28 juin 2007

Renaissance (2006) de Christian Volckman

RenaissanceElle :
Je n’accroche pas du tout à l’ambiance ni au style. (Abandon rapide)
Note : Pas d'étoile

Lui :
Ce film d’animation français est surtout remarquable par sa forme : il s’agit d’un dessin animé qui utilise plusieurs techniques pour enrichir son dessin, dont la motion capture (= capture des mouvements d’un acteur pour animer un personnage modélisé sur ordinateur). Le résultat est très original, beaucoup plus proche d’un « vrai film » que certains de ses homologues comme Sin City. L’image de Renaissance est en noir et blanc hyper-saturé, en deux couleurs en fait : noir pur et blanc pur. L’ambiance est urbaine, avec beaucoup de scènes de nuit, dans un Paris futuriste (nous sommes en 2054) avec un beau travail de recherche et de création sur les batiments, les quartiers, les immeubles. Dans sa forme, Renaissance est donc convaincant : une ambiance forte et un déroulement très vif. Une belle réussite sur ce plan. Quel dommage que tout cela soit mis au service d’un scénario sans originalité et sans intérêt : une multinationale est prête à tout pour s’emparer de la découverte d’un sérum donnant l’immortalité… Pour ne rien arranger, les voix des personnages semblent baclées, évoquant plutôt un mauvais doublage de film qu’un réel jeu d’acteur.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: (voix) Patrick Floersheim, Laura Blanc, Marc Cassot
Voir la fiche du film et la filmographie de Christian Volckman sur le site imdb.com.

27 juin 2007

L’iceberg (2005) de Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Romy

L'icebergElle :
Une comédie légère, décalée et pleine de fantaisie et de poésie. Des vies vides et monotones, de grands personnages dégingandés aux mines impassibles qui semblent se demander ce qu’ils font là, très peu de dialogues ou quasiment incompréhensibles, le ton de ce film n’est pas sans rappeler l’humour de Jacques Tati ou de Buster Keaton. Dominique Abel réussit à rendre ses personnages attachants et à parfaitement doser la gravité du sujet avec des gags irrésistibles de drôlerie et d’inventivité.
Note : 4 étoiles

Lui :
Après avoir été accidentellement enfermée toute une nuit dans une chambre froide, une femme a pour idée fixe d’aller voir un iceberg. Film belge totalement atypique, L’Iceberg apporte une bouffée d’air frais (!) avec un humour vraiment original qui peut, par moments, faire penser à Tati : peu de paroles, utilisation incongrue d’objets, retournement ou exagération de situations courantes pour les rendre absurdes. Malgré quelques répétitions, le film parvient à maintenir le niveau et notre intérêt grâce à une bonne inventivité. Une belle réussite signée par trois réalisateurs qui jouent aussi les rôles principaux.
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Dominique Abel, Fiona Gordon, Philippe Martz
Voir la fiche du film et la filmographie de Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Romy sur le site imdb.com.

Voir les autres films de Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Romy chroniqués sur ce blog…

25 juin 2007

Petites confidences à ma psy (2005) de Ben Younger

Titre original : « Prime »

Petites confidences (à ma psy)Elle :
Mis à part quelques quiproquos entre Meryl Streep en psychanalyste et Uma Thurman en patiente, ce premier film est une comédie sentimentale très convenue et assez mièvre. Le scénario est mince comme une feuille de papier à cigarettes.
Note : 2 étoiles

Lui :
Divorcée de fraîche date, une femme de 37 ans tombe amoureux d’un garçon 14 ans plus jeune que lui (1). Après un démarrage plutôt réussi, le film se met assez rapidement à tourner en rond une fois que le (gros) quiproquo a été mis en place ; il devient alors très prévisible, répétitif, et finit par n’être simplement que gentillet. Cette comédie un peu inutile tient surtout grâce à l’assez bonne prestation d’Uma Thurman.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Meryl Streep, Uma Thurman, Bryan Greenberg
Voir la fiche du film et la filmographie de Ben Younger sur le site imdb.com.

(1) Au vu du sujet, le patronyme du réalisateur paraît trop beau pour être vrai… Ce n’est pas un pseudonyme, semble t-il. De plus, il est lui-même fils de psy…

21 juin 2007

Le Chien jaune de Mongolie (2005) de Byambasuren Davaa

Titre original : « Die Höhle des gelben Hundes »

Le chien jaune de MongolieElle :
Parmi les films ethniques que j’ai pu voir, Le Chien Jaune de Mongolie compte probablement parmi  les plus intéressants. Bien sûr, son scénario n’est pas très étoffé et on n’échappe pas aux superbes plans de paysages un peu cliché ni à certaines longueurs. Ce qui change, c’est le regard qui est porté sur une famille de nomades qui s’adonne à ses activités quotidiennes près de leur yourte. Elle est filmée avec tendresse et précision ; les personnages notamment les enfants sont très attachants.
Note : 3 étoiles

Lui :
Production allemande avec un réalisateur mongol, Le Chien Jaune de Mongolie se révèle être plus qu’un film pour citadins occidentaux en mal de nature et d’exotisme. Très proche du documentaire, il n’abuse pas des procédés classiques et choisit de nous montrer sans fard et sans racolage la vie d’une petite famille nomade mongole. C’est ce côté retenu et authentique qui rend le film assez attachant et souvent très intéressant : par exemple, la scène où la famille démonte ses deux imposantes yourtes pour partir à la fin de l’été est vraiment surprenante.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Nansal Batchuluun, Urjindorj Batchuluun
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14 juin 2007

Une belle journée (2005) de Gaby Dellal

Titre original : « On a clear day »

Une belle journéeElle :
Dans la veine de Full Monty, des Virtuoses ou même de Billy Elliot, cette comédie sociale se laisse regarder. Plutôt bien réalisée avec sa petite touche positive d’émotion, sa dose d’humour et sa bonne qualité d’interprétation, elle suit le sort d’un chômeur cinquantenaire qui, pour redonner un sens à sa vie, décide de traverser la Manche à la nage. Des petits bémols toutefois : le film a un air de déjà vu, on nage dans les bons sentiments et le convenu, le happy end prévisible. J’ai davantage été intéressée par la première partie qui analyse avec sensibilité les conséquences désastreuses de ces pertes d’emploi.
Note : 3 étoiles

Lui :
Une belle journée s’inscrit tout à fait dans le genre de ces nouvelles comédies sociales anglaises. Un chômeur cinquantenaire se trouve un nouveau but en mettant en tête de réaliser un exploit assez insensé… on peut bien entendu penser aux Virtuoses ou à Full Monty même si le film n’en a pas la profondeur. Le scénario souffre en effet de conventions et d’éléments inutiles. Toutefois, grâce à un bon dosage de ses éléments, un humour léger et surtout la force d’interprétation de Peter Mullan, la jeune réalisatrice Gaby Dellal parvient à rendre cette comédie plaisante et optimiste tout en nous dressant au passage quelques portraits qui fleurent l’authenticité. Un bon premier long métrage.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Peter Mullan, Brenda Blethyn, Sean McGinley, Billy Boyd
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12 juin 2007

Les frères Grimm (2005) de Terry Gilliam

Titre original : « The Brothers Grimm »

Les frères GrimmElle :
Un scénario confus et une mise en scène brouillonne truffée d’effets spéciaux qui me fait abandonner.
Note : pas d'étoiles

Lui :
Manquant singulièrement de profondeur, Les Frères Grimm est un conte fantastique qui semble se contenter de créer un spectacle, devenant rapidement un assemblage de scènes à effets, une sorte de fantasmagorie visuelle destinée à impressionner le spectateur. Si l’on détecte de-ci de-là quelques éclairs de l’inventivité coutumière à Terry Gilliam et aussi de son humour, l’ensemble est trop inintéressant et finit par lasser.
Note : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Matt Damon, Heath Ledger, Lena Headey, Monica Bellucci, Peter Stormare, Jonathan Pryce
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7 juin 2007

Volver (2006) de Pedro Almodóvar

VolverElle :
Sans remettre nullement en cause le talent de mise en scène d’Almodovar, film après film, je ne parviens toujours pas à m’insérer dans son univers que je trouve obsessionnel et auquel je ne suis pas sensible. Univers déséquilibré, étouffant, exclusivement tourné vers les femmes, les mères et la famille et dans lesquels les hommes sont absents ou peu à leur avantage. On n’a qu’une hâte, c’est d’en sortir et de retrouver l’harmonie des rapports entre hommes et femmes de la vie réelle. La première partie, avec la mise en place des personnages, est celle que j’ai le mieux appréciée ; ensuite, je me suis franchement ennuyée.
Note : 2 étoiles

Lui :
Avec Volver, Pedro Almodovar a voulu faire un film sur les femmes, sur leur courage, leur capacité à s’entraider et à surmonter les situations les plus difficiles. A mes yeux, son scénario est toutefois assez confus et plombé par ses thèmes et représentations favoris qui finissent par paraître obsessionnels. L’ensemble ne génère que peu d’émotion. Penelope Cruz, qui n’est pourtant pas réputée pour ses grands talents d’actrice, fait une belle prestation, très convaincante dans son rôle. La qualité de la mise en scène permet de nous sauver partiellement de l’ennui ; le cinéaste, toujours très inspiré par le rouge, nous gratifie de quelques beaux plans graphiques.
Note : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Penélope Cruz, Carmen Maura, Lola Dueñas, Blanca Portillo
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Lire un avis différent sur Volver … (Site : cinecritiques.free.fr)

20 mai 2007

Le temps des porte-plumes (2006) de Daniel Duval

Le temps des porte-plumesElle :
Cette chronique provinciale raconte la lente reconstruction d’un enfant rebelle et en manque d’amour dans une famille d’accueil à la campagne pendant les années 60. Daniel Duval a mis beaucoup de lui dans ce film. Il lui a fallu vingt ans pour porter sa propre histoire à l’écran avec ses blessures et sa solitude intérieure suite à la séparation avec sa famille d’origine. La reconstitution de cette époque est sobre et tendre. Daniel Duval prend son temps et promène avec émotion et nostalgie son regard sur cette famille aimante, ces ambiances rigides d’école primaire, de vie austère à la ferme et dans les champs, de soirées au coin du feu. Il faut se laisser porter par le flux des sentiments.
Note : 3 étoiles

Lui :
Avec Le temps des porte-plumes, Daniel Duval signe un film qui le touche de très près puisqu’il s’agit de sa propre histoire. Placé dans une famille d’accueil à la campagne dans les années 50, ce jeune garçon de 9 ans a bien des difficultés pour s’intégrer dans sa nouvelle vie. Que le film soit autobiographique explique en grande partie son authenticité : pour une fois, le monde rural n’est pas caricaturé. Il est montré très simplement, sans grossir le trait. Jean-Paul Rouve parvient parfaitement à interpréter sobrement ce père d’adoption, plein de générosité. Le temps des porte-plumes est une chronique, sobre et tranquille sans dramatisation artificielle, mais aussi attachante et non dénuée d’intensité.
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jean-Paul Rouve, Anne Brochet, Annie Girardot, Raphaël Katz, Denis Podalydès
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17 mai 2007

Sauf le respect que je vous dois (2005) de Fabienne Godet

Sauf le respect que je vous doisElle :
Malgré quelques maladresses et un scénario un peu confus parfois, il y a de bonnes choses dans ce polar social. Fabienne Godet s’attaque à la culture de la performance en entreprise en étudiant avec authenticité le cas d’un cadre harassé de travail qui se sent responsable du suicide d’un de ses collègues. Sans jamais assener de message manichéen, elle concentre son regard sur les difficultés familiales, les tourments psychologiques, le drame qui se joue de façon inéluctable tout en menant en parallèle une enquête policière assez prenante. En revanche, je n’ai pas été vraiment convaincue par la prestation d’Olivier Gourmet en cadre stressé. Je l’ai trouvé plutôt apathique.
Note : 3 étoiles

Lui :
Pour son premier long métrage, Fabienne Godet a choisi de se placer entre deux genres normalement distincts : Sauf le respect que je vous dois peut en effet être défini comme un polar social. La mise en place est hélas un peu confuse et les personnages sont trop peu développés ou approfondis pour que l’on adhère totalement à l’histoire. De plus, Olivier Gourmet a toujours ce côté rentre-dedans qui laisse peu de place aux autres acteurs. Le film a ainsi tendance à tourner au one man show et devient déséquilibré. Il a toutefois le mérite de mettre le doigt sur la réalité du travail des cadres dans certaines entreprises.
Note : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Olivier Gourmet, Dominique Blanc, Julie Depardieu, Marion Cotillard
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15 mai 2007

Et si c’était vrai… (2005) de Mark Waters

Titre original : « Just Like Heaven »

Et si c'était vrai...Elle :
J’ai de plus en plus de mal à regarder ces comédies romantiques américaines construites sur le même modèle. Abandon.
Note : pas d'étoiles

Lui :
Certes Et si c’était vrai a tout de la comédie sentimentale hollywoodienne classique, un de ces films qui semblent sortis d’un moule… Et pourtant, il a un petit quelque chose en plus qui rend cette histoire finalement assez touchante. Est-ce la présence d’un spectre dans cette histoire d’amour plus fort que la mort ou plus simplement le charme évident des deux acteurs principaux ? Peut-être est-ce aussi la question fondamentale sous-jacente, question qui a donné au film une résonance toute particulière aux Etats-Unis alors divisés par l’affaire Terri Schiavo (une jeune femme en coma prolongé dont les parents ne pouvaient se résoudre à cesser les soins). Le film est adapté du best seller de l’écrivain français Marc Levy.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Reese Witherspoon, Mark Ruffalo
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