Elle :
Pas grand-chose à dire sinon que le sujet ne m’a pas intéressé. Les cascades et scènes d’action de Jackie Chan me laissent de marbre. Duck Tucker est agaçant avec ses facéties. Abandon.
Note :
Lui :
J’avais trouvé le premier volet de Rush Hour bien fait et amusant, donc j’ai voulu voir le second… Là, l’ensemble fonctionne beaucoup moins bien : on s’est visiblement appliqué à reprendre les recettes du premier mais les acteurs en font trop, les personnages sont trop typés, et l’humour est plus réduit.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Ce film qui nous fait partager trois ans douloureux de la vie de Modigliani, provoque quelques émotions. Malgré des arrangements avec l’histoire et la patte américaine parfois malheureuse dans ce Paris de 1920 reconstitué, j’ai bien aimé me plonger dans l’univers artistique de Montparnasse aux côtés des grandes figures de la peinture tels que Modigliani, Picasso, Utrillo, Gertrude Stein etc? C’est au travers de la rencontre passionnée et dramatique de Jeanne Hébuterne avec Modigliani que l’on découvre les frictions entre Modigliani et Picasso, les paradis artificiels, le manque d’argent et de reconnaissance de certains artistes, l’effervescence créatrice de ces années-là.
Note :
Lui :
C’est un film qui peut laisser des impressions mitigées : les mauvais côtés, ce sont les images d’Epinal sur le Paris artistique de 1920, certaines libertés avec la réalité avec notamment une représentation de Picasso peu flatteuse et enfin, une dramatisation de type hollywoodienne avec la musique par exemple. Et pourtant, malgré tous ces défauts, le film reste très agréable et fort. C’est tout d’abord du à une belle prestation de la part des acteurs, notamment Elsa Zylberstein, vraiment bouleversante et qui montre là tout son talent (et accessoirement son anglais impeccable). Elle donne, à elle seule, une autre dimension au film. D’autre part, Mick Davis parvient bien à créer ce sentiment (un peu convenu, certes) de tourbillon, de bouillonnement. Et au final, même un peu déformée et caricaturée, l’histoire de ce peintre maudit reste forte.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
J’ai beaucoup aimé ce film dénonciateur sur les démons de l’Amérique suite à l’assassinat d’adolescents au lycée Columbine. C’est avec virulence et sans faiblir que Michael Moore s’attaque au lobby des armes à feu (NRA présidée par Charles Heston), aux politiques américains qui ont perpétré des crimes de guerre avec leurs armes de destruction, aux médias qui manipulent les consciences pour leur inoculer la peur de l’autre et surtout celle de l’homme noir. Le réalisateur nous emmène à ses côtés faire son enquête très convaincante. Certaines scènes sont assez incroyables, telle cette banque qui offre en cadeau des armes à feu à ses clients, K-Mart qui vend des balles à gogo et Charlton Heston qui se fait piéger et reconnaît son racisme. Ce pamphlet ravageur oblige les américains et nous-même à nous interroger sur notre vie en société et notre relation avec autrui.
Note :
Lui :
Michael Moore mène son enquête pour traquer les raisons profondes de l’attirance des américains pour les armes à feu. Son film-documentaire est bien ficelé et assez convaincant, même si on sent qu’il est toujours prêt à donner un petit coup de pouce à la réalité, quand c’est pour la bonne cause… A défaut d’être utile aux américains, cela nous permet à nous, européens, de mieux cerner la mentalité américaine et de mieux comprendre certains aspects de l’évolution de leur société.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
On passe un bon moment avec ce film qui prône la liberté de création et le rejet du conformisme culturel. Gary Cooper incarne un valeureux architecte, précurseur du modernisme et qui s’en tient à ses principes et sa vérité artistique contre vents et marées. King Vidor fait un portrait au vitriol des financiers et hommes d’affaires véreux. L’argent et le pouvoir sont rois. L’intégrité et l’authenticité des sentiments n’ont pas de place dans ce monde de brutes. Patricia Neal en vamp frustrée est superbe.
Note :
Lui :
S’inspirant de la vie de l’architecte Franck Llyod Wright, le scénario donne une vision assez exaltée de la créativité dans l’absence de concession. Les mécanismes du scénario sont simples mais réussissent parfaitement car King Vidor met en scène un Gary Cooper très puissant, qui transcende son personnage et formidablement secondé par la jeune Patricia Neal (qui ne fera pourtant pas une carrière fulgurante par la suite). Un beau film.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Lui :
Malgré un scénario franchement original, riche en possibilités, et des acteurs de premier plan, le film ne semble savoir tirer parti de ces atouts et réussit tout juste à être gentiment plaisant. Cette ville privée, microcosme idéalisé et coupé du monde qui peut évoquer certains ouvrages de science-fiction, semble une situation prometteuse mais la suite ne s’avère pas à la hauteur du sujet et le film reste fade, ne parvient pas à s’envoler. Le sujet principal, une certaine misogynie, n’est d’ailleurs pas vraiment traité. L’élément le plus positif reste la présence de Nicole Kidman, qui domine le film du début à la fin et qui prouve une fois de plus l’étendue de son registre, tout aussi bien haïssable en productrice arriviste qu’émouvante en femme déboussolée. On ne peut pas en dire autant, hélas, de Matthew Broderick, qui nous joue son personnage façon « papier peint », ni même de Christopher Walken qui semble pressé d’en finir. Le film se laisse juste regarder mais ne laissera pas de trace.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Un grand classique mythique avec le couple Humphrey Bogart et la belle Lauren Bacall, qui jouent pour la première fois ensemble et tombent amoureux pendant le tournage. Epoque dangereuse, pleine d’embûches : l’île de La Martinique sous le régime de Vichy qui cherche à débusquer les résistants. Tous les ingrédients sont là pour mettre en scène de façon admirable les personnages et les risques qu’ils prennent. Bogart ne veut pas prendre parti mais finit par transporter sur son bateau un couple de résistants. Howard Hawks semble ébloui par Bacall et cisèle un personnage de femme mystérieuse et provocatrice. Du grand cinéma.
Note :
Lui :
Il se dégage une magie indéniable de ce film, magie dégagée par le couple le plus mythique du cinéma, Bogart/Bacall, mais aussi par l’atmosphère créée par Hawks. Le Port de l’Angoisse est le genre de film que l’on peut revoir régulièrement avec toujours autant de plaisir et on reste étonné de la force du scénario et de ses personnages. 60 ans plus tard, l’électricité dégagée entre Humphrey Bogart et Lauren Bacall est toujours aussi vive, une attirance qui, comme on le sait, ne se limitait pas aux personnages qu’ils jouaient… et cela se sent (voir la photo ci-contre). Le film en reste marqué à tout jamais.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
C’est pour moi le meilleur Tarentino. Pas d’hémoglobine sur l’écran… C’est un grand pas par rapport à Réservoir Dogs et Pulp Fiction auxquels je reprochais leur violence et leur côté toc branché. Le scénario est assez complexe. Jackie Brown nous devient familière et finit par nous épater par ses talents de manipulatrice au grand coeur. Les autres personnages sont également bien trouvés : le genre malfrat désabusé (Robert de Niro) ou détraqué nerveux. Ils sont assez cocasses.
Note :
Lui :
Tarantino met en scène une sacré brochettes de personnages, tous forts et hauts en couleur, très typés mais jamais avec excès. Et tout ce petit monde cause, jacte sans arrêt, coupe les cheveux en quatre… Les six acteurs principaux sont merveilleux dans leur personnages, Samuel Jackson et le taciturne De Niro étant particulièrement remarquables. Tarantino parvient à un très bon équilibre entre le policier et la comédie et pour une fois ne sème pas les cadavres en chemin…
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Titre original : « A midsummer night’s sex comedy »
Elle :
C’est avec délice et quelque nostalgie que l’on se replonge dans cette comédie de 1982. Un week-end à la campagne avec trois couples dont toutes les vies se dérèglent. Peur du mariage, du temps qui passe, frustration sexuelle, envie de transgresser les interdits. Woody Allen est à son aise avec ces problèmes de couple. C’est aussi la première fois que Mia Farrow joue pour Woody Allen. C’est drôle, farfelu et en même temps plein de délicatesse.
Note :
Lui :
S’il est un peu inhabituel de voir Woody Allen à la campagne et au début du siècle, on prend grand plaisir à revoir cette comédie, assez légère, sur les simples rapports humains, en l’occurrence les rapports amoureux essentiellement, et sur le fait de toujours vouloir désirer ce que l’on n’a pas. Les 6 acteurs principaux sont merveilleux, parfaitement dans leur rôle. Un vrai plaisir.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Titre original : « Night of the Demon »
Autre titre : « Curse of the Demon »
Elle :
Abandon. Je ne suis pas parvenue à m’intéresser à cette histoire fantastique malgré la patte de ce talentueux réalisateur.
Note :
Lui :
Jacques Tourneur réussit à parfaitement à installer le doute en nous, à nous faire presque croire au pouvoir des forces sataniques. Il y parvient par une mise en place progressive de son scénario et par un dosage parcimonieux de ses éléments. Une belle réussite que ce film qui n’est absolument pas un film d’horreur comme les producteurs voulaient nous le faire croire, mais un film qui joue avec l’étrange, avec le surnaturel.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Tous les ingrédients sont là pour faire un film romantique mièvre : Robert Redford en beau gosse et Barbara Streisand en militante politique prude qui tombent amoureux et se séparent. On s’ennuie effectivement dans la première partie car c’est très académique. Seul le charme du beau Redford nous retient. Puis, peu à peu, on se laisse gagner par une certaine nostalgie des amours passés avec ses heures délicieuses, ses ruptures, ses doutes et incompréhensions. Les deux amants deviennent émouvants de par leur fragilité et leur sensibilité. Ils s’attirent irrésistiblement mais ne parviennent pas à surmonter leurs difficultés. On a la larme à l’œil.
Note :
Lui :
Un peu trop convenue et prévisible, cette histoire de gentille amourette entre Robert Redford et Barbara Streisand avait bien du mal à me tenir éveillé. (Abandon)
Note :
Lecteurs : (1 notes, moyenne : 5,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)