8 août 2005

L’aveu (1969) de Costa-Gavras

AveuElle :
Note : 3 étoiles

Lui :
La polémique qui avait entouré ce film paraît presque dérisoire quelque 35 ans après sa sortie : concernant les procès staliniens en Tchécoslovaquie, il n’est plus aujourd’hui question de nier ni l’exactitude des faits ni la nécessité de les dénoncer. Le film de Costa-Gavras perd ainsi en grande partie son rôle militant mais conserve un intérêt historique certain. Il montre l’implacable machine mise en oeuvre pour forcer un homme à témoigner contre lui-même et les faits contenus dans le livre autobiographique d’Artur London sont suffisamment terrifiants pour que Costa-Gavras n’ait pas besoin d’avoir recours à ce manichéisme simplificateur que l’on trouvera dans certains de ses films ultérieurs. Il se dégage une indéniable force de ce film qui a tracé la voie d’un certain cinéma militant style « coup de poing », dans les années 70. Montand trouve là un de ses rôles les plus bouleversants.
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 1,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Yves Montand, Simone Signoret
Voir la fiche du film et la filmographie de Costa-Gavras sur le site IMDB.

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8 août 2005

« M a i n e – O c é a n » (1986) de Jacques Rozier

Maine-Océan Elle :
Déception pour ce film de Jacques Rozier qui privilégie le côté loufoque des choses et des personnages. L’intrigue et la psychologie des personnages ne semblent pas compter. Le film est constitué de tranches de vie mises bout à bout sans réel fil conducteur. Bernard Menez et Luis Rego en contrôleurs de train cohabitent avec une brésilienne et son imprésario, un marin breton caricatural, une avocate. L’ensemble m’a semblé très artificiel.
Note : 1 étoiles

Lui :
Dans le même esprit que son second film « A côté d’Orouet », Jacques Rozier semble laisser partir son film sans contrôle et enchaîne les situations aussi abracadabrantes qu’inintéressantes. Yves Afonso en rajoute des tonnes pour faire « marin du cru » et tout ce petit monde me semble babiller et brailler inutilement. S’il y a une autre façon d’aborder ce film qui a reçu le Prix Jean Vigo, nous ne l’avons visiblement pas trouvé…
Note : 1 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Rosa-Maria Gomes, Luis Rego, Bernard Menez, Yves Afonso
Voir la fiche du film et la filmographie de Jacques Rozier sur le site imdb.com.
Lire un avis différent sur ce film.

8 août 2005

Du côté d’Orouët (1973) de Jacques Rozier

Du côté d' O r o u ë t Elle :
L’absence (volontaire) de trame scénaristique est franchement surprenante et ces trois jeunes filles au centre de ce film ne semblent n’avoir rien à se dire sinon glousser et se moquer du personnage de Bernard Menez. Ce film est toutefois considéré par certains critiques comme un petit chef d’oeuvre, signe qu’il doit donc y avoir un autre angle d’approche possible…
Note : pas d'étoiles

Lui :
Pas de scénario, beaucoup de babillages de trois jeunes filles écervelées qui ricanent bêtement de tout et de rien. Je n’accroche pas du tout et ne parviens pas à y trouver de l’intérêt…
Note : pas d'étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Bernard Menez
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Lire un avis différent sur ce film.

6 août 2005

« Tanguy » (2001) d’ Étienne Chatiliez

TanguyElle :
Je veux bien croire qu’Etienne Chatillez avait envie de faire une satire de la génération 68 qui a du fil à retordre avec ses rejetons mais à mon avis c’est un peu raté : cette comédie vire dans le grotesque. On ne croit pas du tout à ce portrait de couple bourgeois parisien qui veut se débarrasser à tout prix de leur fils. Sabine Azema et André Dussolier déploient en vain leurs efforts pour incarner ces parents martyrs. Ce n’est surtout pas le reflet d’une réalité sociale car j’ai l’impression que beaucoup de parents aimeraient avoir pour fils ce Tanguy. Il est trop charmant, poli et intelligent pour se faire mettre à la porte par ces parents trop riches, cultivés et intelligents. Tout cela fait un peu 16e arrondissement…
Note : 2 étoiles

Lui :
Comédie bien décevante: On ne croit pas une seconde à cette histoire et ces parents qui se lamentent de ne pas voir partir leur fils sont assez détestables et ridicules. Ce n’est pas un film qui apporte une vision d’un fait de société, ce n’est qu’une comédie un peu poussive qui se voit obligée de jouer la surenchère pour tenter de nous amuser. Il aurait fallu, soit faire une comédie plus crédible, soit en rajouter encore plus et faire une comédie totalement loufoque. Bloqué entre les deux, Chatillez ne convainc pas.
Note : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Sabine Azema, André Dussolier
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4 août 2005

Oscar (1967) d’ Edouard Molinaro

OscarElle : (n’a pas souhaité le voir).

Lui :
Cette pièce de théâtre portée à l’écran est surtout remarquable par le grand numéro de comique de De Funès qui connaissait parfaitement le rôle puisqu’il l’avait interprété 600 fois au théâtre. Le film s’inscrit dans la meilleure tradition des vaudevilles, bourré de rebondissements et de quiproquos, totalement farfelu. Les autres personnages sont tout en contraste avec le personnage excité de De Funès qui, à l’époque, ne surchargeait pas encore son personnage. Un bon De Funès, c’est suffisamment rare pour être noté…!
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Louis De Funès
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1 août 2005

Pour rire! (1996) de Lucas Belvaux

Pour rireElle :
Une jolie surprise que ce film de Lucas Belvaux qui prend à contre-pied les clichés d’un vaudeville à trois. Jean-Pierre Léaud interprète avec talent et originalité ce mari trompé. Point de scène de ménage mais une manipulation astucieuse en direction de l’amant (Antoine Chappey) et de l’épouse (Ornella Muti) pour faire cesser cette liaison. Avec de l’humour, un cocktail de situations émouvantes et cocasses, le réalisateur balade subtilement le spectateur au gré des humeurs de chacun. Mis à part les scènes de plaidoirie franchement peu convaincantes d’Ornella Muti, on passe un bon moment.
Note : 4 étoiles

Lui :
Pour rire! : Sur le thème ultra classique du trio le mari, la femme, l’amant, Lucas Belvaux réussit à faire une comédie très originale en utilisant tous les personnages à contre-emploi. C’est ainsi le mari qui va manipuler tout le monde de façon assez machiavélique, mais aussi burlesque car la réussite du film tient en partie à son humour gentiment décalé. L’autre pilier de sa réussite est bien entendu Jean-Pierre Léaud qui trouve là un rôle qui lui permet de montrer toutes ses facettes; il est à la fois sombre, drôle, limpide, hermétique, calme, coléreux, …
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jean-Pierre Léaud, Ornella Muti, Antoine Chappey, Tonie Marshall
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31 juillet 2005

Le rôle de sa vie (2004) de François Favrat

Le rôle de sa vieElle : (pas vu)

Lui :
Une jeune femme au tempérament effacé devient l’assistante d’une star de cinéma. Premier long métrage de François Favrat, Le Rôle de sa Vie n’est pas sans qualité mais m’a paru souffrir d’une mise en place un peu délicate, Agnès Jaoui a notamment un peu de mal avec son personnage de star qui manque un peu d’ampleur. Mais peu à peu, le film trouve son rythme et prend un côté plus attachant, à la fois par la bonne prestation de Karin Viard en assistante trop dévouée et par une bonne dose d’humour dans les dialogues. L’ensemble reste toutefois très léger, l’aspect « réflexion sur la célébrité » restant à un niveau assez simple.
Note : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Karin Viard, Agnès Jaoui, Jonathan Zaccaï
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15 juillet 2005

Adieu Philippine (1963) de Jacques Rozier

Adieu PhilippineElle :
Pour le dernier film de notre rétrospective Jacques Rozier, nous avons droit à un délicieux moment de grâce, fraîcheur, spontanéité et humour. Adieu Philippine est son tout premier film et, à mes yeux, le meilleur ; il fait partie des petits joyaux de la Nouvelle Vague. Cette histoire de rivalité amoureuse entre deux amies inséparables pour Michel, opérateur à la télévision se passe au tout début des années 60 sur fond de guerre d’Algérie. Jacques Rozier jette un regard malicieux et insouciant sur la société française qui commence à se débrider sur des airs de rock et de tcha-tcha-tcha. Il nous entraîne également dans les coulisses de la télévision et du Club Méditerranée de Corse. Le film bien construit cette fois-ci reflète avec sensibilité l’élan de la jeunesse de cette époque.
Note : 5 étoiles

Lui :
Adieu PhilippineCe premier film de Jacques Rozier est vraiment attachant, dépeignant de façon assez libre et originale un trio de deux jeunes filles et un garçon. Contrairement à ses films suivants (auxquels je n’accroche absolument pas), l’improvisation ne se sent pas dans Adieu Philippine, elle est parfaitement intégrée au film et lui donne une incroyable fraîcheur. Vu quarante ans après sa sortie, il revêt en plus un caractère quasi documentaire sur la vie à 20 ans en 1960. Il y a aussi quelques scènes montrant les coulisses d’un tournage des émissions de télévision, avec un nombre incroyable d’acteurs entrevus au détour des plans. Un beau film, réaliste, tendre et plein d’humour.
Note : 5 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Stefania Sabatini, Yveline Céry, Jean-Claude Aimini, Daniel Descamps
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14 juillet 2005

Depuis qu’Otar est parti… (2003) de Julie Bertucelli

Depuis qu'Otar est partiElle :
Regard original et plein de délicatesse sur trois générations de femmes géorgiennes la grand-mère, la fille et petite fille qui pleurent l’absence d’Otar, exilé sans papiers à Paris. La mère et la fille cachent la mort d’Otar à la grand-mère de peur la vieille dame ne résiste pas au chagrin. Ce n’est pas sans rappeler le thème de Good-Bye Lenin mais en plus subtil et moins caricatural. Sur fond de délabrement de la société géorgienne suite à la chute du communisme, Julie Bertucelli filme avec justesse la tristesse et les petits plaisirs minuscules de la vie. La grand-mère pleine de finesse et de générosité, consolide les fêlures des deux autres femmes déstabilisées et ne leur dévoile pas qu’elle est au courant de la mort de son fils bien aimé pour ne pas leur faire de peine.
Note : 4 étoiles

Lui :
Depuis qu’Otar est parti… est un portrait de 3 femmes de Georgie, représentant chacune une génération et par ce triple portrait, c’est aussi un témoignage sur l’attitude de ces 3 générations face aux changements profonds de leur pays. L’atmosphère pendant tout le film est d’ailleurs un peu dominée par ce sentiment de culpabilité de la génération intermédiaire, culpabilité dont la plus jeune a bien du mal à supporter le poids. Le quatrième membre de la famille est un fils parti vivre en occident, symbolisant ce rêve encore inaccessible, rêve qui subsiste même après avoir perdu de sa superbe. Le film est assez proche de ses personnages, tout en comportant quelques petites longueurs.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Esther Gorintin, Nino Khomasuridze, Dinara Drukarova
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10 juillet 2005

I Am Josh Polonski’s Brother (2001) de Raphaël Nadjari

Autre titre : « Burnt »

I Am Josh Polonski's BrotherElle :
Le réalisateur français Raphaël Nadjari réalise ce film très personnel en super 8 dans le milieu juif de New-York, à l’image d’un certain cinéma américain indépendant. Il privilégie le grain de la pellicule, les images floues, les mouvements de caméra furtifs pour accentuer la fuite en avant et mortelle de Josh Polonski. C’est son frère Abe qui retrace le parcours de ce frère apparemment sans histoire mais tué par balles. Abe très perturbé par la mort de Josh, rejette sa famille et ne respecte plus les interdits du deuil juif. Il fréquente l’amie prostituée de son frère, s’endette, rencontre les malfrats, pénètre dans les bouges mal famés. C’est sombre et noir tout comme cette vie qui bascule de la normalité vers les bas-fonds de New-york.
Note : 3 étoiles

Lui :
Filmé volontairement de façon primitive avec une caméra qui a probablement vu la guerre (la première…), un grain d’image assez proche du plat de lentilles et un manque de lumière permanent, ce film n’est pas sans charme par son côté documentaire et son aspect authentique. Cependant, le scénario aurait gagné à être un peu plus étoffé, les personnages sont assez mal brossés, peu étudiés en profondeur et on a l’impression de perdre beaucoup de temps en discussions inintéressantes. C’est un peu dommage.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Richard Edson, Jeff Ware
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