'homme de sa vieElle :
Deux maisons dans la Drôme dans lesquelles résident un couple de vacanciers prénommés Frédéric et Frédérique, et Hugo, un homosexuel rejeté par son père. Suite à une invitation, les deux hommes vont être amenés se confier l’un à l’autre et à remettre en cause leurs certitudes sur l’amour, la vie de couple conventionnelle, la solitude, la perfection, l’imperfection. Frédéric se sent attiré par Hugo et ruine sa relation amoureuse avec sa compagne tandis qu’Hugo fait peu à peu tomber ses résistances pour reprendre contact avec sa famille. Ces confidences ponctuent tout le film que Zabou Breitman jalonne de glissements, de suggestions, de visions très poétiques sur la nature, d’effets visuels fluides pour exprimer le flou du sentiment amoureux et de l’amour filial chez ces trois personnages. Les dialogues sont tout en retenue et le jeu des trois acteurs est très convaincant. Zabou Bretman fait preuve d’un réel talent d’écriture pour mettre en scène de façon fort originale et sensible la vie, ses petits bonheurs, ses doutes et ses fêlures.
Note : 4 étoiles

Lui :
Zabou Breitman sort vraiment des sentiers battus avec L’Homme de sa Vie. Le scénario semble tout d’abord ne vouloir que définir une atmosphère et planter quelques personnages pour les laisser vivre devant nous. Par une succession de plans particulièrement travaillés, aux graphismes doux et très évocateurs, le film nous plonge dans l’univers estival d’un village de la Drôme. Mais peu à peu, presque insidieusement, la trame de l’histoire s’épaissit pour laisser paraître un drame sous-jacent. Charles Berling donne beaucoup d’intensité teintée de mystère à son personnage en parfait contraste avec la simplicité apparente de Bernard Campan. Le film forme un très bel ensemble, parfaitement équilibré avec un déroulement original. Même si l’on peut trouver certaines images un peu faciles, L’Homme de sa Vie montre une indéniable personnalité et paraît franchement remarquable.
Note : 5 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Bernard Campan, Charles Berling, Léa Drucker
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10 novembre 2007

Président (2006) de Lionel Delplanque

PrésidentElle :
Pas grand-chose à dire sur ce portrait de président, à mi-chemin entre Chirac et Sarkozy. Présenté sous forme de thriller caricatural à l’intrigue inintéressante et peu crédible, on décroche assez vite.
Note : 1 étoile

Lui :
On ne croit pas beaucoup à cette histoire mettant en scène un jeune président français impliqué dans une obscure histoire de mise au point d’une nouvelle arme. Dupontel n’est guère crédible en président, pas plus que Jérémie Renier en conseiller. Le scénario est extrêmement conventionnel.
Note : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Albert Dupontel, Jérémie Renier, Claude Rich, Mélanie Doutey, Claire Nebout
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