16 novembre 2007

Quand j’étais chanteur (2006) de Xavier Giannoli

Quand j’étais chanteurElle :
(pas vu)

Lui :
Sur le thème de l’amour autant impossible qu’improbable entre un chanteur de bal de province et une jeune trentenaire, Quand j’étais chanteur a bien du mal à éveiller notre intérêt si ce n’est pour le jeu d’acteur de Depardieu qui nous montre une fois de plus qu’il peut tout faire. Sur le fond, quand je vois les bonnes critiques que ce film a reçues, j’avoue avoir un peu de mal à comprendre cette fascination pour ce qui est ringard, cette façon de feindre de l’apprécier avec une condescendance nourrie de la certitude d’être au dessus de tout cela. Bien évidemment, cette histoire se passe en province, la province des thés dansants, des boîtes de nuit à moitié vides où la moyenne d’âge frôle la soixantaine, la province où la seule activité digne de ce nom est de visiter des maisons à vendre… Quand j’étais chanteur témoignerait-il d’une certaine vision toute parisienne de la province? Tout cela ne serait pas très grave si l’histoire était un tant soit peu intéressante, mais ce n’est pas vraiment le cas.
Note : 1 étoiles

Acteurs: Gérard Depardieu, Cécile De France, Mathieu Amalric, Christine Citti
Voir la fiche du film et la filmographie de Xavier Giannoli sur le site imdb.com.

3 commentaires sur « Quand j’étais chanteur (2006) de Xavier Giannoli »

  1. D’accord avec vous aussi, celà nous prouve quand même que malgré un scénario fort peu palpitant, Gérard Depardieu et Cécile de France sont d’excellents acteurs.

  2. Pas d’accord du tout. j’ai adoré cette bluette sentimentale et nostalgique, cette histoire d’une non-rencontre. Le scénario n’est pas hollywoodesque certes, il raconte ce que sont parfois les choses, inachevées, impossibles, mettent en relation des êtres complexes, fatigués, souvent résignés ; pour une fois, quelle bonne surprise! on n’est pas embraqué de force dans un suspense de thriller et dans ces misérables histoires de battants, de héros et de bombes sexuelles.
    Quand à la penture soit-diasant caricaturale de la vie de province, je suis clermontoise d’origine justement et je trouve le ton très juste, non sur la vie de province en général, ce qui ne veut rien dire, et qui serait bien différente vu par un jeune rocker, un étudiant, ou n’importe quel autre personnage, mais parce que le fim montre précisément ce qui est l’univers de son personnage principal. Quoi de plus émouvant que cette vielle dame à la maison de retraite, quel hommage touchant à la chansonnette sentimentale qui fait danser les vieilles, les moches, sur la nostalgie du passé, les illusions…

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