28 novembre 2010

Le silence de Lorna (2008) de Jean-Pierre et Luc Dardenne

Le silence de LornaLui :
Pour réaliser son projet d’ouvrir un snack à Liège avec son petit ami, une jeune albanaise s’est laissé embarquer par un truand dans un plan criminel de double mariage blanc : pour obtenir la nationalité belge, elle a épousé un junkie en espérant qu’il meure rapidement d’une overdose, au besoin en l’aidant un peu. Elle permettra ensuite à un russe de l’épouser moyennant finances. Alors que les personnages des films précédents des frères Dardenne avaient souvent des choix à faire, les personnages du Silence de Lorna n’en ont pas vraiment. Leurs trajectoires sont fermées. En revanche, il est un moment où l’humain peut reprendre le dessus, sorte de basculement qui s’opère lentement en Lorna. Notre basculement à nous, spectateurs, l’avait précédé : si au début du film, il est difficile d’être en empathie avec Lorna, les frères Dardenne nous font rapidement changer notre vision. Tourné en 35mm, sans caméra à l’épaule, Le Silence de Lorna est plus posé, le film délaissant la force pure pour une plus grande subtilité. Les Dardenne sont allés chercher Arta Dobroschi au Kosovo où ils ont auditionné une centaine d’actrices. Elle montre une belle présence dans ce rôle riche et complexe.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Arta Dobroshi, Jérémie Renier, Fabrizio Rongione, Alban Ukaj
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7 octobre 2010

Les filles de Kohlhiesel (1920) de Ernst Lubitsch

Titre original : « Kohlhiesels Töchter »

Les filles de KohlhieselLui :
Dans un petit village des montagnes bavaroises, le tavernier Kohlhiesel a deux filles : autant Gretel, la plus jeune, est charmante et coquette, autant l’aînée Liesel est un véritable dragon au physique ingrat. Xavier, un solide gaillard, aimerait épouser la plus jeune mais le père lui refuse sa main tant que l’aînée n’a trouvé un mari. Il décide de se dévouer avec l’intention de divorcer rapidement… Les Filles de Kohlhiesel est une variation amusante sur le thème de la Mégère apprivoisée mais le tour de force de Lubitsch est d’avoir confié les rôles des deux sœurs à une seule et même actrice. Il est quasiment impossible de le déceler si on le sait pas l’avance et l’actrice Henny Potten réalise là une belle performance. Dans quelques scènes, elles sont même présentes toutes les deux à l’écran (probablement une double exposition avec cache). L’ensemble est plaisant avec un humour assez constant. Le film eut un grand succès populaire.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Henny Porten, Jakob Tiedtke, Emil Jannings, Gustav von Wangenheim
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Remake :
Henny Porten a repris son double rôle dans Gretel and Liesel (1930) de Hans Behrendt (le film semble perdu). A noter que Henny Porten a monté une société de production qui a produit 14 films entre 1921 et 1931 (dont Gretel and Liesel).

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22 septembre 2010

Quatre nuits avec Anna (2008) de Jerzy Skolimowski

Titre original : « Cztery noce z Anna »

Quatre nuits avec AnnaLui :
Après 17 ans d’interruption, le réalisateur polonais Jerzy Skolimowski revient avec un film qu’il tourne dans son pays natal. Dans une petite bourgade rurale de Pologne, un homme qui vit seul avec sa grand-mère est fasciné par sa voisine… Dès le début du film, Skolimowski cultive l’ambiguïté, nous intrigue, nous entraîne sur des fausses pistes (1). Il crée une atmosphère étrange, où l’on ne se sent pas bien à l’aise, mais peu à peu nous commençons à comprendre le comportement de son personnage principal. Le réalisateur a fait lui-même le rapprochement entre son personnage et l’âne d’Au Hasard Balthazar de Bresson, c’est-à-dire un être mêlant simplicité d’esprit et une grande innocence. Quatre Nuits avec Anna n’est pas vraiment un film sombre, c’est le portrait d’un être solitaire qui subit le monde qui l’entoure sans pouvoir y prendre part.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Artur Steranko, Kinga Preis
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(1) Une fois de plus, il est important de ne pas lire auparavant certaines critiques de films (ou pire encore, les synopsis de films) qui ne peuvent s’empêcher de tout dévoiler.

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13 septembre 2010

La troisième génération (1979) de Rainer Fassbinder

Titre original : « Die dritte Generation »

La troisième générationLui :
S’inscrivant dans la série de films de Fassbinder sur la société allemande, La troisième génération traite du terrorisme en cette fin des années soixante-dix, au travers d’une petite cellule d’une petite dizaine de personnes. Fassbinder ne mâche pas ses mots. Tout d’abord, il nous les montre comme des petits bourgeois, sans aucune conscience politique, uniquement attirés par l’excitation de l’action et du risque, ne représentant personne et même insensible au monde qui les entoure : la bande sonore est une superposition continuelle, en bruit de fond il y a toujours une télévision allumée ou une radio qui relate les grands évènements de la planète mais ils n’écoutent pas, totalement accaparés par leurs petites manigances (en plaçant, au début de chaque acte, un intertitre de graffitis obscènes relevés dans les toilettes publiques, Fassbinder montre de manière assez crue à quel niveau il place leurs préoccupations). Ensuite, son deuxième point est de montrer que ces aspirants-terroristes sont manipulés à leur insu par la police et le pouvoir en place. La Troisième Génération est donc un film très direct, Fassbinder ne prend pas de gants pour donner sa vision du terrorisme allemand post-Baader. La forme est très particulière avec notamment ce barrage sonore, les transitions brutales, une forme qui donne beaucoup de force au film.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Hanna Schygulla, Hark Bohm, Bulle Ogier, Margit Carstensen, Eddie Constantine, Udo Kier
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Sous-titre du film :
« Une comédie en six parties, pleine de tension, d’excitation et de logique, de cruauté et de folie, comme les contes (que l’on raconte aux enfants) pour les aider à supporter leur vie jusqu’à leur mort. »

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18 août 2010

Harakiri (1919) de Fritz Lang

Madame ButterflyLui :
(film muet) Au tout début de sa carrière, Fritz Lang réalise cette adaptation de l’opéra de Puccini « Madame Butterfly » (1). L’adaptation est très fidèle, le scénario étant très proche du livret : une femme japonaise s’éprend d’un occidental de passage qui l’épouse. Elle attend son retour avec l’enfant qui a vu le jour. Les décors et costumes sont assez soignés, ce qui est assez remarquable quand on pense à la rapidité à laquelle se tournaient les films alors (2). En revanche, il est aujourd’hui assez difficile de ne pas être perturbé par l’apparence très occidentale des acteurs, pas un seul n’a le moindre trait japonais. Globalement, Harakiri n’a pas la force habituelle des films de Fritz Lang mais on peut remarquer quelques scènes remarquables, les plus tragiques. La scène finale est assez stupéfiante dans le sens où elle présente des points communs avec le drame qui a touché Fritz Lang et qui a marqué tous ses films. Seulement en 1919, ce drame n’est pas encore arrivé (3).
Note : 2 étoiles

Acteurs: Lil Dagover, Niels Prien, Georg John, Meinhart Maur, Rudolf Lettinger
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Honorables homonymes :
Hara-kiri de Marie-Louise Iribe et Henri Debain (1928)
Harakiri de Masaki Kobayashi (1962), superbe film
(ce ne sont pas des remakes, les scénarios sont différents)

(1) Le livret de Madame Butterfly est l’œuvre de Giuseppe Giacosa et Luigi Illica. Cet opéra de Puccini fut représenté pour la première fois à La Scala de Milan le 17 février 1904, soit seulement 15 ans avant le film de Lang.
(2) Fritz Lang a réalisé 4 longs métrages au cours de la seule année 1919. Celui-ci est le quatrième. De plus, il faut se souvenir que la situation politique de l’Allemagne était très instable : la République de Weimar n’est dotée d’une Constitution qu’à la fin de juillet 1919.
(3) En 1920, Fritz Lang rencontre Théa von Harbou, ils écrivent ensemble les scénarios. Rapidement, ils tombent amoureux l’un de l’autre. Théa von Harbou emménage dans l’immeuble même où habite Fritz Lang et sa femme, Lisa Rosenthal. Un jour de 1921, la femme surprend les deux amants. Sans se montrer, elle remonte dans son appartement et se donne la mort avec une arme à feu appartenant à son mari. C’est du moins la version finalement retenue par la police qui a tout de même interrogé longuement les deux amants. L’hypothèse qu’il pourrait s’agir d’un meurtre a même été émise. Sans aller jusque là, l’évènement est suffisamment traumatisant pour que tous les films ultérieurs de Fritz Lang soient marqués par la culpabilité et l’idée qu’il suffit de peu de choses pour qu’un homme ordinaire devienne un meurtrier, parfois involontaire.
Note: Le déroulement exact de cet évènement tragique reste incertain. Cette version des faits, la plus probable, est celle émise en premier par Patrick McGilligan dans son livre : « Fritz Lang: The Nature of the Beast », St. Martin’s Press, New York (1997)

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3 août 2010

Home (2008) de Ursula Meier

HomeElle :
Une écriture personnelle et un scénario original autour d’une autoroute qui vient briser la vie d’une famille unie et heureuse. Après dix ans d’une interminable construction, les véhicules viennent encombrer et polluer l’espace de cette famille. Ce sont deux mondes qui s’affrontent sans communication entre les deux. Malgré le bruit et les dangers, cette famille choisit de résister. La réalisatrice a choisi d’exagérer le trait par des situations tantôt cocasses tantôt dramatiques pour mettre à jour les excès de notre société de consommation. Petit regret : on devine un peu trop ce qui va se passer et dès lors le film perd de sa vivacité.
Note : 3 étoiles

Lui :
Une famille vit depuis 10 ans dans une maison totalement isolée, au bord d’une autoroute qui n’a jamais été ouverte. Mais l’évènement redouté finit par arriver… Pour son premier long métrage, la réalisatrice franco-suisse Ursula Meier nous livre un film assez original où elle force le trait, allant parfois au-delà de toute vraisemblance pour mieux mettre en évidence cette parabole moderne. Cette famille qui paraît tout d’abord se situer hors du monde (et presque hors du temps) voit cette civilisation arriver dans ce qu’elle a de plus inhumain et agressif. Elle tente tout d’abord de résister à ce monde étranger, de garder intacte la vie qu’elle a bâtie mais finit par se replier sur elle-même pour se préserver. Une fois passées les premières scènes assez pénibles en caméra à l’épaule, la mise en scène d’Ursula Meier fait montre de retenue et de maitrise. Home est un premier film assez réussi.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Isabelle Huppert, Olivier Gourmet, Adélaïde Leroux, Madeleine Budd, Kacey Mottet Klein
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Homonyme :
Home de Yann Arthus-Bertrand (2009)

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14 juillet 2010

Duel au sommet (2008) de Philipp Stölzl

Titre original : « Nordwand »

NordwandLui :
Librement adapté d’un fait réel, le film allemand Duel au Sommet met en scène le vrai défi d’escalader la face nord de l’Eiger en Suisse, une paroi quasiment verticale de 1600 mètres, l’une des plus terribles des Alpes. Le film nous fait suivre la tentative des allemands Toni Kurz et Andreas Hinterstoisser, peu avant les Jeux Olympiques de 1936, en y ajoutant comme il se doit une petite romance. Si les films sur les grands exploits d’alpinisme peuvent être parfois assez passionnants, Duel au Sommet ne parvient que partiellement à ce but, le film n’ayant pas tout à fait l’envergure requise : caméra hésitante, effets de montage faciles, étirement du récit. Les scènes les plus réussies se situent lors de l’escalade mais finissent par être gâchées par les longueurs. Le suivi par les idéologues nazis, par l’intermédiaire d’un journal (partie inventée), ne convainc guère. Duel au Sommet manque quelque peu de densité.
Note : 2 étoiles

Acteurs: Benno Fürmann, Florian Lukas, Johanna Wokalek, Georg Friedrich
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5 juillet 2010

Lili Marleen (1981) de Rainer-Werner Fassbinder

Lili MarleenLui :
L’histoire est très librement adaptée de la vie de Lale Andersen, chanteuse allemande sans grand talent qui devint l’égérie de l’Allemagne nazie avec la chanson Lili Marleen. Cette chanson eut un destin tout particulier puisqu’elle fut extrêmement populaire aussi bien auprès des soldats allemands qu’auprès des soldats alliés. Lili Marleen fait partie d’un ensemble de films de Rainer-Werner Fassbinder sur l’Histoire récente de l’Allemagne  (1). Pour traiter de la période du nazisme, il choisit l’histoire étrange de cette femme qui, tout en étant amoureuse d’un juif suisse, se retrouve propulsée parmi les plus hautes sphères du nazisme. Fassbinder la met en scène avec beaucoup de distance, sans jugement, sans mise en valeur de l’un de personnages. Cette fausse neutralité vis-à-vis du sujet a parfois été mal comprise, jusqu’à être interprétée comme preuve d’une certaine nostalgie ou du moins d’une fascination/répulsion. En réalité, son film nous questionne sur la conscience et sur les choix ; rien n’est simple. Ce sentiment de distanciation est d’ailleurs amplifié par le doublage en allemand (le film a été tourné en anglais et postsynchronisé en allemand par Fassbinder) ; ce doublage ajoute emphase et fausseté, toutes deux assez inutiles.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Hanna Schygulla, Giancarlo Giannini, Mel Ferrer, Karl-Heinz von Hassel, Erik Schumann, Hark Bohm
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(1) Fassbinder déclarait à la sortie du film : « J’espère vivre assez longtemps pour réaliser une douzaine de films qui recomposeraient l’Allemagne dans sa globalité, telle que je la vois. Chacun représenterait une étape même si l’ordre chronologique n’est pas respecté. Lili Marleen est mon premier sujet sur le IIIe Reich, ce ne sera pas le dernier. Berlin Alexander Platz et Despair se situent avant, Le mariage de Maria Braun et Lola après. Je vais poursuivre jusqu’au temps présent, pas à pas. (…) Je cherche en moi où je suis dans l’histoire de mon pays, pourquoi je suis allemand. » (Le Monde du 17 avril 1981)
Hélas, la mort prématurée de Fassbinder en 1982 (à l’âge de 37 ans) ne lui a permis de mener ce projet à terme.

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29 juin 2010

Coeurs en lutte (1921) de Fritz Lang

Titre original : « (Die) Vier um die Frau » ou « Kämpfende Herzen »
Autre titre français : « Quatre hommes pour une femme »

Quatre hommes pour une femmeLui :
(film muet) Cœurs en Lutte a longtemps été considéré comme définitivement perdu. Ce n’est qu’assez récemment qu’une copie a été retrouvée au Brésil ; cette copie a été restaurée et les intertitres recréés à partir des intertitres espagnols (les intertitres originaux en allemand restent à ce jour perdus). S’il s’agit d’un drame de la jalousie, Cœurs en Lutte est très intéressant car il est doublé d’une peinture sociale de la haute bourgeoisie assez mordante où de riches courtiers en Bourse fréquentent la pègre pour écouler fausse monnaie et bijoux volés. En ce sens, il préfigure Dr Mabuse, le Joueur que Fritz Lang tournera un an plus tard. Lang cosigne le scénario avec Thea von Harbou, c’est déjà leur troisième collaboration. L’interprétation est assez puissante tout en évitant les excès. On remarquera la belle prestation de Carola Toelle. Cœurs en Lutte (ou Quatre hommes pour une femme) est bien plus qu’une curiosité, il montre un Fritz Lang qui affirme de plus en plus sa maitrise du récit et de la réalisation.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Ludwig Hartau, Carola Toelle, Anton Edthofer, Rudolf Klein-Rogge, Lisa von Marton
Voir la fiche du film et la filmographie de Fritz Lang sur le site IMDB.

Quatre hommes pour une femmeVoir les autres films de Fritz Lang chroniqués sur ce blog…

Remarque :
1) Le film a été diffusé pour la première fois à la télévison française au Ciné-Club de Patrick Brion, le 27 juin 2010.
2) Marmorhaus est un grand cinéma berlinois, situé sur l’avenue Kurfürstendamm. Ce cinéma avait pour habitude d’avoir des affiches spécialement créées à son seul usage. Il était dirigé à cette époque par un certain Siegrert Goldschmidt, dont le nom figure sur ces affiches.

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23 mars 2010

L’homme de Londres (2007) de Béla Tarr

Titre original : « A Londoni férfi »

L'homme de LondresLui :
L’homme de Londres est un roman de Georges Simenon qui a déjà été porté à l’écran par deux fois dans les années quarante. On comprend que Béla Tarr l’ait choisi car cette histoire de meurtre dans un port ferroviaire offre au réalisateur hongrois un support idéal pour le cinéma qu’il affectionne. Il s’applique donc à créer une ambiance empreinte d’une lenteur extrême qui devient hypnotique et à explorer les tréfonds de l’âme de ses personnages. Désireux de calquer le rythme de son film sur la vie monotone de son personnage principal, Bela Tarr lui donne hélas trop d’importance et s’éloigne de la recherche d’une rythmique propre. De ce fait, le caractère hypnotique de son cinéma ne joue pas ici pleinement, c’est d’autant plus dommage que les images sont très belles (l’affiche du film en donne une idée). On peut bien entendu parler alors de « recherche formelle »… mais quand on commence à employer ces mots-là pour parler d’un film, ce n’est généralement pas bon signe!
Note : 2 étoiles

Acteurs: Miroslav Krobot, Tilda Swinton, István Lénárt
Voir la fiche du film et la filmographie de Béla Tarr & Ágnes Hranitzky (co-directeur) sur le site imdb.com.

Voir les autres films de Béla Tarr chroniqués sur ce blog :
Les Harmonies Werckmeister

Autres adaptations du roman de Simenon :
L’Homme de Londres (1943) d’ Henri Decoin avec Fernand Ledoux, Jules Berry et Suzy Prim (lire nos commentaires)
Le port de la Tentation (Temptation harbour) de l’anglais Lance Comfort (1947) avec Robert Newton et Simone Simon.

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