12 mai 2007

Free Zone (2005) de Amos Gitai

Free ZoneElle :
(Abandon)
Note : Pas d'étoiles

Lui :
Dès les premières secondes de Free Zone, Amos Gitai place le spectateur dans une attitude d’incompréhension et d’incertitude, nous forçant à assister à une scène dont on ne connaît pas le sens : une jeune femme filmée en très gros plan pleure pendant 10 minutes sans que l’on ne sache ni la raison ni le lieu. Passée cette épreuve (dont la portée m’échappe quelque peu, je dois bien l’avouer…), le cinéaste continue de jouer sur ce registre, nous guidant le strict minimum par quelques flashbacks en superposition (assez désagréables pour le spectateur) et nous emmenant dans des situations que nous ne comprenons que partiellement. S’agit-il de nous faire ressentir cette position où l’on subit un environnement sur lequel nous n’avons pas de prise ? Toujours est-il que Free Zone nous dresse le portrait de trois femmes, une israélienne, une palestinienne et une américaine et par la même traite de la difficulté à cohabiter. Le film pourrait par instant friser le documentaire mais l’ensemble reste passablement abscons, du moins à mes yeux. Je serais même incapable de dire si son propos est optimiste ou pessimiste.
Note : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Natalie Portman, Hana Laszlo, Hiam Abbass
Voir la fiche du film et la filmographie de Amos Gitai sur le site imdb.com.

Voir les autres films de Amos Gitai chroniqués sur ce blog…

Remarque : La Free Zone existe réellement. La Jordanie compte même plusieurs Free Zones sur son territoire. Ces zones sans taxes furent créées pour favoriser l’implantation d’industries tournées vers l’exportation. Celle du film est celle de Zarqa le long d’une route qui mène vers les 3 pays frontaliers (les frontières sont toutefois, pour certaines, très très loin).

9 mai 2007

OSS 117: Le Caire nid d’espions (2006) de Michel Hazanavicius

Le Caire, nid d'espionsElle :
(pas vu)

Lui :
Ce pastiche des films d’OSS 117 se révèle bien meilleur que je ne l’escomptais. Tout d’abord par sa forme avec des images très graphiques, beaucoup de plans larges utilisant parfaitement les décors et créant une ambiance qui rappelle certains films d’Hitchcock. Le film est ainsi un délice pour les yeux avec une superbe atmosphère des années 50. Et ensuite par son contenu, bien dosé dans la parodie car il est toujours délicat de jouer sur un personnage outrageusement macho, hâbleur et sûr de lui, colonial et condescendant. Ajoutez à cela une absence totale de capacité de déduction (s’il réussit dans sa mission, c’est grâce au hasard et aux personnes qu’il rencontre) et vous avez un personnage qui peut facilement être poussé trop loin dans la caricature. Tel n’est pas le cas ici. L’OSS 117 de Patrick Dujardin apparaît comme un croisement entre le James Bond de Sean Connery et l’inspecteur Clouzot de Peter Sellers (La panthère rose). Au final, l’ensemble est assez élégant et surtout vraiment très amusant.
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (2 note(s), moyenne : 2,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jean Dujardin, Bérénice Bejo, Aure Atika
Voir la fiche du film et la filmographie de Michel Hazanavicius sur le site imdb.com.

7 mai 2007

Lord of War (2005) de Andrew Niccol

Lord of warElle :
Beaucoup de mal à m’immerger dans ce film trop américain. La forme comporte des effets trop appuyés et d’autre part, frôle avec les limites du thriller et du documentaire. La deuxième partie qui se situe au Libéria est plus intéressante. Sur ce sujet terrifiant du trafic d’armes, j’aurais préféré davantage de sobriété. Le mérite du film est de décrypter les rouages de ce trafic odieux. Des chefs d’états sanguinaires et un trafiquant sans scrupule et prêt à se mettre du sang sur les mains pour s’enrichir et épouser la femme de ses rêves, font transiter des armes en toute impunité malgré les embargos.
Note : 3 étoiles

Lui :
Sous des atours de film hollywoodien un peu racoleur, Lord of War est en fait un pamphlet assez efficace contre le commerce d’armes et même une démonstration de sa logique de fonctionnement. L’ascension de cet émigré ukrainien devenu cynique businessman permet à Andrew Niccol de mettre le doigt sur les rouages et les éléments qui font que ce commerce perdure. C’est donc plus le fond qui est intéressant que la forme, assez classique et sans surprise, servie par une interprétation tout juste adéquate de Nicolas Cage.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Nicolas Cage, Bridget Moynahan, Jared Leto, Ian Holm
Voir la fiche du film et la filmographie de Andrew Niccol sur le site imdb.com.

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4 mai 2007

Esprit de famille (2005) de Thomas Bezucha

Titre original : « The Family Stone »

Esprit de familleElle :
Voilà une comédie américaine aux fortes odeurs de guimauve, de clichés et de mièvrerie comme les américains savent les faire et dont on ne retire absolument rien si ce n’est un profond ennui.
Note : 1 étoile

Lui :
Cet Esprit de Famille est loin d’être un film marquant mais il est assez amusant et se laisse regarder sans déplaisir. Une famille, genre libérale décoincée, se retrouve pour fêter Noël. Le moteur de l’humour est ici le décalage total avec une future belle fille qui est rigide et passablement gaffeuse. Comme on s’en doute, cela permet de créer tout un ensemble de situations amusantes sur fond de tolérance de bon ton et avec une petite pointe de tragique pour pimenter. C’est la sempiternelle recette hollywoodienne mais Thomas Bezucha sait trouver le ton juste, sans trop forcer le trait, avec suffisamment d’humour pour nous faire passer un bon moment.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Diane Keaton, Sarah Jessica Parker, Claire Danes, Rachel McAdams, Dermot Mulroney, Luke Wilson
Voir la fiche du film et la filmographie de Thomas Bezucha sur le site imdb.com.

27 avril 2007

Enfermés dehors (2006) d’ Albert Dupontel

Enfermés dehorsElle :
(pas vu)

Lui :
Pour son troisième long métrage, Albert Dupontel se met à nouveau en scène dans l’univers des SDF pour nous livrer avec Enfermés Dehors une comédie complètement déjantée, qui semble parfois partir dans tous les sens mais qui parvient néanmoins à capter toute notre attention. Comique de style one-man-show à la base, il centre beaucoup de ses gags sur lui-même et se démène comme un forcené tout au long du film. Ses cascades sont cartoonesques, un vrai délice le plus souvent même s’il abuse de quelques effets de camera parfaitement inutiles et plutôt nauséeux. Là où il réussit le mieux est certainement quand il détourne certains de nos clichés, par exemple sur la police ou sur les SDF. S’il est parfois épaulé par d’autres acteurs, deux ex-Deschiens notamment, ces moments sont trop rares et c’est regrettable. Le faux commissariat dans le squat est un grand moment. Le fond est gentiment humaniste et le film se laisse regarder avec plaisir.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 2,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Albert Dupontel, Claude Perron, Nicolas Marié, Yolande Moreau , Bruno Lochet
Voir la fiche du film et la filmographie de Albert Dupontel sur le site imdb.com.

22 avril 2007

L’ivresse du pouvoir (2006) de Claude Chabrol

L'ivresse du pouvoirElle :
Claude Chabrol se livre à un jeu de massacre subtil et mordant sur les tenants du pouvoir. Pouvoir des femmes, des juges, des politiques et grands chefs d’entreprise, les acteurs de ces sphères un peu nébuleuses se dressent les uns contre les autres, se jaugent et se font des chausse-trappes. On y reconnaît les personnages de l’affaire Elf, entre autres Lefloch-Prigent, Pasqua et bien sûr la juge Eva Joly interprétée par une Isabelle Huppert un peu machiavélique : avec son air de ne pas y toucher, elle joue au jeu du chat et de la souris et sort ses griffes avec une délicieuse féminité. On ne s’ennuie pas une seconde. Chabrol a encore de beaux jours devant lui.
Note : 4 étoiles

Lui :
S’inspirant très largement de l’Affaire Elf, sans jamais la nommer toutefois, Claude Chabrol montre dans L’ivresse du pouvoir l’interaction des différentes sphères de pouvoir, politique, économique et judiciaire, et que toutes ces personnes avides de pouvoir ont toujours une personne au dessus d’eux ce qui rend toute impunité assez fragile. Le film a aussi un côté amusant car, rapidement, on se surprend à chercher à mettre des noms sur tout le monde : un sénateur avec un fort accent du midi, tiens tiens… Chabrol s’amuse lui aussi et nous fait quelques facéties : la juge Eva Joly devient Jeanne Charmant-Killman, Roland Dumas est interprété par un acteur du nom de Roger Dumas, Alfred Sirven (que l’on ne voit pas) s’appelle Lombre. L’ensemble se tient parfaitement et, à défaut d’être fidèle à la réalité, constitue un ensemble de variations plausibles sur le mini-séisme que l’affaire a provoqué. Les acteurs sont particulièrement convaincants, avec une Isabelle Huppert particulièrement à l’aise dans son rôle. Seul le choix de Patrick Bruel (qui incarne Philippe Jaffré) laisse songeur.
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Isabelle Huppert, François Berléand, Patrick Bruel, Marilyne Canto, Robin Renucci, Thomas Chabrol, Jacques Boudet
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19 avril 2007

King Kong (2005) de Peter Jackson

King KongElle :
On peut reconnaître à Peter Jackson un certain sens du spectacle, de la prouesse technique, des décors grandioses sauf que souvent, il tombe dans la démesure, fait de la surenchère pour créer l’effroi. Je me suis assez ennuyée dans ce remake de King Kong surtout sur l’île où le réalisateur a placé quantité de combats de créatures interminables parfois à la limite du ridicule tant il y a de bestioles à l’écran. Il a voulu un accostage terrifiant et des indigènes mortifères qui n’existent pas dans la version originale. Grotesque aussi la belle jeune femme qui tremble d’amour pour son beau gorille. Tout est si exagéré que ça tue l’intérêt et l’effroi qu’on devrait éprouver.
Note : 2 étoiles

Lui :
Visiblement encore trop marqué par son Seigneur des Anneaux, Peter Jackson pêche par excès dans son adaptation de King Kong. Tout est trop appuyé, excessif : quand il recrée le New York de 1930, il ne met pas quelques voitures dans les rues, il en met des centaines et la ville devient une fourmilière informe ; quand il échoue le bateau sur l’île, il faut absolument qu’il aille d’abord taper sur tous les rochers existants. Et c’est sur l’île que ces défauts sont flagrants : les indigènes ressemblent à des Gollums et Peter Jackson transforme ce petit lopin de terre inexplorée en un insondable bestiaire dont le seul but est de fournir des combats longs, répétitifs et finalement ennuyeux.
Dans ces conditions, il n’est guère étonnant que son King Kong dure 3 heures et que toute la magie et la poésie de la version de 1933 ait disparu, sacrifiée sur l’autel du spectaculaire. Ce serait encore les scènes de face à face entre King Kong et Naomi Watts qui paraissent les mieux réussies, les plus calmes en tout cas… mais là aussi Peter Jackson est allé trop loin en rendant son King Kong bêtement amoureux, presque fleur bleue. Bien entendu, on peut saluer la prouesse technique ; sur ce plan, il est vrai que le film est assez impressionnant. Il pourra sans nul doute servir de plaquette publicitaire aux logiciels d’images de synthèse. Espèrons simplement qu’il ne préfigure pas le cinéma de demain…
Note : 2 étoiles

Lecteurs : (2 note(s), moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Naomi Watts, Jack Black, Adrien Brody, Thomas Kretschmann
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12 avril 2007

Fauteuils d’orchestre (2006) de Danièle Thompson

Fauteuils d'orchestreElle :
Une comédie gentillette dans le milieu artistique parisien qui finit par s’effilocher. La morale de l’histoire serait qu’il faut savoir être gonflé pour parvenir à ses fins. Pas beaucoup d’intérêt au final.
Note : 2 étoiles

Lui :
Fauteuils d’orchestre est un film léger qui bénéficie d’une belle distribution et qui se laisse regarder sans déplaisir. La mise en place est même assez réussie, bien portée par une Cécile de France qui parvient à insuffler une bonne dose de candeur dans cette galerie de portraits hauts en couleur. Hélas, l’ensemble tourne un peu en rond par la suite, il faut dire que Danièle Thompson ne craint pas les images d’Epinal : les artistes sont un tantinet névropathes, les riches dépensent leur argent avec des jeunettes, le tout étant saupoudré de quelques maximes de psychologie de bazar dont on se passerait volontiers. Le film comporte toutefois de bons moments et l’interprétation plutôt réussie malgré l’assemblage un peu hétéroclite d’acteurs. L’ensemble est charmant mais Fauteuils d’orchestre fait partie de ces films qui s’oublient très très vite.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Cécile De France, Valérie Lemercier, Albert Dupontel, Laura Morante, Claude Brasseur, Christopher Thompson, Dani
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11 avril 2007

Jarhead, la fin de l’innocence (2005) de Sam Mendes

Titre original : « Jarhead »

Jarhead, la fin de l'innocenceElle :
La guerre du Golfe. Un film intéressant pour montrer l’absurdité de la guerre au travers de la vie d’un jeune sniper entraîné tout spécialement pour tuer. Sam Mendes évoque la propagande, les humiliations, les frustrations, l’ennui, l’attente d’une guerre qui n’en finit pas d’arriver et qui s’achèvera sans qu’aucune balle ne soit tirée. C’est bien filmé et ressenti mais on n’échappe pas, nous aussi, à un certain ennui.
Note : 3 étoiles

Lui :
En détaillant dans sa première partie la mise en condition des marines, Jarhead, la fin de l’innocence évoque quelque peu Full Metal Jacket mais il faut bien avouer qu’il souffre de la comparaison car il est loin d’avoir l’intensité du film de Stanley Kubrick. Nous sommes en 1990, au moment où débute la Guerre du Golfe et nous suivons donc ces marines au Koweït où ils ne vivront qu’une longue attente inutile. Sam Mendes tente de recréer tous les processus psychologiques qui vont transformer ces jeunes hommes et les marquer certainement à vie. Cette introspection reste le plus souvent superficielle, engluée dans les codes et folklores du genre « vie militaire ». C’est un peu le problème du film : osciller entre offrir des images faciles et de montrer une certaine vacuité et l’inutilité de l’attente. Le film est basé sur le récit autobiographique d’Anthony Swofford dont le livre fut un best-seller aux Etats-Unis… en 2003, l’année du début de la guerre en Irak.
Note : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jake Gyllenhaal, Scott MacDonald, Peter Sarsgaard, Jamie Foxx
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10 avril 2007

Wallace et Gromit : Le mystère du lapin-garou (2005) de Nick Park et Steve Box

Titre original : Wallace & Gromit in the curse of the were-rabbit

le mystère du lapin-garouElle :
(pas vu)

Lui :
Dans leurs premiers courts-métrages, Wallace et Gromit étaient deux personnages particulièrement réussis, british et excentriques, un couple étonnant qui évoluaient dans un univers où l’humour était omniprésent. Dans ce long métrage, l’ensemble fonctionne moins bien, même plus du tout : le scénario est beaucoup plus simplet et tous les effets sont inutilement poussés à l’extrême. Les gags sont moins subtils et les références cinématographiques (Frankenstein, Dr Jekyll, King Kong, etc…) sont, elles aussi, bien trop appuyées. Le film comporte quelques bonnes trouvailles mais elles sont hélas trop rares. Il nous reste à admirer la performance technique de faire un long métrage en pâte à modeler… mais depuis Chicken Run nous y sommes maintenant habitués!
Note : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: (voix) Peter Sallis, Ralph Fiennes, Helena Bonham Carter
Voir la fiche du film et la filmographie de Steve Box et de Nick Park sur le site imdb.com.

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Les trois premiers courts métrages (30 mn chacun env.) :
Wallace et Gromit : Une grande excursion (1989)
 (« A grand day out with Wallace and Gromit »)
Wallace et Gromit : Le mauvais pantalon (1993)
 (« Wallace & Gromit in the wrong trousers »)
Wallace et Gromit : Rasé de près (1995)
 (« Wallace & Gromit in a close shave »)