14 juillet 2005

Depuis qu’Otar est parti… (2003) de Julie Bertucelli

Depuis qu'Otar est partiElle :
Regard original et plein de délicatesse sur trois générations de femmes géorgiennes la grand-mère, la fille et petite fille qui pleurent l’absence d’Otar, exilé sans papiers à Paris. La mère et la fille cachent la mort d’Otar à la grand-mère de peur la vieille dame ne résiste pas au chagrin. Ce n’est pas sans rappeler le thème de Good-Bye Lenin mais en plus subtil et moins caricatural. Sur fond de délabrement de la société géorgienne suite à la chute du communisme, Julie Bertucelli filme avec justesse la tristesse et les petits plaisirs minuscules de la vie. La grand-mère pleine de finesse et de générosité, consolide les fêlures des deux autres femmes déstabilisées et ne leur dévoile pas qu’elle est au courant de la mort de son fils bien aimé pour ne pas leur faire de peine.
Note : 4 étoiles

Lui :
Depuis qu’Otar est parti… est un portrait de 3 femmes de Georgie, représentant chacune une génération et par ce triple portrait, c’est aussi un témoignage sur l’attitude de ces 3 générations face aux changements profonds de leur pays. L’atmosphère pendant tout le film est d’ailleurs un peu dominée par ce sentiment de culpabilité de la génération intermédiaire, culpabilité dont la plus jeune a bien du mal à supporter le poids. Le quatrième membre de la famille est un fils parti vivre en occident, symbolisant ce rêve encore inaccessible, rêve qui subsiste même après avoir perdu de sa superbe. Le film est assez proche de ses personnages, tout en comportant quelques petites longueurs.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Esther Gorintin, Nino Khomasuridze, Dinara Drukarova
Voir la fiche du film et la filmographie de Julie Bertucelli sur le site imdb.com.

4 réflexions sur « Depuis qu’Otar est parti… (2003) de Julie Bertucelli »

  1. Moi, je mettrais 5 étoiles à ce film tellement sensible. La grand’mère (Esther Gorintin, déjà vue dans Voyages) est extraordinaire de finesse. L’évocation de la vie quotidienne en Géorgie ajoute à l’intérêt de ce film si humain. Beaucoup plus subtil que Good-bye Lenine. Ici, on ne rit pas !

  2. Un film subtil montrant l’homme et ses faiblaisse dans un pays ravagé par le communisme . Un film subtil et plein de sensualité tres interressant et emouvant

  3. Film magnifique est touchant, d’autant plus que le personnage principal, Eka, la grand-mere, est interprete par Esther Gorintin, agee de plus de quatre-vingt dix ans. Je crois que c’est son personnage qui m’a le plus touchee, de voir cette grand-mere qui a survecu a deux guerres mondiales, en particulier au nazisme de la seconde. En la voyant jouer dans ce film, je vois tous les enfants qui sont morts, tous ces enfants et adolescents qui comme elle aurait pu vivre jusqu’a l’age de devenir un grand-pere ou une grand-mere. Toutes mes felicitations pour cette grande actrice dont le nom restera grave dans l’ histoire du cinema francais…

  4. J’ai vraiment adoré ce film, il est si touchant, ces trois femmes vivant une vie difficile (qui peut parfois nous lecteur nous donne envie de la comparer a notre vie actuelle). Elles sont toutes les trois touchantes et émouvantes, ainsi attachées a un homme mais aussi à un rêve commun. Ce rêve de liberté loin des soucis de leur vie quotidienne (comme les coupure de courant…) je pourrais les revoir des centaines de fois encore, je crois qu’il restera encore longtemps dans la tête des gens.

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