8 août 2005

L’aveu (1969) de Costa-Gavras

AveuElle :
Note : 3 étoiles

Lui :
La polémique qui avait entouré ce film paraît presque dérisoire quelque 35 ans après sa sortie : concernant les procès staliniens en Tchécoslovaquie, il n’est plus aujourd’hui question de nier ni l’exactitude des faits ni la nécessité de les dénoncer. Le film de Costa-Gavras perd ainsi en grande partie son rôle militant mais conserve un intérêt historique certain. Il montre l’implacable machine mise en oeuvre pour forcer un homme à témoigner contre lui-même et les faits contenus dans le livre autobiographique d’Artur London sont suffisamment terrifiants pour que Costa-Gavras n’ait pas besoin d’avoir recours à ce manichéisme simplificateur que l’on trouvera dans certains de ses films ultérieurs. Il se dégage une indéniable force de ce film qui a tracé la voie d’un certain cinéma militant style « coup de poing », dans les années 70. Montand trouve là un de ses rôles les plus bouleversants.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Yves Montand, Simone Signoret
Voir la fiche du film et la filmographie de Costa-Gavras sur le site IMDB.

Voir les autres films de Costa-Gavras chroniqués sur ce blog…

4 commentaires sur « L’aveu (1969) de Costa-Gavras »

  1. Dans ses mémoires, Simone Signoret raconte que Y.Montand et elle étaient tellement bouleversés de s’être trompés à ce point sur le communisme que Montand a fait de ce rôle une sorte de pénitence, s’imprégnant complètement et profondément de son rôle.

  2. Avec Z et l’Aveu, Constantin Costa Gavras était au coeur de sa période politique. Les deux films sont remarquables à des points de vue différents. Si CG montre son talent de cinéaste dans Z, le montage de l’Aveu est mis en avant par une action presque totalement absente. A ne pas manquer et à montrer aux grands enfants et aux adolescents (le livre de London est recommandable également).

    De C. Costa Gavras, voyez également Compartiment Tueur si vous en avez la possibilité…

  3. Je n’ai pas eu la chance de voir en 1969 l’Aveu puisque à l’époque je vivais en Union Soviétique, jamais les autorités n’auraient permis un film anticommuniste sur les écrans soviétiques. On peut s’étonner que Costa Gavras ne fût banni à jamais en Union Soviétique puisque plus tard on a montré au public soviétique Z, le film suivant de Costa Gavras. Cet autre film du grand metteur en scène convenait parfaitement à la propagande anti-impérialiste sovietique. En dénonçant l’abominable machine oppressive d’un régime dictatorial occidental, ce film contribuait à prouver la supériorité du système soviétique.

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